• « Arrêter les atrocités de masse contre les chrétiens et les autres croyants », par Mgr Auza

    « Arrêter les atrocités de masse contre les chrétiens et les autres croyants », par Mgr Auza

    Tout faire « pour protéger ceux qui sont exposés au danger » (traduction complète)


    Mgr Bernardito Auza, Mission Du Saint-Siège À L'ONU À New-York

    Il faut tout faire « tout faire pour protéger ceux qui sont exposés au danger », déclare Mgr Auza.

    Mgr Bernardito Auza est intervenu sur le thème de la « Défense de la liberté religieuse et des autres droits humains : arrêter les atrocités de masse contre les chrétiens et les autres croyants », à la Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès des Nations unies le 28 avril 2016, à son siège de New York.

    Voici notre traduction complète, de l’anglais, de cette intervention.

    A.B.

    Discours de Mgr Auza

    Excellences,

    Chers intervenants et chers invités,

    Mesdames et Messieurs,

    Je vous remercie d’être présents ce matin à cette Conférence sur le thème de la « Défense de la liberté religieuse et des autres droit humains : Arrêter les atrocités de masse contre les chrétiens et les autres croyants », organisée par la Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès des Nations unies, en lien avec les co-organisateurs CitizenGo, Maslibres [Plus libres, ndt] et In Defense of Christians [Pour la défense des chrétiens, ndt].

    Quand le pape François s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre dernier, il a renouvelé ce qu’il a appelé ses « appels incessants concernant la douloureuse situation de tout le Moyen-Orient, du nord de l’Afrique et d’autres pays africains, où les chrétiens, avec d’autres groupes culturels ou ethniques, y compris avec les membres de la religion majoritaire qui ne veulent pas se laisser gagner par la haine et la folie, ont été forcés à être témoins de la destruction de leurs lieux de culte, de leur patrimoine culturel et religieux, de leurs maisons comme de leurs propriétés, et ont été mis devant l’alternative de fuir ou bien de payer de leur propre vie, ou encore par l’esclavage, leur adhésion au bien et à la paix ».

    Il a déclaré : « Ces réalités doivent constituer un sérieux appel à un examen de conscience de la part de ceux qui sont en charge de la conduite des affaires internationales », et a ajouté : « La compréhension la plus élémentaire de la dignité humaine contraint la communauté internationale, en particulier en vertu des normes et des mécanismes du droit international, à faire tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter et prévenir d’ultérieures violences systématiques contre les minorités ethniques et religieuses » et pour protéger les populations innocentes.

    Alors même que nous parlons, hélas, les violences systématiques contre des minorités ethniques et religieuses sont toujours en cours dans de nombreuses parties du monde.

    Nous allons entendre directement ceux qui ont eu personnellement à subir cette violence ainsi que des parents qui ont perdu leur fille victime des atrocités de Daech.

    Nous allons écouter les histoires de personnes qui assistent les victimes et qui sont venues ici pour nous faire partager leurs expériences.

    Nous allons entendre des experts qui nous aideront à mettre en contexte ce qui s’est passé et à décrire les différentes étapes, grandes et petites, qui doivent être franchies pour protéger ceux qui sont terrorisés, mettre fin à la violence et demander des comptes à ceux qui ont piétiné les droits humains en en faisant étalage.

    Nous en écouterons d’autres qui ont été impliqués, aux niveaux politique et diplomatique, condamnant de manière appropriée ce qui s’est passé et renforçant la détermination politique nécessaire et urgente pour mettre fin à la violence et à la souffrance.

    Et, à travers tous ces intervenants, j’espère que nous entendrons – et que nous entendrons clairement et de manière inoubliable – les cris des petits enfants et des citoyens âgés, des épouses et des maris, des mères et des pères, des millions d’être humains comme nous-mêmes, nos familles et nos amis, dont les vies ont été déchirées par le sadisme systématique de ceux qui s’acharnent à torturer, asservir, violer et tuer les innocents.

    Il n’est pas possible de couvrir tout ce qui aurait besoin d’être dit en l’espace d’un événement de trois heures. Il n’est pas possible de rendre justice à tous les groupes ethniques et religieux qui sont devenus une cible à chasser ou à exterminer.

    Mais nous espérons, à travers les situations particulières que nous aurons le temps d’examiner, non seulement attirer l’attention sur les souffrances similaires partout et quels que soient les lieux où elles se produisent, mais aussi réveiller ce que le pape François a appelé dans son discours aux Nations unies la volonté « effective, pratique et constante » nécessaire pour stopper ces outrages contre la dignité et les personnes humaines, porter devant la justice ceux qui pratiquent une violence aussi barbare, presque comme s’il s’agissait d’un sport ou d’un jeu, et nous attaquer aux causes de cette violence extrémiste à leurs racines.

    Mettre fin aux atrocités que nous allons examiner aujourd’hui nécessite l’implication de tous. Il ne suffit pas que nous lancions un appel aux autres pour qu’ils fassent quelque chose ; chacun de nous et toutes les institutions auxquelles nous appartenons, avons un rôle à jouer.

    La communauté internationale représentée ici aux Nations unies a certainement un rôle indispensable pour en prendre la direction.

    Les responsables politiques et religieux doivent certainement assumer leurs responsabilités.

    Les organisations humanitaires doivent creuser encore davantage pour s’adapter aux immenses crises humanitaires engendrées.

    Mais l’ampleur et la nature totalement sauvage de ce qui se passe requièrent que le monde entier se réveille pour s’engager.

    Car quand la dignité humaine est ainsi traitée avec autant de mépris qu’elle l’est maintenant dans ces vastes théâtres, le monde doit devenir un voisinage global où nous nous levons tous par solidarité et esprit de sacrifice pour défendre, aider et aimer concrètement notre prochain, parce que le mépris affiché à leur égard s’adresse autant à nous tous.

    Dans cette salle de l’ECOSOC [Conseil économique et social de l’ONU, ndt] un grand nombre de personnes et des organisations qu’elles représentent sont sur la ligne de front dans cet effort si noble et urgent de la vie contre la mort. C’est un honneur d’être en leur présence. Nous les remercions pour tout ce qu’elles font et pour l’exemple qu’elles nous donnent à nous tous comme à la communauté internationale tout entière.

    De même que leur présence nous donne une occasion de mieux connaître leur travail, elle nous offre aussi une chance d’aider et d’augmenter leur mission de sauver des vies en défendant la liberté religieuse et les autres droits humains, et en stoppant les atrocités de masse contre les chrétiens, les musulmans, les yézidis, les Turkmènes et les autres groupes religieux et ethniques.

    Merci encore d’être venus, de votre intérêt pour la détresse de ceux qui souffrent de cet extrémisme violent et pour tout ce que vous faites, et ferez, afin de répondre à ce que le pape François définit comme le « sérieux appel » qui exige que nous « fassions tout ce qui est en notre pouvoir » pour protéger ceux qui sont exposés au danger.

    Une fois encore, soyez les bienvenus !

    © Traduction de Zenit, Constance Roques

    source www.zenit.org
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