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    Et, là, stupéfaite, j'entendis alors, un énorme éclat de rire!!!

     

    En arrêt maladie jusqu'à … !!!

    Dès mon réveil, allongée sur mon lit, j'écoutais en boucle, une symphonie. J'écoutais toujours le même CD de musique classique, toujours la même face... J'avais pris un cahier et j'écrivais... J'écrivais et ... de nombreux souvenirs me revenaient alors en tête … A l'heure du repas du soir, je descendais et invariablement, je m'effondrais en larmes dans les bras de Pierre. Il m'accueillait tout en se sentant bien impuissant devant ce flot de larmes qui, de jour en jour, ne se tarissait pas.. J'ai rempli un premier cahier. Je l'ai déchiré et j'ai recommencé sur un autre cahier...toujours avec la même musique. Et chaque jour ressemblait au précédent. Parfois, je me disais : « Bon, Alice, ça suffit, prends-toi par la main et secoue-toi » mais … rien ! 

    J'avais l'impression que tous mes ressorts étaient cassés. 

    Puis ce fut les vacances au bord de la mer, l'occasion de revoir mes frères et sœurs. Ils et elles se sont déplacé.es, se passant le tour. Puis les enfants sont aussi arrivés. Mon fils me disait tout doucement : « Tu sais, maman, nous t'avons offert un coffret de 4 CD, donc lorsque tu as fini d' en écouter un, tu peux alors en écouter un autre ! » Il m'a fallu combien de mois pour enfin réussir à écouter le 4ème et dernier CD de ce coffret !!! 

    Un soir, me réfugiant sous les draps et dans le noir complet de la nuit, me blottissant sur l'épaule de mon grand-petit homme, cachant ma tête, j'ai essayé de regrouper tout ce qui pouvait me rester de courage pour lui dire dans le creux de son oreille... Et, là , Stupéfaite, j'entendis un énorme éclat de rire !!! Non, vraiment ! Ce que je venais de lui dire n'avait pas matière à rire !!! Mais il me dit : « Alice, si tu penses cela, c'est que tu vas mieux ! »

    C'est alors que je compris son énorme éclat de rire, ma parole était une délivrance tant attendue. Après des jours et des jours, Pierre voyait enfin une lumière au bout du tunnel. Et cet éclat de rire eut pour effet immédiat de stopper mes larmes. Cet éclat de rire m'a sauvée. Cet amour, de Pierre et de tous mes proches, m'a sauvée mais je n'étais pas encore guérie pour autant. Il m'a encore fallu beaucoup de temps pour guérir. 

    Je disais alors :

    «  mes ressorts n'étaient pas cassés comme je le croyais . Ils étaient simplement décrochés et il m'a fallu du temps pour les raccrocher un par un. » 

    Il m'a encore fallu du temps pour les raccrocher tous ! Mais le jour où j'ai pris rendez-vous avec ma dentiste, j'ai dit : « ça y est, je suis enfin guérie. »

    Et cette guérison, je la dois à tous ceux, toutes celles qui m'ont aimée avec une infinie patience durant tout ce temps !!!

    Un grand MERCI à Pierre, enfants, frères, sœurs et beaux-frères, belles-sœurs, les ami.es... 

    Que ceux ou celles qu vivent auprès d'une personne dépressive comprennent qu'il est inutile de vouloir secouer cette personne malade. Elle a besoin de tout notre amour, d'une énorme patience !!!

    Alice !

    Le 25/10/2019

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  • Lettre au Pape François - Alice

    Au pape François

    Objet :  1°) notre place dans la parabole du Bon Samaritain
                 2
    °) rencontrer le Christ

    « Si je veux apprendre à aimer mon prochain, je dois d'abord me reconnaître blessé.e et me laisser aimer et soigner par celui qui se fait mon prochain, Jésus »

    pape François

    .

    Cher François,

    1°) Notre place dans la parabole du bon Samaritain.

    Joie et Merci !Pour ce texte sur notre place dans la parabole du Bon Samaritain ! Pour cette proposition missionnaire : « Me laisser aider par quelqu'un aujourd'hui, lui dire merci, lui manifester qu'il compte pour moi et que je suis heureuse d'avoir besoin de lui ! A travers lui, c'est peut-être Jésus qui vient me rencontrer et me parler aujourd'hui. »

    François, j'affiche cela sur la porte de mon frigo ! Merci, François.

    2°) Rencontrer le Christ

    François d'Assise a rencontré un lépreux mais à ce moment-là, il a vu un lépreux. Il a eu un temps de retard pour Le reconnaître. Mais quand il a réalisé, il a couru pour Le rattraper...Et ce fut un renversement total dans sa vie...

    Martin, soldat, en donnant la part du manteau qu'il possédait à un pauvre malheureux, à une porte d'Amiens, n'a pas reconnu Jésus à ce moment là. « Martin qui n'était pas baptisé, qui n'était que catéchumène, le soir eut un songe : le Christ lui apparaissant revêtu de ce bout de manteau et lui disant : «  C'est à moi que tu l'as donné. »

    Dans la parabole du Jugement dernier, les personnes bénies du Père ne l'avaient pas reconnu et demandèrent quand ils avaient fait tout ce bien envers Lui. Ils reçurent alors cette réponse : « Tout ce que vous avez fait aux plus petits des miens, c'est à moi que vous l'avez fait ».

    Nous Le rencontrons, sachons donc Le reconnaître en toute personne. Cela aide magnifiquement à rencontrer l'autre pour l'aider ou pour lui demander son aide.

    Mais ne boudons pas notre joie lorsque nous savons Le reconnaître, l'espace d'un éclair !!! « A ce geste, les disciples d'Emmaüs Le reconnurent, mais Il disparut aussitôt. »

    Quelle formidable joie j'ai eue, lorsque mgr Michel Dubost, évêque d’Évry, répondit à ma question : « que veut dire que ton règne arrive ? » Il m'a répondu : « C'est la venue du Seigneur, c'est dans un cœur dénudé qu'Il peut trouver place. » Joie formidable de me découvrir habitée et de pouvoir dire comme Paul : « Ce n'est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi. » Mais j'ajoute aussitôt : « Je fais le mal que je ne veux pas faire et je ne fais pas le bien que je voudrais faire » pour me rappeler mon humanité...

    Rencontrer le Christ en chaque personne, n'est-ce pas le meilleur, le plus vital de tous les sacrements ?

    Lors d'une réunion de prière où j'avais été accueillie alors que je ne mettais plus les pieds à l’Église qui nous avait rejetés, (Pierre et moi), une religieuse a terminé la séance par : « Merci, Seigneur, car Tu me nourris chaque matin de Ton Eucharistie. » J'ai immédiatement dit : « Merci, Seigneur, car Tu me nourris à chaque instant de Ton pain d'Amour, dans la rencontre avec les autres. » Éclats de rire de tout le groupe! Nous vivions un instant heureux !..

    Savoir le Christ présent en chaque personne, qu'on Le reconnaisse ou non est déjà une grâce. Elle m'aide à mieux vivre, à accueillir et aussi à m'apprendre à demander un service et à remercier, dans la joie, l'espérance et la paix...

    Être tourné.e vers les autres et non vers soi-même mais aussi se savoir, se sentir aimé.e ! N'est-ce pas merveilleux ! Dieu nous aime inlassablement, inconditionnellement!!! N'est-ce pas merveilleux !!!. Je préfère cette démarche à celle que vous préconisez si souvent : « se reconnaître pécheur ». Je préfère la situation de l'apôtre Pierre qui a vu le regard du Christ que celle de Judas qui ne s'est pas découvert aimé...

    Me savoir aimé.e est beaucoup plus enthousiasmant que de répondre à votre appel constant de se reconnaître pécheur.

    C'est l'amour qui me porte dans tout cette vie...

    Cher François, dans la joie et la paix du Christ. !!!

    Alice

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  • Homélie à Sainte-Marthe: cultiver la proximité et non les divisions idéologiques

    Lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a demandé de prier pour les prêtres et les évêques, en les exhortant à quatre formes de proximité.
     

    Debora Donnini – Cité du Vatican

    Le Pape a poursuivi son commentaire de la lettre de saint Paul au jeune évêque Timothée, en montrant que l’apôtre exhorte à vivre le ministère épiscopal comme un don. L’attrait de l’argent, les bavardages, les médisances, les «discussions stupides» affaiblissent la vie ministérielle, a averti François. «Quand un ministre, qu’il soit prêtre, diacre, évêque, commence à s’attacher à l’argent, il se lie à la racine de tous les maux», a averti le Pape en rappelant que saint Paul expliquait que l’avidité de l’argent est la racine de tous les maux.

    Au contraire, les ministres ordonnés doivent centrer leur attention sur quatre «proximités». Tout d’abord, l’évêque doit être «un homme de proximité à Dieu». Le Pape a ainsi rappelé que quand les apôtres ont «inventé» les diacres, Pierre avait justifié la création de ce service spécifique en disant que la responsabilité de «la prière» et de «l’annonce de la Parole» incombait aux apôtres eux-mêmes. Le premier devoir d’un évêque est donc de prier: «il donne la force», et il réveille aussi «la conscience de ce don, que nous ne devons pas négliger, qui est le ministère».

    Pour une fraternité concrète entre évêques, prêtres et diacres

    La seconde proximité à laquelle est ensuite appelé l’évêque concerne ses prêtres et diacres, qui sont ses plus proches collaborateurs. «Tu dois aimer d’abord les plus proches, qui sont tes prêtres et tes diacres», a souligné l’évêque de Rome : «C’est triste quand un évêque oublie ses prêtres», a-t-il rappelé en martelant qu’aucun coup de téléphone d’un prêtre à son évêque ne devait rester sans suite.

    Le troisième niveau de proximité concerne les prêtres entre eux, qui doivent eux aussi vivre «la proximité entre eux, et non les divisions. Le diable entre par-là pour diviser le presbyterium», a-t-il averti, en pointant les groupes de prêtres, les clans, qui se forment parfois sur la base de sympathies idéologiques et fragilisent l’Église en la fracturant.

    Enfin, le quatrième niveau de proximité concerne la relation au peuple de Dieu. «Dans sa deuxième Lettre, Paul commence en disant à Timothée de ne pas oublier sa maman et sa grand-mère», c’est-à-dire de ne pas oublier d’où il est venu, d’où le Seigneur l’a appelé, a expliqué François. «N’oublie pas ton peuple, n’oublie pas tes racines ! Et maintenant, comme évêque et comme prêtre, il faut toujours être proche du peuple de Dieu. Quand un évêque se détache du peuple de Dieu, il finit dans une atmosphère d’idéologies qui n’ont rien à voir avec le ministère: ce n’est pas un ministre, ce n’est pas un serviteur. Il a oublié le don gratuit qui lui a été donné.»

    La responsabilité du peuple de Dieu vis-à-vis des ministres ordonnés

    En conclusion, le Pape a renouvelé son invitation à ne pas oublier ces «quatre proximités», en incluant celle du collège épiscopal et presbytéral: la proximité à Dieu, la prière ; la proximité aux prêtres de la part de l’évêque et des prêtres avec leur évêque ; la proximité des prêtres entre eux et des évêques entre eux ; et enfin, la proximité au peuple de Dieu. Et tous les fidèles sont appelés à prier pour ceux qui ont la responsabilité de les conduire «sur la voie du salut».

    «Est-ce que vous priez pour vos prêtres, pour le curé, pour le vicaire, ou vous le critiquez, seulement ? Il faut toujours prier pour les prêtres et pour les évêques, pour que nous tous – le Pape est un évêque – nous sachions prendre soin de ce don avec cette proximité», a-t-il conclu.

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • Bonjour à toutes et tous

    Notre collaboratrice et amie Alice, que je remercie, nous partage deux articles qui sont de son avis excellent... à vous de partager votre opinion...

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    « Le Goût de la vie » et « La vieille Dame et le collabo » - Alice

    Objet : « Le Goût de la vie » dans Le Pèlerin n° 7 130 du 25 juillet 2019

    «  La vieille Dame et le collabo » dans Le Monde du 12 septembre 2019

     

    Je viens de découvrir ces 2 articles, le 2ème m'illustre formidablement le 1er. JOIE et MERCI !!!

     

    Le goût de la vie : la grâce de Dieu est un cadeau. Dieu nous aime inlassablement, encore et toujours, sans aucune condition...Dieu nous pardonne inlassablement, encore et toujours, sans aucune condition...Dieu nous attend, nous guette et si nous ébauchons un geste sur le chemin du retour, court vers nous et invite à la fête...

    Et dans le même temps, je découvre l'article sur le témoignage de vie de Noëlla Rouget, résistante, dénoncée par le collabo Jacques Vasseur, torturée, envoyée à Ravensbruck...En 1962, il est arrêté, par hasard. Son procès s'ouvre en 1965...

    Noëlla croit en toute personne. Après avoir écrit au Président du tribunal, elle écrit au Président de la République pour qu'il utilise son droit de grâce. Jacques Vasseur sauve ainsi sa tête. Sa peine est convertie en prison à vie. L'attitude de Noëlla est largement incomprise des autres victimes … 

    Cette espérance, cette certitude de la rédemption de tout être la poussent alors à s'engager plus encore : pendant des années, elle va entamer une correspondance régulière avec Vasseur ainsi qu '  avec la mère de ce prisonnier.

    Jamais Vasseur n'exprime un remords, n'écrit un mot d'excuse ou d'explication... Noëlla Rouget n'en participe pas moins activement à une campagne, qui débute dans les années 1970, afin que sa peine soit allégée. Le Président Georges Pompidou la ramène finalement à 20 ans. Avec les remises de peine, le détenu est libéré en octobre 1983.... Sitôt élargi, il disparaît et ne donnera plus de nouvelles à Noëlla. Il a fait sa vie au loin...

    Je ne peux m'empêcher de penser à cette phrase d'un humoriste ou d'un philosophe : « Je veux bien être bon mais je ne veux pas descendre jusqu'à la 3ème lettre de l'alphabet : je ne veux pas être con ! » Eh, oui ! Ne serais-je pas tentée de penser qu' à force d'être bonne, Noëlla est devenue totalement conne !!! Mais, je crois que cette apparente connerie, c'est la véritable grandeur de la Miséricorde, de la Bonté, de la Patience, de sa foi en toute personne humaine !!! Quel beau témoignage d'Amour de cette femme qui est restée fidèle à elle-même : croire, malgré tout, en toute personne !!! Joie et Merci !!! Merci !!! Merci !!!

    Quel magnifique témoignage ! Et je reviens à l'article du Pèlerin. Si une femme est capable à ce point d'aimer, de pardonner, d' aider cet homme qui l'a torturée, comment ne pas croire en ce Dieu-AMOUR, NOTRE Mère-Père qui nous aime inlassablement jusqu'à la connerie même !!!

    Le goût de la vie, le goût de l'amour des autres, le goût de la rencontre avec les autres...

    « L'amour commence lorsqu'on préfère l'autre à soi-même » Roger Garaudy.

    Le goût de la vie peut avoir le goût salé des larmes versées en laissant l'autre libre de ses choix mais aussi, le goût heureux de la joie de constater la joie incommensurable de l'autre.…

    Le goût de l'autre, joie d' avancer ensemble, en toute fraternité-sororité et pour cela, il nous faut aussi apprendre à beaucoup nous pardonner les un.es les autres, pour avancer...

    Le goût de l'autre, joie de voir une infinité de petit miracles d'amour !!!

    Merci, Seigneur, car à chaque instant, Tu nous nourris par nos rencontres avec les autres !!!

    Joie !!! Paix !!! et Espérance en ce Dieu-Amour !!!

    Alice

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  • Quelle est donc ma place, à ce banquet auquel nous sommes convié.es ? 

    Quelle est donc ma place, à ce banquet auquel nous sommes convié.es ? Alice

    Je suis née dans une famille formidable, famille paysanne, parents croyants et pratiquants,famille nombreuse où nous nous aimons !Très jeune, je pensais, comme plusieurs frères et sœur d'ailleurs, que j'étais appelée et je pensais que, pour répondre à cet appel, l' Église ne m'indiquait qu'un seul chemin, la vie religieuse. Mais me sentir aimée, entendre l'appel du Christ et vouloir répondre oui à cet appel, n'est-ce pas devenir une apôtre du Christ ? On dit bien que Pierre avait une belle-mère...Donc, je revendique une place d'apôtre !!!

    Je voulais aussi partir en Afrique pour donner de mon temps, de ma personne, pour aimer les Africains, bref dans un esprit bon Samaritain, (bon mais qui se suffisait à lui-même!!!N'est-ce pas ce qui nous a donné un esprit colonisateur..)

    (Par chance, je fus sans doute bien entourée, et j'ai pu m'ouvrir à ce monde que je ne connaissais pas et je suis rentrée en France en disant que je suis partie pour donner de mon temps, de ma personne, donner... mais qu'en fait, j'ai surtout beaucoup reçu. Donc dans cette parabole du Bon Samaritain, j'avais quitté la place du bon Samaritain pour prendre celle du pauvre malheureux !!! Mais j'anticipe!)

    Durant ma jeunesse, j'avais donc ce beau projet de partir en Afrique, mais je ne voyais pas comment je pourrai l'accomplir ! Je pensais surtout que je n' en serais pas capable et cela me donna un cafard monstre durant toute mon adolescence …Quand j'étais étudiante, je n'ai parlé de cela qu' à un seul ami qui m'a répondu qu'il partirait en Afrique avec sa femme. Moi, j'envisageais mon départ, en étant célibataire, (puisque je pensais aussi vie religieuse). Lorsque j'ai commencé à enseigner, une religieuse est passée pour recruter des candidates pour partir enseigner en Afrique. J'ai dit oui ! Et, un jour, j'ai rencontré par hasard sur le parvis de la cathédrale de Niamey, cet ami de fac qui m'a présenté sa femme !!! Joie ! Joie ! Joie !

    En Afrique, je découvrais aussi une congrégation religieuse et je pensais qu'elle correspondait à ce que je voulais vivre pour répondre à l'appel du Seigneur. De retour en France, j'ai passé 8 jours au noviciat. La maîtresse des novices m'a conseillé de ne pas poursuivre dans cette voie car «  je tombe trop facilement amoureuse » !!! (Ah bon ! Il faut fermer son cœur pour être bonne sœur !!!)(Avec le recul, je remercie de tout cœur, cette religieuse). Mais qu'allais- je donc faire de ma vie ? J'ai donc été particulièrement déboussolée durant un long, long moment. Il m'a fallu un bail pour rencontrer Pierre et, à notre messe de mariage, nous avons voulu témoigner fortement de notre vocation missionnaire, ici et maintenant et en étant unis par le mariage !!! :

    « en Aimant, en vivant avec les autres dans le partage, en nous engageant, avec d'autres, dans des actions ensemble, les luttes pour un monde plus humain, plus fraternel et sororal …

    « Tous ensemble, Tous ensemble » !!! criions-nous...

    « Tous et toutes ensemble »

    AIMER ! AIMER ! AIMER !!!Donner et RECEVOIR. Partager !!! Avoir besoin de l'autre.

    Quelle est ma place dans l'évangile, aujourd'hui ?

    Je suis passée de Bonne Samaritaine à la place du pauvre malheureux laissé pour mort. J'apprends à avoir besoin des autres. Dans plusieurs expériences où je donnais, j'ai éprouvée une telle joie en percevant l'éclair lumineux de la personne à qui je venais de donner un sourire ou..., j'ai tellement perçu la joie de l'autre qui retrouvait sa dignité humaine qu' en me mettant à cette place du pauvre malheureux, j' apprends à vivre dans l'esprit de pauvreté, à avoir besoin de l'autre. Et je dis et répète cette 1ère phrase des béatitudes : Bienheureuses les personnes qui vivent dans l'esprit de pauvreté, elles ont besoin des autres !!!

    Alice

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  • Notre Alice se dévoile... un peu plus... 

     

     Lettre de 2005, que je viens de retrouver :

    Lettre de 2005, que je viens de retrouver - AliceCher ami,

    Permettez- moi de vous appeler ainsi puisque vous-même aviez parlé de notre relation ''amicale''. Je vous écris mais je sais très bien que je ne vous enverrai jamais cette lettre. Cependant, j'ai besoin de faire ce travail d'écriture.

    Nos chemins se sont croisés et je suis tombée amoureuse de vous. « Cela m'est tombé dessus » comme disent les jeunes et je ne pensais pas qu'à mon âge, (60 ans), cela m'arriverait encore ! Cependant je n'envisageais pas quitter mon petit homme et mes deux enfants, vous-même étant marié.

    Je crois que vous avez très vite compris ce qui m'arrivait mais vous n'avez jamais rien dit. Et j'ai buté sur votre silence ! Vous êtes toujours resté silencieux et d'une très grande réserve. Mais nous étions sur la même longueur d'onde. Votre visage parlait pour vous. Il s'épanouissait dès que vous m'aperceviez. Vos yeux, votre sourire et même votre hommage silencieux, un certain matin, parlaient pour vous.

    Lorsque nous discutions ensemble, nous nous regardions dans les yeux. Certains diraient : « droit dans les yeux ». Pour ma part, je dirai : « vers le haut » comme pour nous inviter mutuellement à nous dépouiller un peu plus de nous-même afin de laisser l'autre continuer sa route, sans interférer dans sa vie.

    Lorsque j'étais jeune, on m'avait donné le conseil de Napoléon : « En amour, il n'y a qu'une solution : la fuite ». J'ai essayé mais cela ne m'a pas convaincue. Alors j'ai appris à aimer plus, voire à aimer mieux afin de laisser l'autre vivre sa vie. « L'amour commence lorsqu'on préfère l'autre à soi-même. » a écrit Roger Garaudy, dans « Paroles d'homme » Et je reprendrai cette poésie de Rabindranah Tagore qui m'aide à suivre ce chemin dépouillé, source de liberté :

    Puisque tu le veux, je cesserai de chanter.

    Si mon regard fait battre ton cœur, je détournerai mes yeux de ton visage.

    Si de me rencontrer, tu tressailles, je m'écarterai vers un autre sentier ;

    Si ma présence te gêne quand tu tresses des fleurs, je fuirai ton jardin solitaire.

    Si l'eau de la rivière s'agite, tumultueuse, au passage de ma barque , je ne ramerai plus vers ta rive.

    Oui, il m'a fallu faire mon deuil, accepter de vous perdre, de disparaître de votre vie alors que j'aurai voulu vous dire tant de choses, partager une amitié. Amour transcendé par cet oubli de soi pour le bonheur de l'autre.

    Si aimer c'est partager, là, dans ce cas, aimer fut d'accepter de ne pas partager.

    Lorsque j'étais ''jeune'', accepter de laisser l'autre continuer sa route m'avait donné le sentiment de n' être plus qu'un tas de ruines. Alors qu'aujourd'hui, cette fois-ci, je sors de ma souffrance, rayonnante, apaisée,.... avec, il est vrai l'aide précieuse de mon petit homme.

    Cher ami,

    Maintenant, lorsqu'il nous arrive de nous croiser, au hasard des rencontres, le seul cadeau que je puisse vous offrir, c'est mon sourire et ma sérénité.

    Cher ami, je vous dis :'' au revoir . ''

    Alice

    NB : Quelle émotion en retrouvant, 14 ans plus tard, cette lettre bien sûr non envoyée, !

    Une religieuse m'avait dissuadée de vouloir être religieuse car, m'a-t-elle dit, « je tombais trop facilement amoureuse. » Je ne savais pas qu'il fallait fermer son cœur pour être religieuse !!! !!! !!! !!! Je n'ai pas fermé mon cœur, mais Pierre a toujours su lorsque je tombais amoureuse et a toujours cru en moi. Il m'a toujours aidée et nous avons ainsi toujours continué notre route ensemble ! Et nous fêtons, avec joie, nos 40 ans de mariage

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  • Texte que j'ai vu affiché dans le bureau d'une amie : Alice

    Les règles du bonheur

     

    Les règles du bonheur TOUJOURS AVOIR LE SOURIRE 

    AIMER LES AUTRES 

    APPRÉCIER LES PETITES CHOSES DE LA VIE 

    PRENDRE SOIN DE L’AUTRE 

    PARLER ET SAVOIR ECOUTER LES AUTRES 

    VIVRE L’INSTANT PRÉSENT 

    AVANCER SANS SE RETOURNER 

    SAVOIR PARDONNER LES ERREURS 

    DIRE JE T’AIME SOUVENT 

    VIVRE CHAQUE JOUR COMME SI C'ÉTAIT LE DERNIER 

    MAIS SURTOUT Aimer la vie !!!

    Et Voir, au jour le jour, des petits miracles d'amour

    et s'en ÉMERVEILLER !!!

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  • Faire le choix des pauvres pour combattre les pauvretés.

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    Faire le choix des pauvres :

    C'est la substance même de la foi chrétienne qui fait le lien entre Dieu et l'homme, et qui présente la cause du pauvre comme faisant partie de la cause de Dieu dans l'Histoire. Jamais la foi n'a eu, pour sa crédibilité, à relever un tel défi, c'est-à-dire à se manifester non point comme un opium mais comme un ferment de l'édification de l'Histoire.

    Nous nous devons d'affirmer ici que le choix des pauvres n'est pas une nouveauté absolue, ni même une découverte à partir de Dieu. Il se situe dans une continuité substantielle de la grande tradition de la foi, tout en se présentant dans une discontinuité formelle au niveau des expressions historiques de la foi.

    Mais ce n'est pas là l'essentiel de l'explication. La nouveauté de l'expression « choix des pauvres » est directement liée à la nouveauté de sa problématique historique. Le choix des pauvres est la traduction actuelle de l'amour des pauvres, antique et toujours nouveau. Il désigne une façon différente de vivre aujourd'hui l'agapè d'hier. Nous pourrions dire que le choix des pauvres est le nouveau nom, l'expression moderne, de l'antique « charité », de l'éternel amour du prochain.

    En quoi consiste cette nouvelle façon de vivre l'agapè ? Nous pouvons répondre en quelques mots qu'elle est la dimension sociale de la charité, ou le caractère politique de l'amour évangélique. C'est-à-dire, en d'autres termes, l'aspect structurel, collectif, transformant, libérateur et même révolutionnaire de l'Évangile vécu. Voilà ce qu'il y a de nouveau dans l'expression actuelle de « choix des pauvres ». De ce point de vue, il existe à l'évidence une discontinuité entre l'ancien amour des pauvres (d'abord la « charité », puis « l'aumône », pour finir avec les « bonnes œuvres » ou « œuvres sociales ») et le nouvel amour des pauvres d'ordre social, ou politique.

    C'est vraiment une affaire de choix, c'est-à-dire de prise de position sociale, de détermination historique d'envergure et à grande portée. Si l'amour chrétien entend aujourd'hui être lucide et efficace, il doit prendre cette forme. Le choix des pauvres est le nouveau visage de l'Amour : un amour aux yeux ouverts et aux mains agissantes, un amour ferment dans l'Histoire et semence d'une autre civilisation, la civilisation de l'amour, précisément.

    Effectivement, le chrétien saura toujours ce qu'il doit faire avec la personne âgée renversée dans la rue par une voiture. Dans la société future, la charité chrétienne saura se pencher affectueusement sur l'enfant abandonné qui pleure la nuit. Ces expressions de l'amour sont indépendantes d'une organisation sociale, quelle qu'elle soit, car elles relèvent de qualités qui sont celles du cœur humain : l'affection, la créativité, le courage, le sacrifice, le don de soi. Ces démarches ne relèvent pas de l'organisation sociale ou des législations nationales. Elles relèvent d'abord de l'esprit et de sa liberté créatrice.

    Bruno LEROY.

    SOURCE  http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • « Viens, j'ai besoin de toi. » 

    « Viens, j'ai besoin de toi. » Alice

    En ce lundi de Pâques, je me réveille, après une bonne nuit ( moi qui dors par épisodes) avec cette phrase en tête : « Viens, j'ai besoin de toi ! », phrase de l'abbé Pierre à un homme totalement désespéré, à sa sortie de prison. Cet homme suivit cet abbé et devint son 1er compagnon. Dire à quelqu'un, j'ai besoin de toi, est-ce si courant ? Pour ma part, je suis partie en Afrique pour aimer, transmettre la Bonne Nouvelle et je suis revenue heureuse car j'ai beaucoup reçue. Ce temps en Afrique m'a beaucoup ouvert les yeux : au départ, j'étais riche de mes certitudes, j'ai donc appris à me remettre en question...

    L’Église ne m' invite-t-elle pas, encore maintenant, à aller aux périphéries pour … toujours porter la Bonne Nouvelle !!! Toujours me pencher sur l'autre, le pauvre malheureux laissé pour mort par les brigands. Mais l’Église oublie que si le bon Samaritain s'est penché sur le malheureux, l'a soigné, confié à un autre, il n'attendait rien de ce malheureux. Voilà où le bât blesse dans cette histoire. Est-ce que je ne fais pas de même lors que je vais vers les autres dans le but de leur prêcher la Bonne Nouvelle ? 

    Quel passage dans l’Évangile m'apprend à découvrir que l'autre peut m'apprendre quelque chose, qu'il peut m'aider ?

    Le Christ demande un service à la Samaritaine : « donne-moi à boire », ce qui permet d'engager une conversation, ce que nous pouvons faire lorsqu'une personne inconnue vient s'installer près de chez-nous...Ou, au moment de la multiplication des pains, un disciple trouve un ou une enfant ayant quelques pains … ou sur la croix, « J'ai soif »...Je ne sais pas s'il y a d'autres situations pour nous faire découvrir que l'autre peut nous apprendre... 

    Y a-t- il plus de joie à donner ou à recevoir ? J'ai beaucoup reçu en retour de mes quelques gestes vers l'autre et cela me remplit de joie mais je peux encore apprendre à avoir besoin des autres, à accepter de demander de l'aide, à accepter lorsque l'autre me propose son aide !!! Alors je découvrirais l'esprit de pauvreté.  

    « Viens, j'ai besoin de toi ! » Quel acte d'amour formidable !!!

    En ce lundi de Pâques, il fait un temps superbe. Je décide d'aller chez ma fille pour arracher des orties et couper des ronces. Ma petite-fille de 5 ans vient me voir à l’œuvre puis retourne s'occuper ailleurs... La voici à nouveau. Elle me dit simplement : « Mamie, as-tu besoin de quelque chose ? »

    Je suis émerveillée. Décidément, c'est le jour !!! « Oui, répondis-je aussitôt, un verre d'eau » Et de partir, aussitôt, heureuse comme tout, avec un sonore : « D'accord, mamie ! » Et la voilà revenue avec un verre rempli et une petite bouteille d'eau!!! Et après avoir bu, nous avons discuté un moment ensemble.

    Lorsque j'ai une trouvaille, j'écris et j'envoie à qui voudra le lire (?) Je suis « riche » de ma découverte mais j'ai aussi besoin de commentaires. Combien de fois ai-je réclamé ces commentaires !!! non pas ce simple remerciement « merci » ou un simple acquiescement. J'ai soif, j'ai besoin de commentaires pour m'aider à continuer à marcher ensemble sur la route humaine.

    J'ai besoin de vous, vous qui lisez ce petit texte. A l'avance , MERCI .

     

    Dans la Joie, l'Espérance et la Paix du Christ, fruits de l'Amour !

    Alice, le lundi 23/04/2019

     

    P.S. , ce matin, mardi, à nouveau, joie au réveil !!!

    J'ai cette fois, en tête, pour me réveiller «  Bienheureuses les personnes qui aiment, elles vivent dans l'esprit de pauvreté, elle ont besoin des autres »  (Mt 5 )

    JOIE ! JOIE ! JOIE ! Merci, Seigneur !

    Alice, le mardi 24/04/

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  • Le pardon

    PARDONNER415099662400895013_n.jpg

    image empruntée d'un article récent de Bruno (Alice)

    Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !

    Je me souviens d'une réflexion du père Guy Gilbert, prêtre des loubards : « Si vous ne pouvez pas pardonner à une personne qui vous a blessé.e, alors demandez à Dieu de lui pardonner. »

    Génial Guy Gilbert ! Si je n'arrive pas à pardonner,si je bloque, alors demander à Dieu de le faire, c'est une 1ère étape qui me permet d'avancer sur le chemin du pardon. Cela me permet de me mettre en situation et d'essayer de trouver l'étape suivante.

    Accepter de pardonner c'est accepter de se placer dans un état d'esprit qui peut me rendre capable de pardonner. Vivre de cet état d'esprit, n'est-ce pas une chose douce, merveilleuse ? !!!

    Savoir ne pas voir ou oublier. Quand a cherché Adam et Ève dans le jardin, à leur peur, Il a compris qu'ils avaient goûter le fruit défendu. Donc, Il avait su ne pas voir ou oublier cet acte.

    Lorsque j'étais gamine, à l'école du village, j'étais une enfant sage, la 1ère de la classe mais, un jour, je n'avais pas appris ma leçon d'histoire. La maîtresse a écrit un mot sur le cahier. Je n'ai pas osé le montrer aux parents alors j'ai signé à la place de mon père. (Quel drôle de raisonnement met-il passer par la tête pour aggraver à ce point mon cas !!!). La maîtresse l'a vu immédiatement et a écrit un 2ème mot. Je n'en menais pas large lorsque j'ai montré mon cahier à mes parents. Papa tournait et retournait la page pour lire ce 2ème mot et voir la signature. Il répétait « Je ne comprends pas » et moi, je ne disais rien. Je ne comprenais pas qu'il ne comprenne pas ! Il savait bien qu'il n'avait pas signé le 1er mot et donc que quelqu'un avait imité sa signature !!! Enfin, il dit : « Bon !!!». Il signa et me rendit le cahier. Je l'ai vite pris et suis montée rapidement me coucher ! J'ai commencé à parler de ce geste qu'en ce début d'année, comprenant enfin l'évidence : « mes parents avaient su ne pas voir !!! Véritable, formidable pardon ! Véritable geste d'amour ! Et je me sais aimée !!!

    Alice

    « Si quelqu'un veut être le 1er ... »

    Les disciples se disputaient pour être le 1er dans le Royaume des cieux...  « Si quelqu'un veut être le 1er, qu'il soit le dernier et le serviteur de tous »... Omniscient et patient...La réponse de Jésus montre 2 choses : la 1ère, c'est qu'il sait tout... Il voit nos combats, nos tentations, jusqu'à l'intime de nos pensées. La 2nde, c'est qu'il est aimant et patient... Jésus ne reproche pas à ses disciples leur attitude mais il leur ouvre un chemin, un chemin d'humilité. Et ce chemin ne répond pas à la raison humaine. Il désigne un enfant qui, à cette époque, était considéré comme insignifiant, sans importance : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. »

    Dieu renverse les logiques : Lui, le Tout-Puissant, se fait serviteur et vulnérable. Il vient s'offrir, mendier l'amour de ses créatures et s'expose même à un refus ou à leur indifférence. Mais si nous ne sommes pas trop encombrés de nous-mêmes, nous pouvons l'accueillir, tout recevoir de Lui, comme un enfant reçoit tout de ses parents. Et réjouir son divin cœur.

    Stéphanie Combe A Publié dans « La Vie » du20/09/2018

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