• "apparition des cheveux blancs ".

    J'ai été élevée avec des principes comme:  "ne pas s'écouter", "mettre du rouge à lèvres, c'est péché ." ... Comme je disais cela à un prêtre ami qui était abasourdi, mes 3 sœurs aînées ont confirmé. "Mais , ajoutais-je aussitôt, nous nous en sommes bien sorties."

    Je ne sais pas quand sont apparus mes premiers cheveux blancs. Je suis plutôt désinvolte avec mon apparence.

    Mais ces cheveux blancs : que signifient-ils pour nous? Signe de vieillesse ou signe d'avoir vécu une forte peur ? J'ai entendu dire que Jean Gabin, durant la guerre, lors d'une bataille où les combats ont duré toute une nuit, s'est retrouvé le matin même avec les cheveux tout blancs...

    Je suis très désinvolte quant à mon apparence. Malgré tout, il y a 4 ou 5 mois, j'ai été surprise par la vue de la peau fripée de mes mains, les veines nombreuses et visibles... Mais c'est aussi mes étourderies, trous de mémoire, fatigue... qui me font dire que je suis vieille et … faisons avec !!!

    Donc, la question est peut-être : « à quels signes reconnaissons-nous l'approche, l'arrivée de notre vieillesse ? "

    Reconnaissons qu'il n'est pas très encourageant d'entrer dans le 3ème âge, l'avenir fait peur : peur de la souffrance, de la solitude... La vieillesse est aussi une période où il faut apprendre à renoncer,  de par la perte de nos capacités, de nos engagements, de nos activités, la perte de nos proches. Il nous faut renoncer à conduire, ce qui nous fait aussi renoncer à participer à telles activités (mais c'est aussi une sage décision qui nous épargne du stress qui nous envahissait lorsqu'on prenait le volant!). Il nous faut apprendre à utiliser notre temps disponible autrement même si nous sommes moins rapides dans nos gestes habituels...Je n'ose imaginer finir ma vie en maison de retraite où l'on perd tout : je n'aurai plus rien à faire, plus de repas à préparer, plus de ménage, plus de lessive, et plus aucun repère. Il me faudra attendre lentement que le temps s'écoule...

    La peur de la vieillesse est peut-être due aussi au fait que nous approchons de notre mort, réalité que nous oublions durant une bonne partie de notre vie. J'entends souvent cette réflexion : « je ne pensais que je vivrais si longtemps ! »

    Je n'ai pas peur de la mort. J'ai fait un pari à la Pascal. Ma raison me dit qu'il n'y a rien après ma mort. Alors dans ce cas, pourquoi avoir peur. Certaines personnes pensent que nous nous réincarnons en tout sortes de créatures, en fonction de la vie que nous avons menée sur cette terre, mais nous ne connaissons pas les règles...Mais d'autres me parlent de jugement : un jugement dont il n'y a pas de règle écrite, authentifiée par son auteur. Donc, j'ai fait un pari. J'ai choisi de croire en la Bonne Nouvelle du Christ : « Aimez-vous les un.e.s les autres.... » et « Dieu, NOTRE Mère-Père nous aime inlassablement »

    Alors, j'ai fait un pari, celui de donner un sens à ma vie sur cette terre, sans me soucier de ce qu'il y aura après ma mort. Ce qui me paraît le plus important, c'est d'aimer, c'est de "vivre avec", en relation avec d'autres, dans le partage, l'engagement... C'est aussi de m'aimer telle que je suis avec toutes mes faiblesses présentes et à venir, de me regarder avec Bienveillance pour continuer à avancer avec les autres sur cette route humaine. Et s'il n'y a rien après la mort, ou si le jugement est basé sur une autre règle inconnue, je pourrais toujours me consoler en pensant que cette vie que j'ai choisie de vivre, m'a rendue heureuse ! Heureuse sur cette terre, ici et maintenant !

    Que l'Amour soit le moteur de notre Bienveillance, de notre lutte ENSEMBLE pour un monde meilleur...!!!

    Que l'Amour donne Joie, Confiance, Espérance, Paix  !!!

    Que l'Amour nous donne la capacité de nous porter les un.e.s, les autres !!!

    Amitié

    Alice


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  • « Quand on a tout ce qu'il nous faut, on n'a pas besoin des autres ! » Jacques Gaillot

    Le « bon Samaritain » ! Était-il si formidable que cela ?

    Le « bon Samaritain » ! Etait-il si formidable que cela ?

    « Tout ce que vous ferez aux plus petit.e.s des mien.ne.s, c'est à moi que vous le faîtes »

    Deux passages de l’Évangile qui m'ont marquée, qui m'ont guidée, qui m'ont éclairée. Mais...il y a un ver dans la pomme ! Comment en est-on arrivé là ? !!!

    A force de faire « pour aider » l'autre, nos yeux ne se sont-ils pas obscurcis ? Ne sommes- nous pas devenu.e.s le jeune homme riche ? Et n'entendons-nous pas : « Va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres ! » Sommes-nous capables d'abonner notre richesse,nos valeurs ?

    Ne sommes -nous pas riches lorsque nous allons vers l'autre POUR lui apporter la bonne nouvelle ? Lorsque nous allons vers l'autre pour l'aider, sans avoir besoin de cet.te autre ?

    Avoir besoin des autres !

    Jésus était juif. Il avait une culture juive. En écoutant quelques ami.e.s juives, j'ai compris que dans leurs études d'un mot, ces personnes le décortiques en le rapprochant d'autres mots pour l'éclairer de différentes façons. Les paroles de Jésus ont donc étaient construites de cette façon, méthode que le catholicisme semble avoir perdue. Est-ce ainsi qu' au fil ses siècles, ces phrases de Jésus ont dévié ?

    Le « Bon » Samaritain est riche, il n'a pas besoin des autres, il ne demande rien à cette personne laissée pour morte sur le bord du chemin. Il accomplit un geste d'humanité puis poursuit son propre chemin. Mais il se trompe. Il a eu besoin de l'autre pour exister.

    Alors, quels textes puis-je rapprocher de l'épisode du «  Bon Samaritain »  pour mieux le comprendre? J'ai longtemps cherché !.... Et, ce matin, j'ai trouvé !!! Mais comment n'y ai-je pas pensé plus tôt !

    Avec le Samaritain, la Samaritaine !!! « Donne-moi à boire »

    Avoir besoin des autres et accepter de demander de l'aide ! Quelles joies m'habitent depuis j'ai su agir ainsi !!! Je suis nourrie de la joie de l'autre à qui j'ai rendu sa dignité humaine...

    Alors je peux relire aussi les Béatitudes :

    « Bienheureuses les personnes ayant une âme de pauvre... » C'est dans un cœur désencombré de nous-même que nous pouvons accueillir et aussi avoir besoin des autres.

    Donc, il me faut aussi relire la parabole du jugement dernier sous la lumière des Béatitudes. !

    Avoir besoin des autres ! Jésus n'a-t-il pas commencé ainsi ?

    Par son INCARNATION !!! « Un enfant nous est né et il a besoin de notre tendresse. »ai-je entendu à une messe de Noël. Il a BESOIN de nous tous et toutes !

    Enfin, je terminerai par «  la multiplication des pains ».

    « Donnez leur vous-mêmes à manger» Bien sûr, on peut ,une nouvelle fois, dévier en se donnant la même bonne conscience que le « bon » Samaritain !!! Mais ne peut-on y lire un autre message ? Évitons cette prière récitée depuis des siècles et des siècles : « Bénissez -nous, Seigneur ! Et procurez du pain à ces personnes qui n'en n'ont pas. »

    « Donnez leur vous-mêmes à manger »

    Et Ô Joie, Ô miracle ! Tout le monde est rassasié, plus de 10 000 ou 20 000 en comptant les femmes et les enfants … ( ?!!!) Mais peu importe le nombre ! Pouvons-nous comprendre qu'en ce mettant tous et toutes à l'ouvrage, en partageant toutes nos ressources, nous pouvons nourrir tout le monde.

    Vive la joie du pique-nique partagé !

    Préparons tous et toutes, ensemble, ce merveilleux pique-nique. Il se trouve une personne qui a apporté une nappe rayonnant de lumière, au milieu de ce décor sombre, une autre a cueillie des fleurs pour faire un magnifique bouquet, une autre joue tout doucement de la musique, d'autres ont préparé avec joie leur plats préférés pour les faire goûter aux autres, d'autres sont venues les mains vides pour diverses raisons. Mais tous et toutes dans la joie des yeux, de l'écoute, du parfum, du goût, de l'oubli de la solitude, du don et aussi de recevoir, dans la joie du partage, de ce vivre ensemble !

    Mais d'autres peuvent peut-être m'aider à dire la richesse de ce pique-nique partagé ?

    Alice

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  • Bonjour à toutes et tous, Alice nous partage ceci...

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    Merci à toi, Jean, pour ton passage chez nous !!! - Alice

    Merci à toi, Jean, ( cousin, P.O. en retraite ) pour ton passage chez nous !!!

    « Il n'y a pas à dire !!! Les prêtres ouvriers...savent vivre avec nous, savent être discrets, savent nous parler de notre vie de tous les jours, de ce qu'ils vivent. Ils savent, aussi, nous faire parler et nous écouter! »
    Réflexion de Pierre, à table, hier soir....
    Joie et merci ! Dans ma joie, je lui ai lu 2 textes d'Arnaud Favart (prêtre ouvrier, vicaire général de la Mission de France), textes découverts par hasard, hier matin.

    1) Jour de mariage.
    Les invités se hâtaient lentement dans l'église. La mariée s'avança en saluant chacun d'un adorable sourire. A l'entrée du chœur le marié prit la main de sa future épouse qu'il serra en confiance.
    A la fin de la célébration un murmure de contentement emplissait les voûtes de l' église. Enhardi par ce climat j'ajoutais un mot improvisé. Je fis remarquer la beauté originale des compositions florales du cousin. Elle était en forme de partition musicale . Et je remerciais l'animateur des chants pour nous avoir si bien transmis ce bonheur de chanter.

    Puis nous partîmes en cortège joyeux pour le vin d'honneur. Dans la soirée un homme et une femme s'approchèrent. « Nous voulions vous remercier. Nous redoutions des paroles sentencieuses et un jugement sévère de l’Église. » Comme je m'étonnais, ils poursuivirent : « Nous sommes les parents du fleuriste dont vous avez remarqué la composition. Notre fils nous a annoncé qu'il vivait un grand bonheur avec son ami musicien. Nous en avons été bouleversés, mais leur amour semble si sincère. »
    Au fur et à mesure des confidences de la soirée, je découvrais combien des paroles et des attitudes de l' Église avaient blessé ceux qui me parlaient.

    Oui nous avons besoin d'un vrai débat en Église et dans la société sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe. Oui, nous devons prendre au sérieux la signification de ce que le mariage institue pour la famille et la société, donnant un cadre qui protège les personnes de l'arbitraire et des injustices.
    Gardons-nous de nous présenter en donneurs de leçons. Des hommes, des femmes, des jeunes, des aînés ont besoin de compagnon de route, de frères du chemin, plutôt que d'être renvoyés sèchement à leur solitude, leur religion, leur origine ou leur sexualité.
    Arnaud Favart. (Texte tiré de la revue « Vagues d'espérance , décembre 2014)


    2) Texte dans Ouest France du 06 septembre 2012 :

    Arnaud Favart a pris les rênes de la Mission de France.
    Prêtre dans la Creuse, après avoir été conducteur d'engins de chantier pendant douze ans, Arnaud Favart travaillait aussi à mi-temps comme chauffeur de transport scolaire, avant de prendre ses nouvelles fonctions. Le nouveau vicaire général de la Mission de France, 59 ans, est originaire de Dordogne. Il s'est engagé également auprès des Scouts et Guides de France. Il rédige des chroniques régulières pour La Croix et Pèlerin.
    Voici son éditorial de rentrée en soulignant volontairement la pertinence des questions posées.
    "La marelle, la bascule, et l’évangile ''e, et l’évangile
    "Quelques jours avant la rentrée scolaire, je remarquais avec un brin d’étonnement la remise à neuf d’un jeu de marelle dans une cour de récréation. Malgré le numérique, la marelle aurait-elle gardé son attractivité ? Les jeux de cloche-pied sont intéressants à exploiter car ils réduisent nos appuis, mais éduquent à l’équilibre dans les passages en rupture.

    "Attentifs aux basculements du monde, les membres de la Communauté Mission de France viennent de vivre leur assemblée générale. Nous avons observé combien les appuis institutionnels se sont réduits, les valeurs traditionnelles ont perdu en audience, les espérances ont replié leur territoire sur le présent.
    "Il serait tentant de s’en tenir à des constats d’impuissance s’il est vrai que l’individu peine à vivre en couple, que le professeur ne sait plus comment tenir sa classe, que l’Europe a perdu le fil de son industrie et de sa finance, que les footballeurs ne savent plus faire équipe, que l’internaute ne sait plus à quel écran se vouer, que le croyant cherche sa route plus que sa paroisse.

    "N’y a-t-il pas illusion à croire que le monde aurait rompu avec l’âge d’or d’un équilibre paisible ? La vie des enfants est faite d’incessants et joyeux sauts, avec lesquels ils manifestent leur vitalité communicative.
    "Avec l’âge, l’adulte perd de sa souplesse, et toute rupture devient déstabilisante. Car il faudra puiser en profondeur et en patience l’énergie nécessaire pour retrouver la paix en soi-même et avec les autres.
    « L’Église saura-t-elle entendre cet appel intérieur avec la même liberté que Jésus a vécu dans la rencontre avec ceux qui sont en rupture ? Saura-t-elle comprendre ce qu'il comporte de recherche d'appuis solidaires, de dialogue bienveillant, et d'espérance fraternelle malgré les tangages de l'existence ? »

    Arnaud FAVART,
    Vicaire général de la Mission de France

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  • Compostelle avec un âne

    Compostelle avec un âne
    © Caroline de Danne
    À 24 ans, diplômée d’HEC et de Sciences Po, Caroline de Danne s’octroie une année sabbatique pour effectuer le chemin de Saint-Jacques en solitaire, avec un âne. Dans un récit qui vient de paraître, elle livre avec sincérité son cheminement intérieur. Entretien.
     

    Ayant obtenu vos diplômes d’HEC et de Sciences Po, vous avez voulu vous accorder une année sabbatique. Pourquoi ?

    Mes années d’études ont été très enrichissantes mais si chargées que j’avais besoin d’une pause avant d’entrer dans la vie professionnelle. Par ailleurs, je cherchais du sens à ma vie. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre le temps d’écouter ce que je portais en moi plutôt que de me lancer sans réfléchir dans la « voie royale » qui me tendait les bras. L’idée d’une année sabbatique s’est imposée progressivement.

    Vous parlez dans votre livre d’un « appel de la route ». Comment s’est-il manifesté ?

    Cela a été une surprise ! A quelques jours de la remise des diplômes, il me manquait toujours le projet qui structurerait mon année sabbatique. Soudain, alors que je flânais sur Internet, j’ai compris que je devais aller à Compostelle – ville que, soit dit en passant, je ne savais pas placer sur une carte. Et une telle joie et une telle paix m’ont saisie – qui ne m’ont plus lâchée – que jamais je n’ai remis cet appel en cause !

    Comment avez-vous choisi votre lieu de départ et votre itinéraire ?

    Il était très clair que je devais partir de chez moi pour que ce périple ne soit pas une parenthèse exotique dans ma vie, mais qu’il prenne ses racines dans mon quotidien. J’aurais pu me lancer depuis Paris où j’ai grandi, mais j’ai préféré la maison familiale en Anjou. Quant à l’itinéraire, j’ai suivi la voie des Plantagenêts, qui vient du Mont-Saint-Michel et rejoint la voie de Tours en Charente-Maritime

    Pourquoi êtes-vous partie avec un âne, ou plutôt une ânesse nommée Pépite ?

    Simplement parce que l’appel à me mettre en route tel que je l’ai reçu, outre le fait d’aller à Saint-Jacques et de partir de chez moi, impliquait que je voyage avec un âne. L’animal aurait le double avantage de me servir de porte-bagages et d’être vecteur de rencontres au fil du chemin. Pépite m’a été prêtée par un couple d’éleveurs angevins, et je l’ai dressée afin qu’elle m’accompagne dans cette grande aventure.

     

    Comment vous êtes-vous préparée à ce pèlerinage, tant du point de vue matériel que spirituel ?

    La recherche puis le dressage de Pépite ont été le point clé de ma préparation matérielle. Pour le reste, je suis partie avec peu d’affaires. Quant à ma préparation spirituelle, elle s’est vécue dans la prière, l’accompagnement spirituel, quelques lectures et des méditations répétées du texte « Partir » du jésuite Yves Raguin (1912-1998).

    Comment êtes-vous devenue pèlerine, au fur et à mesure de votre progression sur la route ?

    Au début du voyage, je voulais tout contrôler et mes pensées se limitaient aux ampoules qui me brûlaient les pieds. Après trois semaines, j’ai pu me détacher de ces considérations et j’ai commencé à lâcher prise, acceptant de m’en remettre à la Providence. Gérant mieux la fatigue des étapes, j’ai aussi crû en disponibilité pour prier et être attentive aux mouvements intérieurs qui m’animaient. Cette évolution s’est approfondie tout au long du Chemin… et depuis le retour !

    Vous dites que vous aviez fait le « pari de la confiance en la Providence ». Pari gagné ?

    Oh oui ! Car même dans les pires moments, se sont toujours produits des événements et rencontres qui me sont apparus comme le signe tangible que le Seigneur veillait sur moi. Et puis, je mesure chaque jour davantage combien, malgré mes résistances plus ou moins conscientes, le Chemin m’a modelée dans ce que je suis, dans ma relation aux autres, dans ma foi. Que de grâces reçues !

    Vous n’aviez jamais voyagé avec un âne et vous expliquez qu’après avoir marché l’une à côté de l’autre, vous avez voyagé l’une avec l’autre. Pouvez-vous nous expliquer cette distinction ?

    Les quinze premiers jours avec Pépite ont été très durs, bien différents de la préparation au voyage, au point que j’ai regretté d’être partie avec elle. Puis nous sommes devenues compagnes de route, amies à notre manière. Pépite n’exécutait plus seulement sa mission d’ânesse porte-bagages : elle m’avait accordé son entière confiance, et je savais qu’elle me suivrait au bout du monde si je le lui demandais.

    Votre meilleur souvenir ? le pire ?

    Je suis incapable de dégager un meilleur souvenir, tant m’ont été offertes de grâces, de rencontres exceptionnelles, de joies… Quant à mon pire souvenir, je dirais les cent derniers kilomètres avant Compostelle. Avec l’affluence de « pèlerins-touristes » passant leur temps à nous prendre en photo, la fin du voyage a été délicate.

    Vous écrivez que « le chemin est un Evangile ». Qu’entendez-vous par là ?

    Il me semble que sur le Chemin, le Christ se laisse découvrir de manière particulière dans les rencontres, la prière, les blessures qui guérissent, les ressources insoupçonnées qui se dévoilent, les coïncidences qui ne doivent rien au hasard, l’apprentissage que les pèlerins font de la pauvreté, l’humilité, la fraternité, l’écoute. Cette découverte s’expérimente dans le quotidien et touche le cœur en s’imprimant dans la chair. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », dit Jésus...

    L’« après-Chemin », en quelques mots : continuez-vous à pèleriner dans votre quotidien ? Et envisagez-vous de reprendre la route ?

    Après un retour à la vie ordinaire brutal, le Chemin est devenu présence vivante en mon cœur, et je continue à en goûter des fruits nouveaux chaque jour. Je le ressens dans ma vie personnelle comme dans ma vie professionnelle. Je travaille aujourd’hui comme consultante dans une agence lyonnaise qui accompagne des associations et fondations, et j’en suis très heureuse. J’ignore si je reprendrai la route un jour. S’il y a là un appel pour moi, il viendra en temps utile.

    Et l’« après-Chemin » de Pépite ?

    Pour elle aussi, le retour a été difficile, puisqu’elle a autant souffert que moi de notre séparation. Mais elle a repris du poil de la bête depuis ! Elle accompagne maintenant ses éleveurs qui vendent des produits cosmétiques à base de lait d’ânesse sur les marchés locaux. Cela semble lui plaire. Et je retourne souvent la voir : elle me reconnaît très bien et nos retrouvailles sont toujours une fête !

    Les chemins de Saint-Jacques avec un âne : est-ce une aventure que vous conseillez ?

    Je le conseille, bien sûr, dans la mesure où l’âne est un animal merveilleux, intelligent et drôle, un incroyable vecteur de rencontres et un compagnon extraordinaire. Néanmoins, il faut être conscient des contraintes logistiques que sa présence génère, surtout en Espagne, et se rappeler que son bien-être passe avant celui du pèlerin. En tout cas, si c’était à refaire, je repartirais avec Pépite sans aucune hésitation !


    COUVLIVRE

    A lire : Caroline de Danne, Compostelle au pas de l’âne, Médiaspaul (coll. « Grands témoins »), 200 p., 18 euros

    A consulter : Le site Internet de Jacques Clouteau.

    source http://www.pelerin.com

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  • Je ne suis pas vieille puisque je suis mamie ! »

    source Tout-tv

    source de l'image ICI Tout.tv

    Mais je blague bien sûr !

     

    Je suis vieille et j'accepte, sans nostalgie, cette réalité. Mon corps me le montre, me le fait sentir, même si mon esprit reste ou devient jeune ! Lorsque je pose à plat, mes mains sur la table, je vois une peau toute fripée, toute ridée, je vois mes veines qui font des bosses et je ne pensais pas en voir autant ! « Qui voit ses veines, voit ses peines ! » dit-on ! Et je vois ma peau translucide, je vois les tendons bouger lorsque je referme la main !

    Je suis vieille, « de cette vieillesse à venir qui apporte souffrances et maladies », de cette vieillesse qui n'incite pas à regarder vers l'avenir, qui incite à se tourner vers le passé. Je suis heureuse de tout ce chemin parcouru, de cette vallée de larmes dues à tant de renoncements mais je vois aussi tant de joies dans ma marche avec les autres, de toutes ces conquêtes ensemble, de tout cet amour que les autres m'ont donné et celui que j'ai porté aux autres ! Oui, je suis heureuse de tout ce chemin parcouru qui a fait de moi une femme combattante, libre et en paix.

    Je suis heureuse car l'amour a brisé mes entraves.

    Je suis aussi heureuse de voir la marche des autres, de les voir grandir, devenir elles-mêmes, eux-mêmes...

    Je suis reconnaissante envers toutes les personnes qui m'ont aidée à grandir, à avancer !

    Je suis heureuse car j'ai réussi à vaincre le virus de la mauvaise conscience.

    Lorsque le stress monte en moi, j'ai trouvé un antidote merveilleux pour étouffer cette « malfaisance » ! Me sentir aimée et aimer les autres !

    J'aime et le reste me sera donné par surcroît !

    Je suis vieille et je suis heureuse et je peux dire comme Syméon « Tu peux maintenant laisser partir en paix ta « serviteur.e »

    Et je vois maintenant l'image de moutons vivants au milieu des loups ou encore, cette autre image forte de paix, ce moment du soir lorsque, dans la savane, tous les animaux se retrouvent au bord du marigot pour se désaltérer !

    Paix , Joie  et Espérance!

    Alice

    P.S. J'ai choisi « serviteur.e » car je n'aime pas le mot « servante ».

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  • Alice nous propose ce qui suit…

    Texte trouvé sur le site Servir ensemble

    Une femme peut-elle prêcher et devenir pasteur?

     Une femme peut-elle prêcher et devenir pasteur?

    Dr. Matthias Radloff a écrit une thèse de doctorat sur cette question. Il était convaincu qu’une femme qui prêche et un pasteur de sexe féminin étaient deux erreurs imaginées et propagées par ceux qui méprisent l’enseignement de la Bible.

    Des centaines de lectures et quatre années de réflexion l’ont amené à cheminer avec ce sujet. Il s’est heurté aux questions d’interprétation des textes, mais aussi à ses résistances intérieures et à celles de l’Église. Dans cet article, il retrace son parcours, ses questions et ses conclusions.

    « Une femme qui prêche et un pasteur de sexe féminin sont deux erreurs imaginées et propagées par ceux qui méprisent l’enseignement de la Bible. » Voilà ce que je vous aurais dit, il y a dix ans, si vous m’aviez demandé mon opinion sur le sujet. Mais il me restait des questions sur des points mineurs pour lesquelles je n’avais pas de réponse. Et les réponses que je trouvais auprès d’amis ne me satisfaisaient pas toujours.

    Si dans 1 Corinthiens 14 :34ss, il est dit que la femme doit se taire, comment se fait-il qu’elle peut prophétiser (1 Cor. 11 :5) ? Comment se fait-il que des sœurs ont le droit de prier à voix haute dans nos églises ? De quel droit peuvent-elles donner un témoignage ? Pourquoi leur est-il permis de poser des questions lors des études bibliques, puisque le texte dit qu’elles doivent les poser à leur mari une fois retournées chez elles ? Et pourquoi une missionnaire de retour de son champ de mission  a-t-elle le droit de faire un rapport qui, souvent, n’est pas autre chose qu’une prédication ? Si 1Timothée 2 dit bien que la femme n’a pas le droit d’enseigner, nous situons généralement cet enseignement dans l’église. Mais ce passage ne parle pas d’activités réservées aux seules réunions d’église (cf.v.15)[1]. Si la femme n’a pas le droit d’enseigner, pourquoi peut-elle enseigner des enfants, ceux-ci étant plus crédules que des adultes ? De quel droit peut-elle enseigner des femmes sur autre chose que d’aimer leurs maris ? [2] Comment se fait-il qu’elle peut enseigner par la page écrite, dans les écoles bibliques et sur le champ de mission ? Si la femme  se trouve dans un petit groupe biblique, de quel droit peut-elle partager une leçon tirée d’un texte[3] ?  Si la femme  ne doit pas prendre autorité sur l’homme, comment se fait-il qu’elle dirige des chorales mixtes ? Comment se fait-il qu’elle organise des fêtes d’églises ? LIRE LA SUITE AVEC LE LIEN SUIVANT... 

    Télécharger « Alice nous propose ce qui suit.docx »

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