• Pour avancer sur le chemin de notre Liberté.

     

    Nous passons toujours à côté de nous-mêmes, j'allais dire sans prendre la peine de nous regarder.

    Vous allez certainement vous demander ce qu'il m'arrive. Si je ne suis pas tombé ce jour sur la tête au point de faire une crise d'égotisme névrotique.
    Si je n'ai pas passé ma journée, entre deux jeunes en difficulté, à me contempler dans un miroir.

    Pas du tout, je veux parler de progression spirituelle, notamment par l'intermédiaire du Journal intime.
    Imaginez combien de gestes nous faisons dans une journée sans en prendre conscience.

    Or, tous les soirs en rentrant du travail ou de ses occupations. Il est bien de prendre, ne serait-ce qu'un quart d'heure pour écrire ce que nous avons vécus.
    Comment me suis-je comporté, Seigneur, avec ce sempiternel emmerdeur que je refusais d'écouter. Et pourtant, je faisais semblant.

    Comment as-tu été présent ce jour Ô Christ, dans les moindres battements de mon cœur et dans les interstices de mes pensées.
    D'ailleurs, étais-tu au centre de mon être aujourd'hui ?

    Regarde comment, j'ai envoyé balader loin de moi celui qui voulait se confier.
    Ah ! ce matin quand même mes prières ont touchées ton sourire d'Amour, non ?
    Voilà, les événements que nous pouvons écrire au fil des jours, des années.
    Puis, nous devons laisser reposer le cahier sur lequel nous écrivons pour le relire par la suite.

    Avons-nous progressé, stagné ou régressé ?
    Si tel est le constat, alors il est temps de se reprendre.
    D'abord, demander pardon à Dieu pour toutes ces négligences volontaires ou involontaires.

    Mais, demander Pardon en Vérité. Pour que celui-ci nous soit accordé afin de repartir sur de bonnes bases.

    Et ne pas cesser de tenir chaque jour ce cahier, témoin de nos combats, nos lâchetés, nos petitesses et parfois, notre grandeur insoupçonnée.
    Cela paraît simple, presque sans intérêt et pourtant, je puis vous assurer que sa puissance sur notre épanouissement spirituel est démontré.
    Notre journal intime s'adresse en fait, dans nos questions intérieures, directement à Dieu.

    Son Amour se penchera sur votre quotidien pour vous faire remarquer vos manquements.
    C'est un retour vers Soi plus que nécessaire. J'allais dire vital pour avancer sur le chemin de la Liberté spirituelle.

    Surtout, cachez ce cahier. Il est le livre de votre Vie. Nul n'a le droit de le toucher. Encore moins de l'ouvrir pour lire vos sentiments profonds.
    Écrire une page sur son journal intime chaque soir, c'est louer Dieu par une prière personnelle.

    Elle ne pourra que vous concentrer sur l'essentiel.
    Et vous finirez par changer progressivement au fil du temps. Sans vous apercevoir que c'est votre Journal qui vous fait maintenir le cap.

    Tous les grands spirituels rédigent un journal intime. Ce qui leur permet de progresser humainement et spirituellement dans leurs relations avec autrui et Dieu.
    Essayez et vous verrez. Votre Vie s'en trouvera transformée et plus forte, dans le sens où ce que vous ferez dans l'ordinaire de vos journées sera extraordinaire.

    Commencez par comment ai-je aimé, aujourd'hui ? Ma femme, mes amis, mes rencontres, mes collègues...Comment ai-je réagi devant certaines insultes ? Puis, notez sans vous juger.

    Vous ferez un travail d'introspection, plus tard. Lorsqu'une semblable situation se présentera.

    Mais, la question primordiale est celle de la qualité de notre Amour. En effet, sur terre nous sommes faits pour aimer et être aimés, rien d'autre.
    Le reste est secondaire... !

    Tout découle de notre capacité à Aimer.

    Bruno LEROY.

    source  http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • Vacances éternelles gravées dans le ciel.

    brunoVacances éternelles gravées dans le ciel. - Bruno

    Les larmes de la mer font pleurer l’atmosphère,
    Je demeure solitaire devant ce spectacle extraordinaire,
    Immobile, méditatif, contemplatif le cœur en prière,
    La Beauté appartient à Dieu seul,
    Mais il nous la partage par Amour,
    Pour que nous sentions sa présence dans les paysages,
    Ces multiples visages apparaissent dans le vent, le soleil,
    Dans ce que notre âme puisse ressentir comme merveilles,
    Laissons la lumière de la vie envahir nos vacances,
    Laissons les jours se savourer à la douceur de Son amour,
    Laissons le silence nous parler intérieurement en conscience,
    Les Vacances ne sont pas des instants de repos stériles,
    Mais des moments intenses d’adoration fertile,
    Vivons nos Vacances dans la plénitude de l’être,
    Dans la splendeur des Forêts aux mille verts étranges,
    Dans le plaisir d’écrire une carte postale avec lenteur,
    Les Vacances sont un renouveau de notre façon de voir,
    Les choses avec calme, sérénité et la lenteur du cœur,
    Ah ! Si toute l’année nous étions en Vacances,
    De nous-même et des autres de temps en temps,
    Nous pourrions retrouver Dieu en harmonie,
    Et mieux aimer autrui sans juger avec précipitations,
    Mais avec la profondeur du Sage qui sait les raisons,
    De nos énervements et de nos futiles décisions,
    Soyons en Vacances toute l’année et prions,
    Pour que notre équilibre intérieur soit maintenu,
    En nous souvenant parfois de ces beautés côtoyées,
    Ainsi le paradis des Vacances deviendra source dense,
    Dans laquelle nous puiserons notre Force d’aimer toute l’année.
    Ah ! Si les Vacances devenaient riches d’intériorité,
    Nous pourrions en conserver la mémoire à volonté,
    Pour nous apaiser,
    A nous de vivre des Vacances éternelles gravées dans le ciel.
    Pour que nos prières se souviennent… !

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • L’escalade de la violence !

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    Y a-t-il quelqu’un sur cette planète qui n’associe pas spontanément le 11 septembre à l’attentat contre le World Trade Center à New York en 2001 ? Y a-t-il quelqu’un sur cette planète qui ne se sente pas concerné par le terrorisme ? Pour en avoir peur ? Pour s’en défendre ? Pour le souhaiter ? Pour y participer ? D’un côté comme de l’autre, victimes ou agresseurs, nous sommes atteints par le phénomène de la violence et de la terreur. 

    Ces jours-ci, les journaux et les émissions d’affaires publiques analysent presque ad nauseam ce qui s’est passé. « Tout n’est plus comme avant ! », finit-on par conclure...

    Tout n’est plus comme avant et pourtant nous agissons et réagissons comme avant... Le tango de la violence reproduit en 2019 les pas de danse qu’il a inventé à l’apparition des premiers humains. Les partenaires se giflent à qui mieux mieux. Pierre frappe André. André réagit spontanément en frappant à son tour. Gifle pour gifle ? Pas tout-à-fait. À une première gifle, André en ajoute une deuxième pour essayer de contrôler Pierre par la force. Mais Pierre ajoute trois gifles pour avoir le dessus lui-même. Et ainsi de suite. On appelle cela : une escalade.

    L’escalade de la violence !

    Les humains ont cette drôle de manie de se copier sans cesse. Surtout quand il s’agit de la haine, de la terreur, de la vengeance. Les savants ont mis au point le clonage des animaux et certains rêvent d’en faire autant chez les humains. Leur trouvaille, cependant, n’est pas neuve. 

    Nous faisons du clonage depuis qu’il existe deux êtres humains sur cette planète. Nous avons inventé la concurrence en essayant de nous dépasser mutuellement : « Caïn sera vengé sept fois mais Lamek soixante-dix-sept fois » (Genèse 4, 24). Pour exercer un certain contrôle, Moïse a inventé (en collaboration avec Dieu, bien sûr !) la loi du talion : « Si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure » (Exode 21, 23-24). Net changement dans le traitement de la vengeance, mais copie encore. Copie conforme même ! 

    Il paraît que nous aurions le mime inscrit dans nos gênes. Nous serions plus singes que nous le pensions ! C’est le philosophe et anthropologue René Girard qui le dit : « L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la ‘différence’, alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la ‘concurrence’, la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. 

    La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde ‘différent’ du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette ‘différence’ qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. Les rapports humains sont essentiellement des rapports d’imitation, de concurrence. » 

    Quand l’ennemi a frappé, le cow-boy américain a sorti ses fusils et il se garde le doigt nerveux, pas loin de la gâchette. Il est prêt à tirer sur tout ce qui bouge. Après tout, il a le monopole sur son cinéma. Pas question qu’on le copie sans qu’il copie à son tour, et en mieux. Ces jours-ci, il cherche tout ce qu’il pourrait déplumer. Il préférerait scalper des mannequins de vitrine plutôt que de laisser la vedette à l’adversaire. Bref, notre voisin et pseudo-allié veut faire peur, plus que tous les Ben Laden de la terre. 

    Une autre voie. 

    Il n’y a pas d’avenir dans le mime et la copie conforme ! Surtout quand il s’agit de violence et de terrorisme.

    Les humains ont l’instinct de domination ancré au fond du coeur. Si cet instinct n’est pas canalisé, il peut les détruire. Rien de moins.

    N’y a-t-il pas d’autres façons de partager la planète ? N’y a-t-il pas d’autres moyens d’entrer en relation les uns avec les autres sur cette terre ? Un certain Jésus (il y a plus de 2000 ans !) a prôné une idée, une autre voie : le pardon et même l’amour des ennemis !

    Danger à l’horizon, direz-vous ! Avec une telle idée, finie alors la justice et vive la persécution ? 

    Non, si le pardon est dialogue et recherche de vérité. Non, si l’amour de l’ennemi est guérison mutuelle des belligérants. Non, si le pardon et l’amour font chercher les causes profondes au lieu de se contenter de cataplasmes superficiels. L’idée de Jésus est utopique, il faut en convenir ! Mais son utopie s’appuie sur une confiance et une conviction : chaque être humain porte en lui-même assez de bonté pour inventer de l’harmonie et construire la paix avec les autres. 

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • REGARDER AVEC LE CŒUR.

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    Dieu pose sur nous un regard d’amour qui ne juge pas et ne condamne pas. Tel est le regard de Jésus. Parce qu’il regarde l’homme avec amour, avec son cœur, son regard est capable de susciter la vie, de faire naître l’amour et de récréer l’homme.

    Le regard en langage humain est l’expression la plus vivante des sentiments profonds de la personne (Cf. E. Levinas). Le regard humain s’origine dans le regard de Dieu, un regard dont la qualité est d’être éminemment poétique. Poétique selon la racine grecque du verbe créer, avec les spécifications qui s’y ajoutent : causer, faire devenir, donner la vie, inventer, imaginer, tenir grand compte de, faire avec art... La Révélation biblique est le fruit de ce premier regard, expression d’un étonnement poétique. Le regard de Dieu est saisi comme la manifestation de respect pour l’être humain, une marque de déférence en laquelle tout individu a « du prix à ses yeux » (Is 43, 4 ; 49, 16). En son origine, le regard de Dieu sur l’homme est fait d’étonnement et d’émerveillement « Dieu vit que cela était bon » (Gn 1, 31). Ce regard de l’artiste Divin est un regard créateur, un regard poétique, de l’aspect unique, de la valeur de chaque être humain... De dire d’André Frossard : « Dieu ne se sait compter que jusqu’à un ». À ses yeux, chacun se révèle comme une personne originale et irremplaçable... 

    L’Évangile souligne que tout se joue et se situe dans la manière de regarder. Il y a voir et voir. Dieu pose sur nous un regard d’amour qui ne juge pas et ne condamne pas. Tel est le regard de Jésus. Parce qu’il regarde l’homme avec amour, avec son cœur, son regard est capable de susciter la vie, de faire naître l’amour et de récréer l’homme. Il a suffi d’un regard d’amour pour que la Samaritaine reconnaisse son péché et que, de son cœur desséché, jaillisse le désir de Dieu, l’eau vive qui fait d’elle l’apôtre de son village (Jn 4, 1-42). 

    Il a suffi d’un regard d’amour pour que Zachée, bouleversé dans son cœur, s’ouvre au partage et à l’espérance (Lc 19, 1-10). Il a suffi d’un regard d’amour pour que la femme adultère reçoive la lumière qui la relève, la libère du péché et de sa honte (Jn 8, 1-11). Il a suffi d’un regard d’amour pour que Marie-Madeleine renaisse à la tendresse et à l’amour vrai (Lc 7, 36-50). Il a suffi d’un regard pour que l’aveugle-né prenne sa vie en mains (Jn 9, 1-41). Il a suffit d’un regard pour que les disciples quittent tout et suivent Jésus (Jn 1, 35-48). Il a suffi d’un regard d’amour pour que Marie, Mère de Jésus devienne Mère de l’Église (Jn 19, 26-27). Il a suffi d’un regard pour que Pierre ose à nouveau dire au Seigneur : « Tu sais tout, tu sais que je t’aime » (Jn 21, 15-19). 

    Parce que Jésus regarde avec son cœur, il voit ce que personne ne peut voir. Dans la piécette de la veuve, il a reconnu la générosité d’un cœur qui aime Dieu plus que tout (Lc 21, 1-4). Dans le parfum de Marie-Madeleine, dans son geste de tendresse, il a saisi et pris la défense d’un grand amour (Lc 7, 36-49). Ainsi, Dieu et l’homme deviennent « entrailles de mère » d’abord par le regard. Le regard est la fenêtre du cœur. Par lui le cœur voit, s’éprend, s’émeut, s’ouvre ou se ferme. 

    Le regard est premier et décisif. Il est créateur de vie ou destructeur d’espérance. Tout peut exister par un seul regard comme tout peut être détruit. Le regard est important. En hébreu, le même mot signifie le regard et la source. Le regard est la source de l’homme. Jésus dira : « L’œil est la lampe du corps » (Lc 11, 34), c’est-à-dire la source de la lumière. Par ce regard, l’homme se remplit de beauté ou de laideur, d’amour ou de haine. Le regard est vraiment une source pour l’homme et, par lui, l’homme peut être une source pour les autres. 

    Par le regard, nous avons le pouvoir de devenir « entrailles de mère » qui donnent la vie ou la refusent, la font naître ou avorter. Nous accueillons l’autre et le laissons entrer en nous par le regard avant même que nous lui avons ouvert les bras. Le prêtre et le Lévite ont vu l’homme étendu à terre avec le regard de la loi. Le Samaritain l’a vu avec le regard de la miséricorde, avec, dans son cœur, le regard de Dieu. Le miracle de la miséricorde s’est alors produit (Lc 10, 29-37). Se faire le prochain de Dieu ou de l’homme, c’est l’accueillir en notre cœur et avec notre cœur par le regard, un regard éclairé par l’Esprit jailli du cœur du Christ. 

    Regarder avec le cœur, c’est découvrir en l’homme cet « essentiel invisible aux yeux », cette part de beauté, de noble, de pur, de bon qu’il y a en chaque être malgré des apparences contraires. C’est voir l’homme d’abord, et non son péché ou sa faiblesse. Regarder avec le cœur, c’est voir en chacun ce qu’il a de meilleur, ce en quoi il est « à l’image de Dieu ». Regard de miséricorde, né de l’amour, celui-ci est porteur de vie, créateur de vie, de joie et d’espérance. Il est capable de faire exister ce qui n’était pas et de donner vie à ce qui était mort. 

    Un petit conte d’Henri Nouwen, théologien hollandais, illustre admirablement ce que le regard du cœur est capable de réaliser. « Un jour, écrit-il, un sculpteur était en train de travailler un grand bloc de marbre. Un enfant le regardait et voyait des morceaux qui tombaient par terre. Ne comprenant pas, il s’en va. Au bout de quelques semaines, il repasse chez le sculpteur. Et voilà qu’à la place du bloc de marbre il aperçoit la statue d’un superbe lion. 

    Tout surpris, il demande au sculpteur : comment as-tu su qu’il y avait un lion dans le marbre ? Parce que mon cœur savait qu’il y était, répondit le sculpteur ». N’est-ce pas le regard de Jésus ? Regarder l’autre avec le cœur comme le sculpteur, c’est lui permettre d’exister, c’est faire apparaître ce qu’il y a de meilleur en lui. En chacun de nous, en chaque homme, il y a un « lion », une « merveille » à découvrir ou à faire naître. Dieu sait dans son cœur qu’en tout homme, il y a un fils. 

    Saurons-nous, en regardant cet homme, y reconnaître un frère à aimer et à faire exister selon l’admirable parabole de ce rabbin qui, pour mettre à l’épreuve ses disciples, leur posa un jour cette question : « - À votre avis, à quoi peut-on distinguer le jour de la nuit ? Comment peut-on reconnaître le moment où la nuit s’achève et où le jour commence ? - C’est dit l’un, quand on peut distinguer un chien d’un mouton. - Non ! dit le rabbin. - C’est, enchaîna un autre, quand on peut reconnaître la différence entre un figuier et un dattier. - Non ! dit le rabbin. - C’est peut être, se hasarda un troisième, quand on peut, à distance, différencier un homme d’une femme ? - Pas du tout ! répondit le rabbin. 

    Puis il ajouta après un long moment de silence : Tant que tu n’as pas encore reconnu dans le visage de tout homme un frère à aimer, il fait encore nuit dans ton cœur. »

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • Papa ce que tu as semé sur Terre poussera à travers tes enfants.

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    Tu étais un amoureux fou de la vie. Tu admirais la beauté des choses et de la Nature.

    Ton jardin était le lieu dans lequel tu te ressourçais. Tu admirais les fleurs, leurs divines couleurs et leur délicat parfum. Les senteurs de l’herbe coupée au matin, je m’en souviens encore… Ton paradis terrestre, tel un Eden secret embaumait notre cœur d’enchantements et d’émerveillements.

    Tu avais décidé de profiter pleinement de ta retraite. Il est vrai, que tu avais tellement donné à ton entreprise durant des années. J’ai appris, il y a quelques temps seulement que tes débuts furent difficiles. Ton salaire et celui de maman étaient trop justes pour payer les traites de la maison. Alors, dès 5 heures du Matin tu allais aux Halles de Lille pour décharger les camions avant de reprendre ton travail de la journée. Heureusement, ton ascension hiérarchique. dans l’entreprise mit un coup d’arrêt à ce sur-travail physiquement épuisant.

    Tu avais aussi vocation de nous élever depuis la mort de maman. Et je puis affirmer que cette tâche ne fut guère aisée avec nos personnalités tranchantes et complexes. Mais, tu réussis à nous édifier si puissamment que nos pieds sont ancrés dans la terre ferme de l’existence.

    Tu nous as inoculé ta force sereine.

    La retraite n’était guère pour toi un retrait , un isolement de la vie sociale. Tu aimais tout être rencontré et ta bienveillance te portait à aider ton prochain comme un ami, comme un frère ou une sœur.

    Tu voyageas des Antilles en passant par l’Espagne et d’autres Pays encore par passion de découvrir d’autres humains, d’autres façons de vivre et de penser.

    Tu étais d’une authentique Bonté. Ce mot résonne dans certaines consciences telle une faiblesse. Alors, que la véritable Bonté n’est pas mollesse mais force intérieure et affirmation de soi.

    Puis, la maladie fit son chemin sans te prévenir. Tu conservais ton sourire et ton rire pourtant empreints d’une certaine inquiétude. Et lorsque tu perdis du poids. Nous ne savions pas à cette époque que tu devinais déjà presque tout sur ton état de santé. Lors d’une simple conversation, tu dis à ta compagne Chantal que tu étais gravement malade mais, que cela serait un tremplin pour vivre plus intensément l’instant présent dans la joie et vers d’autres voyages. Tu me téléphonais souvent en me disant de profiter de la vie car, celle-ci est bien courte. Je ne pouvais qu’acquiescer à cette philosophie. J’ignorais qu’entre les mots, tu parlais de ta maladie.

    Ensuite, tes forces physiques te lâchèrent progressivement. Nous le constations chaque semaine en te demandant de faire des examens que tu refusais énergiquement. Je pense que tu avais opté pour une autre démarche, celle de combattre envers et contre tout. Tu me dis cette phrase admirable que je retiendrai toujours : «  J’ai confiance aux forces de la nature, j’ai confiance aux puissances de la Vie, elles ne m’abandonneront jamais ». Cette phrase à elle seule résume le combat impitoyable que tu menas contre cette exécrable épreuve. Ce mal dont tu connaissais parfaitement le nom tout en simulant de n’en rien savoir pour ne pas nous blesser.

    Ta volonté d’acier te maintenait debout. Tu ne gémissais jamais sur cet implacable destin à assumer.

    Ton adage était que vaincre ses peurs est une preuve de courage.

    Ton amour de la Vie et des êtres reprenait le dessus sur tes souffrances.

    Les médecins ne te donnaient que quelques semaines. Ton combat de chaque moment dura plus de quatre ans. Tu as fait mentir le corps médical et tant mieux !!

    Plus je réfléchis et plus je prends conscience que ton témoignage nous lègue une philosophie pratique. Aimer l’existence, aimer les autres sans préjugés, construire son bonheur sans qu’il fasse ombrage aux éprouvés, au contraire être contagieux dans cette façon de regarder les événements. Et surtout, ne jamais baisser les bras face aux adversités. Je pourrai énumérer encore bien d’autres qualités. Mais, tu me rétorquerais que j’ai oublié tes défauts. Tu as raison Papa. Tu n’étais pas un saint, comme chacun d’entre nous, juste un humain qui savourait la Vie et qui n’en abusais point. Bien-sûr, ta présence reste toujours à mes côtés.

    Bien-sûr, notre cœur saigne de ton absence. Bien-sûr, le soleil se lève toujours à l’Est, sans que tu sois là. Bien-sûr, un chapitre se ferme sur le grand livre de la Vie.

    Saches que mes frères et moi, sommes prêts à écrire la suite de cet ouvrage. Tout en laissant aux générations suivantes le soin de le parfaire en ne mettant jamais le mot fin.

    Papa, en ce jour où tu rejoins le cœur de Dieu. Le Royaume de l'infini.

    Je te dis A…Dieu ainsi que toutes les personnes ici présentes.

    Un jour viendra où nous nous retrouverons. Mais en attendant, nous nous souviendrons de la force de ton amour et de ta tendresse. Nous aimerons notre prochain comme tu as aimé. Et nous nous battrons pour que chacun puisse connaître le Bonheur. Nous appliquerons l’essence de ta philosophie qui déjà nous habite.

    Papa, tu nous manques et pourtant, ce que tu as semé sur cette Terre poussera à travers tes enfants.

    Pour tant de Bonheur grappillé aux moments onctueux des jours. Pour tant de combats menés comme une force de vivre au-delà de tout. Pour tant d’échecs dont tu nous as appris à nous relever sans jamais baisser les bras. Pour cette Joie que tu véhiculais en nous comme une brûlante tendresse. Tu nous as également prouvé qu’un homme qui va mourir nous éduque parfois plus à la vie que les vivants eux-mêmes.

    Pour ce que tu as représenté d’admirable pour nous. 

     Nous te remercions Papa pour tout ce que tu as fait pour nous et te souhaitons un paisible repos dans les bras d’un Dieu d’Amour dans lequel tu te reconnaîtras pour l’éternité. Amen !

    Bruno LEROY.

    source brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • La Pentecôte cet Hymne de la Vie dans l'Esprit.

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    L'Amour est cette sève qui nous vient de l'Esprit-Saint.


    La pentecôte est là pour nous rappeler l'importance de Son action dans nos vies si misérables, sans dimension spirituelle. Les charismes de l'Esprit sont essentiellement de mettre notre confiance en Dieu et, en Lui seul. Le manque de confiance génère l'angoisse, la peur, l'indifférence et l'insoupçonnable individualisme consistant à se penser indispensable. L'Esprit est ce Souffle qui nous mène sur les chemins divers de l'imprévu.

    Tant que notre mystique reste basée sur l'Amour Universel, nos craintes n'ont aucune prises sur les pauvres hères que nous sommes. Souffle qui donne une respiration nouvelle à notre Existence. L'Esprit, nul ne sait où Il va et pourtant, notre devoir de chrétiens ( nes ) est de Le suivre dans ses moindres pas. Il reste notre soleil intérieur, lorsque la tempête veut bouleverser nos horizons paisibles.

    Il nous bouscule telle une flamme qui nous consume dans la joie de sa présence. Il renverse les tables des marchands pour faire table rase de nos superficialités. Il nous inculque les valeurs existentielles qui nous permettent d'avancer contre vents et marées. La pentecôte n'est pas un jour unique sur un calendrier, une date qui serait vite effacée. Tous les jours que Dieu fait, Son Esprit nous invite au festin de Ses desseins.

    Bien-sûr, tout cela en fonction de nos dons et de notre intensité de prière. Prier, c'est parler à Celui qui fait battre nos cœurs aux rythmes de Son Amour. C'est Lui dire, je t'Aime, comme un amant qui comble nos jours. L'Esprit nous donne la Force de combattre tout ce qui pourrait entraver notre marche vers le Christ. Le combat spirituel que nous menons afin que notre société recouvre ses valeurs Humaines et non basées uniquement sur l'argent qui, sait toujours diviser les hommes quand ils doivent s'unir.

    Oh ! Esprit-Saint, c'est un Hommage que je te donne avec mes Frères et Sœurs souffrants et tous les êtres sur cette terre que j'aime puissamment. Oui, c'est un Hymne à la vie dans l'Esprit, une pentecôte vécue à l'infini de nous-mêmes. Celle qui nous fait dépasser toutes frontières, tous formalismes pour entrer dans la pâte Humaine et donner la Lumière qui habite nos âmes. Puisse la pentecôte nous donner cette éternelle saveur de nous savoir aimés de toutes éternités. Mon Dieu, grâce à Ta présence d'Amour et la persévérance de nos prières, dans cette contemplation-action, nous donnerons un visage habité d'Espérance dans ce monde qui en manque tragiquement.

    Heureuse pentecôte, Frères et Sœurs et que Dieu vous ravive de sa fraîcheur aimante !

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • L'Ascension élève notre Foi en l'Espérance.

     

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    Le chrétien ne place pas son Espérance dans les modèles de société, dans les objets, dans les idéaux, mais bien en quelqu'un : Jésus-Christ, Fils de Dieu.

    Pour le chrétien, le surgissement de Jésus, homme et Dieu, est dans l'histoire ; il est l'annonce de la fin, la voie de la fin réalisée et à réaliser encore.

    Dans tout l'Évangile, Jésus annonce que le Royaume de Dieu s'est approché par sa personne, qu'il est déjà présent et que cependant il doit encore venir. 

    A ceux qui veulent un roi qui éliminera les Romains pour enfin clore l'attente, à ceux qui veulent un Maître qui réalisera le Royaume et fermera l'histoire, Jésus répond en refusant toute annexation ; il se met à l'écart et recrée une distance dans l'attente pour que le désir de ce qui n'est pas encore et de ce qui doit encore venir, s'avive de commencement en commencement sans jamais se clôturer dans l'instant présent, dans l'histoire présente. 

    A ceux qui sont tentés de désespérer, de se résigner ou de se consoler dans l'espoir d'une fin hors du temps, au-delà du temps, Jésus répond en disant que le Royaume est déjà là ; il multiplie les gestes de libération : " Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres " ( Lc, 6, 22 ). 

    Pour les chrétiens aussi, le Christ est présent et pourtant il est encore Celui qui doit venir. Il nous quitte et reste parmi nous. Boutade ? Non. Par sa vie et par sa mort, par la manifestation de sa résurrection et par son ascension où il se dérobe à notre volonté de le retenir et de le posséder, Jésus nous révèle que la présence passe par l'absence. Contre toute attente qui réduirait jésus et son message à une fin mondaine, le christianisme réinstaure l'homme en relation à Dieu et refuse le rêve des espérances purement horizontales. Jésus est celui qui ouvre l'histoire humaine à Dieu en lui interdisant de se clôturer sur-elle même ou de croire qu'elle peut réaliser le Royaume de Dieu. 

    Mais contre toute attente qui réduirait Jésus et son message à une fin hors de l'histoire humaine, le christianisme réinstaure l'homme en relation avec Dieu et aux autres hommes dès maintenant et refuse le rêve des espérances purement verticales. Jésus est l'irruption du Royaume de Dieu dans notre histoire ; il ouvre dès maintenant le temps de Dieu et la libération des hommes. 

    Ni hors de l'histoire, ni dans l'histoire exclusivement, l'Espérance chrétienne vit le paradoxe de devoir réaliser l'attente et en même temps de la déplacer constamment sans la fixer. L'Espérance chrétienne au nom de Jésus-Christ prend corps dans le temps sans cependant jamais s'y enfermer. 

    Le Royaume de Dieu est donc présent dans la pratique du croyant comme une instance critique permanente, une force de contestation qui l'empêche de se satisfaire de ce qui est, qui réveille son Espérance et l'ouvre sans cesse à un avenir qui transcende l'horizon de l'histoire. Seule est véritable la Foi qui se fait Amour, vérité et Justice, indivisiblement. 

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • Jean Vanier la peur reste la grande question Humaine.

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    LA PEUR, LA GRANDE QUESTION HUMAINE

    "J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché." (Gn, 3, 10) Dans la Genèse, Adam avoue à Dieu sa peur parce qu'il est nu : la nudité, pour Jean Vanier, est ici le symbole de notre faiblesse. De quoi a-t-on peur ? On a peur "de nos fragilités, de nos manques, nos vides".
     

    PEUR DE L'AUTRE, PEUR DE SOI

    "C'est peut-être ça une des plus grandes peurs : que l'autre découvre ma faiblesse", dit Jean Vanier. Le désir d'être respecté, honoré, vu comme quelqu'un de bien, bien souvent nous constitue et fait partie de notre identité. Parfois on confond cela avec le besoin d'être aimé.
     

    DANS UN MONDE COMPÉTITIF, SE DÉCOUVRIR TOUT AUTRE

    Dans un monde où l'on fait plus volontiers le pari de la force, de la compétitivité, il nous faut parfois vivre une épreuve pour comprendre les choses autrement. Mauvaise santé, rejet, perte de travail... Quand on subit une perte, cela nous amène à nous mettre sur un autre niveau. "Si je subis une perte et que quelqu'un m'aime et me respecte, je découvre autre chose." C'est l'exemple d'Ignace de Loyola, grand chef de guerre au XVe siècle en Espagne, qui a vécu un changement radical et profond à la faveur de l'épreuve de la maladie. "Être aimé dans sa faiblesse", cela provoque une joie d'être aimé pour ce que l'on est.

     

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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    Artisan de notre Bonheur comme de nos tourments.

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    Il est des jours emplis de douceur où la paix vient habiter le cœur. Puis, la joie indicible jaillit de chaque extrémités du corps. C'est en cela que nous savons la présence ontologique de l'Esprit-Saint en nous. Tout ce qui paraissait terne devient lumineux dans un enchantement venu des tréfonds de l'âme.

    Tout cela explique cette allégresse débordante sans être hystérique, que nous vivons chaque jour à chaque instant.
    Écouter de la musique est un ravissement pour l'esprit.
    Lire un livre est un enrichissement pour l'esprit.
    Marcher sur l'herbe mouillée est une grâce pour le corps.
    Courir dans les caresses du vent est une splendeur pour l'esprit et le corps.
    Tous les problèmes insurmontables semblent s'éteindre soudainement.
    Ce n'est guère une illusion, ils sont morts au profond de la mémoire.

    Notre attention est fixée et non figée sur les beautés de la vie. Et sur l'amour que Dieu dépose en nous.
    Nous devons cultiver notre regard pour en extraire la quintessence de l'espérance chrétienne.
    Être heureux ne signifie pas que nous oublions ceux et celles qui souffrent, au contraire.
    Nous voici aptes aux plus âpres combats contre les injustices criantes et les oppressions des peuples muselés.
    Essayons de chercher le bonheur dans le cœur de Dieu pour réchauffer les victimes de la crise.

    Ceux qui sont tombés du train rapide, trop violent de nos sociétés mercantiles.
    Puissions-nous chaque instant de notre humble existence, ne jamais oublier que ces autres sont prioritairement nos frères et nos sœurs en Christ.
    Nous avons trop tendance à l'ignorer souvent de peur d'être ramenés à la triste réalité.

    Celle que nous pouvons assumer par la prière, la foi et l'espérance en un avenir meilleur.
    Dieu a besoin de nos bras, nos mains, notre cerveau pour bâtir le monde de demain.
    Il peut compter sur moi et sur nous, porteurs d'une spiritualité incarnée.

     

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • La joie ce soleil sur notre visage de Ressuscités.

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    La vie dans l'alliance est une manière de marcher et de se frayer un chemin dans l'existence. Il est le chemin qui conduit à faire la vérité, à perdre sa vie et à la recevoir en retour comme lui-même a perdu la sienne et l'a reçue en retour luxueusement de son Père. La vie dans l'alliance imprime donc à l'existence un mouvement qui la porte constamment vers l'avant, de commencement en commencement, sans fixation ni nostalgie. Elle est donc passage, traversée, exode : travail de la vie à travers la mort, car il n'est pas de traversée sans abandon.

    Aussi bien la vie dans l'alliance permet-elle d'affronter la mort sans dépit car, il y a identité entre l'amour et le mystère pascal. Étant donné la charité, la mort n'est plus vécue comme ce qui entraîne à la désespérance, mais comme l'occasion de donner sa vie comme on l'a reçue, gratuitement, ou, en d'autres termes, de se rendre dans un geste d'abandon. L'espérance chrétienne est la capacité de vivre dans le temps, de vieillir et même de mourir sans nostalgie. Car le Dieu auquel on accorde sa Foi grâce au témoignage de ceux qui nous ont précédés est aussi le Dieu qui vient, que l'on cherche et que l'on attend ; Dieu vient aussi de l'avenir La Foi en Dieu qui aime et que l'on aime, est ainsi inséparable de l'espérance.

    Cette espérance est sans mesure. Car le monde qui vient, même si Jésus nous le laisse entrevoir dans ses paraboles du Royaume, excède toutes nos représentations. Le don de Dieu à venir dépasse tout ce que nous pouvons imaginer à partir de notre expérience présente. Aussi l'espérance est-elle l'acte même d'espérer sans autre assurance que la relation à Dieu qui donne la Vie et auquel on se rend sans réserve.

    Foi, espérance, charité sont les attitudes fondamentales qui articulent la vie des chrétiens, leurs relations à Dieu et aux autres hommes. Elles sont la marque de la nouvelle alliance au nom du Dieu de Jésus-Christ, instaurée le jour de la Pâque. Chacun et chacune s'y trouve convié gratuitement. La crucifixion du Christ est également cette puissante libération de l'esclavage de la peur de la mort que peuvent éprouver les hommes. Car la résurrection est la seule conclusion face au monde clos de notre finitude, elle ouvre la porte vers une vie nouvelle, une Alliance nouvelle, celle d'un amour vécu en actes au quotidien dans une Joie parfaite. La Joie des ressuscités en Christ et qui propagent à travers le monde cette conviction que même la mort n'a jamais le dernier mot, lorsque nous sommes des hommes d'espérance et de confiance en cette Pâque qui est la preuve que l'amour consiste à donner sa vie pour ceux qu'on aime car, l'amour bannit toutes craintes et nous rend audacieux par-delà la pure raison. Cette pseudo-raison qui masque subtilement la peur qui n'est que lâcheté de ne jamais risquer sa vie au nom d'un absolu.

     

    Bruno LEROY.

     

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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