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    Épreuve de la consécration des disciples

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      La perle du jour

     

     

    avec Suzanne G Testut ofs

    en collaboration de

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    ECOUTER

    « Ecoute Israël, le Seigneur, notre Dieu, et l’unique Seigneur. (Mc 12, 28-31 ; Dt 6, 4) Voici le premier  des commandements.

     

    oreills-G-D.jpgSavons-nous écouter ?

    Ecouter, c’est entrer sur le chemin pour naître à soi-même. Mais savons-nous écouter selon le commandement que Dieu nous prescrit, pour véritablement trouver la joie ? L’écoute, bien connue des sciences humaines comme technique de communication, est incontournable, mais il est nécessaire, pour répondre au premier commandement, de donner à cette écoute la dimension supplémentaire qui nous permettra de dépasser le psychologique pour atteindre l’intelligence spirituelle. Cette dimension, qui est spirituelle, consiste à écouter avec son cœur, lieu du choix et de la conversion. Il nous faut pour cela désirer la purification du cœur et la restauration de l’esprit.

    Pour suivre ce chemin d’unification, la pratique de l’Ecriture s’impose pour entrer dans un « état d’esprit », devenir « une même respiration, un même cœur » avec le Christ et mettre en pratique ses enseignements. Le temps pascal est un temps privilégié pour cheminer à l’écoute de la Parole de Dieu.  Ce chemin se fait pas à pas, c’est un chemin de joie, d’espérance et de confiance, de libération, de résurrection et de vie qui va nous permettre de retrouver l’intégrité de notre vie spirituelle.

    « Heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent. Je vous le dit en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vue, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. (Mt 13, 16-17)

     

    Comment parfaire cette écoute de l’Evangile ?

    Lorsque nous écoutons, c’est la plupart du temps avec notre suffisance. Pleins de nous-mêmes, nous ne savons  ni être simples, ni être pauvres, encore moins humbles. Ecouter avec son cœur, nécessite de laisser son intelligence se recueillir à l’intérieur d’elle-même, devenir plus petite, plus libre, afin de se débarrasser de ce qui fait obstacle à la relation et laisser la grâce descendre en nous. C’est dans le lieu du cœur, centre de notre être, que l’homme fait l’expérience de Dieu. Plus nous diminuons, plus nous déposons, plus il se révèle dans la joie.

    Veillons à ne pas laisser brouiller notre écoute de la Parole de Dieu et du message d’espérance qu’elle contient. Veillons à ne pas polluer notre faculté de raisonnement par toutes sortes d’influences. Veillons à ne pas déformer la Parole de Dieu car, déformer sa Parole, c’est refuser de nous laisser agir de l’intérieur par son Esprit. C’est ne pas l’aimer, voire le repousser. Nous sommes responsables de la façon dont nous écoutons, nous sommes responsables de la confiance que nous mettons en Dieu. Dieu peut tout, mais il ne fait rien sans nous !

    « Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur. Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin…. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente » (Mt. 13, 18-19 et 23)

     

    Ecouter, c’est accueillir Dieu au sein de notre humanité.

    Entrons dans l’écoute attentive, laissons-nous instruire et Il nous montrera la voie que nous devons suivre ; laissons-nous conseiller et il aura le regard sur nous. Ecoutons les autres, même le simple d’esprit ou l’ignorant, car ils ont eux aussi leur histoire. L’écoute spirituelle exige de se tourner tout entier vers autrui, vers soi-même et vers le Tout-Autre. Entrons dans l’écoute intérieure, prêtons attention à la voix du Seigneur, laissons-nous rencontrer et saisir. Ecouter, c’est d’abord ne pas fuir la rencontre, Le laisser venir quand il choisit de venir. L’écoute du cœur demande une finesse d’esprit qui exige de devenir pauvre, c’est-à-dire humbles, simples, détachés et ouverts pour déposer, donner et recevoir.

     

    Deux pistes concrètes pour écouter.

    1/ Elargir notre horizon

    -          S’exercer à écouter ceux qui nous entourent, sans faire ni penser à autre chose et donner ainsi une preuve d’amour.

    -          Ecouter avec les yeux du cœur pour centrer notre regard sur la personne, pour lui signifier qu’elle seule existe à ce moment-là et qu’elle a de l’importance.

    -          Voir avec les oreilles du cœur et voir la profondeur de ce qui nous est dit. Laisser vibrer en nous ce qui se dit et ce qui se vit en l’autre.

     

    2/ Progresser dans l’écoute de la Parole de Dieu

    -          Entrer dans une disposition du cœur.

    -          Essayer de se concentrer et de pacifier notre esprit afin de ne pas laisser le flux de nos pensées l’envahir. Par exemple, à l’aide d’une phrase telle que : Je suis là Seigneur, pour toi. Ou simplement, en prononçant le Nom de « Jésus » jusqu’à ce que l’esprit soit apaisé.

    -          Lire l’Evangile et se laisser toucher par un mot ou une phrase qui nous rejoint. (Même si rien ne nous touche, continuer)

    -          S’arrêter à cette phrase ou à ce mot et laisser descendre la Parole dans notre cœur sans commentaire ni interprétation. (Que nous soyons touchés ou pas, la Parole est à l’oeuvre)

    -          Faire silence quelques minutes, écouter, méditer et écrire ce qui remonte.

     

    Suzanne Giuseppi Testut ofs

     

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  • Luc 7, 18-23 :

    Jean-Baptiste questionne Jésus.

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    Dans sa prison, parviennent à Jean-Baptiste les échos des œuvres du Seigneur. Il envoie des messagers à Jésus pour lui demander : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »

    Question à première vue étrange de la part du Précurseur car, dès le baptême de Jésus au Jourdain et, plus encore dès qu’il a vu descendre l’Esprit Saint sur lui, Jean sait que Jésus est le Rédempteur. La foi de Jean est intacte et ne peut faire l’objet d’aucun doute.

    La question qu’il fait poser à Jésus est surement le fruit de sa méditation personnelle ? Il découvre le Messie de l’Evangile dans l’exercice de son ministère terrestre, humble et sans prétention, malgré les œuvres accomplies. Il ose alors solliciter une ultime confirmation dans sa foi.

    Mais, au terme de sa propre mission, Jean-Baptiste ne souhaite-t-il pas aussi, achever d’éclairer les disciples qui demeurent très attachés à sa personne. Qu’ils aillent à Jésus, qu’ils déposent sa question : ils entendront et ils verront. Une fois encore, humblement, Jean-Baptiste s’efface et invite ses disciples à suivre le Christ et à puiser à la source.


    -          La perle du jour – Lc 7, 23 : Jésus ajoute à sa réponse : « Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ».

    Dans Jean-Baptiste, Jésus ne reconnaît ni doute, ni faiblesse mais lui Il lui fait un sublime éloge : Plus qu’un prophète, Il est le messager qui précède le Seigneur, Précurseur et témoin,  il inaugure l’Evangile.

    Cependant, Jésus peut-il être une occasion de chute ? Oui. Oui, si nous le renions ; oui, si nous refusons son appel parce que nous trouvons trop dur de le suivre ; oui, si nous doutons de son amour ; oui, si nous ne le reconnaissons pas comme le Messie ; oui, si nous ne devenons pas des témoins de la Bonne Nouvelle.

    Heureux celui qui se rallie à l’Evangile, à la Loi d’Amour du Christ.

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  • VIVRE L’INSTANT PRESENT

    Coucher-de-soleil.jpg Faire du quotidien notre terrain d’entrainement permanent.

    Le quotidien est le lieu où s’accomplissent tous nos actes et se révèlent toutes nos forces et nos faiblesses. Nous pouvons en faire un terrain de joie et un lieu porteur d’espérance si nous empruntons le chemin du cœur et développons un esprit fraternel.

    « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. » (Mt 7, 12)

    Le Seigneur nous invite à entrer dans la vigilance de l’instant présent afin que les détails de notre vie quotidienne nous apparaissent comme un moyen sûr de mettre de plus en plus le Christ en nous. Pour agir sur le quotidien il faut le vivre pleinement, nous ouvrir à tout ce qui advient, aux expériences concrètes de la vie et savoir tirer une leçon des rencontres et des évènements. En effet, on ne peut pas cheminer vers Dieu en évitant le monde, c’est-à-dire en considérant comme inconciliables, la nature humaine et la nature divine. La vie spirituelle ne saurait se construire au-dessus de la nature, en faisant abstraction de celle-ci. Elle ne peut être qu’une croissance totale dans une ouverture à tout ce qui est.

     

    Pour agir sur le quotidien il est indispensable de l’accueillir véritablement dans notre vie.

    Si le quotidien est pour nous synonyme de routine, de tâches sans intérêts et même parfois de désagréments incontournables ou de soucis permanents, comment ne pas tomber dans la résignation ? Ce qui est à l’opposé du but à poursuivre, c’est-à-dire la joie.

    « Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? (Mt 6, 27) … « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 34)

    Le quotidien est le point de rencontre de toutes nos expériences passées, présentes et à venir et de tout ce qui a marqué notre vie. Il ne peut pas être synonyme de routine. Bien au contraire, c’est dans la pâte du quotidien que le levain de la grâce va lever et que nous allons pouvoir  entrer dans la joie et laisser Dieu donner à notre vie toute sa dimension spirituelle. Dès lors, le quotidien peut devenir le lieu de nos renaissances successives si nous acceptons d’élargir notre regard car, les enseignements qui s’en dégagent sont alors saisis par l’Esprit Saint qui nous ouvre à leur compréhension et à la pédagogie divine.

     

    Les petits actes du quotidien nous engagent sur le plan humain et sur le plan spirituel.

    Par exemple, c’est au cœur du quotidien que nous pouvons recueillir nos expériences pour discerner les fruits que l’on peut en retirer, en attendre ou en espérer. Nos haltes ou nos hésitations ne doivent pas être vécues comme des faiblesses, ni nos chutes comme des échecs mais plutôt comme des occasions de nous re-poser sous le regard de Dieu. Nous pouvons aussi passer de la routine, de la récrimination, de la discussion ou même de l’obligation et du devoir, au désir de bien faire en mettant tout notre cœur dans ce que nous faisons, y compris dans les petites choses. Cet acte d’humilité est source de joie profonde, on passe du sentiment de dévalorisation ou d’inutilité à la joie d’exister.

    Vivre l’instant présent c’est prendre conscience de tout ce qui est donné gratuitement et apprendre à en jouir. C’est reconsidérer tous les petits miracles quotidiens dont nous ne savons pas toujours mesurer l’importance. Vivre l’instant présent nous exerce à ne pas craindre la rencontre que ce soit avec notre prochain ou même avec Dieu et à accepter d’entrer dans l’écoute attentive de notre vie afin d’y reconnaître l’imprévisible. Pour reconnaître l’imprévu de Dieu, nous devons agir dans la pensée de Dieu et sous son regard, ne rien laisser passer, pour l’offrir. En un mot, nous devons nous exercer à aimer de l’Amour du Christ.

    « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Et : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux‑là » (Mc 12, 28-31)

     

    Deux pistes concrètes pour accueillir la joie du présent.

     

    1/ Vivre pleinement le quotidien

    -          Chaque matin faire le point, en pensée, de toutes les choses prévues dans la journée et se préparer à agir plus sereinement et plus efficacement, par exemple :

    o   En les accueillant en tout conscience.

    o   En prenant le temps de se « sentir » poser chaque acte, même le plus infime.

    o   En se préparant à agir sur des petites choses, même si elles ne doivent pas être vues.

    -          Lever les yeux, regarder autour de soi ce qui se vit et oser la vie.

    -          Se réserver des temps de prière, de méditation ou de silence 

    -          Se préparer en fin de journée à répondre à cette question : Est-ce qu’aujourd’hui, j’ai fait ce que le Christ aurait fait ?

     

    2/ Prendre conscience de tout ce qui nous est donné et apprendre à en jouir

    -          Faire de notre quotidien « notre chant d’aujourd’hui » et apprendre à mettre tout notre cœur dans ce que nous faisons.

    -          Contempler et se réjouir d’un beau paysage, du soleil du printemps …

    -          Goûter la rencontre d’un ou d’une amie : le plaisir de se revoir …

    -          Sentir la force de l’amour de ceux qui nous entourent : partager la joie d’être ensemble.

    -          Eprouver le plaisir de marcher, de danser, de rire …

    -          Se savoir et se sentir aimé de Dieu.

     

     

    Suzanne Giuseppi Testut ofs

     

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  • Jésus guérit cette femme

    (une reprise)

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  • - Matthieu 21, 28-32 :

     

    Un homme appelle ses deux enfants à travailler à la vigne.

     

    « Mon enfant, va-t-en aujourd’hui travailler à la vigne. – « Je ne veux pas », répondit-il ; ensuite pris de remords, il y alla. S’adressant au second, il dit la même chose ; l’autre répondit : Entendu, Seigneur, et il n’y alla point. »

    Terre promise 2

    -          La perle du jour – Mt 21, 31 : « Lequel des deux a fait la volonté du père ? »


    Quel est cet homme, sinon Dieu, notre Père, créateur de tous les hommes qui, parlant à notre cœur, nous invite, aujourd’hui, à travailler à la vigne, c’est-à-dire à Le suivre dans une relation de confiance, à nous conformer à sa volonté qui rend l’homme « juste ».

    Le second fils a une attitude fausse car il feint l’obéissance mais ne l’accomplit pas. En revanche, le premier, malgré son refus est en vérité et, courageusement finit par obéir. Il se peut en effet qu’après avoir dit non à Dieu, touchés par son appel et pris de remords, nous ayons le désir d’entrer dans une fidélité et d’accomplir un acte de repentir.

    Le repentir est un acte fort, il relève d’une attitude intérieure, d’une disposition de l’âme et du coeur par lesquelles nous prenons douloureusement conscience de l’état de notre âme, de notre isolement et de notre séparation d’avec Dieu. Nous éprouvons et reconnaissons alors la nécessité de demander pardon à Dieu et d’invoquer son aide. Le repentir est une grâce. Il fait naître en nous le désir de nous accorder à la volonté de Dieu.

    La volonté de Dieu est une volonté d’amour. Dieu nous veut car il nous aime ! Et c’est pour cela, qu’en tous ceux qui le suivent et qui sont ses enfants, il aime et il veut la miséricorde, le pardon, la bonté.

    Jean-Baptiste n’avait-il pas prêché : « Il n’y a pas d’autre entrée au Royaume des Cieux que la voie de la repentance ».

     

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  • Matthieu 21, 23-27 : 

     

    L’évangile, mentionne la question des juifs sur l’autorité de Jésus.

     

    jesus temple« Jésus était entré dans le Temple et il enseignait, quand les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent et lui dirent : ‘Par quelle autorité fais-tu cela ? Et qui t’a donné cette autorité’ ? » 

    -          La perle du jour – Mt 21,25 : Jésus leur répondit par une seule question : « Le baptême de Jean, d’où était-il ? du Ciel ou des hommes ? »


    Jésus ne répond pas directement mais, par la question qu’il renvoie aux prêtres et aux anciens, il les oblige à réfléchir sur la notion d’autorité. N’oublions pas que, lors de sa Tentation au désert, Jésus nous a déjà montré que l’autorité dont il fait preuve vient de Dieu.

    C’est pourquoi, dans l’exercice de l’autorité confiée par Dieu à l’homme, celui-ci ne doit pas outrepasser les bornes de son pouvoir ni s’enivrer de sa puissance au point de s’en attribuer le mérite.

    Contrairement aux chefs de ce monde qui cherchent à dominer et à montrer leur pouvoir, Jésus, se tient humblement parmi les siens comme celui qui sert. Il est Maître et Seigneur mais il est venu pour aimer, pour servir et donner sa vie. Il exerce ainsi la véritable autorité, celle qui relève de la vertu d’humilité et de l’amour.

    L’homme peut pervertir l’autorité qui lui est confiée s’il se laisse emporter par l’esprit de puissance. Au contraire, comme les apôtres, s’il se laisse  animer par les énergies divines, il peut devenir dépositaire  de l’autorité de Jésus et de ses pouvoirs. Cependant, l’homme ne doit pas perdre de vue que l’exercice de ses pouvoirs est un don de Dieu et, qu’en conséquence, il doit servir le Christ et les hommes.


    Dès lors, l’autorité prend toute sa dimension spirituelle et s’inscrit dans la perspective de la rédemption.

     

    Suzanne ofs


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  • Luc 3, 10-18 : 

    La prédication de jean-Baptiste prépare le ministère de Jésus.

     

    Les foules interrogent Jean-Baptiste en disant : « Que nous faut-il donc faire ? »

     

    Jean-Baptiste-annonce.jpg

    -          La perle du jour – Lc 3, 16 : « Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

    Tout d’abord, Jean-Baptiste appelle ses disciples à la pénitence. Par le baptême de l’eau, il les encourage à pratiquer la charité et la justice, à faire preuve de tempérance et de mesure.

    Ensuite, il leur parle du baptême qu’ils recevront du Christ. Il les invite à entrer dans ce mouvement simple mais si difficile à traduire par des mots, celui de l’âme qui se tourne vers Dieu : la conversion. Par ce retournement, par ce repentir, ils recevront le don de la grâce, le pardon des péchés que seul Dieu peut donner.

    Le jour de notre baptême nous sommes présentés au Seigneur devant Lui. Le baptême nous fait connaitre de Dieu personnellement. Dès lors, Il nous appelle par notre nom. Nous vivons notre première expérience de son appel et nous pouvons le rencontrer. En appelant, Dieu  donne toujours de répondre !

    C’est dans l’ici et maintenant du quotidien qu’il nous est donné de répondre à l’appel et de naître à la vie même de Dieu. Baptiser veut dire plonger : plonger dans la vie du Christ. Le chrétien ne doit pas avoir peur de se mouiller, de se risquer chaque jour un peu plus dans cette vie chrétienne.

    Il est clair que le baptême n’est pas un acte magique. C’est le départ d’une vie nouvelle qui doit s’accompagner sur la base d’une fidélité inébranlable.

     

    Suzanne ofs

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  • Jean 20,24-29 :

    Dans ce verset de l’évangile, Jean nous rapporte l’incrédulité de Thomas.

    incrédulité de Thomas

     

     « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas. »


    -          La perle du jour – Mt 20,27 : Jésus dit à Thomas : « … Ne sois plus incrédule, mais croyant. »

    L’incrédule, c’est « l’homme à la nuque raide » qui oublie les grâces dont il a été le témoin, voire le bénéficiaire.

    Jésus nous enseigne que, même lorsque l’incrédulité n’implique pas l’hostilité, elle prive l’homme de la joie de la Présence. Aussi, la première muraille à franchir est notre incrédulité face à l’amour de Dieu, tant elle est enracinée profondément au cœur de l’homme. L’épreuve, la souffrance engendrent souvent le doute et masquent la présence du Seigneur.

    Pour justifier notre incrédulité qui est un des visages de la peur, nous  exigeons de Dieu qu’il réalise ce que nous lui  demandons. Nous le sommons de mettre fin à nos épreuves. Nous nous obstinons même, malgré des signes évidents, à demander d’autres preuves de la puissance divine.

    Le danger de l’incrédulité c’est qu’elle peut nous détacher et nous rendre ennemis de Dieu. Nous devenons rebelles, récalcitrants, nous ruminons, nous ne sommes jamais contents et nous vivons avec nos regrets.

    Lorsque l’homme vit dans l’obscurité de son incrédulité, il devient aveugle, sourd, son cœur s’endurcit et se glace peu à peu.

    Si, par grâce, la lumière de Jésus l’atteint, il sera surpris par ce qu’elle lui dévoilera de lui-même, au point de perdre pied peut-être, de tituber et de ne plus savoir où il en est. Mais s’il l’accueille et se laisse envahir par cette merveilleuse lumière, il saura qu’elle réchauffe le cœur et apporte la vie.

    S’effectue alors le passage à la vertu de foi.

    « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

     

    Suzanne ofs

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  • Chers lecteurs et lectrices d'Algérie,

    De la belle visite chez vous !

    Suzanne G Testut  francois_et_le_sultan.jpg


    Vous aurez la possibilité de rencontrer au cours du mois d'avril Suzanne GIUSEPPI TESTUT ofs qui sera de passage chez vous aux endroits et dates suivantes. Elle sera heureuse de vous y rencontrer.

     

    - du 28 au 30 mars : Participation aux “Journées Algériennes de la Jeunesse” à Notre Dame d’Afrique à Alger : présentation de la spiritualité de saint François devant les jeunes chrétiens du sub-saharien 

      - du 1er au 8 avril : Aïn Sefra chez les Franciscaines Missionnaires de Marie

        - du 8 au 12 avril : Sidi Bel Abès chez les Franciscaines Missionnaires de Marie

          - du 13 au 14 avril : Une journée pour goûter à la spiritualité franciscaine, du vendredi  13 avril à 17h au samedi  14 à 17h, Maison de  Ben Smen (Alger) : récollection chez les jésuites (ICI pour télécharger les informations)

            - du 15-16  à Tebessa

              - du 17-18 à Chechar

                - du 19 au 23 avril  : à Tiaret chez Hubert Le Bouquin, 14, rue Kharroubi Abdelkader et rencontre avec les   étudiants.

                  - du 24 au 26 avril à Alger

                    Bonne et fraternelle rencontre à TOUS !

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