• Matthieu 1, 18-24 :

    Joseph assume la paternité légale de Jésus.

     

    Joseph- MarieMatthieu se centre sur Joseph, le descendant de David qui reçoit les messages célestes et donne le nom de Jésus à l’enfant de la Vierge.


    Attentive à la Parole de Dieu, Marie l’accueille, même si celle-ci bouleverse ses projets et doit plonger Joseph dans un profond désarroi.


    En effet, Joseph, en homme juste ne veut pas couvrir de son nom un enfant dont il ignore le Père mais, empli de compassion, il ne veut pas surtout dénoncer publiquement Marie et prend la résolution de la répudier « sans bruit ».

    Terrible solitude de Joseph. Lourd fardeau dont la déposition passe par un acte de courage. Silence de l’homme devant Dieu et silence de Dieu vis-à-vis de l’homme. Mais, lorsque l’homme est au plus près du « cœur de Dieu », la communion des silences illumine son cœur. Joseph nous en fournit le plus bel exemple :


    -          La perle du jour  - Mt 1, 20 : « Alors qu’il avait formé ce dessein, voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : ‘Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint’ »


    Joseph est l’homme du silence par excellence et du secret partagé, car la Parole reçue lui suffit. Dans l’humilité d’un acte de déposition, il dépasse l’inacceptable aux yeux de la Loi et ainsi, libre de tout regard et de tout jugement humains, devient participant du mystère.


    « Une fois réveillé, Joseph fit comme l’ange du Seigneur lui avait prescrit, il prit chez lui sa femme … » (Mt 1, 24)

    C’est ainsi que Joseph, juste d’Israël, accueille le corps du Seigneur dès avant sa naissance. Par lui, c’est l’humanité qui accueille le Dieu incarné.

    Agir sans bruit, tendre l’oreille vers Dieu, aiguise l’attention et prépare l’âme à devenir calice.

     

    Fraternellement Suzanne

     

    Autres dossiers




    votre commentaire
  •   Matthieu 1, 1-17 :

    L’évangéliste, Matthieu, nous présente la généalogie, ou ascendance, de Jésus-Christ.

    Assendance-de-JC.jpg

    -         La perle du jour – Mt 1, 1 : Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham. »

     

    Si Matthieu débute son évangile par une généalogie, c’est pour nous présenter Jésus-Christ comme l’héritier définitif, Celui que les générations attendaient depuis des siècles. Il met en évidence la Royauté de Jésus. Et, il nous indique comment, à travers toute une génération spirituelle, les promesses et les bénédictions de Dieu, trouvent en Lui leur accomplissement.


    Avec la venue de Jésus, c’est une nouvelle étape de l’histoire du monde qui commence. L’homme peut, par l’accueil du don de l’Esprit, appartenir à la génération spirituelle d’Abraham, à la génération de ceux qui croient au Fils de Dieu et sont nés de Dieu. Il devient à son tour héritier.

    Le rêve de chaque homme est de perpétuer son nom par-delà la mort. Or, le Christ nous invite à une fécondité nouvelle : accroître le Corps du Christ par la naissance spirituelle des fils de Dieu.

    Ainsi, le Christ nous invite, dans ce monde, à briller comme des foyers de lumière, en lui présentant la Parole de Dieu.


    C’est le rôle de l’apôtre qui, comme Paul, tel une mère, enfante à nouveau dans la douleur …

    Tel est le rôle de l’accompagnateur spirituel, point d’appui qui, dans l’exigence de la plus grande simplicité, car Dieu seul guide et corrige, nous aide à renaître en Christ.

    Tel est le rôle de tout croyant qui doit aussi, dans l’Eglise, porter du fruit.

    Ainsi, le christ ne supprime pas le désir de la fécondité de l’homme mais lui donne toute sa plénitude.

     

    Suzanne ofs


    Autres catégories


    votre commentaire
  • Petite note de la part de Richard: Notre soeur Suzanne a fait ces derniers jours une très vilaine chute dans un escalier, elle doit se reposer et malgré cela elle nous envoie cet article. Ayons une pensée, une prière pour notre soeur


     

    LE RETRAIT DE DIEU 

     

    Suzanne G TestutQui, un jour ou l’autre n’a pas été confronté à l’expérience douloureuse du retrait d’un être cher, à cette prise de distance, à cette sensation douloureuse de non présence qui peut aller jusqu’au sentiment d’abandon ? Le nourrisson et le petit enfant en font très vite l’expérience lorsque la maman ne répond pas immédiatement à leur sollicitation. Il en va de même dans le couple quand l’un des deux partenaires paraît prendre une certaine distance.


    Tout cheminant peut aussi un jour être confronté au « retrait de Dieu » et à la terrible incompréhension qui s’ensuit.  « J’appelle au secours et Il ne me répond pas ». « J’implore sa Présence et je ne ressens rien ». Cela se produit souvent alors que le Seigneur nous a donné un avant-goût de sa présence, de sa tendresse et de sa caresse. Expérience inexprimable que nous aimerions vivre à l’infini.


    Le retrait peut-il être de la part de Dieu, l’expression d’un manque d’amour, d’un abandon, d’un refus d’écoute ? Jamais !  Mais, comme un petit enfant, nous devons apprendre à grandir sous l’aile protectrice du Seigneur sans « réponse immédiate » tout en gardant la certitude qu’Il est là, parce qu’il nous aime.

    Le retrait selon Dieu relève de l’écoute du cœur. Il demande beaucoup d’amour, de don de soi et de gratuité, c’est ce que nous offre Dieu, Père, Fils et Esprit. Le mouvement d’amour est d’abord un mouvement de retrait, une kénose, pour que l’autre soit. Le Christ sur la croix nous en donne la plus grande illustration.

     

    C’est pourquoi, lorsqu’à l’exemple du Christ, nous sommes amenés à pratiquer le retrait, il ne peut être qu’un état d’esprit, une attitude humble, discrète et bienveillante par laquelle, volontairement, nous décidons de ne pas occuper nous-mêmes tout l’espace afin de permettre à l’autre de prendre la place qui lui est nécessaire. Nous prenons conscience que l’autre existe et avons le désir de le laisser exister. Ainsi, nous l’aidons à entrer dans sa responsabilité et sa liberté et lui en laissons le temps. Attitude que nous ne comprenons pas, tellement nous avons besoin d’être aimés, reconnus et considérés,  au point qu’il nous est difficile d’aimer et de se savoir aimés sans preuves d’attention. De même, nous ne comprenons pas « l’absence » de Dieu auprès de nous, en nous. Puisque Dieu est Amour, il doit « s’oublier » pour nous ! Et pourtant, n’est-ce pas ce qu’il a fait et ce qu’il fait en permanence ?

    Le retrait nous confronte ainsi à l’importance de  la relation avec l’autre et avec Dieu. Bien plus, à la nécessité d’une « intimité rassurante » qui est vitale pour nous et qui, paradoxalement, nous introduit vers la liberté.

    En effet, grâce à l’expérience du retrait de Dieu, nous pouvons découvrir avec  plus d’acuité la profondeur du message et du don de Dieu à l’humanité. D’après un passage de l’évangile de Jean, la révélation contient en son centre comme aboutissement suprême de l’expérience de la foi, la promesse d’une intimité inouïe entre l’homme croyant et Dieu, Père et Fils :

    23. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui. (Jean 14, 23)

    Aimer et se savoir aimés.

    « Marie gardait toutes ces choses dans son cœur » Quand « rien ne vient » - du côté de Dieu - et que la douleur du « retrait » nous tenaille, apprenons à faire mémoire du don de Dieu. La pire des choses serait de vouloir reproduire par nous-mêmes, par un effort d’imagination, ce que le Seigneur nous a fait vivre  par sa grâce. La grâce appartient à la grâce. Apprenons plutôt à « observer le saint évangile de Jésus-Christ » afin d’y découvrir le contenu et le sens du mot « évangile ».

    Apprenons le retrait pour que l’autre et le Tout-Autre soient.

    Le retrait est une attitude pédagogique employée par Dieu pour nous apprendre à aimer, à L’aimer et à le faire aimer. Mais, centrés sur nous-mêmes, nous avons des difficultés à entrer dans le retrait nécessaire pour discerner sa présence, pour le reconnaître et le comprendre. Sa présence est tellement aimante et discrète qu’elle peut passer inaperçue si nous n’entrons pas dans la vigilance : il est toujours et partout présent et nous ne le savons pas. Pourtant, en tant que chrétiens, nous sommes unis véritablement au corps et au sang du Christ par la communion. Il est là en chacun de nous et en celui qui nous fait face. Nous parlons, nous marchons avec lui, il nous regarde et nous ne le voyons pas. Hommes et femmes du monde, nous interprétons le temps qui passe à partir des choses de ce monde et, quand le feu divin nous anime de l’intérieur, nous ne le reconnaissons pas, nous ne savons pas le nommer.

    Goûtons l’expérience du retrait, de la gratuité et de la docilité amoureuse en nous abandonnant silencieusement à Lui pour qu’Il nous parle du mystère de l’amour et qu’Il le vive en nous. Entrons dans l’intimité de ce chemin de purification et appuyons-nous sur l’empreinte de sa caresse, de son regard, de sa voix, de sa douceur et de son souffle. L’expérience du « retrait de Dieu » nous fera alors passer de l’état d’enfant à l’état d’adulte en Christ. Nous pourrons dire, emplis d’une audacieuse tranquillité : « Mon Dieu, tu es là, je ne demande plus des preuves de présence, je prends le risque de la vie et de l’amour, à ma manière, en tant que personne responsable et sous ton regard, pour enfin devenir ce que je suis de toute éternité ».

    Dans le retrait, la relation est plus forte, plus profonde que jamais parce que je vais chercher mon Seigneur et mon Dieu au plus profond de moi.

    Suzanne Giuseppi Testut  -  ofs

    Autres dossiers


    votre commentaire
  • TROUVER LE BONHEUR


    parle Seigneur« L’Eternel, ton Dieu, te comblera de biens en faisant prospérer tout le travail de tes mains, le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol ; car l’Eternel prendra de nouveau plaisir à ton bonheur, comme il prenait plaisir à celui de tes pères, lorsque tu obéiras à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant ses commandements … » (De 30, 9-10)

     

    Face à Dieu nous sommes « appelés à faire un choix ».

    De la naissance à la mort, l’homme est confronté à des choix qui déterminent sa vie sociale ou professionnelle, affective, morale ou spirituelle. Devant la nécessité de choisir, nous nous sentons souvent frustrés dans nos désirs car tout choix implique un renoncement. Nous nous sentons empêchés de jouir de tous les biens de la terre qui nous sont offerts et nous pensons alors être atteints dans notre liberté. Dans ces moments-là le discernement nous fait cruellement défaut.

     

    Dans le monde, nous sommes « confrontés à des choix » et nous prenons des décisions en fonction des circonstances. Face à Dieu, nous sommes « appelés à faire un choix » Il nous demande de choisir entre la bénédiction et la malédiction, la vie et la mort. Nous sommes appelés à nous convertir et cela jusqu’au terme de notre existence. « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives … » (De 31, 19)

    A chacun de s’engager et de persévérer dans la voie qui conduit à la vie. Lorsque Dieu nous montre qu’il nous a choisis, il nous demande : « Et toi, quel est ton choix ? ». Il nous dit aussi : « Je vais te mettre dans la confidence de mon désir et nous comparerons nos désirs. » Réfléchis bien : « Quel est ton désir, quelle est ta vocation ? » Que nous soyons appelés, choisis ou envoyés, notre réponse sera déterminante.

     

    « Jésus l’ayant regardé l’aima, et lui dit : Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ? Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens. » (Mc 10, 21-22)

    Que ce soit dans l’Ancien ou le Nouveau Testament, l’Ecriture rappelle à l’homme qu’il contient tout ce qu’il faut en lui pour prendre des décisions libres. En faisant constamment appel à son pouvoir de choix, elle le confronte aussi à sa responsabilité. Ainsi, le bonheur et la joie sont-ils le résultat de deux volontés qui s’unissent, celle de Dieu et celle de l’homme.

     

    Dieu nous donne la clé du bonheur : choisir d’aimer.

    « Tu aimeras le seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force … Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mc 12, 28-31)

    Ne faut-il pas s’aimer soi-même pour aimer notre prochain et aimer Dieu ? Jésus prend soin de préciser « comme toi-même ». Il nous fait comprendre que « l’autre », c’est aussi « moi » et que je suis le prochain de mon prochain. Il nous fait sentir combien l’acceptation de nous-mêmes tels que nous sommes est essentielle pour pouvoir aimer l’autre tel qu’il est. Il ne s’agit pas de s’aimer narcissiquement mais de s’aimer comme personne créée à l’image de Dieu appelée à la ressemblance. Il s’agit d’un amour spirituel de soi qui revient à s’aimer en Dieu et pour Dieu. Nous rejoignons alors le premier commandement qui est d’aimer Dieu. C’est la clé du bonheur et de la joie. Il est clair, que se reconnaître dans sa réalité spirituelle, s’aimer en tant qu’image de Dieu et personne aimée de Dieu, conduit vers Dieu. Dès lors, si l’homme s’aime dans ce qu’il est fondamentalement, il peut aimer son prochain spirituellement en tant que frère créé lui aussi à l’image de Dieu et appelé à lui ressembler, sans que cet amour soit terni par des mouvements passionnels. Nous comprenons alors que Dieu et le prochain sont inséparables. Cela est  aussi la clé du bonheur et de la joie.

     

    Trouver la joie ? Joie de la Présence, certitude d’être aimés de Dieu d’un amour sans limite.

    C’est à notre portée. La vie des saints nous en donne de merveilleux exemples. Ils ne sont pas nés saints, ils le sont devenus. Ils nous montrent que l’homme a la capacité d’accueillir la grâce.

    Donne à ceux qui te prient, Seigneur, l’abondance de ta grâce. Avec ton aide, qu’ils suivent tes commandements pour y trouver dès maintenant leur bonheur, pour en recevoir, dans l’éternité, ta joie.


    Deux pistes concrètes pour trouver le bonheur.

     

    1/ Faire une relecture objective de nos choix

    -          Quels ont été nos choix dans notre vie personnelle et professionnelle ?

    -          Quelles ont été nos priorités ?

    -          Avons-nous été à l’écoute de notre vocation ?

     

    2/ Dieu y-a-t-il sa place dans notre vie ?

    -          Savons-nous nous ouvrir au don de Dieu et nous laisser recréer spirituellement ?

    -          Quel effort personnel avons-nous accompli en unissant notre volonté à celle du Christ, pour conserver et entretenir en nous la charité reçue lors de notre baptême ?

    -          Que faisons-nous pour mettre en œuvre les facultés dont nous avons été pourvus ?

    -          Sommes-nous prêts à coopérer à la grâce et à témoigner de la Présence ?

    -          Avons-nous le désir de laisser rayonner l’image de Dieu que nous contenons et de parfaire la ressemblance ?

     

    Reprendre le chemin parcouru depuis la première étape de cet itinéraire.

    -          Avons-nous le sentiment d’avoir approché ce bonheur ?

    -          Désirons-nous choisir la vie et non la mort ? Tout simplement, désirons-nous ne pas fuir le bonheur sachant que l’amour de Dieu pour sa créature va bien au-delà des conditions que nous pouvons y mettre.

    -          Avons-nous le désir de faire du Christ, le « Maître de ma vie » ?

     

    « Hâte-toi et cours d’un pas léger, sans achopper aux pierres du chemin, sans même soulever la poussière qui souillerait tes pieds ; va, confiante, allègre et joyeuse … sur le chemin du bonheur. » (Claire d’Assise LA 2 - 12-13)

     

    Suzanne  ofs

     

     Source Bayard-prsse

    Autres dossiers


    votre commentaire
  • Mission confiée aux disciples -Mc-16-15-20

    envoie en mission 1,0

      La perle du jour

     

     

    avec Suzanne G Testut ofs

    en collaboration de

    RCF

    La Radio dans l'âme

     

    Autres articles de Suzanne ICI


    votre commentaire
  •  

    ENTRER DANS LA PAIX

     

    perle 05« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. (Ph 4, 4-7)

     

    La paix est liée à Jésus-Christ. Elle est un bien déjà déposé en l’homme par Dieu, c’est pourquoi nous devons nous y référer comme un bien précieux pour lequel il faut lutter afin de le « conserver ». Entrer dans la paix du Christ c’est, pour chacun de nous, mettre les principaux actes de sa vie sous le regard du Seigneur. C’est déposer sa vie sans crainte d’avoir à la re-poser, c’est demeurer dans l’amour, avoir l’ardeur de la foi et vivre dans un abandon, source d’espérance. Autant de chemins vers la paix telle que Jésus, seul, peut nous la donner. Nous éprouvons alors la beauté du don de la vie et nous allons à la rencontre de nos dons personnels et de notre vocation profonde. Nous goûtons la joie de la prière et apprenons que le Seigneur n’est pas dans le bruit des éléments déchaînés mais dans le murmure doux et léger qui suit. Nous découvrons la douceur de l’oubli de soi, de l’abandon et de la confiance.

    « Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit à nouveau : La paix soit avec vous ! (Jn 20, 19-21)

     

    Comment se re-poser en Dieu ?

    Dieu nous appelle à entrer en communion avec lui. Le Christ nous convie à le suivre et dirige tous ceux qui, librement et avec amour, acceptent de le suivre. Par son rôle éducateur, le Fils ouvre progressivement l’homme au don merveilleux de sa destinée : celui de partager la vie même de Dieu. Toutefois, notre réponse exige une conversion. C’est par la déposition que nous accomplissons le processus de conversion. Animés par l’Esprit Saint, nous reconnaissons la nécessité de changer de route ou de conduite, nous éprouvons alors le désir de revenir, en un mot, de nous tourner vers Dieu. Ce retournement extérieur indique le début d’une initiation nous conduisant peu à peu vers un retournement intérieur, c’est-à-dire vers la prise de conscience et le repentir. L’homme doit alors y engager profondément son cœur car c’est le retournement du cœur qui fait devenir « petit enfant » et qui va laisser jaillir la paix.

     

    Comment savoir ce que Dieu attend de nous ?

    Nous savons tous que les voies de Dieu ne sont pas nos voies et nous mesurons chaque jour combien il est difficile et parfois hasardeux de vouloir discerner ce que nous appelons la Volonté de Dieu. Ce que Dieu attend de nous n’est-ce pas d’être des pèlerins déterminés à avancer ? Prêts à oser la vie, à oser choisir, à dépasser le superficiel et entrer dans la vision claire, non illusoire du réel tel qu’il nous est proposé dans le projet de Dieu. Des pèlerins prêts à inventer des réponses dans la conscience de Sa présence et de Son appel et à découvrir en chacun de nous l’empreinte vivante de l’Amour de Dieu et ainsi la valeur de chaque être et aussi de sa vocation. Des pèlerins prêts à devenir des bâtisseurs de paix afin de faire triompher l’homme et l’Amour et, pour cela prêts à s’interroger : Savons-nous consoler si nous n’avons pas souffert ? Connaissons-nous la tendresse si nous n’avons pas été blessés ? Pouvons-nous pardonner, si nous ne connaissons pas notre faiblesse ? Pouvons-nous partager, si nous ne savons pas nous donner ? Pouvons-nous être dans la joie, si nous ne savons pas être sauvés ? Pouvons-nous être lumière, si nous ne découvrons pas dans notre frère l’image du Seigneur ? Sommes-nous en mesure de témoigner, si nous ne vivons pas la Parole et si nous ne rayonnons pas la paix du Christ ?

    « Je vous laisse la paix ; c’est ma paix que je vous donne ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie » (Jn 14, 27)

     Deux pistes concrètes pour entrer dans la paix.

     

    1/ Prendre conscience que nous aspirons à la paix de tout notre être

    -          Désirer la conversion du cœur.

    -          Placer notre confiance dans ce qui est pur au cœur de l’homme, c’est-à-dire dans les « énergies divines » déposées en nous et que rien ne réussira à enténébrer.

    -          Plutôt que de dénoncer le mal, réactiver le beau et le sain en nous.

    -          Apprendre à aimer gratuitement, joyeusement, même dans l’adversité.

    -          Cultiver le silence en soi : Ne pas se laisser égarer ou paralyser par nos propres objections. Faire l’effort de calmer le tumulte intérieur : les rythmes effrénés, les obsessions du corps et de l’esprit afin de s’approcher du centre qui est Dieu.

    -          S’ouvrir à la prière : accepter de déposer sa difficulté à prier ou à rester en silence.

     

    2/ Etre en paix avec ceux qui nous entourent

    -          Dépasser la vision superficielle des choses, des êtres et des évènements et entrer dans le dépassement du visible.

    -          Restaurer la relation avec soi-même, avec l’autre, avec le Tout-Autre.

    -          Se laisser aimer, s’aimer, aimer.

    -          Poser nos premiers pas sur le chemin de la réconciliation en acceptant la main tendue ou en tendant la main à notre prochain

    -          Se préparer au pardon, dans la prière et la déposition.

    -          S’appuyer sur la miséricorde de Dieu. L’esprit de miséricorde nous aide à voir la réalité des choses de ce monde afin de poser des actes en vérité avec l’aide de la grâce.

    -          Se mettre sous le regard de Dieu pour demander sa miséricorde, c’est se laisser brûler et émouvoir par l’amour. Tout le mystère de la grâce est là.

     

              Suzanne  ofs

     

     Source Bayard-presse

    Autres dossiers


    votre commentaire
  •  

    Les juifs réclament des miracles -Jn-6-30-35

    Pharisiens-jesus

      La perle du jour

     

     

    avec Suzanne G Testut ofs

    en collaboration de

    RCF

    La Radio dans l'âme

     

    Autres articles de Suzanne ICI


    votre commentaire
  •  

    GUÉRIR



    aveugle -Jesus« Jésus se rendit à la maison de Pierre, dont il vit la belle-mère couchée et ayant la fièvre. Il toucha sa main, et la fièvre la quitta ; puis elle se leva, et le servit. Le soir on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par Isaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies ». (Mt 8, 14-17)

    Les Evangiles nous disent l’amour de Dieu pour tous les hommes et pour tous ceux que le mal accable. Ils sont un magnifique exemple de la pédagogie divine. Dans sa concision et sa clarté, le Christ nous montre combien il a en permanence le souci de l’homme et le respect de la liberté de sa créature. Pour tous ceux qui placent leur confiance en lui, il est Celui qui nous a portés, qui nous porte et qui nous portera, Celui qui nous a soutenus et qui nous soutiendra, Celui qui nous a libérés et qui nous libèrera. Il est Celui qui nous guérira. Quel merveilleux réconfort ! Ce que confirme Pierre Damascène : « Espère en Dieu et, d’une manière ou d’une autre, il agira. Dans son amour de l’homme, à travers l’espérance, il ouvrira une autre voie que tu ignores, pour sauver ton âme captive. Seulement ne néglige pas celui qui peut te guérir »

    Sommes-nous prêts à saisir la main qui nous est tendue ?

    Le rendez-vous que nous propose le Seigneur pour restaurer notre âme se situe toujours aujourd’hui et maintenant, et non hier ou demain. Par l’acte de déposition, nous sommes en mesure d’entrer en relation personnelle et vitale avec Dieu qui s’est fait Homme. C’est à travers notre désir, notre amour, notre obéissance à la Personne du Christ, que se parfait l’union à Dieu et que notre guérison va s’accomplir.

    « Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus  passait, et crièrent : Aie pitié de nous Seigneur, Fils de David ! La foule les reprenait, pour les faire taire ; mais ils crièrent plus fort : Aie pitié de nous, Seigneur, fils de David ! Jésus s’arrêta, les appela, et dit : Que voulez-vous que je vous fasse ? Ils lui dirent : Seigneur, que nos yeux s’ouvrent. Emu de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; et aussitôt, ils recouvrèrent la vue, et le suivirent » (Mt 20, 29-34)

    Lorsque nous réalisons que notre cri est reçu de Dieu, dans notre quête de « guérison », nous savons vers qui le lancer. Dans la confiance et l’espérance, nous pouvons alors saisir la main qu’Il nous tend et poser avec Lui nos premiers pas sur le chemin du retour et de la réconciliation sachant  qu’en  Lui   «  nous avons  la vie, le mouvement  et l’être. » 

    Sommes-nous prêts à faire usage des outils de guérison après avoir reconnu les obstacles à la réconciliation ?

    L’oisiveté ou la paresse par exemple qui, au lieu de nous tirer vers le haut, nous tire vers le bas et qui se traduit par « A quoi bon ! » A quoi bon prier ? Pourquoi faire un chemin spirituel ? A quoi bon essayer de s’améliorer ? ; nous devrons faire œuvre de détermination et d’intégrité pour poursuivre notre guérison. Le découragement par lequel tout est ramené au négativisme, au pessimisme et au manque de confiance en Dieu ; seule la vertu d’humilité nous redonnera la véritable échelle des valeurs au regard de nos ambitions ou de nos présomptions. Le besoin de domination par lequel nous cherchons à soumettre les autres à notre propre volonté ; seule la vertu de patience nous apprendra à aimer et à acquérir l’esprit de charité. Elle reflète le respect infini pour tous les êtres, qui est la qualité propre de Dieu. Enfin, le vain bavardage par lequel nous entrons dans la superficialité et perdons l’ancrage du sens par notre inconsistance ; le seul outil de guérison sera la vertu de charité. L’amour est le but de tout effort spirituel et de toute ascèse. Ainsi, Les vertus sont de belles plantes médicinales semées dans notre jardin. Mais mieux que des remèdes, elles sont  le contrepoison de toute notre misère. Mieux qu’un contrepoison, elles sont aussi puissances de guérison et signe d’alliance.

    « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mc 2, 17)

     Deux pistes concrètes pour guérir.

     1/ Croyons-nous sincèrement que nous pouvons nous appuyer sur le Christ ?

    Repérer dans notre vie les évènements – douloureux ou heureux - qui nous ont aidés à grandir. Essayer d’y reconnaître les signes de guérison intérieure. Ouvrir un cahier des grâces.

    Apprendre à faire une richesse de tous les évènements de notre vie, quels qu’ils soient, en les déposant sous le regard miséricordieux du Seigneur. Découvrir que Dieu était là.

    Croire, et accepter la pédagogie divine, y adhérer et en assumer la responsabilité.

    Espérer et savoir que Dieu n’a jamais dit son dernier mot.

    Aimer et se souvenir que Dieu a pris l’initiative d’un dialogue d’amour avec les hommes.

    Abandonner toute crispation, mourir à ce qui fait obstacle à notre relation pour coopérer librement à l’action divine.

     
    2/ Dépasser ce qui fait obstacle à notre guérison

    S’exercer à faire plaisir à Jésus. Chaque jour, prendre une résolution, à notre mesure, et s’y tenir. L’ascèse doit être joyeuse pour porter des fruits.

    Se laisser ré-ajuster par le Christ, lorsque nous sommes confrontés aux passions, en faisant usage des vertus. Par exemple en faisant appel à la douceur, à la patience, à la tempérance ou encore à l’obéissance etc.

    Pratiquer la déposition du soir dans un cœur à cœur avec le Christ. Se présenter à Dieu et s’offrir avec tout ce que nous contenons et tout ce qui nous habite (projets, joies, déceptions, révolte, humeurs – bonnes ou mauvaises – vains bavardages etc.)

    Ne pas s’attrister mais rendre grâce pour tout ce qui nous est donné de voir et de comprendre.

    Méditer, accueillir la Parole et faire usage des « outils de guérison » qui nous sont proposés par le Seigneur.

    Lui exprimer notre désir de demeurer fidèles et continuer.


    Suzanne ofs

     

    Source Bayard-Presse

    Autres dossiers


    votre commentaire
  •  

    Le corps et le sang du Christ -Jn-6-52-59

    jeudi saint

      La perle du jour

     

     

    avec Suzanne G Testut ofs

    en collaboration de

    RCF

    La Radio dans l'âme

     

    Autres articles de Suzanne ICI


    1 commentaire
  • DEVENIR HUMBLE

    François violon L’humilité est le chemin de la sainteté. Le premier acte d’humilité est de se reconnaître orgueilleux. Selon les Pères, celui qui se dit non orgueilleux donne la preuve de son orgueil. Aveuglé au point de ne pas avoir conscience de l’orgueil qui l’habite, il a peu de chances de vivre la joie de l’Esprit. Que dit le Christ de lui-même ? (Jn 5, 19 ; 8, 28) :

    « … Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père »

    « Je ne fais rien de moi-même mais je parle selon ce que le Père m’a enseigné »

    Puis, il dit à notre intention : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ».

    Il est une intelligence qui pousse l’homme à l’orgueil : Dans sa « sagesse » l’homme en vient à se glorifier lui-même et à se passer de Dieu. C’est ainsi que l’orgueil détruit la paix intérieure à tel point que l’homme, sous l’emprise de cette passion, devient son propre « ennemi ». L’orgueil entraîne pour l’âme une source permanente de souffrance, d’angoisse ou d’oppression et nous rend incapables de nous abandonner. Il est par contre une intelligence qui pousse à l’humilité : prenant conscience de ses limites et de ses faiblesses, l’homme en vient à se confier à Dieu. Par l’humilité, nous apprenons qu’il n’est pas possible de compter uniquement sur nos propres forces. Nous savons que nous ne pouvons rien sans Dieu et que c’est de Dieu seul que nous attendons tout bien.

     

    Ouvrons-nous à l’amour et à la vie du Christ.

    Fondée sur l’humilité même de Jésus-Christ, la vertu d’humilité est un chemin de dépossession de soi, de désappropriation et de fidélité dans l’épreuve. Le Christ nous invite à revêtir « l’habit de transparence », à reconnaître notre réalité de créatures face au Dieu créateur et à entrer dans la vérité de ce que nous sommes. Cette attitude  n’a pas pour effet de nous diminuer mais plutôt de nous placer dans la vérité de notre relation existentielle et de nous rendre ainsi notre vraie dignité d’hommes et de femmes « créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ». Il s’agit tout simplement de bien distinguer la dignité spécifique de Dieu et de l’homme et, en conséquence, de reconnaître la grâce et la miséricorde de Dieu envers sa créature. L’humilité est indispensable pour se reconstruire. Un des moyens pour nous « reprendre » et entrer dans une véritable démarche d’humilité est de nous efforcer d’adopter les attitudes contraires à celles relevant de l’orgueil, dans un esprit d’obéissance à la volonté de Dieu et parfois même de renoncement.

     

    Comment accepter de vivre « Que ta volonté soit faite ?

    L’obéissance s’accompagne souvent de la peur d’être manipulés, de perdre son quant-à-soi, sa liberté. Pourtant, obéissance et liberté ne sont pas contradictoires. L’obéissance n’est pas une soumission d’esclave, mais une démarche d’amour. L’obéissance à Dieu, c’est « la » réponse à donner à Dieu pour vraiment jouir de la liberté qu’il nous offre et profiter de la promesse de vie. Par obéissance, il ne faut pas voir d’attitude négative et aliénante. Dieu n’agit pas envers l’homme en despote, ni ne l’asservit, ni ne le traite en « objet ». Voici quelle est la volonté de Dieu :

    Or, la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est de ne perdre aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour » (Jn 6, 39)

    De même, envisager le renoncement dans son aspect positif, c’est s’ouvrir à l’amour et à la vie en Christ. Pour que tout notre être et pour que toute notre vie acceptent le renoncement et lui sourient, nous ne devons pas le voir comme nous appartenant, comme une chose à laquelle on tient et que l’on nous enlève. Il doit nous apparaître comme une richesse spirituelle se rajoutant à tout notre potentiel d’énergies divines. Ce n’est plus alors du renoncement. Nous prenons conscience que, pour difficile que soit le renoncement et quel qu’en soit le « coût », c’est donner « rien » au Christ et recevoir « tout ».

    Ainsi, en acceptant de vivre « la volonté de Dieu », la Parole prend toute sa place dans notre vie, alors nous sommes pleinement épanouis et pouvons goûter à la joie parfaite.

    « Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jn 4, 34)

     

    Deux pistes concrètes pour entrer dans l’humilité.

     

    1/ Repérer dans notre quotidien le désir de domination et l’esprit de puissance qui s’y expriment.

    -          Convenir que tout ne dépend pas que de nous et apprendre à poser un regard lucide sur nous mêmes. Nous avons la possibilité de gérer notre vie mais nous avons besoin d’aide pour le faire.

    -          Ne plus se croire supérieurs ou différents et donc cesser de nous mesurer et de nous comparer au prochain.

    -          Ne pas s’imaginer pouvoir tout obtenir par nos propres forces ni « guérir » par nos propres moyens.

    -          Sortir de notre aveuglement et de l’illusion de la liberté.

    -          Refuser la tentation de « l’autonomie » et ne plus se prendre pour unique référence.

    -          Accepter de prendre Dieu pour appui.

     

    2/ poser un acte d’humilité

    -          Renoncer à pointer les défauts des autres, s’exercer à découvrir leurs qualités et à voir ce qu’il y a de beau en eux.

    -          Ne pas utiliser à nos fins propres, les dons que le Seigneur a déposés en nous, mais pour se re-poser, grandir en Lui et devenir témoins de la grâce.

    -          Agir en plaine conscience, en se donnant en vérité. S’exercer à la gratuité.

    -          Apprendre à accueillir la volonté de ceux qui nous sont proches. Accepter leurs hésitations, leurs lenteurs, leurs faiblesses etc.

    -          Pratiquer le retrait pour que l’autre soit.

    -          Laisser la place à Dieu en nous.


              Suzanne ofs


    S        Source Bayard-Presse

            Autres dossiers



       

     

     



    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique