• Bonjour,

    Noël très bientôt !    Dans le climat survolté des préparatifs, notre regard saura-t-il se poser sur l’essentiel du message, sur la profondeur du mystère d'un Dieu venu dans notre chair,  pour partager sans aucune retenue, notre humaine condition ?  Allons voir !...

    Bonne route de Noël !

    Avec tendresse,

    Laurette


    ALLONS VOIR !..

     

    cr--che-Francois-transpa.gif  Noël est déjà là, avec sa magie enceinte de mystère... Les  lumières  scintillantes et les décors féeriques ne ravivent-ils pas les rêves de paix et de fraternité qui enveloppent notre quotidien l’espace de quelques jours ?

     Et si, dans l’éblouissement de ses lumières, Noël évoquait aussi la lumière intérieure qui donne le sens profond à la vie ?  Lumière d’un Dieu qui se fait tout petit ou invisible, d’un Dieu qui se fait si proche de nous, que le lieu de sa Présence réelle, c’est notre propre coeur, un coeur de pauvre !

     

    Justement, ce sont des pauvres qui ont entendu en premier, cette Nouvelle inouïe.  Des bergers : les exclus de l’époque !  Ils ne se lavaient pas beaucoup parce qu’ils passaient la nuit et la journée avec les bêtes. Ils sentaient le mouton...  Ils ne pratiquaient pas la religion non plus. S’ils allaient au Temple, c’était pour vendre leurs animaux aux prêtres, pour les sacrifices.

     

    Devant l’annonce de l’ange : « Un Sauveur vous est né », leur coeur est rempli de joie. Une bonne nouvelle pour tout le monde : jeunes, vieux, bergers, rois, hommes, femmes...  Une grande joie pour tout le peuple, celui d’hier et peut-être encore plus,, celui d’aujourd’hui.  Quelle bonne nouvelle de se savoir aimé de Dieu !  Emmanuël : Dieu avec nous, venu combler le grand vide qui fait mal.  Dieu qui aspire à vivre au plus près de nous, de nos peines, de nos rêves, de notre soif de plénitude.

     Les bergers ne perdent pas un instant : « Allons voir ! » Ils foncent sur ce village et trouvent exactement ce que l'ange avait dit.  Marie, Joseph, et le nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.  Voilà le mystère déroutant !  Tout heureux dans leur coeur, ils repartent en racontant tout ce qu'ils ont vu. Ils deviennent des messagers allumés pour tous ceux qui les entendent.

     

    Avec les bergers de la crèche, c’est cette folle espérance que nous continuons d’accueillir aujourd’hui.  Avec eux, Jésus nous relance dans l’avenir.  Avec eux, nous voulons raconter que Dieu est don, tendresse et partage et qu’il est aussi Celui qu’on rencontre dans l’autre, avec ses blessures, ses fragilités, ses détresses.  « Ce que vous faites à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous le faites » (Mt 25. 40)

     

    C’est dans la joie de cette Bonne Nouvelle annoncée aux bergers d’hier et à ceux d’aujourd’hui, que nous nous souhaitons un Noël de paix et d’amour !

     

    Laurette Lepage

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  • Bonjour,

    Novembre !  Avec les journées plus courtes, les frimas des premières gelées, l’humidité et les brouillards, tout semble s’endormir ou mourir, mais on sait bien qu’il y aura encore un printemps...  Ce « Signe de vie » voudrait te dire que c’est ensemble, avec « la terre entre nos mains », que nous ferons surgir un nouveau printemps de notre monde.

    Avec tendresse,

    Laurette


     

    LA TERRE ENTRE NOS MAINS

     

    « Que je l’aime don’ ma terre,

    dit Dieu ! »

     

    terre-entre-mains.jpgL’incarnation de Dieu n’est pas hors de l’histoire et du monde.  Cette terre qu’il a créée, il l’a remise entre nos mains pour que nous prolongions son oeuvre et que nous soyons ses partenaires dans la création et la rédemption du monde.   Cette terre, Dieu l’a habitée en Jésus, partageant nos souffrances, nos espoirs et nos luttes.  Et son parti pris pour les pauvres est l’expression même de son amour universel qui ne peut tolérer le scandale et l’injustice.  Aujourd’hui encore, il est pour nous un souffle vivifiant pour témoigner de la dignité humaine et de la beauté du monde.

     

    Par les temps que nous vivons, nous sommes saisis par la beauté de la nature, mais en même temps, effrayés par les grandes menaces écologiques qui risquent de nous broyer : épuisement des ressources, multiplication des déchets nucléaires, réchauffement de la planète, trou dans la couche d'ozone, pluies acides, vache folle, marées noires, pénurie d'eau.  Et que dire, quand Mère Nature se déchaîne dans les ouragans, les volcans, les tsunamis, les inondations, les tremblements de terre ?  Et le tableau devient apocalyptique quand s’ajoutent l’injustice, la pauvreté, la faim, la corruption. 

     

    Quelle est donc notre relation avec la terre que nous habitons ?  Une partenaire ou une possession ?  Prenons-nous conscience qu’elle fait partie de nous et que nous faisons partie d’elle ?  Notre grand théologien et écologiste André Beauchamp écrit : « L’avenir de notre planète, le sort de la création et l’état actuel de « notre maison commune » constitue le signe des temps le plus fort de notre époque. Tous les grands enjeux sociaux s’y rattachent ». 

     

    Le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu de la vie qui nous veut debout, en santé dans un environnement sain.  Il met dans la nature tout ce qui est essentiel à notre mieux-être et par le prophète Isaïe, il nous invite à « briser les chaînes injustes, à répartir les biens, à partager le pain, à vivre sans exploiter, à accueillir l’exclu .   Crie à pleine gorge, nous dit le prophète. Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor !  Dénonce à mon peuple ses fautes ! (Is 58, 1-12). 

     

    Nous joindrons-nous à ceux et celles qui entendent les cris de leurs frères et sœurs du monde entier, qui reconnaissent la profondeur de la crise et qui se rendent compte des menaces qui pèsent sur la création que Dieu nous a confiée ?  Il y a des centaines, voire des milliers de groupes qui forment des réseaux souvent plus forts qu’une appartenance syndicale ou ecclésiale. «Les Indigné(e)s », ce grand mouvement de protestation pacifique contre les abus de la finance envers l’énorme majorité de la population, est l’un de ceux-là.  Il est présentement en marche dans plusieurs pays, dont le nôtre.  Les groupes peuvent se mobiliser en quelques heures, grâce à Internet et les signatures d’appui se multiplient de seconde en seconde. À défaut de manifester,  signer est un geste tout simple, à la fois citoyen et chrétien, et qui peut contribuer à transformer le monde.  La responsabilité de chacun implique deux actes : ouvrir les yeux et oser dire que nous avons besoin d’air, de justice sociale et de démocratie.  Oser dire que nous avons besoin de sens !  « Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour ! »  (Abbé Pierre)

     

    Laurette Lepage

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  • Bonjour,

    Novembre !  Avec les journées plus courtes, les frimas des premières gelées, l’humidité et les brouillards, tout semble s’endormir ou mourir, mais on sait bien qu’il y aura encore un printemps...  Ce « Signe de vie » voudrait te dire que c’est ensemble, avec « la terre entre nos mains », que nous ferons surgir un nouveau printemps de notre monde.

    Avec tendresse,

    Laurette


    LA TERRE ENTRE NOS MAINS

     

    « Que je l’aime don’ ma terre,

    dit Dieu ! »

     

    terre-entre-mains.jpgL’incarnation de Dieu n’est pas hors de l’histoire et du monde.  Cette terre qu’il a créée, il l’a remise entre nos mains pour que nous prolongions son oeuvre et que nous soyons ses partenaires dans la création et la rédemption du monde.   Cette terre, Dieu l’a habitée en Jésus, partageant nos souffrances, nos espoirs et nos luttes.  Et son parti pris pour les pauvres est l’expression même de son amour universel qui ne peut tolérer le scandale et l’injustice.  Aujourd’hui encore, il est pour nous un souffle vivifiant pour témoigner de la dignité humaine et de la beauté du monde.

     

    Par les temps que nous vivons, nous sommes saisis par la beauté de la nature, mais en même temps, effrayés par les grandes menaces écologiques qui risquent de nous broyer : épuisement des ressources, multiplication des déchets nucléaires, réchauffement de la planète, trou dans la couche d'ozone, pluies acides, vache folle, marées noires, pénurie d'eau.  Et que dire, quand Mère Nature se déchaîne dans les ouragans, les volcans, les tsunamis, les inondations, les tremblements de terre ?  Et le tableau devient apocalyptique quand s’ajoutent l’injustice, la pauvreté, la faim, la corruption. 

     

    Quelle est donc notre relation avec la terre que nous habitons ?  Une partenaire ou une possession ?  Prenons-nous conscience qu’elle fait partie de nous et que nous faisons partie d’elle ?  Notre grand théologien et écologiste André Beauchamp écrit : « L’avenir de notre planète, le sort de la création et l’état actuel de « notre maison commune » constitue le signe des temps le plus fort de notre époque. Tous les grands enjeux sociaux s’y rattachent ». 

     

    Le Dieu de Jésus-Christ est le Dieu de la vie qui nous veut debout, en santé dans un environnement sain.  Il met dans la nature tout ce qui est essentiel à notre mieux-être et par le prophète Isaïe, il nous invite à « briser les chaînes injustes, à répartir les biens, à partager le pain, à vivre sans exploiter, à accueillir l’exclu .   Crie à pleine gorge, nous dit le prophète. Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor !  Dénonce à mon peuple ses fautes ! (Is 58, 1-12). 

     

    Nous joindrons-nous à ceux et celles qui entendent les cris de leurs frères et sœurs du monde entier, qui reconnaissent la profondeur de la crise et qui se rendent compte des menaces qui pèsent sur la création que Dieu nous a confiée ?  Il y a des centaines, voire des milliers de groupes qui forment des réseaux souvent plus forts qu’une appartenance syndicale ou ecclésiale. «Les Indigné(e)s », ce grand mouvement de protestation pacifique contre les abus de la finance envers l’énorme majorité de la population, est l’un de ceux-là.  Il est présentement en marche dans plusieurs pays, dont le nôtre.  Les groupes peuvent se mobiliser en quelques heures, grâce à Internet et les signatures d’appui se multiplient de seconde en seconde. À défaut de manifester,  signer est un geste tout simple, à la fois citoyen et chrétien, et qui peut contribuer à transformer le monde.  La responsabilité de chacun implique deux actes : ouvrir les yeux et oser dire que nous avons besoin d’air, de justice sociale et de démocratie.  Oser dire que nous avons besoin de sens !  « Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour ! »  (Abbé Pierre)

     

    Laurette Lepage

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  • Bonjour,

    Avec cet automne au goût d’été, notre terre nous offre encore la splendeur de ses coloris et l’abondance de ses jardins.  Comme si elle nous faisait signe de donner à nos rêves, un corps, un visage et des mains...  Comme si elle nous invitait à poser notre petite pierre pour que le monde soit plus beau...

    Que la lumière d’automne t’inonde de sa douceur et de son chant !

    Laurette


    POSER SA PIERRE

     

    mur-de-brique.jpg                      « Vous êtes l'édifice de Dieu ».

                                            (1Co 3, 9)

     

    Paul nous parle d’un édifice vivant, d’un monde au-delà des cartes géographiques, d’un monde sans frontière, ni armée.  Ce monde-là est à construire pierre par pierre, geste par geste, à la mesure de nos rêves et de nos espoirs, en sachant bien qu’il n’avance pas vers le néant, mais qu’il est, depuis le commencement, le rêve même de Dieu.

     

    Mais ce monde juste, fraternel, respectueux de la création, dont tous les êtres humains sont assoiffés, c’est sur un fond de grisaille qu’il s’incarne : insécurité sociale, crise économique, peur de l’avenir.  Pourtant, ce monde tel qu’il est aujourd’hui, c’est à nos mains que Dieu le confie et il sera autre, uniquement si nous acceptons de le bâtir nous-mêmes ensemble.  Une pierre, toute seule, ne peut pas faire un édifice.  Pour cela, elle doit se réunir à d’autres pierres, reposer sur elles et porter les autres, le tout faisant un solide assemblage (Ep 4, 16).

     

    Cette construction d’un monde nouveau n’est jamais terminée.  Elle se fait en deux mouvements constants : croissance et stabilité.  Deux forces qui parfois s’affrontent : les uns, toujours pleins d’idées et de projets, regardent en avant et veulent que les choses changent ;  les autres, voulant rester fidèles à la tradition, regardent plutôt en arrière et  sont allergiques au changement.  L’accélérateur et les freins !  Il faut bien sûr, les deux, mais en fixant les yeux sur Dieu qui marche avec nous dans l’histoire, mais pas à reculons.

     

    L’amour, c’est le ciment qui unit et rassemble les différentes parties de l’édifice, qu'il s'agisse de sa composition spirituelle, ou de son expression communautaire.  L’amour, non pas monnayé par de grandes déclarations, mais plutôt par une foule de petites choses simples et sans raison.  Rêve, ou mirage?  Il y a quand même des gens qui s'efforcent de créer la bonté, la justice, la liberté.  Ils sont des rêveurs efficaces.  Ils écoutent en eux le murmure obstiné de l'espérance et c'est ce feu qui embrase leur coeur et change le monde à côté d'eux, à la maison, au bureau ou dans le quartier.  Leur générosité est comme un feu auprès duquel tous leurs frères et soeurs peuvent se réchauffer et s'allumer à leur tour.

     

     C’est bien au ras du sol que se construit, par nos mains, ce monde de liberté, de compassion et d’amour, comme un levain caché dans la pâte, comme une humble étincelle capable d’embraser toute la terre.  Un monde à l’image de Dieu !   

     

    Laurette Lepage

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  • chemin-du-coeur-copie-1.jpg

    PRENDRE LE CHEMIN

     

    “Tu m’apprends le chemin de la vie,

    en ta présence, débordement de joie."

    (Ps 16 (15), 11)

     

    Il n’y a pas de chemin tout fait et déterminé à l’avance. L’être humain, ce grand voyageur, parcourt les routes, les sentiers en quête de ce qu’il y a de plus difficile à trouver et à apprendre : « l’amour ».  Le voyage, c’est la principale réalité de sa vie, même s’il est tiraillé par le besoin de s’installer et de s’approprier le monde.  Quel mystère ! 

     

    Ce soir-là, Thomas pose à Jésus la grande question, l’unique, qui tenaille  l’humanité tout entière :« Nous ne savons pas où tu vas, comment pouvons-nous en savoir le chemin ? » (Jn 14, 5).  Et Jésus, de répondre : « Je suis le chemin ».  Une parole qui ouvre un horizon très vaste et d’une grande richesse à notre expérience de chercheurs et chercheuses de Dieu.  L’histoire d'une amitié, d’un amour, passe toujours par des questions de ce genre :  « Quel est le but de la vie ? Le bonheur a-t-il un lendemain ?   Que signifie encaisser de l’argent, mettre au monde des enfants, améliorer la société et même aimer ? »  Ces entreprises limitées peuvent donner à nos journées un premier sens, mais à bien y réfléchir, elles laissent un arrière-goût d’éphémère, incapable qu’elles sont, de combler totalement notre soif de bonheur.  Tout être humain est acculé, un jour ou l’autre, à se poser la question plus radicale, à long terme : « Où allons-nous ?  »

     

    Jésus se présente, Lui, comme le chemin à prendre en toute confiance pour être heureux.  Il ne propose pas un lot de vérités à croire, mais c’est sa personne qui est le chemin.  Le «moi» de Jésus se réalise dans la totale ouverture à cette présence de Dieu en lui. C’est le secret de sa vie, de sa résurrection.  Ce qu’il est, c’est vraiment aussi notre chemin, en ce sens que, pour nous aussi, la présence de Dieu est réellement au plus profond de nous-mêmes, « plus intime que le plus intime de notre vie » (Saint Augustin).  Le chemin est donc au-dedans de nous.  Ce n’est pas un chemin à tracer à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous-mêmes, comme le Christ.  En prenant ce chemin intérieur, en nous laissant saisir par cette présence de l’amour qu’est Dieu, nous nous trouvons enfin nous-mêmes. Comme le dit Maurice Zundel : « Dieu est tellement intérieur à nous-mêmes qu’il est le seul chemin vers nous-mêmes et que nous ne pouvons pas atteindre à nous-mêmes sans passer par lui ».

     

    Nos routes personnelles sont ce qu’elles sont, mais nous savons que Jésus est avec nous sur notre route. Sur chacune de nos routes, quelles qu’elles soient.  Jésus n’est pas un sadique.  Avec lui, ce n’est pas : marche ou crève, c’est marche et rêve... et accomplis ton rêve !  C'est l'amour du Christ qui nous porte, c'est lui qui nous transcende.  Si Jésus prend la route avec nous, c’est pour respecter notre liberté, pour se mettre à notre portée, pour aller à notre allure. Il sait bien que finalement, Dieu rêve pour nous la vie en plénitude : amour reçu, amour donné.    De quoi rêvons-nous ?  

     

    À chacun de s’engager en liberté dans un chemin de recherche, 
d’errance peut-être…  Prenons des risques dans la confiance, à travers les hauts et les bas, les temps forts et les temps creux : c’est la beauté et le risque de notre vie !  Avançons paisiblement vers un futur inconnu, sans fermer les yeux, ni baisser les bras : cet amour ne saurait se cantonner à des chemins déjà anciens !  Marchons activement vers le nouveau qui, partout, respire autour de nous : nous contribuerons par là même, à son avènement !  Osons ces nouveaux sentiers, qu'il nous faudra défricher, osons ces nouvelles routes encore mal balisées, osons ces ruelles sombres qui nous font peur :  nous y trouverons le Christ, qui patiemment nous y attend.  Prenons le chemin du coeur ! 

     

    Laurette Lepage

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  • Bonjour,

    Qu’un vent de Pentecôte souffle dans tes voiles les effluves de joie et de soleil qui feront de ton été, un havre de paix ! 
    "Signe de vie" fait relâche en juillet et août.  Bonnes vacances sur le balcon ou au grand large !

    Avec tendresse,

    Laurette

     

    voilier.jpg SOUFFLE DANS NOS VOILES

     

     L’Esprit-Saint est comme le vent

    qui souffle dans nos voiles.

     

    Le souffle... comme c’est vital !  Quand on manque de souffle, quand on est à bout de souffle, la fin n’est pas loin...  Il en est de même dans l’Église, quand nous touchons des limites, quand la fatigue nous gagne, quand le souffle faiblit.  Nous sommes alors tentés de baisser les bras, de regarder en arrière ou de tout  lâcher.

     

    Pourtant, la puissance de l'Esprit manifestée dans les Actes des apôtres est encore à l'oeuvre dans le temps d’aujourd’hui.  C’est le même Esprit que Jésus donne à son Église, afin qu’elle puisse annoncer avec force, Celui qui donne sens à la vie et bonheur au monde.  Et ce vent de l’Esprit Saint souffle partout.  Il fait de nous des membres de pleins droits de la famille de Dieu.  Nous avons droit à tous les trésors de Dieu.  « L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c'est un Esprit qui fait de vous des fils » (Rm 8, 14).

     

    Le vent gonfle la voile du bateau pour lui permettre d’avancer.  L’Esprit-Saint gonfle la voile de notre vie pour la pousser au grand large, le large d’une foi entreprenante, d’une audace courageuse, d’un souffle vivifiant qui fait naître la communion entre les personnes.    Souffle de la tendresse plus forte que l'indifférence, souffle de la foi plus forte que le doute, souffle du don de soi plus fort que l'égoïsme.  Ainsi, comme Jésus, animés par son Esprit, nous pouvons, avec respect et audace, proposer à nos frères de respirer le souffle de son amour.  "Avance au large" (Lc 5, 4).  Au large, dans les eaux mouvantes de la culture moderne, aux convictions et aux valeurs éclatées.

     

    Mais l’Esprit ne prend franchement le large qu’à partir de l’instant où chaque membre est disposé à larguer les amarres.  Nos voiles se gonflent quand l'imprévu nous désinstalle du rivage et que l'aventure nous entraîne vers le large.  Nos voiles se gonflent quand devant nous, paraissent des horizons nouveaux et que l'espérance nous invite à l'abandon.  Nos voiles se gonflent quand nous voyons l'amour transfigurer le monde et que nos actions et nos prières se rencontrent. 

     

    Qu’attendons-nous pour avancer tous ensemble ? Quand oserons-nous agir pour que les choses changent ?   Hissons donc nos voiles et laissons l’Esprit souffler !  Cap au large, il nous donnera de répondre aux défis actuels, de faire du neuf, de témoigner de l'Évangile dans les mots d'aujourd'hui.  Nos visages alors refléteront sa lumière et sa paix.

     

    Laurette Lepage

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  • Bonjour,

    En ce début de mai, le printemps est bien là, avec ses bourgeons tout gonflés et ses crocus qui pointent leur fragile corolle.  Devant cette explosion de la nature, comment ne pas croire à la vie et à ses rebondissements?  Voyons-nous refleurir aussi dans notre Église, les signes de résurrection que le Seigneur a laissés aux pasteurs, mais aussi à tous les baptisés :  « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi  je vous envoie » (Jn 20, 21) ?  Allons donc !

    Avec tendresse,

    Laurette 


    LE DON PASTORAL

     

    flamme-mains.jpg « L’Évangile a été écrit pour être vécu

     et Dieu nous appelle à le vivre ensemble »

    (Madeleine Delbrel)

     

     

    Frère Roger, de Taizé, avait coutume de dire qu’éduquer un jeune, c’est l’aider à découvrir la petite part de « don pastoral » qui est en lui. Chaque personne est unique dans sa manière  de se relier à Dieu et aussi de relier d’autres à Dieu. Il s’agit de découvrir ce don pastoral singulier qui échoit à chaque baptisé(e), en l’aidant à devenir ce qu’il ou elle doit être. Ce don pastoral, si petit soit-il, est la source d’où jaillit l’inspiration pour transmettre le Christ là où on a les  deux pieds. Les enfants eux-mêmes, sans le savoir, laissent passer une image du Dieu vivant.

     

    Pendant longtemps, l’évangélisation a été le lot de l’institution : les prêtres, les missionnaires en étaient chargés.  Pourtant, c’est dès le baptême que l’Église appelle les laïcs à déployer leurs charismes et leur potentiel au sein des communautés chrétiennes et dans la société.  On ne fait pas appel aux laïcs simplement parce qu’il y a moins de prêtres.  La mission, c’est l’affaire de chacun(e).  Comme aux premiers temps de l’Évangile, le message de Jésus doit se vivre aujourd’hui par contagion, à travers les baptisés eux-mêmes.  « Dieu n’apparaît pas, il transparaît » (Maurice Zundel).

     

    C’est l’amour qui est contagieux. «À l’amour que vous aurez les uns pour les autres, on vous reconnaîtra pour mes disciples » (Jn 13, 35).   Le seul signe que Jésus laisse à ses frères pour reconnaître sa nouvelle présence dans le monde, ce n’est pas notre organisation, la beauté de nos liturgies, mais le "signe" de l’amour vécu, la qualité de nos relations fraternelles quotidiennes.  Nous sommes visages de Dieu dans la mesure où nous sommes reliés les uns aux autres par l’amour qui est en Lui : amour de gratuité, de générosité, de pardon. Avant de partager les bonnes nouvelles, nous devons d’abord être des « bonnes nouvelles », portant la joie et l’espérance.  C’est cela, évangéliser : vivre d’abord l’Évangile et il rayonnera comme un bien pour la vie de tous. 

     

    En chaque personne, une part de cœur pastoral, des dons uniques.  Le Seigneur vient, par son Esprit, épanouir ces dons déposés en nous. Il est pour nous, source de vie nouvelle.   Il nous prend avec notre cœur tel qu'il est. Il nous invite à vivre notre foi dans un monde en constante évolution.  Il nous guide vers les changements qui répondent aux besoins de notre temps et nous donne le courage de faire face à toutes les situations difficiles de nos vies.  Pourquoi douter de ces dons ?     «Soyez sans crainte. Le Souffle Saint que mon Père enverra en mon nom vous guidera et vous rappellera tout ce que je vous avais dit» (Jn 14, 26). 

    Laurette Lepage


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  • Bonjour,

    Le printemps fait surgir en nous des mots comme: avenir, amour, élan, mission.  Parole de Pâques, ruisselante de vie et d'espérance !  Parole d'envoi, porteuse de paix pour aujourd'hui !

    Au rendez-vous pour cette grande fête de la vie, je nous souhaite des jours pleins de printemps, de soleil, d'éclosions, de renouveau et d'amour !

    Avec tendresse,

    Laurette


    fleurs-du-printemps.jpg VIENNE LE PRINTEMPS !

     

    « Tout est à cheval

    sur le visible et l’invisible »

    (Bertrand Vergely)

     

    Le printemps...  Souvent il nous semble bien long à venir !  Un rayon de soleil, une brise légère nous le font espérer, mais voilà que de gros nuages couvrent le ciel et un vent glacial nous mord le visage.  Le printemps viendra ! Et enfin un bon soleil fait fondre les dernières plaques de neige, l'herbe toute neuve s'étoile de crocus et de primevères.   « Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens ! car voici, l'hiver est passé. La pluie a cessé, elle s'en est allée »  (Ct 11-12).

    Ainsi, à quelques enjambées de la fête de Pâques, nous revivons ce mystère de vie-résurrection, le mystère de Jésus qui est aussi le nôtre.  En parlant de sa mort, le Seigneur ne fait pas de réflexion au sujet de sa croix, mais il parle de semailles, de grain enfoui dans la terre, mais qui pointe au printemps, tout gonflé de la moisson future.  « Si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. » (Jn 12 23)

    Pâques, c’est le printemps qui fait tout renaître avec exubérance. C’est un nouveau souffle qui redonne vie à la foi et à l’espérance, souvent enfouies sous les cendres de nos défaites et de nos désillusions.

    C’est ainsi qu’après une période de noirceur, de déception et de désillusion, se lève dans notre Église de Québec, un nouveau souffle de printemps, avec l’arrivée de notre frère évêque, Mgr Lacroix.  Des paroles qui allument, des paroles qui donnent le goût d’embarquer !  Entendre de nouveau que le « peuple de Dieu » est important, que sans lui il n’y a pas d’Église, que tous les baptisés sont conviés à la mission, que c’est notre place d’être avec les pauvres, les petits, les sans-abri, les artistes, les ouvriers et les jeunes, oui, c’est de retrouver des échos de Vatican II !  C’est sentir de nouveau la fraîcheur de l’Évangile qui comble le fossé entre la foi et la vie.  C’est entrevoir des formes d’engagement adaptées à notre monde en rapide mutation.

    Dieu passant, Dieu passage, Dieu-Pâques !  Paroles qui invitent à naître, à sortir, à être, à aller jusqu’au bout de soi-même sans se crisper sur rien. Paroles qui sont avant tout de simplicité, de confiance du coeur, dʼétonnement. Tout est en germe. Tout est passage. Liberté fantastique qui nous est donnée, non pas au bout du cheminement, mais au-dedans. Joyeuse nouvelle portée au monde comme levain, semence et feu ! Pâques, printemps de Dieu !

    Laurette Lepage

     


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  • Bonjour !
    Dans quelques jours, nous entrons en carême.   Une traversée de désert, mais  déjà irradiée de la joie pascale.   Un grand appel à vivre !   Un effort pour « sortir de son cocon »...  Joyeux et courageux carême !   
    Avec tendresse,
    Laurette

    cocon papillon SORTIR DE SON COCON

    « Dieu ne nous a  pas donné un souffle de lâcheté,

    mais un souffle de courage, d’amour

     et de parfaite maîtrise de nous-mêmes. »  

    (2 Tm.1, 7)

     

     

    As-tu vu déjà, une chenille s’extraire de son cocon ?  C’est une scène pénible de la voir se débattre pour sortir de sa gangue.  Mais le  passage par le trou étroit de son cocon est un stade indispensable pour permettre au papillon de se renforcer et de sortir autonome de sa coquille. L’effort est vital pour qu’il puisse développer ses ailes humides et froissées et les laisser sécher au soleil bienfaisant, avant de s’envoler enfin.

     

    Il nous arrive à tous de nous trouver comme dans un « cocon » et, à un moment de notre vie, de subir ces passages obligés.  Enfermés dans nos peurs, notre confort quotidien et nos soucis, ce cocon dans lequel nous nous prélassons parfois depuis longtemps est difficile à briser.  Parfois même, il est impossible à déchirer.  Le papillon qui est en nous ne peut pas s’épanouir.  Nous restons bloqués, en nous plaignant de nos limites ou du monde qui nous entoure.  Pourtant, ce qui permet de sortir grandi d’une difficulté dépend des ressources intérieures qu’on mobilise et de l’attitude qu’on adopte.  

     

    Les épreuves font partie de la vie.  Inévitables, inattendues et toujours indésirables, elles permettent de révéler les extraordinaires capacités que l’on a, le véritable trésor qui se cache en soi.   Elles nous font lutter.  Elles nous mettent à genoux.  Elles sont en fait nos meilleurs professeurs.  Elles sont comme les cocons dans lesquels nous nous trouvons souvent.  Parfois, nos angoisses, nos échecs, nos coups durs sont précisément ce dont nous avons besoin.  C'est dans ces moments que le sang plein de vie de notre foi en Dieu nous aide à déployer nos ailes.  Aussi, après la tempête, après la lutte, est-il bon de faire silence pour pouvoir entendre et écouter en soi la petite voix qui ne veut rien expliquer, mais qui parle de Présence et d’Amour. 

    « C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite. Un plein effort est une pleine victoire », disait Gandhi.  Sortir de son cocon, c’est arrêter de regretter le passé, de broyer du noir, pour enfin découvrir la beauté de ce qui nous entoure.  Sortir de son  cocon, c’est déployer ses ailes de générosité, de tendresse, d'entraide, d'écoute et d'accueil, pour embellir le monde et dévoiler toutes les couleurs qu’il cachait sous le vieux manteau des peurs et des regrets.

    Laurette Lepage

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  • Bonjour !

    Veux, veux pas, tout le monde doit vieillir un jour  et ceux-là qui ne veulent pas vieillir vieillissent plus vite !..   
    Alors, autant vieillir en gardant le sourire puisque vieillesse rime aussi avec sagesse !

    Bon souffle !

    Laurette
     

     les petits pas

    Vieillard.jpeg « Le temps réduit la course en petits pas.

    Prudents, hésitants avec sagesse de canne!

    Plus de jeunesse avec vigueur de rame!

    Il faut traverser encore comme ça ! »

    (Douglas Beauchamp)

     

    Dans notre société, la vieillesse fait peur.  Le mot « vieux » qu’on disait autrefois a fait place à ces images : «l’automne de la vie», «le crépuscule», «le bel âge », «la vie montante », «l’âge d’or ». Ces vocables n’enferment-ils pas les personnes âgées dans un jardin clos ?  La vie ne serait-elle pas simplement un cheminement qui porte à chaque pas, ses hivers et ses étés, ses aubes et ses nuits, ses montées et ses ralentis?  Quant à l'âge d'or, la vie tout entière ne peut-elle pas se transfigurer en or pur, avec ses chances d'amour, de créativité, de joie, de générosité, de tendresse, et cela, en dépit et à travers les souffrances inhérentes à notre condition humaine?


          (
    peinture de Douglas Beauchamp)      

     

    Nous n'avons pas le choix de vieillir, mais nous avons droit de regard sur la manière dont nous choisissons de vieillir.  Ne nous laissons pas entraîner par les propositions de vieillissement à la mode du jour :  « Il faut être jeune à tout prix » !  et par les équations sans fondement : 

    « humain = jeunes » et « vieux = problèmes ».   Il ne s’agit pas de savoir comment rester éternellement jeune, mais bien de consentir aux mutations nécessaires pour vivre au présent et avancer avec courage dans l’inconnu existentiel de cette phase de la vie.  « La couronne des gens âgés, c’est une riche expérience », dit l’Écriture (Qo 25,6).  Quelle richesse pour le monde que la sagesse des aînées, dans une société qui valorise la jeunesse, la performance et la productivité !   Il faut pour cela briser le miroir d’une jeunesse illusoire. 

     

    Quel que soit l’âge, il y a des vivants et des moins vivants !  Être vivant, c’est  avoir de l’amour à donner, des rêves à réaliser ; c’est aller sans cesse de l’avant, avoir de l’empathie, une présence ; c’est aussi garder la capacité de faire rire les autres.  Ce qui nous tient éveillés, et cela, à tout  âge, c’est l’amour !   Même si  l’aspect se détériore, même si le dos se courbe sous les pas accumulés, les yeux restent illuminés dans la plénitude d’une vie accomplie. 

     

    Le vieillissement n’est pas synonyme d’oisiveté.  Vivre avec un projet et des activités adaptées aux dons et aux intérêts de chacun(e).  À petits pas, traverser jusqu’au dernier passage, en regardant en avant, malgré le brouillard qui embue l’horizon, dans la certitude que le soleil irradie l’autre rive.  Et pourquoi pas, en attendant, s’écrier avec saint Paul ?  « L’homme extérieur s’en va en ruine, mais l’homme intérieur s’ouvre vers l’infini » ?    

     

    Laurette Lepage. 

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