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  • LE SIGNE - Sur les réseaux sociaux, la lettre arabe ن  (N pour nous) est devenue un signe de soutien aux chrétiens d’Irak, persécutés par les djihadistes. (Dans l'alphabet Arabe c'est la lettre "N" et elle correspond au mot "nazaréen", un terme qui désigne les chrétiens en arabe.)

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  • Bonne nouvelle, sr Nicole Rhéaume nous apprends via Facebook...........


     
     
     
     
     
    Plusieurs d'entre nous se souviennent de l'annonce de cet enlèvement au nord-Cameroun d'une soeur et de deux prêtres italiens. Bénissons le Seigneur en cette fête de l'Ascension, car voici qu'au cours de la nuit dernière, tous trois auraient enfin retrouvé leur liberté, comme on peut le lire.

    La religieuse québécoise Gilberte Bussière et deux prêtres italiens enlevés il y a deux mois dans le nord du Cameroun ont été libérés dans la nuit de samedi à dimanche.
    Le Vatican et le ministère italien des Affaires étrangères ont confirmé la nouvelle.

    Soeur Gilberte Bussière, âgée de 74 ans et originaire d'Asbestos, fait partie de la Congrégation de Notre-Dame depuis 1957. En 1979, elle est partie en mission au Cameroun où elle oeuvre depuis. Revenue au pays l'an dernier pour des raisons de santé, soeur Bussière avait confié sa hâte de retourner auprès des gens qu'elle aimait dans ce pays africain.

    Soeur Bussière et les prêtres Gianantonio Allegri et Giampaolo Marta avaient été kidnappés par un groupe armé, au début d'avril.

    Ils auraient été récupérés près d'un petit village, à la frontière du Nigéria.

    Les détails entourant ces libérations n'ont pas été divulgués.

    Selon une source militaire ayant demandé à garder l'anonymat, «des prisonniers et de l'argent» ont été remis aux ravisseurs. «Nous avons procédé à l'échange cette nuit vers Limani», une localité nigériane proche de la frontière avec le Cameroun, a-t-elle ajouté.

    «Ça n'a pas été facile. Les ravisseurs ont changé de lieu de rendez-vous à plusieurs reprises», a poursuivi cette source, affirmant avoir «essuyé des tirs de l'armée nigériane».

    Les ravisseurs «nous ont envoyé quelqu'un à moto pour nous chercher. Lorsque nous nous sommes retrouvés avec eux, nous avons été impressionnés par leur nombre et la qualité de leur armement. Et j'avoue que leurs armes sont plus sophistiquées que les nôtres», a encore expliqué le militaire.

    Ces enlèvements n'avaient pas été revendiqués, mais ils pourraient être l'oeuvre du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

    La libération des trois religieux est «une nouvelle qui nous remplit de joie», a déclaré le porte-parole du Vatican Federico Lombardi. «Le pape, qui a suivi ces événements dramatiques depuis le début, a immédiatement été averti» de leur libération, a-t-il précisé.

    «Nous pensons à toutes les autres innocentes personnes qui restent victimes de kidnappings inacceptables dans diverses régions de conflits», a poursuivi le père Lombardi.

    «C'est un moment de grande joie. Je remercie les autorités camerounaises et le président Paul Biya, et le gouvernement canadien avec lequel nous avons étroitement collaboré», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères Federica Mogherini. Il s'est félicité dans un communiqué du succès «d'une opération habilement menée».

    - Avec Agence France Presse

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  • Un enfant pour qui?

    par Louise Morin-Thibault

    Au moment de la demande d’écrire sur « un enfant pour qui ? », j’avoue m’être peu arrêtée à cette question même si j’ai l’expérience d’être mère et grand-mère plusieurs fois. Cependant, aujourd’hui, ce thème me fascine et m’interpelle. Afin de bien cerner ma réflexion, j’ai relu mon expérience, questionné des amiEs et des nouveaux parents lors des rencontres de la pastorale baUn enfant pour qui? -  NRFptismale.

    Premièrement, aucune réponse n’a été précise à la question « un enfant pour qui ? » Les formulations étaient toutes en nuances, d’autant que présentement, avec les nouvelles technologies médicales, donner la vie à un enfant devient un choix. Des personnes disent : « pour nous », « pour notre couple », « pour donner un petit frère ou une petite sœur à notre enfant unique », etc. En blague, certaines, ajoutent « pour la société québécoise francophone » enchaînant du même souffle que « ce n’est plus pour augmenter la main-d’œuvre (sur la ferme). » Timidement, quelques femmes précisent que leur enfant n’est pas né suite au commandement « faire son devoir d’état » comme l’auraient dit leurs grands-parents.

    Deuxièmement, pour plusieurs couples avoir un enfant s’impose tellement, qu’ils investissent de grosses sommes d’argent dans l’adoption ou la fécondation in vitro. Ils nous racontent leur aventure avec des visages éclairés et des yeux qui pétillent, même si leurs cheminements ont exigé plusieurs sacrifices. « Grâce à lui, disent-ils, de nombreux changements positifs se sont produits dans notre vie personnelle et notre vie de couple. »

    « Un enfant pour qui ? » se transforme vite en « un enfant pour quoi ? » L’enfant est le fruit d’un amour avec un grand « A ». Il solidifie le couple. Avec lui, ils deviennent parents. Ils se découvrent des talents ignorés, une responsabilité de mener leur petit trésor à maturité physique, spirituelle, sociale, etc.

    Finalement, d’autres parents disent : « Un enfant : c’est un nous. » « Ce sont deux « je » qui se fondent en un éventuel « autre je ». « Ce sont nos « deux moi » qui s’oublient pour faire place à la nouveauté, à l’étranger, à l’inconnu, que nous découvrons chaque jour, tout au long de notre vie et de la sienne. » « Avec un enfant, nous formons une famille. »

    Durant la préparation au baptême des petits enfants, des parents nous émeuvent lorsqu’ils parlent de leur tout-petit. Ils ont mûri leurs paroles. Tout au long des discussions, ils poursuivent un travail de prise de conscience de la grandeur de leurs responsabilités face à cette nouvelle vie. Ils vivent ces moments avec cœur.

    Un témoignage concluant. Je pense, entre autres, à une jeune mère de famille que j’ai connue aux ateliers d’éveil à la foi. Elle attendait son troisième enfant. Elle espérait donner une petite sœur à ses deux garçons, une petite fille à son époux. Mais, à la naissance de l’enfant, tout a basculé : un troisième garçon, atteint d’une trisomie sévère.

    En regardant son petit trésor, elle me partageait, combien elle l’aimait. Certes, ses souhaits formulés lors de sa grossesse avaient été modifiés, mais déjà, le petit bébé l’entraînait dans un grand monde inconnu. Elle nous le présentait comme une bénédiction de Dieu : déjà, il lui offrait d’assumer de nouvelles responsabilités, l’obligeait à faire des choix inusités et à sélectionner les éléments essentiels pour vivre un quotidien de qualité avec sa famille. Cela demandait de « lâcher prise » face au superflu.

    Nous réfléchissions encore sur la question : « un enfant pour qui ? » Nous ajoutions « pour notre société, pour le monde, pour Dieu. » Vraiment, chaque enfant fait partie du grand projet d’amour de Dieu (livre de la Genèse) pour l’humanité. Il est façonné à son image. D’ailleurs, Dieu nous a donné Jésus, son Fils unique, d’abord comme un enfant. Puis, Jésus, lui-même, a accueilli les enfants avec amour, en les bénissant. Plus, il nous invite à redécouvrir notre cœur d’enfant pour entrer dans le Royaume de son Père.

    Nous saisissions aussi une allusion possible à l’enfant derrière les mots de l’évangéliste Matthieu quand il écrit : « au plus petit d’entre les miens ». Un enfant invite l’adulte qui le côtoie à vivre sa mission quotidienne d’une manière chrétienne : « donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, à habiller celui qui est nu, à visiter le prisonnier, à soigner le malade, etc. »

    Puis, ensemble, nous avons relu le poème de Khalil Gibran. Nous avons retenu ce qui suit : « Vos enfants ... viennent à travers vous... ils ne vous appartiennent pas... Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,... Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L'Archer ... aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable. »

    SOURCE:  NRF vol 119, no 3 • 15 mai 2014

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  • Une invitation à mieux connaitre la Fraternité de Saint François -OFS

    Une invitation à mieux connaitre la Fraternité de Saint François -OFSTu veux vivre ta vie, donner un sens à ta vie?
    Tu cherches un groupe répondant à tes besoins de fraternité, de spiritualité … je t’invite à une fraternité de personnes d’âges variés qui marchent à la suite de saint François d’Assise pour "connaître, entendre et vivre la Bonne Nouvelle".

    Viens et vois ...

    Pour la région de Sherbrooke, Qc, Canada
    Écris-nous : richard372000(A)yahoo.ca  ou Appelle-nous : 819-346-8206

                              * remplace (A) par @


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  • En lien avec le jour de la TERRE... un article intéressant

    Insurrection et résurrection

    Insurrection et résurrection - E&E

    On nous signale un texte récent d’Eric de Kermel, dynamique et créatif éditeur du magazine Terre Sauvage. Un texte stimulant et aussi un appel pour nos communautés chrétiennes…

     

    Je voudrais mettre en parallèle trois informations récentes et en proposer un commentaire:

    1. En février 2014, France Télévisions analysait les 215 000 réponses de jeunes Français de 18 à 34 ans qui avaient accepté d’évoquer leur regard sur la société. Voici les mots les plus fréquemment cités pour décrire leur génération: « sacrifiée », « perdue », « désenchantée », « désabusée ». Plus de 60 % des jeunes se disaient prêts à se mobiliser dans un mouvement de révolte.

    2. Le journal The Independent évoquant le rapport du GIEC, a révélé, sous le titre « Changement climatique – la prédiction officielle de la damnation », les conclusions alarmistes du groupe d’experts pour le climat. Ils sonnent l’alerte sur la gravité d’une situation résultant de la conjonction de plusieurs facteurs interdépendants: le déplacement de centaines de millions de personnes suite aux inondations le long des côtes induisant la perte de terres; une pénurie alimentaire liée à la réduction des récoltes de 2 % tous les dix ans tout au long du siècle; la multiplication de canicules, d’incendies et de maladies liées à l’alimentation et à la qualité de l’eau; et un risque accru de conflits violents comme des guerres civiles ayant pour cause des protestations exacerbées par l’accroissement des inégalités entre les hommes.

    3. The Guardian, autre quotidien anglais, fait référence aussi à un rapport financé par la Nasa et qui évoque l’extinction de la civilisation occidentale, à l’image de celle des Mayas ou des Romains, comme un scénario hautement probable à très courte échéance.

    Ces trois informations sont parues au moment où La Croix entamait une séquence intitulée « Un monde nouveau ». La Croix a inauguré sa série en accueillant Jean-Claude Guillebaud qui nous appelle à proposer aux jeunes des raisons d’optimisme.  Même si l’espérance est un fondement de la foi chrétienne, il est aujourd’hui nécessaire que cette espérance ne prenne pas la forme d’une pilule euphorisante que notre génération voudrait administrer à ses enfants. Le chemin du réenchantement de la vie ne peut plus se faire sans des conversions radicales. La question n’est pas de savoir si nous pouvons éviter les révoltes qui dérangeraient l’ordre établi mais d’identifier quelles couleurs prendront les insurrections indispensables à notre conversion.

    À vouloir en permanence corriger nos erreurs à la marge, nous empêchons l’avènement d’un nouveau modèle basé sur de nouveaux paradigmes. Appliqué à la France, cela donne une réforme anecdotique du système bancaire, un abandon de toute velléité de sortir du « tout diesel » en faisant passer pour un acte d’une grande modernité l’interdiction de circulation de la moitié des véhicules lors d’un pic de pollution à Paris, une perméabilité aux arguments des compagnies pétrolières en faveur du gaz de schiste, etc.

    Quelle image donnons-nous aux jeunes? Notre système éducatif reflète notre modèle de société. Il promeut la compétition au détriment de la coopération. Fondée sur la consommation, notre civilisation a exporté son modèle dans les pays émergents et « l’avoir » devient l’expression universelle de la réussite. Nous avons déployé avec génie les outils qui permettent de s’endetter pour consommer, de faire croire que l’accessoire est indispensable, de transformer nos artistes, nos sportifs et nos comédiens en supports publicitaires.

    Dans l’enquête de France Télévisions, 90 % des jeunes pensent que c’est la finance qui dirige le monde. Leur lucidité sur les raisons de la catastrophe pourrait être considérée comme une raison d’espérer si nous pouvions leur confier les manettes de la planète mais ce n’est pas le cas car nos élites de l’industrie ou de la politique s’accrochent et jouent les prolongations pour protéger un modèle à l’origine de leur pouvoir. Certains diront que je dresse un tableau bien noir, mais aujourd’hui il me semble plus utile de dire cela que de poursuivre avec des propos modérés qui ne sont pas entendus.

    Si les cloches des églises de France sonnaient le tocsin le 1er septembre, « Journée pour la sauvegarde de la création » instaurée en 1989 par le patriarche œcuménique ­Dimitrios 1er, ce serait le symbole que les chrétiens ont pris toute la mesure de la gravité de la situation. Il y a plus angoissant que le danger lui-même, c’est la constatation que l’on s’en approche sans rien faire pour l’éviter. « Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Inventer un monde nouveau, c’est se dresser, en écho à la citation de Einstein, dans une véritable lutte pour la vie, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit désormais.

    Si nous ne voulons pas que se multiplient les actes de violence que les études prédisent, il nous faut inventer un monde nouveau et le chemin non violent qui y conduira. Gandhi, à une autre époque, pour une autre cause, avait réussi une mission aux enjeux similaires. Je rêve que les chrétiens, emboîtant le pas du pape François, avec espérance mais radicalité, soient les premiers acteurs d’une insurrection qui redonne des couleurs à l’avenir de nos enfants.
    DE KERMEL Eric

    La Croix, 17/4/14

    autre source http://ecologyandchurches.wordpress.com

     

     


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