• « Aujourd'hui, je vous appelle mes ami(e)s » - Alice

    « Aujourd'hui, je vous appelle mes ami(e)s »

     

    « Seigneur, je voudrais croire que le Christ est une personne vivante, qu'Il peut être mon ami. »

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    Le 23/04/1977, Mgr Riobé, évêque d'Orléans, rencontrait des jeunes de son diocèse. Il prononça une homélie composée de 3 parties: «  -Toi, évêque, qui es- tu? -Toi, jeune, qui es-tu? - Toi Jésus- Christ, qui es-Tu? » Il la terminait par:  «  Il n'y a qu'une explication à un tel engagement et pour toute la vie (son célibat de prêtre) c'est la réponse d'un amour personnel à la personne vivante de Jésus. Oui, pour nous, le Christ est Vivant, le Christ est une personne présente. Depuis que Dieu, dans son incarnation s'est pris à aimer avec un cœur d'homme ( un cœur d'humain), il peut être notre ami et du même coup, cette amitié peut faire le but de toute une vie. (Mais est-ce que cela justifie le célibat? L'obligation de célibat du prêtre? D'être choisi dans le genre masculin uniquement? Mais cela n'était pas mon souci à l'époque)

    ...Le Christ a lutté pour que tout change; et pour que tout change, il a laissé en lui toute la place aux autres et à Dieu ».

    J'avais recopié cette homélie dans mon cahier de textes choisis que je relis de temps en temps. Et, à la fin de cette homélie, j'avais fait ce petit commentaire:  « Seigneur, je voudrais croire que le Christ est une personne vivante, qu'Il peut être mon ami! »

    Pourtant n'étais-je pas croyante, à l'époque? N'étais-je pas une « bonne catholique, à l'époque? Je vivais de cette foi que m'ont transmise mes parents. Je croyais au Christ et en sa Bonne Nouvelle de l'Évangile. J'avais orienté ma vie dans un engagement missionnaire  « aimer mes élèves dans l'enseignement public, ». Peut-être que je n'avais, alors, qu'une foi ''intellectuelle'', dans ma tête et non dans mon cœur.?..Même si j'essayais d'aimer. J'étais sans doute comme les « Béni(e)s du Père ». J'avouais que je n'avais pas reconnu le Christ...

     

    Nous ne manquons pas d'occasions de rencontrer le Christ! A chaque instant! Mais Le reconnaître? Notre chemin d'Emmaüs peut durer très longtemps, en compagnie de cet étranger qui nous fait vibrer...

    Quand, comment Te reconnaître?

    Certain(e)s, dans l'Église, pensent que cela n'est pas envisageable. Parmi les différents écrits, j'ai choisi, sur le blog de Desiderius Erasme, dans sa 4ème lettre datée du 20/12/2010, à son ami Thomas More (Tous deux ressuscités sur la toile!): « Je m'interroge parfois lorsque j'entends certains dire qu'ils ont rencontré Jésus comme s'ils avaient vu leur voisin de palier. Pourtant la réponse de Jésus à Thomas nous laisse comprendre qu'il ne nous est pas donné de Le voir et que nous devons nous contenter de la foi. « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu! » Faire comme si notre condition n'était pas celle-là, c'est passer de la foi à la croyance ou à l'autosuggestion...Se reconnaître chrétien, ce n'est pas se bercer d'autosuggestion quant à une rencontre émotive de Jésus, mais répondre à un appel... Non, je n'ai pas rencontré le Christ en baskets ou en sandales, mais j'ai reçu par les apôtres, la Parole qui me fait vivre »

    Ce Desiderius Erasme n'a-t-il pas oublié que des femmes et ses apôtres ont eu le bonheur de Le voir après sa mort? Pourquoi ce qui a été possible quelques jours après la mort du Christ ne serait-il plus possible maintenant?. Quant à moi, je suis heureuse que Thomas ait exprimé ses doutes, son refus de croire ce que les autres lui disaient.. Cela m'aide à croire en sa profession de foi..Je suis heureuse de pouvoir crier sur tous les toits « oui, j'ai reconnu le Christ, comme à Assises, François L'a reconnu en la personne d'un mendiant puis en celle d'un lépreux! Oui, j'ai pensé que cela pouvait être de l'autosuggestion. Mais qu'importe! Comme Zachée, j'ai entendu:  «  aujourd'hui, je veux demeurer chez toi » et cette rencontre a transformé ma vie! Autosuggestion ou non, je juge l'arbre à ses fruits. Ma transformation est trop manifeste pour nier cet événement en moi.

     

    Pour terminer, je prendrais l'homélie du P. Loïc Lagadec (Jour du Seigneur, messe télévisée du 3ème dimanche après Pâques, le 8 mai 2011)

    « Les disciples le reconnaissent à la fraction du pain mais c'est à ce moment qu'Il s'échappe...

    Reconnaître sa présence, et tout en même temps faire l'expérience de son absence. N'y aurait-il que ces 2 alternatives pour être en présence du Ressuscité:

    • être avec Lui et ne pas savoir que c'était Lui

    • ou – après L'avoir reconnu, devoir accepter qu'Il n'est plus là!

    Croire, c'est être capable de faire confiance, à partir d'une rencontre fugitive, dont il ne reste presque rien: pas de preuves, mais cependant, une trace dans le cœur brûlant. Et, croire c'est partager avec d'autres... »

     

    Cette rencontre-reconnaissance,

    une étincelle de feu qui met le feu aux poudres et fais tomber les murailles,

    un souffle de courant d'air qui me projette à la rencontre des autres et je parle dans une langue que chacun, chacune comprend, un langage d'amour incarné dans ma vie,

    souffle de vie qui me remplie de joie, de vitalité, d'énergie et je chante, je danse. J'aime.

    .

    Il y a quelques jours, je répondais à un ami et je lui confiais alors mon micmac relationnel avec certain(e)s . Je sentais les souffrances, je me posais des questions et je me découvrais impuissante... J'ai alors réalisé qu'en confiant tout ceci à un ami, je déposais aux pieds du Christ.. Ce geste d'offrande m'a délivré et j'entendais:  « Viens à moi, mon joug est léger ». Je me suis sentie légère et ma joie de pouvoir dire:

    «  Merci, Seigneur Jésus, car Tu es mon ami! »

    Tu es là au cœur de nos vies et c'est Toi qui me fais vivre.

    Tu es là au cœur de nos vies, bien vivant Ô Jésus-Christ

     

    Alice

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  • Commentaires

    1
    Alice Damay-Gouin
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:17

    Merci, Luce, pour tes petits mots, fleurs d'amitié, que tu déposes ça et là et qui encouragent.

    Alice

    2
    Luce Beaulieu
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:17

    Merci Alice pour tes réflexions incarnées dans le quotidien, faciles à saisir.

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