• Aux mamans j'offre cet article de Bruno, Bonnes fêtes chères mères

    Aux mamans j'offre cet article de Bruno, Bonnes fêtes chères mères


     

    Être parents, c’est comme être l’hôte d’un étranger !

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    Être parents, c’est comme être l’hôte d’un étranger ! Nous pouvons croire que nos enfants nous ressemblent, mais nous sommes sans cesse surpris de constater à quel point ils sont différents.  Nous pouvons nous réjouir de leur intelligence, de leurs talents artistiques, de leurs prouesses athlétiques ou être attristés par leur lenteur à l’apprentissage, leur manque de coordination ou leurs goûts étranges. Sous plusieurs aspects, nous ne connaissons pas nos enfants.

     

    Nous ne les avons pas créés et ils ne nous appartiennent pas. Voilà une bonne nouvelle.  Nous n’avons pas à nous en vouloir pour tous leurs problèmes et nous ne devrions pas non plus nous attribuer leur succès.

    Les enfants sont un cadeau de Dieu.  Ils nous sont donnés pour que nous leur offrions un espace de sécurité et d’amour, où ils puissent grandir jusqu’à la liberté intérieure et extérieure.  Ils sont comme des étrangers qui nous demandent l’hospitalité, qui deviennent de bons amis et qui nous quittent pour poursuivre leur chemin.  Ils nous apportent d’immenses joies et de grandes peines, précisément parce qu'ils sont des cadeaux.  Et un beau cadeau, comme dit le proverbe, est donné deux fois.

     

     

    Le cadeau que nous recevons, il faut que nous le donnions à notre tour.  Lorsque notre enfant nous quitte pour poursuivre ses études, pour se chercher du travail, pour se marier, pour entrer en communauté ou tout simplement pour devenir indépendant, la souffrance et la joie se rejoignent.  C’est à ce moment-là en effet, que nous ressentons au plus profond de nous-mêmes que notre enfant n'est pas nécessairement à nous, mais nous a été donné pour devenir à son tour un véritable cadeau pour les autres.

     

    Il est tellement difficile de rendre leur liberté à nos enfants, particulièrement dans ce monde de violence et d’exploitation.  Nous voulons tellement les protéger de tout danger possible.  Mais c’est impossible ; ils ne nous appartiennent pas.  Nos enfants appartiennent à Dieu et l’un des plus grands gestes de confiance en Dieu que nous puissions poser consiste à laisser nos enfants faire leur propre choix et trouver leur propre chemin.

     

    Bruno LEROY.

     

    Source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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  • Commentaires

    6
    Alice Damay-Gouin
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:23

    Merci, Bruno, de prendre la peine de me répondre.

    J'ai réagi avec violence, tout simplement à la 1ère phrase. Je te cite: "Quand un bébé est né, sa mère oublie ses souffrances tant elle a de joie qu'un être humain soit venu au monde".

    J'ai voulu te dire que non. Des années apès j'en avais encore les larmes aux yeux alors que l'on m'avait bien formatée pour penser ainsi. Je dis non, je n'ai pas oublié. Mais peut-être suis-je un cas unique???? Et que je n'ai qu'à accepter l'idée que c'est comme cà que cela doit être et me taire pour ne pas passer pour une mère dénaturée. Je ne naîs pas parent, et même après l'accouchement, il m'a fallu découvrir cette mission en essayant d'aimer, au jour le jour, mes enfants. "Parent, le plus beau métier du monde" dit-on mais pour lequel on n'a aucune formation prévue!!!

    5
    Alice Damay-Gouin
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:23

    Cher Bruno,

    je voudrais, malgré mes critiques, dire que j'aime ton texte et que j'ai aussitôt pensé à un livre que j'ai lu et relu: "Le Prophète" de Khahil Gibran. J'ai retrouvé ce texte sur internet, en tapant  Gibran Khahil une fille dit parle-nous des enfants . J'ai trouvé le texte sur le site http://tyros.leb.net/gibran/index.fr.html

    J'aime ce livre. C'est un auteur qui m'a aidé dans mon cheminement

    Alice

    4
    Alice Damay-Gouin
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:23

    Désolée, Bruno, mais je vais encore commencer par te contredire même si j'aime, en grande partie ton texte. Tu as commencé par un lieu commun. Je ne sais qui a fourré ça dans notre crâne. Combien de fois n'ai-je pas entendu cette phrase, durant toute mon enfance, toute mon adolescence??? Comme çà, le jour où je deviendrai mère, je pourrais en dire autant!!! Et bien non! En parler, même des années après, j'en avais encore, les larmes aux yeux. Suis-je trop sensible? ou n'avai-je pas trop l'instinct maternel, sans nul doute!!! Instinct maternel, sans doute une autre idée fabriquée.  J'ai revécu cela, hélas, lorsque ma fille a elle-même accouché. Lorsque je suis arrivée, elle me dit:"Maman, je ne veux pas que tu me vois comme cela." Je lui ai répondu: "Ne t'inquiète pas, je suis passé par là avant toi". Et durant la durée de l'accouchement, j'ai essayé de l'encourager à respirer. Mais il paraît que les méthodes avaient changées. Enfin! Son mari, revenant de sa formation, est arrivé au moment où on posait bébé sur le ventre de la maman...Ma fille m'a confié, après, qu'elle ne pensait qu'on pouvait crier comme cela. Une seule différence malgré tout, moi je n'ai jamais su pourquoi je n'ai pas eu la péridurale demandée, mais ma fille en a connu la raison: trop de naissances en même temps, pas assez de table de travail....Ah, la lune!!!

    Ceci dit, J'ajouterai que mon petit homme m' a persuadé de vivre cette aventure de devenir parents en me disant:"Accepter de donner la vie c'est faire confiance en quelqu'un qu'on ne connaît pas".

    Plus de 30 ans après, mes enfants m'apprennent l'amour, au jour le jour. Ils continuent à m'apprendre à leur faire confiance sur leur façon de conduire leur vie. Oui, je me fais du souci pour eux et je voudrais leur éviter ce chemin plein d'embûches. Je voudrais leur éviter les souffrances que je pressens... mais je tais cela et je fais confiance. Ils volent de leurs propres ailes et sont capables de surmonter les épreuves. Oui, mes enfants m'apprennent à aimer mieux, à me laisser déposséder d'eux-mêmes pour les voir prendre leur envol.

    3
    Dimanche 20 Mai 2012 à 19:22

    Chère Alice,

    Je ne comprends pas bien où tu veux en venir en me parlant de ta vie personnelle. Celle-ci est passionnante, mais franchement, je ne vois pas le rapport avec mon texte. Tu dis, en commençant ton commentaire, que tu vas me contredire...

    Je suis sincèrement désolé, je ne saisis pas bien où se sirue la contradiction.

    Mais, tu sais, il m'arrive de ne pas toujours comprendre au prime abord un texte comme le tien, car je dois dire que l'histoire est passionnante, entre toi et ta fille.

    Et me voici entraîné par l'histoire narrée plutôt que l'exposé d'un point de vue différent. Tout cela, pour te dire, que ce n'est peut-être pas de toi que provient l'incompréhension.

    Je t'embrasse bien Fraternellement, tu me parais être une saine Maman. Hélas, la mienne est décédée à 52 ans et parfois son souvenir me hante.

    Bien Fraternellement, Bruno.

    2
    Dimanche 13 Mai 2012 à 14:32

    Bonne Fête des Mamans Luce

    1
    Dimanche 13 Mai 2012 à 12:33

    Ah! Bruno. Il a toujours le mot juste.

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