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    Avortement : Oh my God, le pape est catholique !

    CHRONIQUE | L’éditorial de la semaine | 16/10/2018 | Numéro 2127 | Par Antoine-Marie Izoard

    pape François recadré audience
     EDITO – C'était sa première rencontre avec la presse dans l’avion, à son retour des JMJ de Rio de Janeiro, en juillet 2013. Le pape François était interrogé par une journaliste qui tenait mordicus à ce qu’il se prononce, entre autres, sur l’avortement. « L’Église s’est déjà parfaitement exprimée sur cela », avait répondu le nouveau pontife en assurant qu’il n’était pas nécessaire d’en rajouter. Et la journaliste d’insister pour qu’il précise sa position. Une fois, deux fois. « C’est celle de l’Église. Je suis fils de l’Église », avait simplement répondu le pape.

    Depuis, le chef de l’Église catholique parsème son magistère ordinaire d’interventions en défense de la vie et de la famille, sans que la Terre ne s’arrête de tourner pour autant. 

    Mais son commentaire du cinquième commandement du Décalogue – « Tu ne tueras point » – a déclenché un véritable ouragan médiatique, particulièrement en France. Est-ce parce que les médias attendaient encore la composition du nouveau gouvernement ? Sur les plateaux télé, des féministes de tout poil ont dénoncé les propos « choquants » du pape qui avait établi un parallèle entre l’avortement et le recours à « un tueur à gages » pour « résoudre un problème ». 

    Des propos chocs, mais pas choquants. Le sage désigne la victime innocente, le sot regarde le doigt... Avec un langage dont il a le secret – et qui lui joue parfois des tours, à l’heure où toute petite phrase extirpée de son contexte fait le tour du monde avant la fin du discours –, le pape a comparé l’avortement à un meurtre sur commande. Comme le Christ en son temps, le pape ne manie pas la langue de buis. Et la vérité choque ceux qui s’abritent derrière la loi qui détermine qu’éliminer un embryon jusqu’à douze semaines d’existence est licite, et interdit cependant le même acte à compter de la treizième semaine.

    ▶︎ À VOIR AUSSI : Vidéo - Le pape avait-il raison de comparer l'avortement au recours à un tueur à gages ?

    Faire le procès du pape, c’est oublier qu’il a souhaité accorder à tous les prêtres la faculté d’absoudre le péché d’avortement, pour que la miséricorde divine puisse envelopper les pécheurs. Pour que Dieu essuie les larmes de ceux et celles qui ont souffert, et fait souffrir. C’est oublier également tout le travail d’associations proches de l’Église dans l’accompagnement des mères en difficulté, qu’elles aient le projet d’avorter ou qu’elles aient accompli ce geste lourd de conséquences.

    Ceux qui le louaient pour son progressisme au début du pontificat vouent maintenant le pape François aux gémonies pour sa défense ardue de la vie à naître. Ceux-là ont finalement découvert l’eau chaude : le pape est catholique ! Ni progressiste, ni conservateur. Il a deux bras tendus pour étreindre les plus faibles, qu’ils soient pauvres, migrants, familles en danger, enfants à naître ou vieillards menacés dans un monde où la moindre faiblesse semble une injure à l’existence.

    Antoine-Marie Izoard

    source https://www.famillechretienne.fr

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  • Commentaires

    1
    Damay-Gouin
    Jeudi 25 Octobre 2018 à 09:57

    J'oubliais! Cette fois-ci, le pape n'était pas harcelé par des journalistes. Il lisait son texte. C'est une provocation. Mais bien sûr, j'exagère. !!!

    Alice

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