• Benoît XVI au Bundestag : « Ouvrir les fenêtres » -Famille Chrétienne

    Benoît XVI au Bundestag : « Ouvrir les fenêtres »

     

    • Famille Chrétienne
    • Par Aymeric Pourbaix

     

    Il est bon parfois de respirer un peu en ouvrant nos fenêtres hexagonales, où l’air est légèrement pollué, ces derniers temps, par les « affaires » politico-financières. Par contraste, écoutons les mots vigoureux de Benoît XVI à Berlin, citant saint Augustin en ce premier jeudi d’automne : « Enlève le droit – et alors qu’est-ce qui distingue l’État d’une grosse bande de brigands ? »

      pape parlement Allemagne
    POOL NEW - REUTERS

    Dans une magistrale leçon politique, longuement applaudie, le successeur de Pierre a ainsi expliqué aux 622 parle­mentaires allemands du Bundestag les fondements de l’État de droit.

     

    Mais de quel droit parle-t-on pour déter­miner ce qui est juste ou injuste ? Du droit naturel, hérité des Grecs et des Romains, sur lequel est venue se greffer la civilisation chrétienne ? Ou bien ce droit désincarné, froid et technicien, héritier du positivisme, c’est à-dire de la science toute-puissante, où tout ce qui n’est pas « vérifiable » n’existe pas ? Or c’est le second qui domine aujourd’hui, regrette Benoît XVI, et ce courant de pensée nie tout ce qui fait la chaleur de notre humanité – attention aux autres, culture, foi. Pour le dire autrement, l’homme est ainsi réduit à son utilité sociale et économique.

     

    « Enlève le droit – et alors, qu’est-ce qui distingue l’État d’une grosse bande de brigands ? »  (Saint Augustin)

    Voilà pourquoi notre société donne parfois l’image terrifiante, décrite par le pape, « d’édifices de béton armé sans fenêtres », où l’homme se trouve, en quelque sorte, privé de son milieu vital et de son oxygène.


    Voilà aussi pourquoi l’écologie, remarque-t-il encore, peut être perçue comme un désir d’une nature plus authentique, plus conforme à la Création. À condition toutefois qu’il s’agisse d’une écologie qui soit pleinement pour la dignité de l’homme, et non pas contre elle…

     

    Comment faire, dès lors, pour retrouver un peu d’air ? Pour « ouvrir les fenêtres » et voir de nouveau « l’étendue du monde, le ciel et la terre », apprendre à « utiliser tout cela de façon juste » ? Deux pistes, audacieuses, nous sont suggérées par Benoît XVI.


    • D’abord ce qu’il appelle « la résistance » aux lois injustes et inhumaines, et qui peut consister pour chacun de nous en une forme d’objection de conscience, comme l’ont fait hier « les combattants […] contre le régime nazi, rendant ainsi un service au droit et à l’humanité tout entière ».
    • Autre piste évoquée plus tard au cours de ce voyage : la constitution de « petites communautés » vivantes et nourries par la « sève vitale de l’eucharistie », et qui témoignent de leur foi au travail et dans leur famille, devenant ainsi évangélisatrices.

    Aymeric Pourbaix

     

    Source http://www.famillechretienne.fr

     

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