• Ce qui lui manque, c’est... - Revue MESSAGE sept-oct 2018

                                                                                                                                                     (« MESSAGE » SEPT - OCT. 2018)

     

    Ce qui lui manque, c’est de suivre Jésus

     

    « Jésus lui dit : En vérité, je vous le déclare, personne n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère et père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’Évangile … »

    Jésus n’a jamais idéalisé l’institution de la famille. Il a même eu des paroles qui ont pu être ressenties assez durement par sa mère et ses frères qui cherchaient à le voir ou à lui parler.

    À la famille charnelle où les relations peuvent être dominées par l’égoïsme, la recherche de soi, l’emprise sur l’autre, Jésus oppose une famille spirituelle qui unit les disciples dans une nouvelle famille régie par les lois du Royaume : « Qui sont ma mère et mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère » (Mc 3, 31-35).

    Et : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer (lit. haïr) à son père, sa mère… » (Lc 14, 26). De manière radicale, les liens familiaux sont eux aussi appelés à être convertis, le vrai disciple mettant en priorité la marche à la suite de Jésus. Le vrai disciple est appelé à se libérer de l’emprise et de l’esprit d’appropriation de la famille pour être disponible à la Parole.

    Cela signifie-t-il pour autant que Jésus n’avait pas d’affection pour les siens ? Absolument pas. Cela ne fait qu’attester la priorité donnée par le Christ à sa relation à la Source. Laquelle se situe hors espace / temps, alors que c’est dans l’ordre terrestre, soumis à l’espace/temps que s’inscrit la famille. Nul discrédit donc jeté sur elle. Simplement les choses sont remises, une fois de plus, à leur juste place.

    « …sans recevoir au centuple maintenant, en ce temps-ci, maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et dans le monde à venir la vie éternelle. »

    Quelle est donc cette famille reçue au centuple, sinon la famille nouvelle de Jésus, de ceux qui font la volonté du Père, qui écoutent la parole de Dieu et qui  la mettent en pratique. (Lc 8,21) La famille de ceux qui, ayant mis toute leur confiance et leur amour dans un même Père, se reconnaissent comme frères et sœurs.

    Cette famille retrouvée sera peut-être sa propre famille, mais dans un regard d’amour purifié, nourri de la tendresse pour l’être même des personnes, dépouillé des exigences dictatoriales de l’ego et de la possessivité.

    Aimer chacun du même amour préférentiel que l’on porte à sa famille, aimer sa famille de la même manière que Dieu aime chacun d’entre nous. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15, 12).

    « Avec des persécutions. » L’abandon et la coupure avec le monde et la sécurité qu’il offre, ne peut conduire qu’à l’incompréhension, au rejet et au mépris, jusqu’à la persécution, tel que devait l’éprouver la première communauté porteuse de l’Évangile de Marc.

    André

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