• CHEMIN DE BONHEUR - Laurette

    Bonjour,

    Celui que nous venons de contempler à Noël n'a pas disparu dans le passé.  Il est vivant.  Il est une présence d’amour.  Il est un guide sur notre chemin.  Chemin complètement inédit.  Chemin où dans la foi, on ose s’aventurer !

    Bonne année 2012 !

    Avec tendresse,

    Laurette

     


    Laurette janv CHEMIN DE BONHEUR

     


    «  La porte du bonheur
    s’ouvre vers l’intérieur ».
    (Thierry Verhelst)



    Être heureux, c'est ce que tout le monde souhaite, mais chacun a sa petite idée sur le sujet. Les centres d’achat comme les médias te proposent leur chemin pour y arriver : un bonheur à portée de ton porte-monnaie, un bonheur en tube, en bouteille, en pilule, en sachet.  Ces marchands de bonheur font fortune car ils savent bien qu’au coeur de toute personne, il y a une immense soif de bien-être et ils l’exploitent en te vendant un bonheur en miettes qui te fait du bien le temps d’une semaine, d’une heure, d’une minute et puis, retombe et s’en va en fumée.  Chacun son chemin vers le bonheur, mais malheureusement, nous tombons souvent sur des culs-de-sac.
     
    Pourtant, parmi tous ces chemins, il en est un que Jésus propose depuis 2000 ans : « Heureux, heureux, heureux... huit fois heureux ».  N’est-ce pas un cul-de-sac comme les autres ?  Non, pas comme les autres!..  Un chemin du bonheur surprenant, dérangeant, hors des normes médiatisées!  Un bonheur garanti!  Un bonheur à choisir! 

    Les béatitudes... une recette de bonheur à l’envers!...   Jésus est là, devant cette foule avide d’une parole, mais aussi de pain, d’espérance et de joie.  Dans ses yeux, une compassion infinie pour ces gens qui se bousculent pour le voir et le toucher.  Alors, bouleversé, ému, Jésus laisse tomber de ses lèvres et surtout de son coeur, des paroles de compassion qui sont un baume sur la souffrance.  Les têtes se redressent, les yeux s’éclairent, les coeurs se pacifient.  Il ne dit pas aux pauvres de se résigner, mais il les sait capables de dépasser l’épreuve pour atteindre une joie que nul ne peut ravir. 

    Bienheureux êtes-vous, malgré les difficultés présentes, parce que vous avez choisi Dieu, que vous mettez en lui votre espoir, parce qu’il est votre rocher et votre salut!  Bienheureux êtes-vous si vous n’êtes pas blasés, mais savez vous émerveiller et vous réjouir comme un enfant qui reçoit un cadeau ! Bienheureux êtes-vous si votre coeur est désencombré et n’êtes pas prisonniers de votre suffisance, car vous êtes en mesure de faire place à Dieu dans votre vie !  Bienheureux êtes-vous si vous ne vous faites pas une carapace de vos vertus, mais reconnaissez dans votre vie des blessures, des failles, des ouvertures par lesquelles la grâce de Dieu peut passer ! 

    Puis soudain, Jésus change de registre.  Son visage s’assombrit et ses yeux s’indignent : “Malheureux êtes-vous, les riches, les gavés qui ne pensez qu’à vous !  Malheureux êtes-vous, les magnats de la drogue qui menez la grosse vie derrière les billets de banque acquis par la mort de milliers de jeunes !  Malheureux êtes-vous, les fêtards qui gaspillez des sommes folles à la face des “sans”... des sans argent, des sans voix, des sans espoir !  Vous êtes à plaindre, vous qui mettez votre bonheur dans l’argent, dans les joies superficielles et dans ce monde qui passe.  Vous êtes sans avenir.  De grâce, réveillez-vous!  Ouvrez-vous les yeux!”

    Jésus vient bouleverser la notion même de bonheur, « comme on laboure la terre pour l’offrir à l’oxygène du ciel »...  Cette promesse de bonheur dans le message de Jésus est si centrale que saint Marc intitulera son livre : « Évangile », c’est-à-dire « Bonne Nouvelle » ! (Mc 1/1)


    Laurette Lepage

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