• Dossier : Les évangiles apocryphes - info.catho.be

    Dossier : Les évangiles apocryphes

    La littérature apocryphe fascine et inquiète, et ce n’est pas d’aujourd’hui. Parce que ces textes ne figurent pas dans nos bibles, parce qu’ils se prétendent cachés et secrets, ils font miroiter la possibilité d’accéder à des croyances autres que la doctrine officielle. Certains pensent, en effet, que si l’Église les a écartés du canon des Ecritures, c’est dans le but de cacher aux croyants certaines vérités gênantes et, par là-même, d’asseoir son autorité. Il suffit pourtant de lire ces écrits pour se rendre compte que rien n’est plus sot que ce suspens à bon marché.


    Les écrits apocryphes (du grec apocruphos, secret, caché…) sont des écrits religieux d’origine juive ou chrétienne qui ressemblent à ceux de la Bible, mais qui non pas été accueillis dans le canon des Ecritures. La Bible chrétienne est effectivement le résultat d’un long processus de sélection de textes (voir article ci-contre). S’il est déjà très avancé au Ve siècle, il ne s’est achevé que tardivement. Il faut attendre le XVIe siècle pour que les catholiques disposent d’un inventaire des livres de la Bible faisant autorité.

     

    Bien qu’ils aient très mal conservés et que certains aient disparu, les textes apocryphes forment un ensemble extrêmement volumineux, riche et divers: leur publication par la Pléiade comprend près de 4000 pages en deux tomes. Et l’on continue à en découvrir.


    En quoi les livres apocryphes diffèrent-ils des livres canoniques?

    Sur le plan formel, les apocryphes sont semblables aux textes qui ont été retenus dans le Nouveau Testament. On y retrouve des évangiles, des épîtres, des actes et des apocalypses. Ils se démarquent néanmoins des textes apostoliques sur plusieurs points: ils n’atteignent jamais le niveau d’inspiration des textes canoniques; ils essaient la plupart du temps de combler les vides laissés par ces derniers et de répondre à certaines questions laissées sans réponse; ils vont même parfois jusqu’à déformer  profondément la vie et l’enseignement du Christ, pour les faire coïncider avec les idées de groupes extérieurs à l’Eglise. C’est le cas des évangiles dits « gnostiques », qui furent rédigés autour du IIIe et du IVe siècles. Ceux-ci prétendent rapporter la doctrine secrète de Jésus, transmise seulement à quelques initiés, et donc en marge de l’enseignement public du Christ. Un élitisme qui est tout à fait absent du Nouveau Testament.


    source http://info.catho.be

    Autres dossiers

    « Dans le creux des rochers - revue MessageLe Pape François sera à Assise le 4 octobre 2013 ? »

  • Commentaires

    1
    Jean Michel Joffres
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 19:54

    Merci Richards pour cet articke fort intéressant. J'ai lu plusieurs de ces textes. Certains sont utilisés par la liturgie, notamment à Pâques, ou par la tradition, en particulier autour dre Noël (la crêche-grottre, les noms des mages, leur nombre et leur titre de rois, etc...). Mais ces récits sont anecdotiques et pas essentiels pour la FOI . Certains déforment le message comme par exemple le soit disant évangile de Judas.Si l'Eglise a fixé, patiemment, le corpus des textes bibliques, nous devons lui faire confiance et ne lire les autres textes que comme des moyens de savoir ce à quoi l'on croyait à l'époque .UInion dans la prière! Jean Michel, OFS de Paris.

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :