• BUZZ – Aux audacieux, les « demain » pleines

    2016 Demain« Le père Jean-Marie Lioult, à la tête de la paroisse Saint-Etienne-en-Drouais, n’oubliera pas cette fin d’année 2015, au cinéma de sa ville.« J’ai dit : “Sur les 400 personnes présentes, il y a au moins une moitié de Drouais. Qu’est-ce qu’on attend pour se mettre en route ?” On s’est parlé, puis on a organisé une marche pour le climat, avec 250 personnes, on a monté des comités qui travaillent sur une monnaie locale, des ruchers, des jardins partagés, sur les pistes cyclables et le bio dans les cantines… » Les associations environnementales locales, soudain devenues visibles, ont vu affluer les bonnes volontés.
     
    Extrait d’un article du journal Le Monde du 3 février évoquant le succès grandissant du film « Demain ».

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  • DIOCÈSE – Les portes s’ouvrent en Savoie avec Philippe Vachette

    2016 VachetteUn article récent du journal La Croix évoque le travail de mobilisation du diocèse de Savoie autour des questions environnementales. Philippe Vachette, membre de CVX (et du CCCVX) entame pour ce diocèse un programme de réduction de l’empreinte écologique des communautés du secteur.

    A la mi-octobre, les délégués des paroisses et des mouvements, réunis au sanctuaire de Myans, ont déjà travaillé l’encyclique Laudato s.

    C’est pour réduire l’empreinte écologique de toutes les activités ecclésiales que Mgr Philippe Ballot est venu le chercher dès le mois de mars. L’archevêque de Chambéry avait eu vent de l’atelier « chrétiens coresponsables de la Création », créé par Philippe Vachette et son épouse au sein de la Communauté vie chrétienne pour chasser le gaspillage lors des grands rassemblements. Fidèles en cela à de solides convictions.

    « J’ai fait ma thèse d’économie agricole sous la direction de René Dumont », le père de l’écologie politique française, rappelle Philippe Vachette. Après quelques années en Afrique, ce Parisien prend racine aux pieds des montagnes qu’il aime parcourir, comme ses quatre enfants. Bien vite, il monte une entreprise d’insertion, qu’il hisse au rang de « quatrième déchetterie de France ». Fort de cette expertise, il fonde un cabinet de conseil en développement durable. Inddigo emploie aujourd’hui 210 salariés. Philippe Vachette a abandonné toute responsabilité depuis 2000. « Je suis plus un créatif qu’un gestionnaire »,explique-t-il. Pour preuve, il a, depuis, fortement contribué à lancer à Chambéry une monnaie locale et à mettre en place une accorderie [NDLR : un système d’échanges de services solidaire entre habitants d’un même quartier] – « la plus grande de France avec 850 adhérents. » Et il a lancé un fonds d’investissement citoyen pour les énergies renouvelables.

    Entre-temps, il a été le premier chargé de mission pour le développement durable et l’environnement de la municipalité de Chambéry. Il favorise alors l’usage des deux-roues électriques, et créé la première centrale photovoltaïque de France digne de ce nom. À 68 ans, il se dit « pensionné plus que retraité ». Et continue de mener de front plusieurs projets. En faveur de la valorisation des gros objets encombrants. Ou pour mettre en bocaux les surplus maraîchers des supermarchés.

    Mais il a mis « au-dessus de la pile » la mission que lui a confiée Mgr Ballot. Avec une équipe de dix personnes, il est allé au-devant des maisons diocésaines, des paroisses et des communautés religieuses des diocèses de Savoie. Objectif : les aider à modifier concrètement leur comportement. À court terme, en supprimant la vaisselle jetable ou en favorisant la communication numérique. À moyen terme, en affinant des politiques de déplacement. À long terme, en créant des potagers urbains ou en lançant des chantiers d’isolation dans le parc immobilier de l’Église.

    « Cette mission me met au pied du mur, dit-il. J’adhère totalement à Laudato si’. Je suis de ceux qui considèrent que c’est un document prophétique, sans doute le plus important depuis Vatican II pour la place de l’Église dans le monde. Et l’objectif n’est pas d’en parler, mais de faire. »

    Source : Bénévent TOSSERI (à Lyon)

    et https://ecologyandchurches.wordpress.com
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  • UN ACCORD HISTORIQUE POUR LE CLIMAT À PARIS !


    Actu - Bilan COP21

    À l’heure du premier bilan de la COP21, qui signe la fin d’un cycle de négociations qui a commencé à Durban en Afrique du Sud en 2011, force est d’admettre que l’accord qui vient d’être signé à l’unanimité par les 195 pays participants est historique. Comme le disait Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l'ONU, dans un tweet, immédiatement après son adoption : « L'Accord de Paris est un triomphe monumental pour les gens et notre planète », ajoutant : « Il ouvre la voie à des progrès pour éliminer la pauvreté, renforcer la paix et assurer une vie de dignité et d'opportunités pour tous ».

    Pour la première fois, tous les pays du monde sont liés par une entente qui les forcera à tourner le dos aux énergies fossiles et à ddévelopper une économie basée sur des énergies propres et renouvelables. Cet accord est également historique, car il vise à limiter les augmentations de température bien en deçà de 2 degrés Celsius et même de chercher à atteindre 1,5°C, en engageant l’ensemble des grands émetteurs de gaz à effet de serre à réduire leurs émissions tout en tenant compte de leur capacité respective à le faire. Toutefois, aucune contrainte n’est prévue pour les pays qui ne respecteront pas leurs objectifs et l’octroi de l’aide aux pays en voie de développement pour soutenir leur conversion vers les énergies propres (100 milliards $ d’ici 2020) demeure flou, de même que les moyens d’y parvenir et l’origine de ce financement. Cependant, chaque État a malgré tout l’obligation d’établir une cible de réduction des GES, de la mettre en œuvre, et de la bonifier tous les cinq ans.

    SENSIBILISATION AUX ENJEUX CLIMATIQUES À PARIS

    Soulignons également le rôle primordial qu’a joué Équiterre dans cette COP21. Nous avons su mobiliser les Québécois et les Canadiens en amont à l’occasion de la marche pour le climat à Ottawa le 29 novembre et relayer cette mobilisation à Paris, notamment à l’occasion de la Soirée du Canada que nous avons organisée et qui a réuni plus de 300 acteurs importants du Canada, afin de les sensibiliser à l’urgence climatique. Y participaient : les Premiers ministres des provinces, de même que de nombreux dignitaires, associations et citoyens impliqués, tels que : des entreprises privées, des syndicats, des universitaires, des groupes de femmes, des ONG, des groupes communautaires, de petites organisations entièrement bénévoles, de grandes organisations nationales, des élus des trois paliers de gouvernement.

    Au retour de Paris, les yeux des Canadiens se tournent à présent vers notre premier ministre, Justin Trudeau, qui a promis un cadre pour une politique canadienne sur le climat d’ici 90 jours lors de la dernière campagne électorale. L’heure est venue de fixer une cible ambitieuse, comme l’ont fait ses homologues provinciaux du Québec et de l’Ontario. Une cible qui forcera l’innovation.

    Consultez le communiqué de presse émis par Équiterre en direct de Paris, au moment de la ratification finale de l’accord, dont voici un extrait : « L’accord de Paris comprend un engagement à long terme pour limiter le réchauffement à 1,5°C et atteindre zéro émission de gaz à effet de serre d’ici à la deuxième moitié du siècle. Pour atteindre cet objectif, tous les pays sont tenus de réviser leurs plans de réduction des émissions dès 2018, et le Canada doit travailler auprès de partenaires internationaux pour assurer que le niveau d’ambition soit suffisamment élevé pour atteindre l’objectif à long terme. Il s’agit d’un signal fort pour une transition énergétique vers 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050 ».

    Intéressant complément : Steven Guilbeault parle climat sur le divan de TFO

    Source http://www.equiterre.org/
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  • COP21 – L’encyclique en sous-main

    2015 Ruben DiazAlors que les 196 ministres présents à la COP21 ont adopté à l’unanimité l’accord final – un beau signe pour les années à venir-, il est bon de décrypter aussi le travail diplomatique qu’a pu faire le Saint-Siège au cours de ces négociations complexes.

    Ma collègue Véronique a pu consulter les dix points qui, tirés de l’encyclique Laudato si, formaient la grille de lecture de ces négociations pour l’équipe du cardinal Parolin, dans laquelle Mgr Rubén Darío Ruiz Mainardi, jeune nonce argentin (!) en poste au Tchad, a été très actif.

     (traduction à venir) Traduction TEMPORAIRE pas Serviteur ofs - PLUS BAS
    The new Agreement should be grounded on three pillars: 1) a clear ethical foundation; 2) the achievement of three strongly interlinked goals; namely, easing the impact of climate change, fighting poverty and advancing human dignity; 3) a focus on the future. On this basis, 10 main points extrapolated by the Encyclical Laudato si’ (LS), should be covered by the new Agreement:
     
    1.       Promote common responsibility (LS 170), global solidarity andequity, in light of the urgency of a situation that requires the widest possible cooperation for a common plan (LS 164). In this context, it seems appropriate to recall the responsibilities towards future generations (LS 159-161) and the most vulnerable sectors of the current generation.
     
    2.       Make explicit reference to the commitment to achieving two interconnected objectives: eradicating poverty and easing the effects of climate change (LS 172).
     
    3.       Developed countries should take the lead (LS 172) in promotingcollaboration in the development and transfer of appropriate technologies for adaptation and mitigation, especially for the most vulnerable groups.
    4.       Advance sustainable consumption and production patterns (LS 180), education for a sustainable lifestyle (LS 164 and 206) andresponsible awareness (LS 202 and 231).
     
    5.       Pay attention to food security, and in particular to appropriate, sustainable and diversified agricultural systems (LS 164 and 180).
     
    6.       Keep references to human rights, social issues and decent jobs.
     
    7.       Strengthen finance sources and develop finance alternatives, with particular attention to the identification of incentives, elimination of subsidies and the prevention of speculation (LS 171).
     
    8.       Encourage the transition to low-carbon economies through activities that promote renewable energies (LS 26 and 164), energy efficiency (LS 26, 164 and 180), dematerialization (LS 26 and 180), adequate management of transport (LS 26 and 180) and forests (LS 164).
     
    9.       Ensure the participation of the local population, including indigenous people, in the decision-making processes (LS 143-146).
     
    10.   Provide for a follow-up and a commitment review process in a transparent, efficient and dynamic manner, capable of gradually increasing the level of ambitions, as well as ensuring adequate control(LS 167).
     Traduction TEMPORAIRE
    Le nouvel accord devrait être fondé sur trois piliers: 1) une fondation éthique clair; 2) la réalisation des trois objectifs fortement imbriqués les uns; à savoir, atténuer l'impact du changement climatique, la lutte contre la pauvreté et la promotion de la dignité humaine; 3) un accent sur l'avenir. Sur cette base, 10 principaux points extrapolées par l'Encyclique Laudato SI, devraient être couverts par le nouvel accord:
    1. Promouvoir la responsabilité commune (LS 170), la solidarité et l'équité mondiale, à la lumière de l'urgence d'une situation qui exige la coopération la plus large possible pour un plan commun (LS 164). Dans ce contexte, il semble opportun de rappeler les responsabilités envers les générations futures (LS 159-161) et les secteurs les plus vulnérables de la génération actuelle.
    2. Faire référence explicite à l'engagement à atteindre deux objectifs interconnectés: éradiquer la pauvreté et atténuer les effets du changement climatique (LS 172).
    3. Les pays développés devraient prendre la tête (LS 172) dans la promotion de la collaboration dans le développement et le transfert de technologies appropriées pour adaptation et l'atténuation, en particulier pour les groupes les plus vulnérables.
    4. Améliorer la consommation durable et les modes de production (LS 180), l'éducation pour un mode de vie durable (LS 164 et 206) et la sensibilisation responsable (LS 202 et 231).
    5. Porter attention à la sécurité alimentaire, et en particulier appropriées, durables et diversifiés systèmes agricoles (LS 164 et 180).
    6. Gardez les références aux droits de l'homme, les questions sociales et des emplois décents.
    7. Renforcer les sources de financement et de développer des alternatives de financement, avec une attention particulière à l'identification des mesures d'incitation, l'élimination des subventions et la prévention de la spéculation (LS 171).
    8. Encourager la transition vers une économie bas-carbone par des activités qui favorisent les énergies renouvelables (LS 26 et 164), l'efficacité énergétique (LS 26, 164 et 180), la dématérialisation (LS 26 et 180), la gestion adéquate de transport (LS 26 et 180) et des forêts (LS 164).
    9. Assurer la participation de la population locale, y compris les populations autochtones, dans les processus de prise de décision (LS 143-146).
    10. Prévoir un suivi et d'un processus d'examen de l'engagement d'une manière transparente, efficace et dynamique, capable d'augmenter progressivement le niveau des ambitions, ainsi que d'assurer un contrôle adéquat (LS 167).
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  • ÉCOLOGIE

    « La plus grande catastrophe de l’histoire du Brésil »


    Une gigantesque coulée de boue toxique a provoqué des dégâts écologiques inédits. En cause : négligences et corruptions.


    Jessica SYLVAIN DORIENT 9 DÉCEMBRE 2015

    « La plus grande catastrophe de l’histoire du Brésil »

    CHRISTOPHE SIMON / AFP

    À la suite de pluies diluviennes, le barrage d’une mine de fer, au nord de la ville de Mariana a cédé. Plus de 60 millions de mètres cubes de déchets se sont déversés, entraînant la chute d’un deuxième barrage en amont. Le village de Bento Rodrigues a été englouti et déplore 13 morts, 11 disparus et plus de 50 blessés. La coulée de boue a ensuite rejoint le Rio Doce, que les habitants ont rebaptisé le Rio Morto, la « rivière morte ». À cause des poisons qu’elle charrie, notamment des métaux lourds, elle détruit l’écosystème aquatique : le gouvernement brésilien estime qu’il faudra dix ans au Rio Doce pour retrouver son état d’avant la catastrophe…

    « Les compagnies minières doivent payer »

    L’avocat général de l’État brésilien, Luis Unacio Adams a annoncé le 27 novembre qu’il réclamait 5,2 milliards de dollars devant la justice civile. La procédure vise la compagnie Samarco, propriétaire du barrage, et ses deux actionnaires à parts égales, les géants miniers brésilien Vale et BHP. Luis Unacio Adams précise que le gouvernement n’a pas l’intention de payer de sa poche, attribuant toute la responsabilité de la catastrophe aux compagnies minières. Le 27 novembre, Samarco s’engageait à verser la somme de 262 millions de dollars… Un premier pas.

    De son côté, Vale juge le bilan exagéré, et fait même preuve d’optimisme. « La bonne nouvelle c’est que les substances (toxiques) ne se sont pas dissoutes dans l’eau et qu’elles commencent déjà à s’évacuer naturellement au fil des jours », a assuré vendredi 27 novembre en conférence de presse Vania Somaville, directrice des ressources humaines, de la santé et de la sécurité au sein du groupe Vale. Lors de cette conférence de presse, le groupe a assuré qu’il n’était pas responsable du niveau de pollution des boues. Les toxines, plomb, arsenic et chrome étaient déjà présentes dans le Rio Doce, et seraient remontées sous l’effet de la coulée de boue. En poussant cette logique, la catastrophe aurait finalement le mérite de nettoyer le Rio Doce de ses toxines…

    Laxisme étatique

    Gêné pour l’image de marque du Brésil en pleine COP21, la présidente Dilma Roussef a déclaré au Bourget, le 30 novembre : « L’action irresponsable d’une société a récemment provoqué la plus grande catastrophe écologique de l’Histoire du Brésil ». Mais plusieurs associations écologistes brésiliennes citées par Bastamag ne font pas porter la responsabilité de la catastrophe aux seules entreprises minières. « Tout le monde disait que le système de sécurité était très sûr, Samarco avait gagné plusieurs prix en développement durable », rappelle l’écologiste Gustavo Gazzinelli, membre du Forum national de la société civile dans le Minas Gerais. Le militant rappelle qu’avant la catastrophe, un projet de loi envisageait de reconnaître les entreprises d’extractions minières comme « d’utilité publique ».

    450 barrages-dépotoirs

    Pourtant, cette catastrophe était loin d’être la première du genre rappelle la présidente de l’Institut brésilien de l’environnement (Ibama), Marilene Ramos. En dix ans, cinq incidents de la sorte se sont produits, bien que de moindre ampleur. Il existe 450 barrages du même type que les deux qui ont rompu dans l’État du Minas Gerais. Ils sont construits à proximité des zones d’extraction des minerais et servent de grands réservoirs à produits indésirables : roches, boues, produits chimiques.

    Financeurs des grands partis

    Vale a fait une donation de 18,5 millions de dollars aux principaux partis politiques. Le Parti des travailleurs (de gauche) de la présidente Dilma Rousseff, a perçu les deux tiers de cette manne ! Le site Territoires et avenir dénonce un conflit d’intérêts qui « frise la caricature « . Treize des 19 députés fédéraux membres de la commission chargée d’ « accompagner les conséquences du désastre environnemental » ont reçu des fonds de Vale. C’est aussi le cas de cinq des neuf membres du groupe créé au sein de l’Assemblée du Minas Gerais. La presse brésilienne est elle aussi gênée : Vale fait partie des principaux actionnaires et annonceurs du pays.

    source http://fr.aleteia.org/
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  • 1 décembre 2015

    COP21 -Les 3 objectifs du Saint-Siège

    COP21 -Les 3 objectifs du Saint-Siège - E&E

    La XXIe conférence des parties (COP21) est donc ouverte. De nombreuses prises de paroles de présidents ont ouvert le bal. Le Cardinal Parolin, représentant le Saint-Siège, s’est aussi exprimé. Voici son texte.

    Jeudi dernier à Nairobi, dans son discours au Centre de l’ONU pour l’Afrique, « le Pape François s’est abondamment référé à la COP-21, en souhaitant qu’elle conduise à l’adoption d’un accord global et décisif, fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation, avec les trois objectifs complexes et interdépendants de réduire les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté et promouvoir la dignité de la personne humaine.

    Il serait tragique, a-t-il ajouté, que les intérêts particuliers l’emportent sur le bien commun et conduisent notamment à manipuler l’information. Un tel accord devrait s’appuyer sur trois piliers.

    Le premier consiste en l’adoption d’une orientation éthique claire qui inspire les motivations et finalités de l’Accord à mettre en oeuvre. Nous le savons bien, les personnes les plus vulnérables aux impacts du changement climatique sont les plus pauvres, mais aussi les générations futures qui en subiront les conséquences les plus graves, souvent sans en être responsables. De plus, ce phénomène ne connaît ni frontières, ni barrières politiques ou sociales qui permettraient de s’en isoler. Cela doit renforcer la conscience que nous avons d’être une seule famille humaine et la certitude qu’il n’y a pas d’espace pour ce qu’on a appelé la globalisation de l’indifférence. Face à l’urgence d’une situation qui exige la plus large collaboration possible pour l’établissement d’un plan commun, il est important que cet Accord soit axé sur la reconnaissance, autant de l’impératif éthique d’agir dans le cadre d’une solidarité globale que de la responsabilité, commune mais différenciée, de chacun selon ses capacités et sa condition ».


    « Le second pilier concerne le fait que l’Accord devrait non seulement spécifier les modalités de sa mise en oeuvre, mais aussi et surtout transmettre des signaux clairs pour orienter les comportements de tous les acteurs concernés, à commencer par les gouvernements, mais aussi les autorités locales, le monde des entrepreneurs, la communauté scientifique et la société civile, et ce, afin d’atteindre les trois objectifs indiqués par le Saint-Père. Cela requiert de s’engager avec conviction dans la voie d’une économie à basse émission de carbone et dans celle d’un développement humain intégral. La dynamique de ce parcours dépendra de la façon dont tous les acteurs s’engageront et collaboreront dans ce domaine qui offre lui-même de nombreuses possibilités de déployer le génie humain capable de promouvoir la dignité humaine. En ce sens, les pays mieux dotés de ressources et capacités devraient donner le bon exemple en apportant des ressources aux pays ayant plus de besoins, afin de promouvoir des politiques et des programmes de développement durable. Je pense, par exemple, à la promotion des énergies renouvelables et de la dématérialisation, ainsi qu’au développement de l’efficacité énergétique; ou bien à une gestion adéquate des forêts, du transport et des déchets; au développement d’un modèle circulaire de l’économie ; à la mise en oeuvre de programmes appropriés, durables et diversifiés de sécurité alimentaire et de lutte contre le gaspillage de nourriture ; à des stratégies de lutte contre les spéculations et contre les subsides inefficaces et parfois injustes ; au développement et au transfert de technologies appropriées. Il s’agit là de différents aspects dont la mise en oeuvre efficace devrait être inspirée par le nouvel Accord ».

    « Le troisième pilier concerne la vision de l’avenir. La COP-21 ne représente ni un aboutissement, ni un point de départ, mais une étape cruciale d’un parcours qui ne se termine certainement pas en 2015. Un Accord d’une ample perspective temporelle comme celle que nous évoquons devrait prévoir des processus de révision des engagements et de suivi transparents, efficaces et dynamiques, en mesure de rehausser progressivement le niveau d’ambition et de garantir un contrôle adéquat. En outre, il est nécessaire de prendre sérieusement en considération la mise en oeuvre de modèles de production et de consommation durables, et l’adoption de comportements et styles de vie nouveaux. On touche ici aux domaines fondamentaux de l’éducation et de la formation, qui malheureusement sont parfois relégués à la marge des négociations relatives aux accords internationaux. Les solutions techniques sont nécessaires mais resteront insuffisantes si nous n’abordons pas au fond l’éducation aux styles de vie durables et à une conscience responsable. Le style de vie actuel, avec sa culture de marginalisation, est insoutenable et ne doit pas avoir droit de cité dans nos modèles d’éducation et de développement. Il s’agit d’un grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui supposera de longs processus de régénération. Le Saint-Père nous encourage tous afin que la COP-21 puisse se conclure par l’adoption d’un Accord global et transformateur qui ait une orientation éthique claire, qui transmette des signaux forts à tous les acteurs impliqués et qui adopte une vision à long terme intégrant les trois objectifs que nous avons évoqués: Alléger les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté, promouvoir la dignité de l’être humain ».

    source https://ecologyandchurches.wordpress.com
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  • COP 21 – Le temps des biotopes chrétiens

    2015 MarxHier soir, une rencontre aux Bernardins (Paris) animée par le journaliste Patrice de Plunkett a donné la parole à l’ancienne Commissaire européenne Connie Hedegaard et au cardinal allemand Reinhard Marx (ci-contre). Occasion d’entendre l’importance de la  mobilisation grandissante autour de la COP21 à venir. Et au-delà.

    « Cette mobilisation ne doit surtout pas s’arrêter après la fin de la COP21 en décembre : elle doit se poursuivre au delà », Commissaire européenne Connie Hedegaard,

    En cas de succès des négociations de la COP 21 « l’accord ne devra pas rester lettre morte. « Ce sera le rôle de chacun d’entre nous de passer à la phase de concrétisation ». Selon le Cardinal Marx, l’Eglise et les chrétiens ont la force et l’imagination pour incarner des modes de vie alternatifs qui pourront inspirer la société toute entière : « Mais pour cela les paroisses et les communautés chrétiennes ne doivent pas être uniquement des biotopes de la Foi, mais aussi des biotopes pour de nouveaux modes de vie. »

    Source https://ecologyandchurches.wordpress.com
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  • Quand la nourriture « tombe du ciel » à Montréal
    Le concept est innovant : une association a nourri cette année plus de 350 000 personnes âgées grâce à des légumes... cultivés sur les toits de la métropole canadienne !  MARIE LORNE  22 OCTOBRE 2015

    Quand la nourriture « tombe du ciel » à Montréal -

    © Marie Dehaene

    L’association du Santropol roulant, financée par des donateurs et organisée par du personnel salarié et entretenue par des bénévoles, a multiplié ses activités à Montréal depuis sa fondation en 2005.

    Son objectif principal ? Tisser des liens entre des jeunes bénévoles et des personnes âgées pour former une vaste communauté intergénérationnelle à travers la ville.

    Le Santropol roulant, un garde-manger à grande échelle

    À la base de tout, de vastes potagers urbains cultivés sur les toits de Montréal, de Senneville en banlieue et sur le campus de MCGill. Jardinières à réservoirs d’eau, petites serres, ruches et aménagements paysagers font de ces jardins un garde-manger à grande échelle et un lieu de visite unique pour les touristes. Chaque jour, les légumes cueillis sont concoctés dans des cuisines ambulantes appelées « popotes roulantes » par une vingtaine de bénévoles, puis acheminés à vélo jusqu’au domicile des personnes dans le besoin.

    « On voulait voir naître une communauté intergénérationelle »

    Après avoir livré les repas chauds, au prix modique de 4,50 à 5,50 dollars, bénévoles et personnes âgées ont l’habitude de discuter à la porte, histoire de rompre des quotidiens parfois lourds de solitude : « La situation des jeunes et des personnes âgées nous préoccupait particulièrement. À l’origine, on a créé le Santropol Roulant pour rassembler les cultures et les générations et on voulait voir naître une communauté intergénérationelle », explique Chris Godsall, cofondateur du Santropol Roulant au magazine numérique wedemain.fr.

    Les bénévoles compostent les déchets non utilisés pour les repas

    En marge de ces activités, s’organisent des visites du jardin pour les personnes seules, des ateliers de découverte de l’apiculture, de cuisine et de reparation de vélo. Enfin, le collectif « fruits défendus » de l’association récupère à travers la ville les fruits donnés par des Montréalais généreux, propriétaires d’arbres fruitiers.

    « Promouvoir une économie qui favorise la diversité productive et la créativité entrepreneuriale »

    Responsable et entrepreneuriale, le Santropol roulant illustre concrètement les propos énoncés par le pape François dans son encyclique Laudato si’ du 24 mai 2015 : « Pour qu’il continue d’être possible de donner du travail, il est impérieux de promouvoir une économie qui favorise la diversité productive et la créativité entrepreneuriale. Par exemple, il y a une grande variété de systèmes alimentaires ruraux de petites dimensions qui continuent à alimenter la plus grande partie de la population mondiale, en utilisant une faible proportion du territoire et de l’eau, et en produisant peu de déchets ».

    source http://fr.aleteia.org/
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  • LAUDATO SI – Neuilly, terre de cultures (vertes et bibliques)

    LAUDATO SI – Neuilly, terre de cultures - E&ELes initiatives continuent de se multiplier en vue de la COP 21. Début novembre, c’est le groupe « Bible à Neuilly » qui organise, dans les églises de la ville, une quinzaine autour du sujet « La responsabilité de l’homme face à la Création et aux enjeux climatiques »

    Cette quinzaine culturelle se déroulera à Neuilly du 15 au 29 novembre 2015.

    2015 Quinzaine neuilly

    En voici la présentation :

                Comment contribuer de façon spécifique et constructive à la réflexion et à la mobilisation en cours de notre société face aux graves et urgents problèmes d’environnement et de dérèglement climatiques ? A quelques jours de la Conférence de Paris sur le climat, du 15 au 29 novembre 2015, Bible à Neuilly – trait d’union entre les communautés chrétiennes et juive de Neuilly depuis plus de 20 ans – a fait le choix d’interpeller nos contemporains sur la responsabilité de l’homme dans la gestion et la sauvegarde de la Création, avec un objectif de justice, de fraternité et de paix, en s’inspirant de la Bible. Faisant appel tour à tour à toutes les générations, selon des modes et des langages adaptés, l’association proposera dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Neuilly :

    • Le dimanche 15 novembre à 15 h (Espace St Pierre) : un après-midi de contes bibliques, vidéos et ateliers pédagogiques pour les enfants.
    • Le lundi 16 novembre à 20 h (cinéma « Le Village ») : une soirée de ciné-débat autour du film « Le sel de la terre » de Wim Wenders ; débat animé par Xavier de Bayser, auteur de L’effet papillon (Archipel).
    • Le mercredi 18 novembre à 20 h. (Espace St Pierre) : une interview conduite et filmée par des lycéens de Martin Kopp, 27 ans, expert en urgence et justice climatiques auprès de la Fédération luthérienne mondiale.
    • Le mardi 17 novembre à 14 h. (au Centre Communautaire Jérôme Cahen) et les jeudis 19 novembre à 12 h.30 et 26 novembre à 18 h (au. « 167 » av. Ch. de Gaulle) : 3 cafés-Bible proposant des visions juives et chrétiennes de la Création et du climat. Les intervenants sont respectivement Norbert Lipszyc, le rabbin Philippe Haddad et Jean-François Colosimo.
    • Le mardi 24 novembre à 19 h (au « 167 » av. Ch. de Gaulle) : grande soirée « La Création, qu’est-ce pour moi ? » avec lecture de textes par deux comédiens ; table-ronde réunissant Ghaleb Bencheikh, Michel Camdessus, Pasteur François Clavairoly, Rabbin Marc-Alain Ouaknin ; concert avec l’Ensemble vocal Crescendo et le soliste Avraham Kohen.
    • 2015 Laudato si neuillyLe dimanche 29 novembre de 14 h à 19 h 30 (au « 167 » av. Ch. de Gaulle) : « Laudato si : un appel à une nouvelle civilisation ? » ; lecture quasi intégrale par douze comédiens de l’encyclique du pape François sur l’environnement, suivie d’une table-ronde avec des invités de toutes les confessions et cultures réagissant sur le texte.


    Pour en savoir plus sur ces évènements :
    www.bibleaneuilly.com

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  • ETATS-UNIS – Des conservateurs qui n’aiment pas conserver (si ce ne sont leurs droits personnels)

    Voici l’extrait de la la salutation inaugurale du pape François évoquant la crise climatique. Cette déclaration a été faite au moment de sa réception dans les jardins de la Maison Blanche, le 23 septembre 2015.

    « Monsieur le Président, je trouve encourageant que vous promouviez une initiative pour la réduction de la pollution de l’air. En acceptant cette urgence, à moi également il semble clair que le changement climatique est un problème qui ne peut plus être laissé à la future génération. En ce qui concerne la sauvegarde de notre maison commune, nous vivons un moment critique de l’histoire. Il est encore temps d’opérer les changements qui s’imposent en vue d’un développement durable et intégral, car nous savons que les choses peuvent changer. Un tel changement exige de notre part que, de manière sérieuse et responsable, nous prenions en considération, non seulement le genre de monde que nous pourrions léguer à nos enfants, mais aussi les millions de personnes vivant dans un système qui les a marginalisés. Notre maison commune fait partie de ce groupe d’exclus qui crient vers le ciel et qui aujourd’hui frappent avec force à la porte de nos maisons, de nos villes et de nos sociétés. Pour utiliser une expression imagée du Pasteur Martin Luther King, nous pouvons dire que nous avons manqué d’honorer un billet à ordre et le moment est arrivé de le faire. Nous savons par la foi que le Créateur ne nous abandonne pas, jamais il ne fait marche arrière dans son projet d’amour, il ne se repent pas de nous avoir créés. L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune. En tant que chrétiens inspirés par cette certitude, nous voulons nous engager, de manière consciencieuse et responsable, pour la sauvegarde de notre maison commune. Les efforts réalisés récemment afin d’amender les relations rompues et afin d?ouvrir de nouvelles portes à la coopération au sein de la famille humaine sont des étapes positives sur le chemin de la réconciliation, de la justice et de la liberté. Je voudrais que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté de cette grande nation soutiennent les efforts de la communauté internationale pour protéger les personnes vulnérables dans notre monde et pour encourager les modèles de développement intégral et inclusif, en sorte que nos frères et soeurs partout puissent connaître les bénédictions de paix et de prospérité que Dieu veut pour tous ses enfants

    Pas de quoi rassurer les élus les plus conservateurs du Congrès américain qui vont l’accueillir cet après midi. Certains -mêmes catholiques- manifestent leur mauvaise humeur en refusant d’être présent pour accueillir ce pape qui parle trop de climat à leur goût et pas assez d’avortements. C’est le cas, par exemple, de Paul Gosar, un sénateur républicain de l’Arizona. Dans un billet du site TownHall.com , l’homme qui se dit être un « catholique fier de l’être » dit aussi

     sa déception d’entendre que ce pape argentin vient parler de changement climatique devant le Congrès.

    2015 Paul Gosar« Les médias nous annoncent que sa Sainteté va concentrer le coeur de son discours sur le changement climatique – un climat qui a toujours changé depuis sa création dans la Genèse. Plus troublant est le fait que ce discours sur le changement climatique a adopté toutes les expressions des socialistes, enrobés dans de la fausse science et de de l’idéologie telle que la « justice climatique », pour culpabiliser les gens par des politiques de gauche. (…) Si le pape se réfère à la théologie classique chrétienne, je serai en première ligne. Si le pape parle avec son autorité morale contre l’islam violent, je serai là pour le féliciter. Si le pape presse les nations occidentales à aider les chrétiens persécutés du Moyen Orient, je le soutiendrai de tout mon coeur. Mais quand le pape choisit d’agir et de parler comme un homme politique de gauche, alors il peut s’attendre a être traité comme tel. (…) Si le pape veut dévouer sa vie à lutter contre le changement climatique, il peut le faire durant son temps personnel. Mais promouvoir cette science discutable comme un dogme catholique est ridicule. (…) Si le pape prévoit de passer la majorité de son temps à défendre des politiques faussés contre le changement climatique, alors je ne participerai pas à cette session. C’est mon espoir que le pape François réalise qu’il a mieux à faire à se concentrer sur les matières telles que la tolérance religieuse et le caractère sacré de la vie. Comme responsable de l’Eglise catholique et comme une voix puissante défendant la paix à travers le monde, sa Sainteté a une vraie possibilité de changer le climat de terreur au Moyen Orient et non pas de suivre les errances folles du ‘changement climatique' »

    Au moins les choses sont claires.

    On peut préciser que l’homme de 57 ans est connu pour ses positions très conservatrices : militant pro-life, il est aussi un défenseur très actif du droit à porter des armes, un politicien clairement opposé à l’immigration. Et même un homme aux déclarations très ambiguës sur les droits des Indiens d’Amérique en Arizona (quand ils luttent pour défendre leurs terres contre des projets miniers). Membre notamment du comité sur les « ressources naturelles » (!), il est aussi signataire du serment promu par les « Americans for Prosperity » (promu par les frères Koch, des millionnaires conservateurs farouchement opposé au président Obama), il s’est engagé ainsi à lutter contre toute législation ou taxe visant à lutter contre le changement climatique. Dans ce sens, il vise même à vouloir destituer la présidente de l’Agence pour l’environnement américain (EPA), Gina McCarthy pour « crimes et délits graves ».

    On l’aura compris, si Paul Gosar est fier d’être catholique, c’est aussi parce qu’il est un poète.

    Le blog E&E reviendra sur cette posture si caractéristique de ces milieux catholiques qui opposent certains pans de la doctrine sociale catholique, légitimes selon eux, à d’autres qui ne le seraient pas. La lecture très politique des déclarations du pape François en dit long aussi de l’argumentaire pseudo-confessionnel en question. Et des enjeux économiques personnels et collectifs qui expliquent ce lobbying actif, protégé de toute critique par une posture « prolife » décidément bien pratique.

    DL

    Source https://ecologyandchurches.wordpress.com/
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