• Franciscans International- lettre de novembre 2011

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    Avons-nous des préjugés à l’égard des pauvres ?

    La semaine dernière, je marchais d’un bon pas dans l’une des principales rues de Genève lorsque mon attention fut attirée par une femme âgée qui mendiait. En m’approchant , elle leva les yeux vers moi et sourit spontanément. Ce qui me frappa à ce moment-là, fut la joie que l’on pouvait lire sur son visage et non l’envie de mendier. Il s’agissait plutôt de la présence de deux être humains s’accueillant réciproquement. Tout au long du restant de la journée, le visage de cette femme resta ancré dans mon esprit, en particulier en lisant le discours de Ms. Magdalen Sepulveda, le Rapporteur Spécial sur l’Extrême Pauvreté et les Droits Humains, prononcé aux Nations Unies à New York le 25 Octobre. Elle insistait notamment auprès des individus et des Etats pour qu’ils « fassent table rase de leurs préjugés à l’égard des pauvres » car la tendance  générale à l’heure actuelle est de punir, de mettre à part, de réduire les droits de ceux qui vivent dans la pauvreté.

    Franciscans International travaille en étroite collaboration avec le Rapporteur Spécial pour l’élaboration du texte sur les « Principes Directeurs sur les Droits Humains et l’Extrême Pauvreté » qui sera soumis au Conseil des Droits de l’Homme aux Nations Unies en 2012. En dénonçant les injustices systémiques aux Nations Unies, nous travaillons à éradiquer la pauvreté. Franciscans International est convaincu que l’extrême pauvreté est une violation des Droits Humains, par conséquent les Gouvernements doivent prendre leurs responsabilités et en faire leur première priorité. D’après Ms Sepulveda « Il y a quelque chose de parfaitement inacceptable dans nos sociétés, lorsque les measures legislatives  que nous adoptons à  l’égard des plus vulnérables, soutiennent l’idée que les plus marginalisés et défavorisés sont paresseux, irresponsables, ne tiennent pas compte de la santé et de l’éducation de leurs enfants, sont malhonnêtes, peu reconnaissants, et même criminels ». En tant que Franciscains, nous ne pouvons adhérer à cette façon de voir, bien au contraire nous devons tout faire pour en changer, surtout dans le contexte de la situation financière mondiale actuelle…

    Sœur Denise Boyle fmdm
    Directrice Générale de FI

     

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