• Histoire de l’OFS et de sa Règle (14)

      Histoire de l’OFS et de sa Règle

    La “novitas” francIscaInE. La trilogie franciscaine.

    Magistère des Papes sur l’OFS 

         Benedetto Lino, OFS

     

     

    Benoît XV

     

    Le septième centenaire du Tiers Ordre a été célébré sous le pontificat de Benoît XV, lui aussi tertiaire Franciscain.

    Les manifestations du centenaire eurent leur apogée dans la

    • publication de l’encyclique Sacra propediem (6/1/1921), la seule entièrement consacrée à l’Ordre Séculier par un pape dans l’histoire moderne, et dans la
    • célébration du Deuxième congres international, qui s’est déroulé à Rome du 15 au 18 septembre 1921.

     

    L’encyclique constitue une synthèse renouvelée de tout ce qui concernait la doctrine du Tiers Ordre, les aspects historiques (avec une référence particulière aux règles de Nicolas IV et de Léon XIII), les prospectives; pour ces dernières on souhaitait la diffusion dans chaque “ville, village, hameau”, l’adhésion de “jeunes, de femmes et d’ouvriers”, même s’ils appartenaient déjà à d’autres associations catholiques, puisque “cet Ordre se propose... de guider à la perfection chrétienne ses membres, bien que vivant dans le monde, parce qu’aucun état de vie n’est incompatible avec la sainteté” ; dans le contexte de l’encyclique se détache ensuite la définition du TOF comme Ordo veri nominis, souvent citée dans la littérature successive de l’OFS”.

     

    Au congres international de 1921 on dut affronter les thèmes suivants :

    • sanctification des tertiaires,
    • fonctionnement des fraternités,
    • réforme franciscaine de la société,
    • propagande et apostolat

     

    On choisit des orateurs laïcs et on prédisposa des ordres du jour à discuter et à voter au cours des sessions des sections linguistiques ; le père Gemelli conclut le congres qui, envoya de l’Aracoeli un message au monde, adressé à tous les hommes, “frères, proches et lointains, de toutes les langues, de n’importe quel parti politique honnête, travailleurs faisant usage de leurs bras ou de leur intelligence, qui dans la dignité du travail sanctifient le pain quotidien”, pour renouveler “le tendre salut Franciscain pax et bonum”.

    Bien qu’il était “absolument interdit de s’occuper d’affaires politiques, de Fédérations inter-obédientielles, d’internationales franciscaines, ou d’autres thèmes se référant directement aux objectifs du Tiers Ordre” et bien que l’on n’admettait pas de discussions lors des assemblées plénières, le congrès démontra la vivacité du contenu des exposés et, surtout, des interventions qui nécessitèrent une patience remarquable des modérateurs qui se sont efforcés de ne faire sortir le congrès des normes qui le réglementaient.

     

    Pour donner une idée de l’extrême clarté avec laquelle on affrontera les choses, nous ne citons qu’une phrase du père Gemelli qui, se référant à son expérience juvénile milanaise s’exprima en ces termes : "Seulement quand les Tertiaires élargiront leur domaine d’expansion, on pourra espérer de ne pas voir se répéter ce que l’on dit ou pense trop souvent : c’est-à-dire que le Tiers Ordre est une simple congrégation de personnes auxquelles il n’est possible que de gagner un certain nombre d’indulgences ".

     

    Pie XI

     

    Le centenaire de la mort de saint François a été célébré pendant le pontificat de Pie XI (1857-1939), “un ancien tertiaire” comme il se définit lui même à plusieurs occasions : il été en effet entré très jeune dans le Tiers Ordre, en septembre 1874.

    Le 30 avril 1926, Pie XI publia l’encyclique Rite expiatis pour rappeler au monde catholique la récurrence de la mort de saint François et il consacra un grand espace au Tiers Ordre ; mais dans ce profil historique l’oeuvre du Pape Ratti doit être rappelée dans une plus ample perspective qui concerne aussi son initiative en faveur de l'Action Catholique : le Pape en formula ce qui en est aujourd’hui la classique définition de “participation des laïcs à l’apostolat hiérarchique de l’Eglise”, il en demanda et en obtint la tutelle en termes concordataires, il la défendit vigoureusement dans les moments difficiles, il confirma la décision de Benoît XV de lui assigner saint François comme protecteur. Le chemin souvent difficile et complexe pour donner au laïcat un status ecclésial correspondant à la dignité baptismale de tous les fidèles et aux urgences d’une présence active et incisive dans la vie de la société, trouve dans l’action de Pie XI un point de référence sûr : de là fait ses premiers pas la théologie du laïcat et naît une nouvelle et plus sure orientation sur les devoirs et les structures des associations laïques.

    Ce processus de réflexion englobait aussi le Tiers Ordre.

    Pie XI commença ce processus avec quelques enseignements qu’il vaut la peine de rappeler ici. Dans quelques audiences permises à divers groupes de tertiaires, le Pape rappela en quoi consistait “la profession de vie d’un bon Tertiaire Franciscain :

    “… ce n’est pas la rigueur des vœux, ni la vie commune,ce n’est pas la vie religieuse selon la lettre. Mais c’est la vie religieuse selon l’Esprit. C’est l’Esprit de la vie et de la perfection apporté en famille, dans la vie quotidienne, dans la vie ordinaire du siècle.

    Il rappela ensuite le devoir de la qualification :

    S’ils sont des chrétiens comme les autres, il n’y a aucune raison pour qu’ils soient Tertiaires ... la dénomination de Tertiaires Franciscains est spéciale: ... on ne peut l’usurper – et ce serait l’usurper si une telle dénomination ne correspondait pas à quelque chose de spécial”.

     

     

    Congres International du TOF de 1950

     

    Au terme de l’année sainte 1950, du 17 au 20 décembre, à Rome, se déroula le Congres International des dirigeants laïcs du Tiers Ordre Franciscain.

    Les deux mille participants, parmi lesquels on comptait de nombreux religieux, provenaient de quinze nations et de sept zones linguistiques.

    Le congrès naissait ensuite comme manifestation inter-obédientielle.

    En effet, à partir du 5 septembre 1946, même si approuvé ad experimentum, entra en fonction le Conseil International interobedientiel, voulu par les ministres généraux du Premier Ordre et du TOR et formé de quatre religieux qui recouvraient la charge de Commissaires généraux pour le TOF.

    Il s’agissait d’une interobédience embryonnaire et née du haut qui, en effet, donnait à la manifestation un caractère d’unité; le thème choisi fut celui de l’apostolat, considéré le plus opportun vu les nécessités de l’époque; les relations s’élargirent ensuite à une visuelle complète de l’être et de l’agir de la fraternité Séculière des temps nouveaux.

    La très grande qualité des orateurs - Giuseppe Dossetti, Giorgio La Pira, l’historien Chiminelli, Joseph Folliet, secrétaire des "Semaines sociales" en France, James Schwanzerbach – maintint la discussion à un certain niveau ; le congrès fit réfléchir sur la manière dont, sans changer la nature de l’institution, il fallait trouver les moyens actuels pour vivre le charisme Franciscain en qualité de séculiers, entretenir les rapports avec les autres associations laïques, coordonner les forces et les œuvres du Tiers Ordre au niveau des orientations qui auraient caractérisé la vie de l’OFS dans la deuxième moitié de notre siècle.

    Prenons un extrait des actes du congrès où le Français Joseph Folliet trace le portrait du tertiaire de notre époque : “Qu’il soit parlementaire ou syndicaliste, qu’il se consacre à la recherche scientifique, à la spéculation philosophique, au service social ou à la vie familiale, qu’il se trouve au sommet ou à la base du système social, qu’il parle en public ou qu’il observe le silence, qu’il choisisse l’action apostolique ou politique, il se manifeste pour cette originalité, pour ce style de vie simple, pauvre et joyeux, pour le détachement de toutes les richesses, y compris la volonté et l’amour propre ...” .

     

    Parmi les votes conclusifs du congrès émerge celui qui demande que “en dehors des Conseils locaux on constitue au plus vite les Conseils de district, provinciaux, nationaux et international”, alors que parmi les réponses parvenues au questionnaire préparatoire du congrès émergeait la demande d’élaborer des Constitutions, relatives au commentaire et à l’application de la Règle de Léon XIII ; la demande était accompagnée de différentes motivations : “la brièveté de la Règle léonine, la nécessité de s’adapter à la législation du code du droit canonique, les relations établies avec l'Action Catholique, l’évolution organisationnelle du Tiers Ordre lui même, l'unité de direction de tout l’Ordre Franciscain pour le Tiers Ordre”.

     

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