• Histoire de l’OFS et de sa Règle (17 et fin)

    Histoire de l’OFS et de sa Règle

    La “novitas” francIscaInE. La trilogie franciscaine.

    Magistère des Papes sur l’OFS 

         Benedetto Lino, OFS


    CHAPITRES Généraux: histoire eT evoluTION deS decisionS QUANT à l’unité.

     

    Étapes pour la réalisation de l’unité dans les différents Etats du monde.

    Ben  

    Avant la Règle Paulinienne il n’y avait pas nécessairement des structures laïques puisque les laïcs dépendaient des religieux (directeurs et commissaires).

    Les Constitutions de 1957 prévoyaient des structures possibles (au sein de la même l’obédience) de district, provinciales, nationales, générales, et aussi interobédientielles, mais seulement de manière facultative.

    Avant la Règle Paulinienne étaient constituées des structures au sein des obédiences de niveau supérieur à celui local, dans certains pays dont l’Italie, le Portugal, le Brésil, l’Espagne.

     

    1969 - Le 1° Conseil International avec Ministre Général relatif, institué par l’obédience Capucine. Le Ministre, Manuela Mattioli, et les conseillers furent nommés par le Ministre Général OFM Cap.

     

    1973 – Conformément à la volonté des 4 Ministres Généraux on constitua le Premier Conseil International “Interobédientiel”, en réalité déjà unitaire. Le Ministre Général, Manuela Mattioli, était unique mais les ministres adjoints étaient au nombre de quatre. Toujours exprimés par les Ministres généraux.

     

    1975 – 1° Congrès International (ou 1° Chapitre Général) du TOF

     

    1976 – Première Convocation élective de la part des Ministres généraux. Avant la Règle, Élection par les Conseils nationaux conformément au Statut CITOF donné par les Ministres Généraux (OFM, Cap, Conv. TOR). Élection par courrier !

     

    1979 – (6-10 0ctobre) 2° Chapitre Général.

    Le thème en fut la Règle qui venait d’être remise (Encarnación del Pozo et Fr. Angulo Quilis TOR)

     

    1982 – (22-30 septembre) 3° Chapitre Général

    Thème : Responsabilité dans l’animation de l’Ordre.

     

    1984 (Madrid) (27 avril - 3 mai) – 4° Chapitre Général, 1° Chapitre Électif. Premier nouveau Statut CIOFS approuvé.

     

    1988 5° Chapitre Général

    Thème : début d’études pour les Constitutions Générales

     

    L’achèvement de l’unité aux niveaux nationaux dans le monde entier, sauf en Italie et en Colombie, était déjà conclu en 1990. En Colombie il fut achevé tout de suite après, en 1993.

     

    Dans la réalisation de l’unification on a assisté à une baisse numérique importante des tertiaires.

    Cela s’est aussi produit suite au manque d’intérêt des religieux. En effet, l’Ordre avait complètement été dirigé par les frères qui, après la reconnaissance de l’autonomie de l’OFS, ne sentirent plus aucune incitation à pourvoir au “recrutement” (à dire vrai, souvent bien peu sélectif).

     

    1990 (Fatima) – 6° Chapitre Général - 2° Chapitre Général Électif

    Remise des Constitutions Générales ad experimentum.

    Recommandation du Chapitre à bien compléter les unifications Nationales et régionales.

     

    1993 – (Mexico) - 7° Chapitre général

    Nouveau Statut International

    Demande de prorogation de 3 ans pour l’experimentum des Constitutions Générales

    Décision sur représentation des Fraternités Nationales aux Chapitres : 1 pays, 1 Vote.

     

    1996 – (Rome) – 8° Chapitre Général3° Chapitre Général Électif

    Délibération sur le complètement de l’unité en Italie

    L’Italie est représentée par 4 observateurs non votants, pour l’incapacité à exprimer un seul Conseiller pour tous.

     

    1999 – (Madrid) – 9° Chapitre Général

    Terme experimentum sur Constitutions générales et Approbation capitulaire des propositions de modification.

     

    2002 – (Rome) – 10° Chapitre Général - 4° Chapitre Général Électif

    Thème : La Communion vitale réciproque dans la Famille Franciscaine.

    Approbation du nouveau Statut de la Fraternité Internationale de l’OFS.

    Message du Pape Jean Paul II qui confirme solennellement l’Unité de l’OFS et les caractéristiques fondamentales de sa nature et structure et, en soulignant l’achèvement du processus législatif de l’OFS, invite l’OFS à avoir la capacité et le courage d’assumer son rôle ecclésial Franciscain dans le Troisième Millénaire.

     

    2005 – (Assise) 11° Chapitre Général

    Thème du chapitre : La Novitas Francescana : Mission et Témoignage.

     

    2008 – (Hongrie) 12° Chapitre Général - 5° Chapitre Général Électif

    Thème du Chapitre : La Profession du Franciscain Séculier et son Sens d’Appartenance.

     

     

    CONCLUSIONS

     

    L’Ordre Franciscain des Pénitents séculiers a eu au cours des siècles une vie complexe par rapport au reste de la Famille, avec les circonstances aggravantes qui pendant 5 siècles, pour les raisons que nous avons décrites pendant cette leçon, l’Ordre n’a pas eu la possibilité de s’exprimer en tant que tel, pour la sujétion absolue aux religieux à laquelle il avait été contraint.

     

    La Famille Franciscaine, bien qu’étant née de ce saint doux et humble qu’est François, vrai imitateur de son Seigneur Jésus, s’est aussi toujours caractérisée par les disputes et les prévarications d’une partie sur l’autre. Dans cette situation de contrastes et différends, qui a aussi été fréquemment la cause d’éloignements périodiques du charisme original, est tombé, plus que n’importe qui d’autre, le Troisième Ordre qui a subi les conséquences des problèmes créés et vécus par les religieux du Premier Ordre et du sens, jamais apaisé, de supériorité des religieux et des clercs envers les laïcs.

    A partir de 1471, les Franciscains séculiers furent assujettis aux religieux et perdirent graduellement leurs caractéristiques de protagonistes de leur propre histoire et dans une certaine mesure de leur propre mission, c’est-à-dire de cette partie exclusive propre de la mission qui lui était (et qui lui est) confiée au sein de la Famille Franciscaine.

     

    Pendant quelques siècles, donc, la vie de l’Ordre a été une vie difficile, diminuée par rapport à son projet original.

     

    Après une période de grande effervescence et d’intense activité initiale qui a duré environ deux siècles après sa naissance, l’Ordre a vécu une période de stase substantielle avec des hauts et des bas très nombreux.

    Le fait de ne pas avoir reconnu son autonomie et son unité structurale, nécessaires pour assumer et exprimer pleinement son rôle, a eu un rôle déterminant dans l’incapacité de l’Ordre à se sentir tel et à contribuer de façon significative à la mission de la Famille.

    Jusqu’en 1978 (et au delà) nous avons souvent été considérés par les religieux, non pas tant comme des frères ayant la même dignité, ordonnés et coordonnés par la même mission apostolique dans l’Eglise et dans le monde (Novitas), mais plutôt comme de simples sujets à catéchiser et à exhorter à n’être que de bons laïcs chrétiens en les enfarinant avec une bonne dévotion franciscaine.

     

    Pendant trop longtemps la Spiritualité Franciscaine Séculière, propre au Franciscanisme Séculier, distincte et complémentaire de celle des religieux, n’a pas eu la possibilité concrète de s’affirmer comme telle et, au contraire, on a cherché à assimiler les séculiers à des Spiritualités empruntées aux composantes liées aux obéissances auxquelles les séculiers étaient assujettis.

     

    Avec Pie IX et surtout avec le grand Léon XIII l’Ordre repart et commence graduellement à récupérer la conscience de son rôle et de sa nature-identité.

     

    La réflexion sur la Novitas franciscaine nous a aidés à comprendre le contexte de grâce où est née la vocation de François et le début de sa Famille ordonnée pour servir à la mission que Dieu lui a confiée au cours des siècles.

    A la lumière de cette prise de conscience nous pouvons donc évaluer dans quelle mesure, à plusieurs époques, la Famille a manqué à cette mission, en trahissant fondamentalement le charisme des origines.

    Il est donc pour nous important de nous concentrer sur ces paramètres fondamentaux pour servir fidèlement le projet original.

     

    Ce rôle s’adressant à la restauration de l’Eglise, à réaliser avec toutes ses composantes, selon le projet que Dieu a confié à François, ne s’est appuyé pendant longtemps que sur les épaules du Premier Ordre et du Deuxième Ordre (et pas toujours de façon satisfaisante), en manquant de la stabilité qu’aurait dû fournir la troisième “jambe”, celle d’un OFS adulte et mûr, capable d’accomplir sa part de mission. Le cordon n’a pas toujours été capable de soutenir le poids qui lui était confié. “Funiculus triplex difficile rumpitur” (Qo 4, 12) nous interpellent les Ecritures : le fil triple ne rompt pas facilement ! Nous devons donc, dans l’unité et l’autonomie reconquises, redonner de la solidité à ce “cordon” Franciscain afin qu’il soit capable d’accomplir pleinement son rôle essentiel dans l’ Eglise.

     

    On ne s’est pas rendu compte, pendant trop longtemps (et cette conviction n’est pas encore évidente) du fait que sans les séculiers (qui recouvrent la majorité des Franciscains), qui vivent immergés dans les choses du monde (Paul VI), il est impossible de convertir et de restaurer le monde dans le Christ dans ses plis les plus intimes et les plus vitales.

    On ne réfléchit jamais assez sur le fait que François est fondamentalement resté fidèle à sa vocation originale “laïque” et “Séculière”, caractéristiques qui sont propres de la même Eglise. Jésus lui-même est, pour ainsi dire, “laïc et Séculier”. François, comme Jésus, ne s’isole pas du monde. Ils sont profondément immergés dans le monde, “ils se sont sali les mains”.

    L’équivoque sur la supériorité de l’état de vie (parce que c’est de cela qu’il s’agit) qui a fait considérer les laïcs Franciscains comme Franciscains de deuxième catégorie, réside aussi sur une compréhension erronée de la célèbre expression “exire de saeculo”.

    François ne sortit pas du siècle quand il devint “frère tonsuré” mais lorsqu’il entra dans un état permanent de conversion, et quand il était donc encore profondément laïc.

    Exire de saeculo” signifie entrer dans la logique de Dieu et non pas dans celle du monde. C’est l’être du monde mais pas dans le monde ainsi que l’entend saint Jean.

    Pour servir d’une façon croyable le monde selon le plan de Dieu, il faut repousser la dichotomie : “le monde n’est que péché – seul l’Esprit est bon”. Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ! Si Dieu aime le monde, qu’Il a lui-même créé, ce monde porte aussi forcément avec soi la sainteté qui lui provient du fait d’être créature et une créature aimée, de Dieu !

    Le monde est le lieu où Dieu réalise son projet d’amour pour ses créatures dont il veut avoir besoin, et l’histoire est le lieu où chaque créature découvre Dieu, son amour et où par le biais du partage essentiel du monde même dans le Christ se réalise la déification de l’homme.

    Il n’existe pas d’espaces réservés à quelques élus du monde (les élus religieux, p.e.). Tous les espaces doivent être sanctifiés, tout doit être reconstruit dans le Christ et, en Lui, tout doit retourner au Père.

    Les laïcs et les séculiers sont donc essentiels.

    Voilà pourquoi nous devons redécouvrir le sens de notre mission, coordonnée avec les deux autres Ordres Franciscains. C’est une mission essentielle dans le projet Franciscain de Dieu.

     

    C’est à nous à présent, éduqués par notre histoire, que revient le devoir de reporter à sa beauté originelle le Troisième Ordre des Pénitents de Saint François et de lui faire récupérer pleinement son rôle ecclésial, pour que le Troisième Millénaire puisse se dire et être vraiment chrétien.

     Source CIOFS

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