• SEMEUR DE LA BONNE NOUVELLE

    Textes bibliques : Lire

    Les lectures bibliques de ce dimanche nous apportent un message d’espérance. Dans ce monde qui est le nôtre, nous en avons bien besoin. Nous avons tout d’abord un extrait du livre d’Isaïe. Il s’adresse à des croyants qui doutent parce qu’ils ne voient guère se réaliser les promesses des prophètes. Pour eux, tout va mal et ils commencent à désespérer. Ils ont été déportés en exil sur une terre étrangère. Alors le prophète leur apporte un message de consolation. Pour cela, il utilise une comparaison que tout le monde peut comprendre : Quand la pluie et la neige abreuvent la terre, la semence ne peut que pousser et donner du pain à celui qui mange. De même la parole de Dieu ne lui revient pas sans produire du résultat. Elle accomplit toujours sa mission. Elle fait ce que Dieu veut.

    Il nous appartient d’en tirer les conséquences : ce qui est important pour nous, c’est d’être vraiment à l’écoute de cette parole. Si Dieu nous parle c’est pour notre bonheur. Il ne demande qu’à nous rejoindre, mais il ne va pas forcer notre porte car il respecte notre liberté. Plus tard, le Christ se présentera à nous comme le « Verbe » de Dieu, la Parole de Dieu. Son ministère sera celui de la réconciliation. Le « Verbe fait chair » n’est pas retourné au Père « sans résultat » sans avoir accompli son ministère de réconciliation.

    C’est aussi cette bonne nouvelle que nous lisons dans la lettre aux Romains (2ème lecture). La Parole de Dieu vient changer le cœur de l’homme. Elle tend à reconstituer la Création qui s’était désintégrée sous l’effet du péché. Cette lettre nous dit que l’Évangile est puissance de Dieu pour le salut de tout croyant » (Rm 1,16). Il est très important que nous soyons convaincus de cette force vitale présente dans la Parole de Dieu. Jésus se compare à une semence. Elle-même n’a rien de très impressionnant. Et pourtant, elle renferme une capacité de vie remarquable. Elle est capable de donner naissance à une grande plante malgré les obstacles qu’elle rencontre. De même, la Parole de Dieu est une force vitale capable de changer le monde.

    Dans l’Évangile, Jésus nous raconte la parabole du semeur. Ce récit, nous le connaissons bien parce que nous l’avons entendu souvent. Mais il ne faut surtout pas le lire comme une leçon d’agriculture. Cet Évangile nous parle d’abord de Dieu et de nous. Il s’agit d’un Dieu qui « sort » parce qu’il a choisi d’ensemencer la terre. Cette semence c’est la Parole de Dieu. Elle nous dit tout l’amour de Dieu pour le monde. Dieu la répand avec une générosité extraordinaire. Il cherche à rejoindre tous les hommes sur tous les terrains, y compris ceux qui se trouvent dans les situations les plus désespérées. Son message de salut doit être proclamé dans le monde entier. Nous n’oublions pas que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle.

    L’évangile nous parle de quatre terrains différents, le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous. D’un côté, nous avons l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas. Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour, tout s’arrête. Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.

    Puis nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire.

    À la suite du Christ, nous sommes envoyés pour être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui. Nous avons tendance à nous lamenter sur les églises vides alors que les supermarchés sont pleins. Être missionnaire c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non croyants et les mal croyants. Le Christ veut les sauver tous. À sa suite et avec lui, nous sommes envoyés pour semer à profusion. Il ne s’agit pas de faire croire mais de dire et de témoigner de la foi qui est en nous. Même si nous n’en voyons pas les résultats, rien ne peut empêcher la Parole de Dieu de produire du fruit.

    Que la Vierge Marie nous apprenne, par son exemple, à accueillir la Parole de Dieu, à la garder, et à la faire fructifier en nous et chez les autres.

    Télécharger : 15ème dimanche du temps ordinaire

    Sources : Revue signes, Feu Nouveau – La Parole de Dieu pour chaque jour de 2014 (V. Paglia) – Paroles pour la Route année A (Jean-Yves Garneau) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes – L’intelligence des Écritures (Marie Noëlle Thabut) – Lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoye) – François, selon Saint Matthieu.

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  • « VENEZ À MOI… »

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous adressent un message d’espérance. C’est le salut qui est annoncé aux petits, aux pauvres et aux exclus. Nous y découvrons la puissance de la Parole de Dieu. Cette bonne nouvelle rejoint tous ceux et celles dont la vie est un fardeau très lourd à porter.

    La première lecture est extraite du livre de Zacharie. Il s’agit d’une parole de consolation en période de guerre. La situation semble désespérée. Mais Dieu va intervenir. Le prophète annonce la venue d’un roi « humble, monté sur un âne. » Non, ce n’est pas une plaisanterie. La force de ce roi vient du fait qu’il est « juste », c’est-à-dire pleinement ajusté à Dieu. Notre Dieu n’a pas besoin d’une puissante cavalerie. Il va venir instaurer un avenir de paix, non seulement pour les rescapés de son peuple mais aussi pour toutes les nations. Il faut le dire et le redire : Toute la Bible ne cesse de nous annoncer l’amour passionné de Dieu. C’est de cette bonne nouvelle que témoignent tous les martyrs d’hier et d'aujourd’hui. La haine, la violence, les persécutions n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera.

    C’est aussi ce message que nous lisons dans la lettre de saint Paul aux Romains. II leur recommande de ne pas vivre « sous l’emprise de la chair ». Pour Paul, vivre « sous l’emprise de la chair » c’est vivre loin de Dieu, c’est se contenter des limites de l’intelligence et des forces humaines ; c’est le péché qui nous détourne de Dieu pour nous entraîner vers des impasses. Au contraire, vivre « selon l’Esprit », c’est se laisser guider par Dieu, c’est être habité par lui. Nous sommes appelés à devenir des « maisons de l’Esprit ». C’est lui qui commande. Il prend possession du croyant pour répandre en lui l’amour qui est en Dieu.

    L’Évangile de ce jour nous rapporte une prière d’action de grâce de Jésus : « Je proclame ta louange ; ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits ». Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole. La bonne nouvelle n’a été cachée à personne ; elle a été proclamée dans toute la Galilée. Jésus y a fait beaucoup de miracles. Il n’a jamais cessé d’inviter les uns et les autres à se convertir ; mais voilà : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » A plusieurs reprises, Jésus s’est trouvé affronté à la dureté de cœur de ses auditeurs. Ils n’ont pas su répondre à son attente.

    Les sages et les savants que Jésus dénonce, ce sont ceux qui s’accrochent à leurs raisonnements humains. Ils pensent avoir raison contre tout le monde, y compris contre le pape et les évêques. Ils sont imbus de leurs connaissances et de leurs certitudes. De ce fait, ils deviennent incapables d’accueillir une vérité qui vient d’ailleurs. Pour accueillir cette bonne nouvelle, il nous faut avoir un cœur de pauvres, entièrement ouvert à Dieu. Jésus se révèle aux tout petits pour leur dire qu’ils sont les plus grands de ce monde. Nous ne pouvons qu’exulter de joie face à un Dieu pareil. Il remet toute chose à sa juste place. Ce qui a de la valeur à ses yeux, ce n’est pas l’argent ni les richesses de ce monde mais l’amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent.

    S’adressant aux tout petits, Jésus leur dit : « Venez à moi. » Voilà cet appel qu’il nous faut entendre et accueillir, venir à Jésus. Il est toujours là pour nous accueillir. Son amour nous est toujours offert ; il ne demande qu’à nous accompagner partout où nous allons. Cette bonne nouvelle est offerte à tous. Mais la priorité de Jésus va vers tous ceux et celles qui ploient sous le poids de leur fardeau. Nous pensons à tous ceux qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, la souffrance physique ou morale.

    S’adressant à ceux qui ploient sous le fardeau, le Seigneur leur dit : « Prenez sur vous mon joug ». Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole : ce jour n’est pas un fardeau de plus. Jésus veut nous faire comprendre qu’il veut que nous soyons reliés à lui. Ce fardeau qui nous accable, il veut le porter avec nous. Il sait que par nos seules forces, ce ne sera pas possible. Mais avec lui, il n’y a pas de situation désespérée.

    Nous qui sommes rassemblés à l’église, nous sommes venus à toi, Seigneur Jésus. Nous nous unissons à ton action de grâce : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Donne-nous d’en être les témoins fidèles auprès de tous ceux que tu mettras sur notre route.

    Télécharger de PDF : 14ème dimanche du temps ordinaire

    Sources : Revue Feu Nouveau – L’intelligence des Écritures (MN. Thabut) – Reste avec nous quand vient le soir (Laurette Lepage) – dossiers personnels

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  • ACCUEILLIR

    Textes bibliques : Lire

    Dans l’Évangile de ce dimanche, le Christ nous adresse des paroles très fortes. Nous y trouvons trois éléments absolument essentiels : l’accueil, l’attachement à Jésus et notre rôle d’ambassadeurs du Christ.

    Préférer le Christ ne veut pas dire que nous ne devons pas aimer nos proches. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous lui donnions la première place. Quand le Christ a la priorité dans notre vie, il devient notre modèle. Nous aussi, nous pouvons aimer les autres de plus en plus à la manière de Jésus. Quand des jeunes fiancés décident de s’unir pour la vie, cela ne veut pas dire qu’ils renient leurs familles, leurs parents, leurs amis. C’est la même chose dans notre relation au Christ : le préférer c’est devenir capable d’aimer les autres en vérité. Lui-même nous recommande d’aimer Dieu de tout notre cœur et d’aimer notre prochain comme-nous-mêmes.

    Quand saint Matthieu écrit cet Évangile, il s’adresse à des croyants qui devaient faire un choix difficile dans leur démarche de conversion. Bien sûr, ils étaient heureux d’adhérer au christ ; mais en même temps, ils étaient incompris et rejetés par les membres de leurs familles. Ce rejet pouvait aller jusqu’à la persécution. Mais, malgré les menaces, beaucoup ont choisi de rester fidèles à leur attachement au Christ.

    Cette communauté primitive était composée de disciples itinérants et de sédentaires. Ces derniers étaient invités à accueillir les autres ; l’accueil est une valeur essentielle dans la religion juive : nous avons pu nous en rendre compte en écoutant la première lecture ; elle nous parle du prophète Élisée qui est accueilli par la Sunamite. Cette femme se montre généreuse car elle a reconnu en lui un homme de Dieu. Mais elle porte en elle une souffrance dont elle ne parle pas : elle n’a pas de fils et son mari est âgé. Avec beaucoup de délicatesse, elle lui promet ce fils qu’elle n’escomptait plus.

    En écoutant ce texte de la Parole de Dieu, nous comprenons qu’accueillir l’autre c’est écouter ses confidences, partager ses joies et ses peines. Ce qui est important ce n’est pas la quantité et le luxe mais les qualités de l’accueil. Nous chrétiens, nous avons appris qu’à travers ces personnes que nous rencontrons, c’est Dieu qui est là, c’est lui que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir. N’oublions pas : c’est à nos qualités d’amour et d’accueil que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

    Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous parle du jour le plus important de notre vie, celui où nous avons été accueillis dans la grande famille des chrétiens. Nous l’avons compris, c’est du baptême qu’il s’agit. Actuellement, nous avons un peu de mal à nous en rendre compte. Mais il faut savoir que dans l’Église primitive, les nouveaux baptisés venaient d’un monde sans Dieu. Pour eux, la vie n’avait aucun sens. Mais Dieu les a rejoints et les a accueillis. Le baptême était pour eux une nouvelle naissance ; c’était une rupture radicale avec l’existence qu’ils avaient connue jusque-là. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu, Père Fils et Saint Esprit. Désormais nous choisissons d’accueillir le Christ et de le mettre au cœur de notre vie.

    Notre accueil du Christ et notre attachement à lui nous poussent à l’engagement missionnaire. Jésus qui nous appelle tous à marcher à sa suite n’est pas un maître parmi d’autres. Il est le Fils de Dieu qui est « venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Nous sommes envoyés pour témoigner par notre vie et nos paroles de Celui qui nous habite. Nous contribuons à bâtir ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu ; dans ce Royaume, l’écoute de l’autre, l’entraide, la solidarité, le soutien aux autres, la visite aux malades sont prioritaires. C’est Jésus lui-même qui nous le dit : « Tout ce que vous avez ait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).

    Nous, disciples du Christ, nous sommes donc envoyés. Mais nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas notre propre source : nous ne parlons pas, nous n’agissons pas en notre nom. Nous ne devons pas nous enorgueillir de l’accueil qui est fait à notre témoignage. En effet, c’est Dieu qui agit dans le cœur ce ceux et celles qu’il met sur notre route. Nous devons donc rester très humbles car sans Jésus, rien n’aurait été possible. Le rôle de l’Église, notre rôle à tous, c’est précisément d’accueillir tous ceux et celles qui se sentent attirés par lui. C’est à ces qualités d’accueil que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

    Le dimanche, nous sommes réunis pour l’Eucharistie ; c’est Dieu qui nous accueille en sa maison. Il nous invite à son festin. Et à la fin de chaque messe, il nous envoie pour témoigner dans le monde de cet amour gratuit toujours offert. Les occasions ne manquent pas où nous pouvons rendre les autres plus heureux. Ne les manquons pas. À travers eux, c’est le Seigneur qui frappe à notre porte.

    Télécharger : 13ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revues Feu Nouveau, Fiches dominicales, Cahiers de Prions en Église, Homélies de l’année liturgique À (Simon Faivre), Guide Emmaüs des dimanches et Fêtes À (JP Bagot), Pensées sur l’Évangile de saint Matthieu (Christoph Schönborn)

    source http://homelies.livehost.fr/

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  • Homélie du 12ème dimanche du Temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    « Ne Craignez pas… »

    Textes bibliques : Lire

     Après le temps des fêtes pascales, nous retrouvons les dimanches du « Temps ordinaire ». Ne nous y trompons pas ; ce n’est pas une période moins importante. Un jour, j’ai lu cette publicité : « chez nous l’ordinaire sort de l’ordinaire » ; c’était à propos du carburant. Mais cette qualité supérieure doit aussi concerner toute notre vie chrétienne. Il ne s’agit pas d’accomplir des performances extraordinaires. Le plus important c’est d’accueillir le Christ chaque jour et de témoigner de « la joie de l’Évangile ». C’est notre mission à tous, quelle que soit notre situation. 

    Mais tout cela ne se passe pas sans souffrances ; la 1ère lecture nous fait entendre les lamentations du prophète Jérémie. Il a été dénoncé et calomnié par la foule. Après avoir parlé au nom du Seigneur, il a subit la persécution. Mais sa lamentation se termine par une louange : « chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux des méchants ». C’est aussi cette reconnaissance que nous faisons monter vers les Seigneur. Comme le dit l’apôtre Paul, « rien ne peut nous séparer de son amour ».

    L’apôtre Paul a, lui aussi, connu la persécution. Sa prédication allait à contre-courant des idées de son temps. Aujourd’hui, il nous parle de l’humanité plongée dans le péché : « …par un seul homme, le péché est entré dans le monde ». Le péché, c’est quand on tourne le dos à Dieu, quand on organise sa vie en dehors de lui ; c’est quand notre vie est centrée sur nous-mêmes au lieu d’être centrée sur Dieu. Mais avec Jésus, le régime du péché ne peut avoir le dernier mot ; par sa mort et sa résurrection, il a inauguré le régime universel du salut. Nous connaissons tous cette parole de Saint Paul : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ». C’est la victoire de l’amour sur le péché.

    L’Évangile de saint Matthieu a été écrit bien après la résurrection du Christ. Au départ, il s’adresse à des chrétiens d’origine juive. Comme Jérémie et comme Paul, ils sont pourchassés et persécutés. Beaucoup sont mis à mort. Et nous savons bien que c’est encore plus vrai de nos jours. Mais nous ne sommes pas seuls, livrés à nous-mêmes ; aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur nous dit : « Ne craignez pas… N’ayez pas peur… Je suis avec vous… »

    Les hommes les plus mal intentionnés peuvent tuer le corps, mais ils ne peuvent pas tuer l’âme ».  Ils ne peuvent rien contre notre dynamisme et notre confiance Ils ne peuvent pas nous faire douter de l’amour de Dieu. Ce n’est pas le moment de chanceler car le mal n’aura pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.

    Cette victoire à laquelle nous sommes appelés ne sera possible que si nous accueillons le Christ et si nous le mettons au centre de notre vie. Cet amour qu’il met en nous, il nous faut l’annoncer et le rayonner autour de nous. De nombreux chrétiens s’organisent pour relayer son message à la télévision, le radio, la Presse, Internet et les divers moyens qui sont mis à notre disposition. Nous avons pu nous en rendre compte pendant la période du confinement. Le Christ compte sur l’engagement de tous ses disciples pour que son Évangile soit proclamé dans le monde entier. Le plus important n’est pas de « transmettre un savoir, des explications, des dogmes, des vérités reçues mais de prendre fait et cause pour Jésus » (Michel Wackenheim).

    L’Évangile de ce jour se termine par un avertissement très ferme : « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » Nous ne devons pas craindre de nous compromettre sans réticence pour le Christ. Dans un milieu hostile ou indifférent, il n’est pas facile d’affirmer sa foi. Et pourtant, même des enfants nous donnent l’exemple. Beaucoup préfèrent mourir plutôt que de renier leur foi au Christ. C’est important pour nous : nous pouvons toujours compter sur lui, même quand tout va mal.

    La bonne nouvelle de ce dimanche c’est que Dieu ne nous abandonne pas ; bien au contraire, il prend soin de chacun de nous. Il est à nos côtés dans notre combat contre les forces du mal. Son amour nous est acquit une fois pour toutes et rien ne peut nous en séparer. Au-delà de la croix, se trouve la certitude de la résurrection, celle que nous célébrons chaque dimanche.

    Comme Jérémie, comme Paul et comme Jésus, nous sommes envoyés. Que l’Esprit Saint soit toujours avec nous pour nous aider à rendre compte de l’espérance qui nous anime. Et que Marie, notre maman du ciel, nous accompagne sur ce chemin.

    Télécharger en PDF : Fête de la Sainte Trinité

    Sources : Revues Feu Nouveau, Fiches Dominicales, Cahier de prions en Église.

    et http://dimancheprochain.org/

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  • LE PAIN DE VIE

    Textes bibliques : Lire

    La fête du Saint Sacrement que nous célébrons en ce dimanche a été instaurée au treizième siècle. À l’époque, on communiait très peu. Certains pensaient que la présence de Jésus s’arrêtait à la fin de la messe. L’Église a réagi très fermement contre cette dérive. C’est ainsi qu’ont été organisées des processions au Saint Sacrement et des temps d’adoration dans les églises.

    La présence du Christ dans l’Eucharistie fait partie de notre foi. Il est heureux que des chrétiens s’arrêtent à l’église pour un temps de prière. Nous avons pu le constater pendant la période du confinement. Les cierges allumés dans la journée étaient un signe de leur passage. Mais la liturgie de ce dimanche nous invite à faire un pas de plus. Les Évangiles nous disent que Jésus a voulu nous laisser sa présence sous la forme d’un repas. Il nous invite à nous nourrir de cette présence qui vient mettre en nous le germe de la Vie Éternelle.

    Bien avant la venue de Jésus, le peuple d’Israël a été préparé à ce don de Dieu. Au cours de sa traversée du désert, il a vécu des moments difficiles. Il a souffert de la pauvreté, de la faim, de la soif. Mais Dieu ne l’a pas abandonné ; il lui a donné la manne. Sans cette intervention, le peuple serait mort. Nous aussi, nous dépendons de Dieu. Nous qui vivons dans un monde souvent hostile à la foi chrétienne, nous devons réentendre cet appel du Seigneur : « Souviens-toi… »

    Dans sa lettre aux Corinthiens, saint Paul nous parle du repas du Seigneur. Mais c’est pour réagir contre certaines dérives. Son message vient les ramener à l’essentiel : il leur rappelle que l’Eucharistie est le sacrement de l’unité : « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. » Nous nous laissons transformer par l’amour de Celui qui a livré son corps et versé son sang pour nous et pour la multitude. Nous apprenons à regarder les autres non plus avec le regard du monde mais avec celui du Christ, un regard plein d’amour et de miséricorde.

    L’Évangile nous présente un extrait du discours de Jésus à la synagogue de Capharnaüm. Il nous adresse des paroles très fortes : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde » (Jean 6, 51). Comprenons bien, Jésus n’est pas venu pour nous donner quelque chose mais pour se donner lui-même en nourriture à ceux qui ont faim de lui. Son amour est allé jusqu’au don de sa vie. Notre communion avec le Seigneur nous engage à l’imiter. Elle nous engage à faire de nos comportements et de toute notre vie un pain rompu pour les autres. C’est à une vie remplie d’amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

    À chaque messe, nous nous nourrissons du Corps du Christ. La présence de Jésus agit en nous. Avec lui, nous apprenons à avoir une vie de plus en plus conforme à l’Évangile ; nous apprenons à aimer non pas selon la mesure humaine mais selon la mesure de Dieu ; son amour est sans mesure ; il nous rend capables d’aimer aussi ceux qui ne nous aiment pas. Avec lui, nous apprenons à nous opposer au mal par le bien, à pardonner, partager, accueillir. C’est là que nous trouverons la vraie joie.

    Il nous faut retrouver aujourd’hui la force du message de l’Évangile. Quand nous sommes rassemblés pour célébrer l’Eucharistie, c’est vraiment LE moment important de la journée ; c’est Jésus qui nous rejoint et qui se donne ; il nous nourrit de sa Parole et de son Corps. Le Curé d’Ars disait que nous n’en sommes pas dignes, mais nous en avons besoin. C’est en accueillant ce don que nous recevons la force et le courage pour continuer notre route ; comme Pierre, nous pouvons dire : « À qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la Vie éternelle ». Soyons dans la joie chaque fois que débute une Eucharistie. Et surtout, ne nous y habituons pas.

    Rendons grâce pour ce don extraordinaire de sa bonté et apprenons à recevoir toujours plus dignement celui qui se donne à nous par son corps et son sang.

    Télécharger : Fête du Saint Sacrement

    Autres pistes sur le site « Puiser à la Source » : Lire

    Le miracle permanent

    Esource

    nseignement du pape François sur la messe

    Offrir une messe

    Sources : Revue Feu Nouveau – Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye) – Paroles pour la route A (Jean Yves Carneau- L’intelligence des Ecritures (Marie-Noëlle Tabut) – François Selon Saint Jean

     source  http://homelies.livehost.fr/

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  • DIEU EST AMOUR

    Textes bibliques : Lire

    Nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Très Sainte Trinité. Cette fête nous invite à contempler et à adorer la vie divine du Père, du Fils et du Saint Esprit. Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de l’amour qui est en Dieu, un amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer.

    C’est déjà ce message que nous trouvons dans la première lecture. Le Dieu auquel nous croyons, nous ne l’avons pas inventé. C’est lui qui s’est révélé à chacun de nous. Il s’est présenté à Moïse comme « le Seigneur tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Il est celui qui a vu la misère de son peuple esclave en Égypte. Mais le pire de nos esclavages c’est celui de nos fausses idées sur Dieu. Il nous faut le dire et le redire : Notre Dieu n’a jamais cessé de nous aimer. Nous pouvons toujours revenir vers lui. Il est là, toujours prêt à nous accueillir et à nous relever. Son amour va jusqu’au pardon. Sa miséricorde est infinie.

    Dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à faire un pas de plus. Il veut que nous soyons dans la joie. Il nous dit que cette joie, nous la trouverons dans la recherche de « la perfection » et en faisant tout pour améliorer nous relations entre nous. C’est par notre manière de vivre ensemble comme des frères que nous dirons quelque chose de l’amour de Dieu. C’est à cette condition que le Dieu d’amour et de paix sera avec nous. En ce dimanche, nous célébrons la fête de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, Dieu qui est « Amour ». Nous sommes invités à nous laisser transformer par cet amour qui est vient de lui.

    Dans l’Évangile de saint Jean, nous trouvons des paroles très fortes : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas mais il obtiendra la Vie Éternelle. » Ce monde dont parle saint Jean, c’est celui qui est mauvais. Les hommes sont pécheurs. Dieu aurait pu venir pour juger ce monde et détruire le mal. Il aurait pu punir les pécheurs. Au lieu de cela, il aime ce monde et lui envoie ce qu’il a de plus précieux, son Fils unique. Il l’a envoyé pour effacer les péchés des hommes par son sacrifice. Jésus lui-même nous a dit un jour qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous ouvre un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu.

    C’est ainsi que Dieu-Amour s’est révélé. Celui qui croit en lui est libéré du péché et de la mort. Il obtient la Vie Éternelle, la vie en communion avec lui. Si Dieu nous a créés, c’est pour être aimés de lui et pour aimer avec lui. Voilà une bonne nouvelle que nous avons à accueillir tous les jours de notre vie. Et c’est en regardant chaque jour vers la croix du Christ que nous en reconnaissons toute la portée. Nous n’aurons jamais fini de découvrir toute la grandeur de cet amour qui est en lui.

    « Celui qui croit en lui échappe à la condamnation. Celui qui ne veut pas croire est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu ». Les pécheurs qui croient en Jésus et se tournent vers lui obtiennent le pardon de leurs fautes et la force de n’en plus commettre. Celui qui ne veut pas croire refuse ce salut qui lui est offert. Il se condamne. Comprenons bien, ce n’est pas Dieu qui manque d’amour. Le pécheur qui s’obstine et n’accueille pas cet amour se condamne lui-même. Il ne croit pas en cet amour qui s’est manifesté sur la croix. En organisant sa vie en dehors de Dieu, il court vers sa perte.

    Certains croyants pensent connaître Dieu parce qu’ils ont suivi quelques années de catéchisme et qu’ils ont lu en diagonale les évangiles. C’est complètement ridicule. Si nous voulons entrer dans le mystère de la foi, il nous faut cheminer pas à pas avec Jésus, il nous faut accueillir sa parole chaque jour. Le Seigneur est là, il frappe à notre porte. C’est nous qui avons la clé pour lui ouvrir et l’accueillir dans notre vie.

    En ce dimanche, nous rendons grâce à Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, Dieu qui est Amour. Heureux sommes-nous d’entrer dans cette communion. Que cette communion s’étende à toute l’humanité ! Qu’elle dépasse les limites de l’Église pour faire de nous un peuple fraternel, heureux de rendre grâce. Amen

    Télécharger pour imprimer : Fête de la Sainte Trinité

    Sources : L’intelligence des Écritures (Marie-Noëlle Thabut, revue Feu Nouveau, guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP. Bagot), Lectures bibliques des dimanches A (A. Vanhoye)

    source http://homelies.livehost.fr/

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  • Solennité de la Pentecôte: «Le secret de l'Esprit Saint est le don»

    Dans son homélie prononcée lors de la messe en ce dimanche de Pentecôte, le Pape François a souligné combien l'Esprit garantit l'unité des Apôtres et «nous rappelle que nous sommes avant tout, enfants aimés de Dieu.»
     

    Olivier Bonnel - Cité du Vatican

    C’est dans une basilique Saint-Pierre encore privée de nombreux fidèles que le Pape François a célébré la messe de ce dimanche de Pentecôte. Dans son homélie, le Saint-Père a invité à revenir aux origines de l’Église et à regarder les Apôtres. «Parmi eux il y a des gens simples, habitués à vivre du travail de leurs mains, comme les pêcheurs, et il y a Matthieu, qui avait été un percepteur d’impôts érudit. Il y a diverses provenances et divers contextes sociaux, des noms juifs et des noms grecs, des caractères doux et d’autres fougueux, des façons de voir et des sensibilités différentes» a t-il rappelé. Jésus n’a pas changé ses Apôtres, il ne les a pas uniformisés, mais il les unit en les oignant du Saint Esprit.  «À la Pentecôte, a souligné François, les Apôtres comprennent la force unificatrice de l’Esprit», bien que parlant diverses langues, ils forment un seul peuple : le peuple de Dieu, façonné par l’Esprit qui tisse l’unité avec nos diversités, qui donne harmonie parce qu’il est harmonie.

    L’Esprit, principe d’unité

    «Venons-en à nous, Église d’aujourd’hui. Nous pouvons nous demander : "Qu’est ce qui nous unit, sur quoi se fonde notre unité ?"» s’est interrogé François. Il a ainsi souligné la tentation de «défendre à tout prix nos idées, en les croyant bonnes pour tous et en étant d’accord seulement avec celui qui pense comme nous». Mais le risque est de faire une foi à notre image et non conforme à ce que veut l’Esprit. En réalité, a souligné le Pape, c’est bien l’Esprit qui est notre principe d’unité : «Il nous rappelle que nous sommes avant tout, enfants aimés de Dieu. L’Esprit vient à nous, avec toutes nos diversités et nos misères, pour nous dire que nous avons un seul Seigneur, Jésus, et un seul Père, et que pour cela nous sommes frères et sœurs !»

    Le Pape a ainsi invité à regarder l’Église comme fait l’Esprit, non pas comme fait le monde : celui-ci nous veut de droite ou de gauche, conservateur ou progressiste, alors que l’Esprit «nous voit à partir du Père et de Jésus, l’Esprit voit des enfants de Dieu».

    Redécouvrir l’annonce

    François a invité à redécouvrir l’annonce, «la première œuvre de l’Église». Les Apôtres, a t-il expliqué, «n’avaient pas de stratégie, de plan pastoral», mais ont été animés du seul désir de «donner ce qu’ils ont reçu». «Dans le monde, sans une organisation solide et une stratégie calculée, on va à la dérive, a souligné le Saint-Père, rappelant le danger de la «maladie» qui guette l’Eglise : celle de vouloir rester dans «des cénacles fermés», la tentation de « faire son nid ». Dans l’Église, par contre, «l’Esprit garantit l’unité à celui qui annonce. Et les Apôtres y vont : non préparés, ils se mettent en jeu, ils sortent».

    La force du don

    Nous pouvons alors redécouvrir que le secret de l’Esprit «c’est le don» a ainsi expliqué le Pape. «Il est important de croire que Dieu est don, qu’il ne se comporte pas en prenant, mais en donnant.»

    «Mais si nous avons dans le cœur Dieu qui est don, tout change. Si nous nous rendons compte que ce que nous sommes est son don, don gratuit et immérité, alors nous aussi, nous voudrons faire de la vie un don» a encore souligné François.

    Le Pape a alors mis en avant ce qui nous empêchait de nous donner, soulignant trois ennemis du don. Le narcissisme d’abord, qui fait s’idolâtrer soi-même et se complaire seulement de ses propres intérêts. «Dans cette pandémie, combien fait mal le narcissisme, le fait de se replier sur ses besoins, indifférent à ceux d’autrui, le fait de ne pas admettre ses propres fragilités et ses propres erreurs»,  a lancé François.

    La victimisation est le deuxième ennemi du don, il est dangereux a poursuivi François : «Celui qui se prend pour une victime se plaint tous les jours de son prochain».  Enfin le troisième ennemi est le pessimisme. «Actuellement, dans le grand effort de recommencer, combien le pessimisme est nocif, le fait de voir tout en noir, le fait de répéter que rien ne sera plus comme avant !»

    Être des bâtisseurs d'unité

    «Nous nous trouvons en manque d’espérance et nous avons besoin d’apprécier le don de la vie, le don qu’est chacun de nous», a encore souligné le Pape, mais pour cela, «nous avons besoin de l’Esprit Saint, don de Dieu, qui nous guérit du narcissisme, du fait de se poser en victime et du pessimisme».

    François a conclu son homélie en demandant que l’Esprit Saint, «mémoire de Dieu, ravive en nous le souvenir du don reçu», qu’il fasse de nous des bâtisseurs d’unité, qu’il nous donne «le courage de sortir de nous-mêmes, de nous aimer et de nous aider, pour devenir une unique famille.»

    source https://www.vaticannews.va/
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  • PENTECÔTE
    « O SEIGNEUR, ENVOIE TON ESPRIT… »


    Abbé Jean COMPAZIEU


    Textes bibliques : Lire

    Cinquante jours après Pâques, nous voici parvenus à la fête chrétienne de la Pentecôte. En ce dimanche, nous arrivons à la fin du temps pascal. Tout au long de cette période, nous avons fêté le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. Le jour de l’Ascension, il s’est manifesté une dernière fois aux onze disciples. Le livre des Actes des apôtres (1ère lecture) nous dit qu’il « s’éleva et une nuée vint le soustraire à leurs yeux ».

    Ce récit de la 1ère lecture est à situer au cours de la Pentecôte juive. Ce jour-là, on était venu de partout pour fêter le don de la loi de Dieu à Moïse. Tous ces gens n’avaient certainement jamais entendu parler de Jésus de Nazareth. Ils étaient là pour renouveler l’alliance avec Dieu. Mais rien ne se passe comme prévu. Saint Luc nous parle d’un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent et aussi d’un feu qui se partageait en langues. C’est cela le don de l’Esprit Saint.

    À ce moment-là, tout est changé dans le cœur des apôtres. Alors qu’ils étaient « confinés » dans la salle commune, ils se mettent à sortir. La peur qui les paralysait est emportée. Ils se mettent à proclamer les merveilles de Dieu devant ceux-là mêmes qui ont fait mourir le Christ sur la croix. La première de ces merveilles c’est l’annonce de Jésus mort et ressuscité. Et ce qui est extraordinaire, c’est que chacun les entend dans sa propre langue. C’est une manière de dire que l’Évangile est pour tous, quel que soit leur pays. Cette bonne nouvelle doit être proclamée dans le monde entier. C’est une manière de dire que « l’Église existe pour ceux qui n’y sont pas ».

    Dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe (2ème lecture), Paul rappelle l’action de l’Esprit Saint à l’intérieur de la communauté. Le problème c’est qu’il y a des divisions entre chrétiens. C’est un contre-témoignage. L’apôtre intervient pour rappeler que toutes les considérations de hiérarchie ou de supériorité doivent être éradiquées ; le fait d’être juif ou païen, esclave ou homme libre, ça ne compte plus. Le racisme, l’exclusion, le cléricalisme n’ont plus leur place chez les chrétiens. Dans l’Église de Jésus Christ, on n’apprend plus à penser en termes de supériorité, de hiérarchie, d’avancement ou d’honneur. Désormais, une seule chose compte : notre baptême dans l’unique Esprit. L’Église n’est pas une pyramide mais une foule serrée autour de Jésus Christ.

    Dans sa lettre, saint Paul nous présente l’Église comme un corps. Le Christ en est la tête et nous sommes les membres. Chacun de nous est différent. Il faut voir l’Église comme une foule de toutes les couleurs. Les divers membres n’ont pas la même fonction. Cette diversité est un cadeau. Chaque membre est très important aux yeux de Dieu. Nous sommes appelés à vivre l’unité dans la diversité. Ce pari nous ne pourrons le gagner que parce que l’Esprit saint nous est donné.

    L’Évangile nous présente l’envoi des disciples en mission au soir de Pâques : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Puis il « souffle » sur eux. C’est ainsi qu’ils reçoivent le Saint Esprit en vue de la mission qui leur est confiée. Désormais, ils devront partir pour annoncer à tous l’Évangile du Salut en Jésus Christ. Pour cette grande mission, ils ne sont pas seuls. L’Esprit Saint, le souffle de Dieu, les accompagnera et les précèdera. Il sera agissant dans le cœur de ceux qu’il mettra sur leur route.

    Cette fête de la Pentecôte, c’est celle de l’Esprit Saint qui ne cesse de renouveler l’Église depuis vingt siècles. C’est ce même Esprit que nous sommes invités à accueillir dans notre vie. Pour cela, il nous faut nous ouvrir à ce don de Dieu. Nous savons bien que cela n’est pas facile. Il y a en nous des résistances qui cherchent à nous détourner de lui. Être sous l’emprise de l’Esprit c’est sentir en nous la présence de Dieu qui est source de paix et de joie intérieure. Le Christ nous libère en nous orientant vers Dieu.

    Avec lui, nous pourrons nous imprégner de l’amour qui est en Dieu pour le communiquer à tous ceux qui nous entourent. Nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de l’espérance qui nous anime. Notre pape François nous dit que cette espérance doit être combative. La vie chrétienne est un combat contre nous-mêmes et bien souvent contre les idées à la mode. Comme un feu puissant, il chasse leurs ténèbres ; il illumine notre nuit.

    À la suite des apôtres, l’Église est appelée à communiquer la paix et à manifester le pardon. Cette paix, ce n’est pas l’absence de conflit ; c’est d’abord la paix intérieure (l’apaisement), c’est la miséricorde, c’est Dieu lui-même. La Pentecôte, c’est l’Esprit Saint qui vient illuminer notre nuit. Prions-le pour qu’il soit toujours avec nous ; qu’il nous donne d’annoncer la bonne nouvelle avec un zèle que rien ne saurait intimider.

    Télécharger pour imprimer : Pentecôte

    Sources : Revues Feu Nouveau, L’intelligence des Écritures A (M. N. Thabut) – Au cœur de ‘Église A (P. Chauvet) – Fiches dominicales, cahiers de Prions en Église, dossiers personnels.

    source http://homelies.livehost.fr/

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  • VOUS SEREZ MES TÉMOINS

    Textes bibliques : Lire

    Quarante jours après Pâques, nous fêtons l’Ascension de Jésus ressuscité. C’est le jour où il disparaît au regard de ses apôtres. Comme eux, nous avons notre regard tourné vers le ciel. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier de regarder vers la terre ; c’est le message de l’ange aux apôtres : « Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » En d’autres termes, nous chrétiens, nous sommes « citoyens du ciel » ; nous marchons ici-bas vers notre patrie définitive. Oublier notre foi au Christ ressuscité serait pour nous un aveuglement mortel. Mais cela ne doit pas nous faire négliger la mission confiée par le Christ : « Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples… »

    Pour cette mission, ils ne seront pas seuls : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors, vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1. 9). Puis il disparaît à leur regard. C’est ainsi que l’Ascension ouvre le temps de l’absence. Jésus n’est plus visible. Pour les apôtres, c’est le commencement de la mission, c’est l’annonce de la bonne nouvelle à tous.

    C’est important pour nous aujourd’hui. L’Ascension nous renvoie à notre mission sur la terre. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous avons à témoigner de notre foi en Jésus ressuscité. Certains le font au péril de leur vie. Il ne se passe pas un jour sans qu’un chrétien ne soit persécuté. On veut les obliger à renier leur foi. Mais ils préfèrent mourir plutôt que de trahir le Christ. Leur témoignage nous interpelle : où en sommes-nous de notre attachement au Seigneur Jésus ? N’oublions jamais qu’en entrant le premier dans le monde de Dieu, il nous ouvre un passage. Il est le premier de cordée. Mais rien ne se passera si nous ne le suivons pas.

    Cette bonne nouvelle est pour tous, pas seulement pour les plus proches, les plus réceptifs et les plus accueillants ; nous sommes envoyés pour porter le Christ en tout milieu, jusqu’aux « périphéries ». Nous ne devons pas laisser de côté celui qui semble le plus loin ou le plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous. Il veut que tous ressentent la chaleur de son amour et de sa miséricorde. Il désire vraiment les rassembler tous auprès de lui. Sa grande priorité va vers ceux et celles qui sont très loin et très bas.

    L’Évangile de saint Matthieu ne parle pas directement de l’Ascension. Mais en y regardant de près, nous constatons que son message rejoint celui des Actes des Apôtres. L’événement se passe en Galilée. Cette région dont on disait qu’il ne pouvait rien sortir de bon était un lieu de passage pour les caravanes qui venaient de partout. Toutes les croyances et même l’incroyance s’y affrontaient. Or c’est à cet endroit méprisé que Jésus commence son ministère. Et c’est de là que les apôtres vont partir pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. Celle-ci doit être proclamée dans le monde entier. Le Seigneur est à la recherche de ceux qui sont loin, ceux qui se sont égarés, ceux qui vivent dans le vice et le péché. Il les appelle tous à accueillir la bonne nouvelle de l’Évangile.

    Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour les plus proches, les plus réceptifs, les plus accueillants. Allez, portez le Christ en tout milieu, jusqu’aux « périphéries ». Ne laissez pas de côté celui qui semble le plus loin et le plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous. Il veut que tous ressentent la chaleur de sa miséricorde et de son amour. Son grand projet, c’est de rassembler toute l’humanité dans son Royaume, y compris ceux qui sont très loin et très bas.

    Quand nous allons l’église, nous nous imprégnons de l’amour qui est en Dieu ; puis nous sommes envoyés pour le communiquer autour de nous. Le monde doit pouvoir découvrir en nous quelque chose de l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Il est important que notre cœur soit de plus en plus accordé à son infinie tendresse pour l’humanité. Alors, ne perdons pas une minute. C’est à chaque instant que nous avons à rayonner de cette lumière qui vient de lui.

    Cette fête vient donc nous rappeler le but de notre vie. Nous avons pris l’habitude de parler du « pont de l’Ascension ». Quatre jours de congé, c’est très apprécié. Mais en parlant de pont, on ne croyait pas si bien dire. Avec Jésus, l’Ascension est un pont qui nous permet de passer d’une rive à l’autre ; nous sommes en marche vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume des cieux ; c’est là qu’il veut rassembler tous les hommes. C’est cette bonne nouvelle que nous avons à annoncer aux hommes et aux femmes de notre temps. Rien ne doit l’arrêter. Les violences, les guerres, les catastrophes n’auront pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.

    Nous sommes à dix jours de la Pentecôte. Les apôtres en ont profité pour faire une retraite. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière. Le livre des Actes des Apôtres nous parle de la présence de avec Marie la mère de Jésus. Avec elle et avec toute l’Église, nous te supplions, Seigneur : « Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre. »

    Télécharger pour imprimer : Ascension du Seigneur

    source http://homelies.livehost.fr

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  • Textes bibliques : Lire

    Quand nous lisons le livre des actes des apôtres, nous y découvrons comment la bonne nouvelle de l’Évangile s’est répandue. La croix du Christ porte des fruits qui demeurent. Elle donne l’audace de l’assurance. Tout cela ne s’est pas passé sans persécution. Il y a eu la mort du diacre Étienne. Mais rien ni personne ne peut arrêter la progression de la parole de Dieu. Le diacre Philippe est envoyé en Samarie, non pour se cacher, mais pour y prêcher. Tout cela, il l’accomplit en lien avec ceux qui lui ont confié cette mission. Ces derniers viendront de Jérusalem pour authentifier son travail.

    Il faut savoir que la Samarie était une région méprisée. Les juifs pieux évitaient de fréquenter les samaritains et de leur parler. Ces derniers étaient considérés comme des infidèles au Dieu d’Israël. Mais touchés par la grâce, beaucoup se sont convertis et se sont fait baptiser. C’est une Pentecôte pour les samaritains. C’est vrai, nous devons rendre grâce pour les hauts faits de Dieu. À ses yeux, personne n’est irrécupérable. Comme Philippe, nous sommes envoyés pour accomplir des gestes qui guérissent, qui libèrent, qui relèvent et redonnent vie et espérance.

    Dans la seconde lecture, c’est Pierre qui s’adresse à des chrétiens qui se heurtent à la calomnie et à la persécution de leurs adversaires. L’apôtre leur indique la ligne de conduite à tenir. Ils ne doivent jamais renoncer à témoigner de leur foi. Mais ils doivent réagir avec douceur contre les attaques en respectant leurs ennemis. Au moment où il écrit sa lettre, certains chrétiens ont renié leur foi car ils ont eu peur du danger. En écoutant ce message de Pierre, comment ne pas penser aux nombreux chrétiens d’aujourd’hui qui sont également persécutés à cause de l’Évangile ? C’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à témoigner de notre attachement au Christ. Et c’est pour remplir cette mission qu’il nous envoie l’Esprit Saint.

    C’est cette promesse que nous avons entendue de Jésus au moment où il se prépare à « passer de ce monde à son Père ». S’adressant à ses disciples, il leur dit : « je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous. » Ce défenseur, l’Évangile de Saint Jean l’appelle « le Paraclet ». Dans le monde juif le paraclet c’était le notable qui s’interposait entre le juge et l’accusé. C’était un homme au-dessus de tout soupçon qui était écouté et respecté ; il avait la possibilité de casser une condamnation et de faire libérer l’accusé sous sa responsabilité et au nom de sa propre réputation.

    L’Esprit Saint est pour nous ce Paraclet, ce défenseur qui intervient quand nous somme mis en accusation au nom de notre foi. Nous le voyons tous les jours, l’Église est tournée en dérision dès qu’elle prend position contre des orientations qui sont contraires à l’Évangile du Christ. Mais l’Esprit Saint intervient pour nous conseiller, nous encourager, nous consoler et nous soutenir dans les moments difficiles de notre vie. Il nous pousse inlassablement au sursaut et à l’initiative libératrice.

    L’apôtre Pierre nous dit que nous devons être toujours prêts à nous expliquer devant ceux qui nous demandent de rendre compte de l’espérance qui est à nous. Mais pour répondre à cet appel, nous avons besoin, nous aussi, de l’Esprit de Saint. Il est là, du côté de ceux qui sont attaqués à cause de leur foi en Jésus-Christ. Il intervient aussi quand nous sommes confrontés à nos propres faiblesses, quand nous disons : « je ne suis pas capable ». Il nous dit : « vas-y, ne crains pas, je suis avec toi. »

    Nous ne devons pas oublier que pendant le synode de note diocèse (de Rodez), nous avons réfléchi sur la manière d’être « disciples » et « missionnaires ». Être disciple, c’est accueillir le Christ, l’écouter, nous laisser guider par lui. Le missionnaire c’est celui qui est envoyé pour annoncer l’Évangile. Mais comme le diacre Philippe, il découvre que le Seigneur l’a précédé dans le cœur de ceux qui sont sur sa route.

    Cette annonce du Royaume de Dieu doit être joyeuse. Il s’agit d’une bonne nouvelle : Dieu nous invite au « festin des noces » c’est une invitation au bonheur et il faut que cela se voie dans notre vie. Nous sommes à quelques jours de la Pentecôte. Les apôtres s’y sont préparés avec Marie, la mère de Jésus. Elle est là, avec nous, pour nous aider à nous préparer à ce grand événement. Nous aussi, nous nous préparons à accueillir l’Esprit Saint et à répondre à l’amour du Christ qui s’est donné pour le salut du monde. Prions-le pour qu’il nous transforme au plus profond de nous-mêmes pour nous aider à vivre et à aimer comme lui et avec lui. Amen

    Télécharger : 6ème dimanche de Pâques

    Sources : Revues Feu Nouveau, Fiches dominicales, Cahier Prions en Église, Guide Emmaüs des dimanches et Fêtes, Dossiers personnels…

    source http://homelies.livehost.fr/

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