• Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

     

    Nous attendons ta venue dans la gloire 

    Textes bibliques : lire


    Nous approchons de la fin de l’année liturgique. C’est pourquoi l’Église nous propose des textes qui nous parlent de la destruction du temple de Jérusalem et de la fin du monde. Il ne faut pas les lire comme des messages de catastrophe mais comme un appel à l’espérance en période de catastrophe. 

    La première lecture est un extrait du livre de Daniel. Il s’adresse précisément à des gens qui sont en situation de détresse ; beaucoup se posent des questions : Comment tenir bon dans sa foi quand la violence des armes s’accélère ? Il semble que Dieu se tait et laisse faire devant le malheur des rescapés. Le livre de Daniel reflète ces questions angoissées des croyants. Il les supplie de renoncer à toute action violente. Le Salut ne viendra que du Seigneur Dieu. Lui seul est capable de faire revenir à la vie ceux qui dorment dans la mort. Il invite chacun à se laisser conduire par la sagesse et la justice.

    Les catastrophes et la détresse sont toujours d’actualité dans le monde d’aujourd’hui. Dans de nombreux pays, on se fait la guerre. Les violences frappent les plus pauvres et les rendent plus fragiles. On nous parle également de la pollution, es bouleversements climatiques, des inondations… Et nous n’oublions pas tous les dégâts causés par la crise sanitaire qui a frappé le monde entier. Face à cette situation catastrophique, il y aurait de quoi désespérer. Mais aujourd’hui, le Seigneur a une bonne nouvelle pour nous.

    Cette bonne nouvelle c’est que Dieu intervient : il envoie des sages, des maîtres de justice animés par son Esprit. Il met sur notre route des hommes de bonne volonté qui nous rappellent que d’autres chemins sont possibles. Il nous faut à tout prix sortir de la spirale de la violence. Il y a dans le monde des gens qui font jaillir la vie autour d’eux. Ils font se réveiller les morts-vivants enfoncés dans la souffrance. Ceux-là brillent comme des étoiles pour la multitude. Mais il nous faut ouvrir les yeux pour vraiment les reconnaître dans le ciel obscur de notre monde.

    L’Évangile nous rapporte un discours de Jésus à Jérusalem. Il nous parle de guerres, de famines et de catastrophes naturelles : “Le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière et les puissances des cieux seront ébranlées” (vv 24-25). Il faut savoir qu’à l’époque de Jésus, le soleil, la lune et les étoiles étaient des dieux auxquels on rendait un culte. Avec Jésus, c’est fini : il a vaincu le mal ; le ciel est comme nettoyé. Nous devons donc recevoir cet Évangile comme une bonne nouvelle.

    Le point central de ce discours c’est la personne même de Jésus, sa mort, sa résurrection et son retour à la fin des temps. Un jour viendra où nous nous trouverons face à lui. Nous nous y préparons chaque jour en vivant le présent et en construisant notre avenir avec sérénité et confiance. Il est hors de question d’avoir peur. Dans un monde bousculé qui vit des situations de détresse, le Seigneur nous assure de sa présence. Il a vaincu le mal. “Rien ne peut nous séparer de son amour.”

    La parabole du figuier qui bourgeonne est un signe que l’été est proche. Cette parabole nous parle de tous les bourgeonnements que nous pouvons observer : c’est le fleurissement du partage, de la tendresse, du pardon. C’est ce qui se passe quand des chrétiens vivent la solidarité et le partage en lien avec le Secours Catholique. Tous ces gestes sont le signe d’un monde nouveau qui nait. C’est lui qui est à notre porte. Il est notre présent et notre avenir. Nous n’oublions pas ce que nous répétait souvent le saint pape Jean-Paul II : “N’ayez pas peur…”

    Oui, n’ayons pas peur car le Seigneur est là à nos côtés. Il nous accompagne toujours. Il s’élève contre les faux prophètes, contre les voyants qui prévoient la fin du monde proche. Il est à nos côtés et il marche avec nous. Il n’a jamais cessé de nous aimer. Il veut nous détourner de la curiosité pour les dates, les prévisions, les horoscopes. Ce qui est premier, c’est d’accueillir la présence de Dieu et de nous laisser guider par son Évangile.

    Nous vivons une époque qui connaît beaucoup de catastrophes naturelles et morales. On se lamente beaucoup mais cela ne sert à rien. C’est vers le Christ qu’il nous faut regarder. Il est la Lumière qui guide et encourage nos pas. Son pardon nous est toujours offert. C’est auprès de lui que nous retrouvons la force d’aimer et de servir nos frères. Que la Vierge Marie nous aide à avoir confiance en lui et à persévérer avec joie dans son amour.

    Télécharger : 33ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revue Feu Nouveau – Fiches dominicales – Missel des dimanches et des fêtes (Bayard) – François Selon saint Marc – Dossiers personnels…

    source https://dimancheprochain.org/

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  • Homélie du 32ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    Elle a tout donné 

     

    Textes bibliques : Lire


    Les trois textes bibliques de ce dimanche nous parlent du don généreux de ceux qui n’ont rien. Ils nous ont montré le geste de deux pauvres femmes, une païenne et une fille d’Israël. Elles ont donné tout ce qu’elles avaient pour vivre. Voilà deux magnifiques témoignages en ce jour où nous célébrons celui qui a donné sa propre vie pour notre salut et celui du monde entier.

    L’Évangile nous présente une veuve très pauvre mais particulièrement généreuse. Cela se passe sur le parvis du temple de Jérusalem. Jésus s’y trouve pour donner un enseignement. Il recommande à tous de ne pas imiter les scribes quand ils pèchent par orgueil et par désir de paraître. Le plus grave c’est qu’ils volent les plus pauvres. Jésus nous met en garde contre tous ces dangers. Le salut qu’il est venu apporter au monde doit nous amener à être vrais avec nous, avec Dieu et avec les autres. Les apparences peuvent tromper les hommes mais Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun.

    Jésus s’est assis en face de la salle du trésor et il observe les gens qui déposent leurs offrandes. Il voit des riches qui donnent beaucoup, et c’est très bien. Mais voilà qu’arrive une veuve très pauvre. Elle n’a rien mais elle donne tout. Elle se moque de ce que pèsent ses deux petites pièces. Le plus important est ailleurs : elle aime Dieu ; elle aime le temple où il vit depuis des siècles ; elle respecte les prêtres et les scribes qui parlent de lui. C’est tout son cœur, tout son amour qu’elle met dans le tronc. Alors Jésus affirme qu’elle a donné plus que tous les autres. Son amour pour Dieu pèse bien plus que tout l’or du monde

    La première lecture nous parle d’une veuve païenne. C’est chez elle qu’est envoyé le prophète Élie. Elle n’a rien à manger et son enfant va mourir. Quand le prophète lui demande “un petit morceau de pain”, l’épreuve est rude. Ce petit pain ne sera pas pour son enfant, pour qu’il vive encore un petit peu, mais comme celle du temple, elle donne tout.

    En écoutant ces deux récits, comment ne pas penser à cette autre veuve, Marie debout au pied de la croix de son fils ! L’admiration de Jésus pour ces femmes vient de ce qu’il est justement celui qui livre sa vie. Il a été dépouillé de ses vêtements. Il vient de donner sa mère à son disciple et, à travers lui, à chacun de nous. “Lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon d’être traité à l’égal de Dieu. Mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur”. (Philippiens 2, 6-7)

    Ce qui est étonnant dans l’Évangile de ce jour, c’est la première place donnée aux petits, aux exclus, à ceux qui sont les derniers en ce monde. Par contre, Jésus a des paroles très dures contre certains scribes qui ne cherchent qu’à être bien vus sur les places publiques, dans les synagogues et les dîners. Ils dévorent les biens des veuves au lieu de leur venir en aide. C’est d’autant plus grave qu’elles sont réduites à la misère. En agissant ainsi, ils trahissent leur fonction.

    C’est aussi pour nous que cet évangile a été écrit et proclamé : Méfiez-vous de ceux qui cherchent les premières pages dans les journaux, les succès dans les sondages, les grands discours à la télévision. Cet orgueil n’est pas seulement le lot des scribes du temps de Jésus. Il nous menace tous plus ou moins. La tentation de rechercher les premières places est toujours bien présente. C’est toujours agréable de recevoir des éloges et d’attirer l’admiration des autres. Mais le plus important c’est le regard de Dieu. Il voit mieux que nous ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est notre amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent. Georges Guynemer disait : “Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné.”

    Ces textes bibliques rejoignent l’Évangile des béatitudes : “Heureux les pauvres de cœur. Ils sont proclamés heureux, non à cause de leur misère mais parce que le Royaume des cieux est à eux. La considération et la reconnaissance des hommes ne sont rien par rapport u don de Dieu.

    Pour bien comprendre toute la portée de cet Évangile, nous nous tournons vers la croix du Christ. Nous comprenons alors qu’il a tout donné jusqu’au bout. Et il continue à se donner pour chacun de nous. La lettre aux hébreux nous rappelle que la Passion du Christ a changé l’histoire. En lui, tous les hommes sont sauvés. Cet évangile nous appelle donc à apprendre à vivre sous le regard de Dieu et non celui des hommes. Il nous provoque surtout à réviser le critère de notre générosité : Ce qui prime ce n’est pas la quantité de ce que nous donnons mais le dépouillement effectif de ce à quoi nous tenons le plus. En donnant, on a parfois l’impression de perdre, de se perdre. Donner c’est gagner pour la vie éternelle.

    En célébrant cette Eucharistie, nous nous tournons vers le Seigneur par l’intermédiaire de Marie, la femme pauvre qui a donné toute sa vie à Dieu pour nous ; demandons-lui le don d’un cœur pauvre, mais riche d’une générosité joyeuse et gratuite.

    Télécharger : 32ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revues Fiches dominicales et Feu nouveau – Homélies pour l’année B (Amédée Brunot) – Ta parole et ma joie (Joseph Proux) – Homélies de l’année liturgique B (Simon Faivre) – Reste avec nous quand vient le soir (Lorette Lepage) – guide Emmaüs des dimanches et fêtes (Jean-Pierre Bagot)

    source https://dimancheprochain.org/

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  • Homélie du 31ème dimanche du temps ordinaire (B)

    Abbé Jean Compazieu

    Dieu te dit : “Écoute” 

     

    Textes bibliques : Lire

    « Écoute Israël, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ». Ces quelques versets de la première lecture sont le cœur de la foi d’Israël. Ils insistent dès le départ sur l’importance de l’écoute. On devait se les répéter chaque jour. Et pourtant, tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons que bien souvent, le peuple d’Israël n’a pas su écouter. À plusieurs reprises, les prophètes sont intervenus pour les inviter à entendre la Parole de Dieu et à revenir vers lui.
     

    L’histoire du peuple de Dieu dans l’Ancien Testament est aussi notre histoire personnelle. La Parole de Dieu nous interpelle et nous dérange. Trop souvent, nous nous laissons imprégner par la mentalité et les bruits de ce monde. L’Ancien Testament nous demande d’aimer l’immigré, la veuve et l’orphelin. Nous avons dépassé l’Ancien Testament mais le problème des immigrés reste toujours bien présent. Il suffit de voir comment on en parle. On les laisse se noyer dans la mer. De nombreux enfants sont victimes d’abus et de violences. Notre monde est loin d’être un monde d’amour et de paix, de respect de Dieu et de sa loi.

    Les textes bibliques de ce dimanche nous appellent à une vraie conversion : aimer Dieu, aimer notre prochain. L’un ne va pas sans l’autre. La source de cet amour c’est Dieu lui-même. Dans l’Ancien Testament, nous lisons qu’il est celui qui a vu la misère de son peuple et il veut le sauver. L’Évangile va plus loin : Jésus s’y présente comme celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est pour nous et pour le monde entier qu’il a donné sa vie sur une croix. Il est vraiment celui qui nous a aimés comme on n’a jamais aimé.

    Aujourd’hui, nous recevons le grand commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Cela ne peut être qu’une réponse à celui qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Mais pour bien accueillir cet amour qui vient de Dieu, nous avons besoin de prendre du recul par rapport à la mentalité et aux bruits du monde. Ce n’est pas pour rien que le Seigneur nous demande d’écouter sa Parole et de la mettre en pratique. Notre attention doit être constamment attirée vers cet appel de Dieu.

    Nous sommes donc créés pour aimer. Dieu qui est amour nous a créés pour que nous puissions, nous aussi, aimer et demeurer unis à lui. Nous ne trouverons la vraie joie qu’en aimant. Il ne nous est pas demandé de faire beaucoup de choses. Ce qui est primordial, c’est de vivre dans un esprit filial envers Dieu et fraternel envers les autres. En nous faisant le prochain des autres, nous nous approchons de Dieu qui est amour. Mon prochain, c’est celui dont je me fais proche, celui que je prends le temps de rencontrer et d’écouter. C’est un seul et même amour qui nous attire vers Dieu et vers les autres.

    Pour répondre à cet amour infini de Dieu pour nous, nous ne pouvons pas nous contenter d’un « programme minimum », une « petite messe de temps en temps, une « petite prière » le soir. L’amour de Dieu doit prendre toute notre vie, de la tête aux pieds, du matin au soir, de la prime enfance jusqu’aux cheveux blancs. Cet amour doit prendre en compte notre vie intime mais aussi nos responsabilités et engagements collectifs. Rien de ce que nous vivons ne peut lui être étranger.

    L’amour du prochain doit être compris à la lumière de l’Évangile. Pour Jésus, c’est clair, le seul véritable amour c’est de donner sa vie pour ceux qu’on aime. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » c’est-à-dire d’un amour respectueux du bonheur de l’autre comme si c’était le nôtre. « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même ». Dans l’Évangile de saint Matthieu, nous trouvons cette règle d’or : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. Chaque Eucharistie nous prépare à cet amour selon Jésus.

    En ce jour, la Parole de Dieu nous interpelle. Elle nous invite à changer notre regard sur Dieu et le prochain. Le Christ veut nous entraîner tous à sa suite. Il veut nous apprendre à voir tous nos frères et sœurs avec le cœur même de Dieu. Célébrer l’Eucharistie c’est communier à l’amour du Christ pour le Père et pour chaque être humain. C’est se mettre en disposition d’aimer. En ce jour, nous te prions Seigneur : Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre. Amen

    Télécharger : 31ème dimanche du Temps ordinaire

    Autres approches : Préparons dimanche

    Sources : Revues Feu Nouveau et fiches dominicales, Homélies des prochains dimanches (Diocèse de Blois), Les entretiens du dimanche (Noël Quesson), Ta Parole est ma joie (Jseph Proux), lectures bibliques des dimanches (Albert Vanhoye)…

    source https://dimancheprochain.org/

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  • Homélie du 30ème dimanche du Temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    24 octobre 2021

    Journée Mondiale des Missions

    Confiance, Jésus t’appelle 

     

    Textes bibliques : Lire


    “Poussez des cris de joie pour Jacob ! Acclamez la première des nations. Faites retentir sa louange…” On aurait pu imaginer que ces paroles du prophète Jérémie sont adressées à un peuple rayonnant de joie. En fait, il n’en est rien. Jérémie se trouve devant des gens qui ont tout perdu ; ils ont été déportés en terre étrangère. Or c’est à ce moment-là que le prophète s’adresse à eux pour raviver leur espérance. Il leur annonce que Dieu n’abandonne jamais son peuple ; il n’a jamais cessé de les aimer malgré leurs péchés ; un jour, il les délivrera ; il les ramènera vers leur terre. Ce sera un jour de grande joie. 

    La lettre aux Hébreux (2ème lecture) nous annonce que ce changement s’est opéré bien au-delà de toutes nos espérances. Elle nous parle du grand prêtre pris parmi les hommes qui intercède en leur faveur. À plus forte raison, Jésus nous est présenté comme médiateur entre Dieu et les hommes. Il les a libérés de leurs péchés pour leur permettre d’aller à Dieu. Appartenant au monde de Dieu et à celui des hommes, il les met en communion. C’est ainsi qu’il réalise à la perfection les conditions du vrai sacerdoce. Jésus a été choisi par le Père pour offrir une fois pour toutes le sacrifice de sa vie. Par sa mort et sa résurrection, il nous a ouvert le monde éternel.

    Avec l’Évangile, c’est la promesse de Jérémie qui se réalise : cela se passe à Jéricho, la ville la plus basse du monde (400 mètres au-dessous du niveau de la mer. Cette ville représente le monde du péché, éloigné de Dieu. Jésus entre dans cette ville et en sort aussitôt. Il vient dans ce monde du péché pour nous en sortir. C’est une manière de dire qu’il peut venir nous chercher très loin et très bas.

    Et c’est la rencontre avec l’aveugle Bartimée. Sa situation l’a marginalisé par rapport à la société. Il n’a rien et n’est rien. Il ne vit que des piécettes que les gens veulent bien lui donner sans prendre le temps de poser leur regard sur lui. Et quand il appelle Jésus, les gens veulent le faire taire : “Tais-toi, nous accueillons un personnage important… Ne viens pas nous déranger”. Mais il insiste de plus belle car il entendu parler de Jésus qui guérit les blessés.

    Nous sommes parfois comme cette foule qui ne veut pas être dérangée. C’est ce qui se passe quand nous ne voulons pas entendre le cri des pauvres, la détresse des exilés, la souffrance des malades, la révolte de ceux et celles qui se sentent trahis. Ces dernières semaines, on nous a parlé des enfants victimes d’abus. N’oublions pas ceux qui sont harcelés, ceux qui sont réduits à l’état d’esclave. Comme cette foule, nous avons la tentation de faire la sourde oreille car nous nous sentons désarmés devant les blessures et les injustices de notre temps.

    Et pourtant, Jésus nous demande de convier tous les blessés de notre temps. Aujourd’hui comme autrefois, il nous demande de les appeler. Il veut leur permettre de rencontrer la chaleur et la lumière du visage divin. Nous ne sommes pas le Sauveur, mais nous pouvons permettre la rencontre de Celui qui est la source de toute paix et de toute joie.

    La médiation que Jésus nous confie, c’est d’être les témoins authentiques de l’espérance qui nous habite. Comme Jérémie en son temps, nous sommes envoyés pour être les messagers de cette espérance. Nous devons résister au danger de sombrer dans les lamentations, le pessimisme, la critique négative. Nous sommes appelés à une grande vigilance dans nos conversations et nos écrits. L’Évangile de la fête de tous les saints nous rappellera le bonheur des artisans de paix et ceux qui rayonnent la joie autour d’eux. Ne nous laissons pas aveugler par les médias qui ne pensent qu’à déverser des mauvaises nouvelles.

    Le Seigneur est là pour nous guérir de nos aveuglements, pour nous ouvrir à l’amour de Dieu et à celui de tous nos frères. Laissons Bartimée nous apprendre à avoir cette confiance inébranlable en Jésus. Des gens chercheront peut-être à nous en dissuader. Les mêmes pourront nous y encourager plus tard. La confiance est un combat de tous les jours, parfois dans l’obscurité de la foi. Mais grâce au fils de Timée, nous savons que la nuit n’a pas le dernier mot. C’est de cette espérance que nous avons à témoigner tout au long de notre vie auprès de tous ceux et celles qui nous entourent.

    Nous voulons être du Christ ? Nous voulons marcher avec lui. Commençons dès aujourd’hui. Arrêtons-nous chaque fois que nous rencontrons un homme, une femme ou un enfant qui crie sa peine. Prenons le temps d’écouter et de regarder. Nous ne pourrons peut-être faire grand-chose sur le moment. Mais si tous les disciples de Jésus prennent ainsi le temps de s’arrêter, s’ils préfèrent la rencontre personnelle des frères à toutes les grandes idéologies, ils changeront le monde. Demandons au Seigneur qu’il nous guide sur ce chemin de conversion.

    Sources : Revue Feu Nouveau – Fiches dominicales – Commentaires de Marie-Noëlle Thabut et de Claire Patier…

    source  https://dimancheprochain.org/

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  • Préparons dimanche 

    29ème dimanche du Temps ordinaire
    17 octobre 2021
    (Année Marc – B)
    Début de la semaine missionnaire mondiale
    et Journée mondiale du refus de la misère

    Pour être premier, il faut servir

    Accueil
    Aujourd’hui Dieu nous parle.
    Sa Parole nous rappelle
    les engagements de notre baptême.
    Être disciple de Jésus engage à le suivre
    sur un chemin magnifique, mais exigeant.
    Il est impossible d’y parvenir par nos propres forces.
    Ouvrons nos cœurs à Jésus
    pour qu’il vienne y déployer
    toute la puissance de son Esprit.
    Tout au long de cette célébration,
    implorons-le dans nos cœurs, pour qu’il nous aide
    à marcher avec lui sur ce chemin.

    Évangile : Marc 10, 35-45

    Homélie

    Textes bibliques : Lire
    En ce dimanche, nous entrons dans la semaine missionnaire mondiale. C’est aussi la journée mondiale du refus de la misère. Il est heureux que les deux soient associées. Nous vivons dans un monde qui est dominé par la recherche du pouvoir et du prestige. Comment être messagers du Christ si nous n’allons pas à contre-courant de cette mentalité ?

    Les disciples eux-mêmes se sont laissé prendre au piège. Ils en étaient venus à se poser la question : qui est le plus grand ? Qui est à la première place ? L’Évangile de ce jour et l’Ancien Testament nous apportent une réponse : le plus grand, c’est celui qui se fait serviteur et même esclave, c’est celui qui accepte de partager la faiblesse des hommes, leur souffrance et même leur mort.

    Tout cela nous invite à réviser notre manière de vivre à l’intérieur de notre société. Nous pensons à tous ceux et celles qui s’engagent au service des autres. Pour certains, cela passe par un engagement politique ou syndical ; d’autres trouvent leur place dans une association humanitaire ; d’autres encore sont engagés au service de leur paroisse. En ce dimanche, nous sommes plus spécialement invités à nous associer à la lutte contre la misère. Cela passe par une attention plus grande à ceux et celles qui en sont les victimes. À travers nos engagements, nos gestes de partage et de solidarité, nous participons à la mission du Christ qui s’est fait serviteur.

    En effet, toute la Bible nous dit que Dieu se met au service de l’homme. Il est celui qui a vu la misère de son peuple. Il se fait petit, humble et serviteur pour nous aider à mieux accepter le Salut qu’il nous offre. La lettre eux Hébreux (2ème lecture) nous dit que le Christ a partagé nos épreuves. Il est celui qui nous fait grâce et nous obtient la miséricorde. Il fait le lien entre la terre et le ciel. Le pape Jean-Paul II disait qu’il a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu.

    Nous chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes tous appelés à participer à ce sacerdoce du Christ. Nous sommes envoyés dans le monde pour être les messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile. Notre priorité doit aller vers ceux et celles qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, la souffrance et les misères de toutes sortes. Trop souvent, nous cherchons Dieu dans le ciel. En fait, il se présente à nous à travers le visage du petit, du pauvre, de celui ou celle qui souffre de la solitude. Nous risquons de passer à côté de lui sans le reconnaître ; c’est ce qui se passe quand nous le cherchons dans le bruit, la toute-puissance et la majesté. Le signe de la toute-puissance de Dieu c’est la croix, c’est de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

    Dans cet Évangile, nous voyons que les disciples n’ont rien compris. Jésus vient de leur annoncer sa Passion, sa mort et sa résurrection. Les Douze suivent sans empressement car ils ont peur. Ils savent ce qui les attend à Jérusalem. De ce groupe, deux hommes se détachent, Jacques et Jean. Pour être rassurés, ils demandent à Jésus de siéger à sa droite et à sa gauche dans son Royaume. Les autres disciples s’indignent : “Pourquoi pas nous ?” Mais Jésus ne s’indigne pas. Il sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. S’il intervient, c’est pour les amener et nous amener à changer de perspective. Il dénonce les rapports de force et de supériorité. Le pouvoir comme écrasement des autres ne doit pas avoir sa place parmi les disciples.

    La gloire du Christ se manifestera sur la croix. À sa droite et à sa gauche, nous trouverons deux bandits. La coupe qu’il boira sera celle de sa Passion qui l’introduira dans le Royaume. Là, toutes les relations seront transformées. Chacun y découvrira que sa place est un don de Dieu. C’est ainsi que Jésus a aboli la loi du plus fort. Il l’a remplacée par celle du plus aimant. C’est une conversion de tous les jours que nous obtiendrons en contemplant et un accueillant « Jésus serviteur ». Il est celui qui « nous a aimés comme on n’a jamais aimé. »

    C’est très important pour nous aujourd’hui : notre monde juge le christianisme à travers ceux qui le pratiquent, donc à travers nous. Notre première tâche c’est de nous imprégner de l’Esprit Saint pour ne pas déformer le visage de l’Évangile. Lui seul peut nous éclairer sur le vrai sens de notre service : il nous apprendra à reconnaître le visage du Christ à travers ceux et celles que nous rencontrons sur notre route. En célébrant cette Eucharistie, nous demandons au Seigneur qu’il nous guide sur le chemin d’une vraie conversion ; qu’il nous donne force et courage pour chercher non à être servi mais à servir.

    Sources : Homélies des prochains dimanches (Diocèse de Blois), Commentaires de Marie Noëlle Thabut, Revue Feu Nouveau, Fiches dominicales…

    Autre source https://puiseralasource.org/

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  • Homélie du 28ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    Discerne ce qui est essentiel pour toi.

    Homélie du 28ème dimanche du temps ordinaire - 10 octobre 2021 

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent l’importance du regard dans notre vie. Nous connaissons le regard méfiant, celui qui ne voit que le mal chez les autres. Nous rencontrons également le regard bienveillant, celui qui est attentif aux besoins des autres, celui qui fait confiance.

    La première lecture de ce jour nous parle du regard de la Sagesse.  Dans le monde biblique, la sagesse c’est Dieu. Pour lui, “tout l’or du monde n’est que du sable… L’argent sera regardé comme de la boue.” C’est pour chacun de nous un appel à changer notre regard sur ces richesses qui risquent de nous détourner de l’essentiel. Dans notre prière, nous sommes invités à demander la sagesse de Dieu, celle de son Esprit Saint. C’est en lui seul que nous trouverons le vrai bonheur.

    La lettre aux Hébreux (2ème lecture) nous renvoie au regard de la Parole de Dieu. Nous n’oublions pas que pour l’Évangile de saint Jean, la Parole de Dieu, le Verbe fait chair, c’est Jésus lui-même. “Soumis à son regard, nous aurons à lui rendre des comptes”. Nous recevons ces paroles non comme une menace mais comme une mise en garde. L’auteur de la lettre aux Hébreux nous a présenté l’Évangile comme une “promesse d’entrer dans le repos de Dieu”. Cette promesse ne tiendra pas si nous faisons preuve d’incrédulité. Nous serons jugés d’après nos actes et nos paroles mais aussi d’après nos pensées. Cela signifie que nous subirons les conséquences ultimes de nos choix. C’est pour nous un appel à accueillir la Parole de Dieu dans la confiance et la docilité.

    Dans l’Évangile, nous lisons que Jésus regarde l’homme qui vient à lui et se met à l’aimer. Puis par deux fois, il regarde ses disciples avant de leur délivrer un message de la plus haute importance. Il est heureux de voir cet homme qui veut avoir la Vie éternelle. Cet homme a observé les commandements depuis sa jeunesse. Aujourd’hui, Jésus l’invite à aller à l’essentiel : “vends tout ce que tu as ; donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel.”

    À travers ces paroles, Jésus nous invite à changer notre regard. L’essentiel ce n’est pas l’argent ni les richesses ; ce n’est pas non plus le respect de la loi et des commandements, même si c’est important. Le seul vrai trésor c’est celui dont Jésus veut nous combler. Le vrai bonheur, c’est d’aimer, de donner et de se donner. Jésus a tout donné. Il est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Il nous a ouvert un passage vers e monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu. Pour le suivre sur le chemin qu’il nous montre, il nous faut nous détacher des richesses de ce monde et donner toute sa place à l’amour et à la générosité.

    Pour beaucoup, c’est trop demander. Les disciples eux-mêmes demeurent sceptiques. Alors, Jésus les regarde pour leur délivrer un message de la plus haute importance. C’est vrai qu’il leur demande l’impossible. Mais il leur promet que les renoncements à cause de l’Évangile leur vaudront le centuple, même si cela passe par les persécutons et l’incompréhension du monde.

    Ce qui nous est proposé, c’est de nous laisser envahir par ce regard plein d’amour du Christ. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en lui. Si nous restons en communion avec lui, nous comprendrons que ses exigences ne sont pas une menace mais un appel à vivre en plénitude. Saint Benoît nous recommande de “ne rien préférer à l’amour du Christ.” Oui c’est possible car tout est possible pour Dieu.

    Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur continue à nous appeler. Il compte sur chacun de nous ; il est avec nous tous les jours, non pour nous surveiller mais pour nous conduire sur le chemin de la vraie vie. Un sondage récent affirme que 51 % des Français ne croient pas en Dieu. Pourtant, il les regarde tous avec beaucoup d’amour. Il est saisi de pitié pour tous ces hommes, ces femmes et ces enfants qui sont comme des brebis sans berger. Il est venu pour que tous les hommes du monde entier et de tous les temps aient la vraie vie en abondance. Sa priorité est de chercher et sauver ceux qui courent à leur perte.

    Nous recevons les textes bibliques de ce jour comme un appel à nous ajuster au regard de Dieu. Se laisser regarder par l’amour, se laisser porter par la Parole, se laisser emplir de la Sagesse, c’est la porte de la Vie éternelle, c’est le chemin du vrai bonheur. Comme les disciples nous ne comprendrons pas tout. Mais ce regard de Jésus changera notre vie et la transformera. Ce regard passionné, c’est comme un feu qui ne demande qu’à se répandre dans le monde entier. Il suffit d’une étincelle. C’est de cela que nous avons à témoigner tout au long de notre vie. Prions le Seigneur pour qu’il nous garde fidèles à cette mission.

    Sources : Homélies des prochains dimanches (Diocèse de Blois), Commentaires de Marie Noëlle Thabut, Revue Feu Nouveau, Fiches dominicales…

    source  https://dimancheprochain.org/

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  • “Homme et femme, il les créa” 

    Abbé Jean Compazieu 

    Textes bibliques : Lire


    L’Évangile de ce dimanche nous montre deux manières de se comporter à l’égard du Christ : D’un côté, nous trouvons celle des petits enfants ; Jésus les donne en exemple pour leur manière d’accueillir le Royaume de Dieu. Ce Royaume est offert à tous. Pour l’accueillir, il suffit de se laisser aimer par Dieu comme seuls les petits enfants savent le faire. Face à eux, l’Évangile nous montre ceux qui ne cherchent qu’à piéger Jésus. Ils n’hésitent pas à utiliser la ruse pour l’enfoncer. Ces deux attitudes, celle des petits enfants et celle des pharisiens nous interpellent : comment accueillons-nous la Parole de Dieu ? Avec droiture et générosité ? Ou dans l’indifférence et le refus ? 

    Cette différence dans l’accueil de la Parole de Dieu est illustrée par la question des pharisiens à Jésus : “Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ?” Jésus les renvoie à la loi de Moïse qu’ils connaissent par cœur. Ils savent qu’elle permet de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. Jésus leur répond que si Moïse a fait cette concession, c’est à cause de l’endurcissement de leur cœur. La Bible prend les gens là où ils en sont pour les amener progressivement vers la Révélation dans le Christ Jésus.

    Dans sa réponse, Jésus prend le parti de Dieu. Il les renvoie au livre de la Genèse (1ère lecture) : “Il les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux mais ils ne font qu’un.” Et Jésus ajoute : “Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.”

    Cet enseignement du Christ est très fort ; il défend la dignité du mariage. L’homme et la femme qui se marient sont appelés à former une communauté de vie, de partage et d’amour. À travers leur manière de s’aimer et d’aimer leurs enfants, ils disent quelque chose de l’amour passionné qui est en Dieu. Or c’est précisément cela qui a été voulu par Dieu depuis les origines. Il a voulu que leur amour soit un écho de celui qui est en lui.

    C’est vrai que tout cela ne va pas sans difficulté. Il suffit de voir tous ces couples qui n’arrêtent pas de se déchirer et qui finissent par se séparer. Nous voyons aussi des vies de familles très déroutantes : certaines se contentent d’être des familles “hôtel restaurant” ou des “familles dortoir”. Elles sont une simple juxtaposition de personnes ; il n’y a pas de vrai dialogue sur les questions essentielles.

    Un jour, Jésus a dit qu’il est “venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance.” Cela vaut aussi pour les couples. Par le sacrement du mariage il veut les aider à ne plus faire qu’un dans l’amour. Aujourd’hui, nous le prions d’ouvrir le cœur de tous les époux à son projet d’amour. Aimer c’est une aventure qui s’appuie sur la fidélité de Dieu. L’union de l’homme et de la femme nous dit quelque chose de l’alliance entre Dieu et les hommes. En vivant dans l’amour, le respect et la fidélité, ils témoignent à leur manière d’un Dieu qui aime, qui pardonne et qui se donne.

    C’est vrai que tout cela n’est pas facile à vivre. Mais aujourd’hui, Jésus nous annonce une bonne nouvelle : ce qui est impossible aux hommes ne l’est pas pour Dieu. Dieu seul peut nous donner un cœur neuf, un esprit nouveau. Le problème de chacun de nous n’est pas la conversion des autres mais la nôtre ; c’est de transformer notre propre cœur. Dieu seul peut nous apprendre à aimer comme il nous aime. Il est fidèle, même si nous le trahissons. Il nous conserve sa tendresse absolue indépendamment de la nôtre. Alors, soyons parfaits comme notre Père du ciel. Même si ce n’est pas apparent, sa volonté coïncide toujours avec notre bonheur.

    Nous recevons cet Évangile comme un appel à défendre la famille sans relâche. À son époque, le pape Jean-Paul II nous rappelait que l’avenir de l’humanité passe par la famille. C’est là que nous apprenons le sens du partage, du don et du respect de l’autre. C’est aussi là que nous apprenons à nous ouvrir à la richesse du pardon et de l’écoute, au respect des différences, à la patience qui fait grandir.

    La lettre aux hébreux ne parle pas spécialement du mariage. Mais elle nous révèle cet amour passionné de Jésus pour tous les hommes. C’est un amour qui est resté fidèle et qui s’est donné jusqu’au sacrifice de sa vie. Par sa Passion, sa mort et sa résurrection, il nous a ouvert le chemin de la vraie vie. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous venions à lui comme les petits enfants dont nous parle l’Évangile. C’est autour de lui que doit se construire l’unité des familles et celle des communautés chrétiennes.

    En ce dimanche, nous nous tournons ensemble vers notre Dieu qui est source de tout amour. L’Eucharistie, c’est Dieu qui se donne pour nous faire vivre de son amour à l’intérieur de nos familles et de nos divers lieux de vie. Dieu nous aime tous inconditionnellement quelle que soit notre situation et quels que soient nos torts. Il vient nous chercher là où nous en sommes pour nous inviter à faire un pas de plus sur le chemin de la vie. Que cette bonne nouvelle nourrisse notre espérance et notre prière !

    Sources : Revues Feu Nouveau et Signes, L’Évangile au présent (D. Sonnet, lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye), Avec saint Marc (Claire Patier)

     SOURCE https://dimancheprochain.org/

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  • L’Esprit souffle où il veut

     

     

    Textes bibliques et commentaire : Lire


    Nous avons pu être surpris et même choqués par la violence des paroles de Jésus. C’est vrai qu’il nous demande de couper et de trancher. En réalité, il ne s’agit pas de mutilation. Ce qui nous est demandé, c’est de rompre d’une manière radicale avec les habitudes qui nous entraînent au péché. 

    Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous donne trois exemples : il nous parle d’abord de la main : elle est faite pour recevoir les dons de Dieu et les partager. La main qui entraîne au péché, c’est celle qui accumule les richesses au détriment des plus pauvres. Elle n’hésite pas à frapper pour en avoir encore plus. C’est cette soif de richesses qui peut entraîner la chute d’un petit ; c’est extrêmement grave, surtout quand ça vient d’un chrétien.

    Le pied, c’est l’indépendance et l’autonomie ; il nous permet d’aller et venir. Tout l’Évangile que Dieu nous appelle tous à marcher à sa suite. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous allons vers le Père. On peut pécher avec le pied quand on court vers le mal et qu’on y entraîne les autres. Pécher avec le pied, c’est se détourner de Dieu et s’engager sur des chemins de perdition.

    Le péché de l’œil peut prendre diverses formes. L’œil mauvais, c’est celui qui ne voit que le mal chez les autres. Il a une attitude méprisante et orgueilleuse. De plus, il ne voit pas le pauvre Lazare au pied de sa porte. Son péché, c’est de ne voir que lui-même et ses intérêts personnels.

    C’est exactement cela que dénonce l’apôtre Saint Jacques dans la deuxième lecture. Ses paroles sont très violentes. Il s’adresse à ceux qui accumulent pour eux richesses et argent. Il s’en prend à ceux qui exploitent les travailleurs qui sont sous leurs ordres. Son but n’est pas de les enfoncer dans leur péché mais de les appeler à en sortir. Ces richesses qu’ils empilent sont pourries ; elles ne font que fausser les relations de fraternité et de justice. Si Dieu nous donne plus de biens, c’est pour faire plus d’heureux. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour. C’est à cela que nous serons jugés.

    Cet amour que nous sommes appelés à vivre trouve sa source en Dieu. C’est vrai, Dieu est amour. Cette révélation, nous la trouvons tout au long de la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Il ne s’agit pas d’un amour tiède, mièvre ou romantique qui nous permettrait de nous installer dans une vie bien confortable. En fait, la Bible nous montre que l’amour de Dieu pour chacun de nous est passionné. C’est un feu dévorant, un amour qui passe par la mort du prophète, la mort à soi-même, la mort sur la croix.

    Pour nous chrétiens, l’image de l’amour de Dieu c’est la croix. On a peut-être perdu de vue la flamme dévorante de cet amour dans nos vies chrétiennes. L’amour vrai ne se vit pas à moitié ni aux trois quarts. Il prend l’homme dans sa totalité.

    Cet amour de Dieu total et sans limite explique la radicalité de l’Évangile de ce jour : il n’est pas réservé à quelques privilégiés comme les 70 anciens du livre des Nombres (1ère lecture). L’Esprit de Dieu est donné à tous sans distinction de religion. Tous peuvent vivre de l’amour de Dieu et partager sa vie. Mais nous ne pouvons entrer dans cette relation d’amour qu’en acceptant une transformation radicale de notre vie, en changeant le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur les autres. Nous sommes invités à laisser derrière nous notre ancienne vie pour en vivre une nouvelle. Ce n’est qu’en rejetant l’égoïsme, l’orgueil, la convoitise et la violence que nous pourrons vivre de l’amour et accéder à l’amour

    L’amour de Dieu pour chacun de nous est un feu violent qui nous purifie et nous libère des peurs et des angoisses ; il vient nous ouvrir à la liberté et à la vie ; il nous ouvre aux autres ; il nous permet d’être des hommes et des femmes debout. La violence de l’Évangile d’aujourd’hui, celle de Jacques, celle de l’Esprit de Dieu, sont là pour nous réveiller et rallumer en nous la flamme de l’amour et de la vie. Cette violence est nécessaire et salutaire car elle donne accès au bonheur et à la joie.

    Pour entrer dans cette vie, pour vivre de l’amour, il faut laisser derrière soi peut-être un pied, un œil, un bras ; il faut renoncer à des choses qui nous paraissent fondamentales mais qui nous empêchent de vivre et d’être heureux. Alors, nous serons libérés d’un grand poids et nous pourrons cheminer joyeusement au côté de Jésus.

    Télécharger : 26ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revues Feu Nouveau et Fiches dominicales – Homélies pour l’année B (Amédée Brunot) – Au service de la Parole (Bernard Prévost – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP Bagot) Commentaires de Sœur Claire – François selon Saint Marc – Homélies des prochains dimanches (Diocèse de Blois)

    source https://dimancheprochain.org/

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  • Homélie du 25ème dimanche du Temps ordinaire - 19 septembre 2021

    25ème dimanche du Temps ordinaire

    19 septembre 2021

    « Si quelqu’un veut être le premier,
    qu’il soit le serviteur de tous »

     

    MONITION D’ACCUEIL
    Nous pensons « suivre le Christ » … mais ne sommes-nous pas, comme les disciples, avant tout préoccupés de nous-mêmes, de « qui est le plus grand » ? Faisons-nous vraiment attention à ce qu’il dit ? Sûrs d’en sortir meilleurs, engageons nos vies derrière le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen !

    LITURGIE DE LA PAROLE
    1ère lecture Sg 2, 12.17-20 : Le juste doit s’attendre à être en butte aux critiques et à la méchanceté…

    Psaume Ps 53, 3-6.8 : Je mets mon espoir dans le Seigneur, je suis sûr de sa parole…

    2ème lecture Jc 3, 16 à 4, 3 : Sommes-nous artisans de paix ou semeurs de discorde ?

    Évangile Marc 9, 30-37

    Homélie
    Textes bibliques : Lire
    Chacun des trois textes qui nous sont proposés en ce dimanche nous montre deux logiques qui s’opposent : l’une est animée par le désir de justice et de paix, par l’ouverture à l’autre et à Dieu ; l’autre cherche le pouvoir, la domination, le plaisir, la satisfaction immédiate. Chacun de ces textes ouvre des pistes pour nous interroger sur ce qui nous guide dans nos choix quotidiens.

    La première lecture est un extrait du livre de la Sagesse. Elle nous renvoie au premier siècle avant Jésus Christ. Beaucoup de juifs sont partis à l’étranger. Dans le cas présent, il s’agit de ceux qui vivent à Alexandrie. Les grecs les tournent en dérision parce qu’ils disent avoir une connaissance particulière de Dieu ; ils se disent « fils de Dieu » et « mis à part ». Même parmi leurs compatriotes, beaucoup ont abandonné la pratique religieuse. Ils ont fini par renier leur foi. Ils ne supportent plus la fidélité des croyants car elle est devenue un reproche pour eux.

    Les difficultés et les épreuves de ces croyants sont aussi les nôtres. Nous vivons dans un monde où beaucoup sont devenus indifférents ou hostiles à la foi. Les scandales qui ont été mis en évidence ces dernières semaines ne font qu’alourdir cette souffrance. Mais nous avons la ferme espérance que le mal et la haine n’auront pas le dernier mot. Toutes ces épreuves qui frappent l’Église sont un appel à nous attacher fermement au Seigneur. Nous pouvons toujours compter sur lui. Rien ne peut nous séparer de son amour.

    Dans la seconde lecture, saint Jacques dénonce « la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. » L’apôtre nous recommande de nous attacher à « la sagesse qui vient d’en haut ». Cette sagesse « est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. » Se laisser guider par la sagesse terrestre conduit au désordre et au mal. La soif de s’enrichir justifie emploi de tous les moyens, y compris la violence et le meurtre. C’est la convoitise qui est à l’origine des guerres, des violences et du mal. La vraie Lumière, nous ne pouvons la trouver que dans la Sagesse qui vient de Dieu ; elle est « droiture, paix, tolérance, compréhension, féconde en bienfaits ». Elle transforme notre cœur et fera de nous des artisans de paix.

    L’Évangile de saint Marc dénonce une tentation qui divise l’Église ; selon l’expression du pape François, c’est « l’envie mondaine d’avoir le pouvoir », l’envie et le désir « d’aller plus haut ». Tout cela arrive au moment où Jésus parle « de service et d’humiliation ». Il annonce à ses disciples que « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

    En lisant cet Évangile, nous voyons bien que les apôtres n’ont rien compris ; Jésus vient de leur parler un langage d’humiliation, de mort et de rédemption. Eux, ils parlent « un langage d’arrivistes ». Leur seule préoccupation c’est d’aller le plus haut possible dans le pouvoir. Ils sont tentés par la façon de penser du monde. Pour Jésus, c’est l’occasion de faire une mise au point très ferme : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

    Cet enseignement de Jésus vaut aussi pour nous tous. Sur la route que Jésus nous montre pour aller de l’avant, le service est la règle : le plus grand est celui qui sert, celui qui est le plus au service des autres. Ce n’est surtout pas celui qui se vante ni celui qui cherche l’argent et le pouvoir. La vraie grandeur c’est l’accueil et le service des petits. Ce service est élevé au rang de service de Dieu.

    À travers ces trois lectures, c’est Dieu qui nous parle ; le juste qui souffre (1ère lecture) nous renvoie aux chrétiens persécutés qui sont obligés de fuir leur pays. Nous pouvons aussi nous reconnaître à travers l’intriguant dont nous parle saint Jacques. Le Seigneur veut nous libérer de cette recherche de nous-mêmes. Et dans l’Évangile, il nous rappelle que les vrais grands ne sont pas ceux qui recherchent les premières places et les honneurs mais ceux et celles dont le cœur est ouvert aux autres.

    Nous sommes donc appelés à être une Église « au service » des autres, en particulier des plus fragiles. Nous nous rappelons ce que Jésus a dit un jour : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls. À chaque messe, le Seigneur est là pour nous nourrir de sa Parole et de son Corps. Cette rencontre avec lui c’est vraiment LE moment le plus important de la journée. Le Christ est présent avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Il veut nous entraîner à sa suite jusqu’au bout de l’amour. Son Pain Eucharistique nous est distribué pour nous donner la force d’aimer comme lui et avec lui. Prions-le qu’il nous donne force et courage pour rester en « tenue de service ».

    Télécharger pour imprimer : 25ème dimanche du Temps ordinaire

    Sources : Revue Feu Nouveau – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes – Missel des dimanches et fêtes des trois années (Bayard) – François selon saint Marc Dossiers personnels

    source https://puiseralasource.org/

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  • Préparons dimanche

    24ème dimanche du Temps ordinaire

    Qui dites-vous que je suis ?

     

    Accueil
    Nous sommes rassemblés autour du Christ présent dans sa Parole, comme les apôtres sur le chemin vers Césarée. Comme à eux, il nous demande aujourd’hui : « Qui dites-vous que je suis ? » Quelle sera notre réponse ? Si nous répondons, comme Pierre, « Tu es le Christ ! », comprenons-nous ce que nous disons ? Pour cela mettons-nous à son écoute et demandons-lui de pardonner nos lenteurs à le reconnaître et à le suivre.

    1ère lecture (Is 50, 5-9a) : Ce poème d’Isaïe présente toute la confiance du Serviteur en son Seigneur : on y reconnaît déjà la figure du Christ.

    PSAUME 114

    2ème lecture – Jc 2, 14-18 : Comme dimanche dernier, Saint Jacques insiste sur le lien à maintenir entre la foi confessée et notre manière de vivre en chrétiens.

    Évangile : Marc 8, 27-35

    Homélie

    Textes bibliques : lire
    Les textes bibliques de ce dimanche nous adressent un appel à progresser dans la foi. La première lecture nous renvoie à un peuple qui est devenu sourd aux appels de Dieu. Mais quelques-uns sont restés en éveil pour entrer chaque matin en conversation avec lui ; ils sont obligés de ramer à contre-courant ; ils sont victimes des sarcasmes, des rebuffades et des persécutions. Mais le prophète Isaïe ne se décourage pas. Il garde toute sa confiance en Dieu qui vient à son secours. Plus tard, l’Évangile nous parlera de Jésus qui montera à Jérusalem pour y subir sa Passion.

    Nous recevons ce témoignage du prophète comme un appel à la confiance. C’est vrai qu’à certains jours, on peut avoir envie de tout abandonner. C’est à ce moment-là que nous avons besoin d’être plus vigilants dans la prière et plus attentifs aux paroles du Seigneur Dieu.

    Pour avancer sur le chemin de la conversion, nous sommes invités à accueillir l’amour qui est en Dieu. La foi est une attitude d’accueil et de reconnaissance de la grâce de Dieu. Mais saint Jacques nous dit que la foi sans les œuvres ne sert à rien ; elle ne suffit pas à nous sauver ; c’est sur notre amour, sur nos gestes d’accueil, de partage et de solidarité que nous serons jugés. A travers celui qui a faim, celui qui n’a rien pour s’habiller, celui qui est exclu, c’est Jésus que nous accueillons ou que nous refusons. Avoir la foi c’est avoir des idées justes et un comportement juste.

    Dans l’Évangile de ce jour, nous retrouvons Jésus qui ne se contente pas de parler ; il marche, il se déplace ; il est toujours en mouvement. Aujourd’hui, nous le retrouvons à Césarée de Philippe, en plein territoire païen. Il va à la rencontre de ceux qui ont besoin d’être guéris et relevés. En Décapole, il a guéri un sourd muet ; il lui a permis de mieux communiquer, d’être de nouveau en relation ; il lui a redonné vie ; il lui a également permis de mieux écouter la Parole de Dieu et donc de la partager.

    Et bien sûr, les gens se posent des questions sur Jésus qui parle avec autorité et qui pose des actes forts. Qui est-il vraiment ? C’est la question qu’il va poser à ses disciples : « Pour les gens qui suis-je ? » Chaque réponse le compare à un homme qui a marqué l’histoire : Jean Baptiste, Elie, un des prophètes… » Ensuite Jésus s’adresse à ses disciples : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » La réponse de Pierre semble la meilleure : « Tu es le Christ ». Cette réponse est porteuse de toutes les espérances du monde juif : on attendait un Messie qui libèrerait le pays de l’occupant étranger ; il rétablirait la royauté en Israël. Avec lui, ce serait l’avènement d’un règne de Dieu puissant et fort.

    Mais ce n’est pas de cette façon que Jésus a voulu établir le règne de Dieu : Pour la première fois, il enseigne à ses disciples que le Messie va souffrir pour sauver son peuple. Cette conception d’un Messie souffrant leur est étrangère. Elle choque tellement leur attente que Pierre veut s’y opposer. Mais Jésus maintient ferment que celui qui veut être son disciple doit envisager de le suivre jusqu’à la croix.

    Aujourd’hui, la même question nous est posée à tous : qui est Jésus pour nous ? Beaucoup voient en lui un homme généreux, un sage, un homme qui a fait beaucoup de miracles. En fait, on ne sait pas trop ; la plupart ne sont pas certains de sa véritable identité. Comme les disciples, nous avons besoin d’apprendre à écouter Jésus. Lui seul peut nous faire découvrir quelle est sa mission de Messie et comment il peut nous libérer et nous redonner vie.

    En nous révélant sa mission, Jésus nous montre un chemin exigeant et difficile. C’est un chemin qui passe par la croix. Mettre notre foi en lui, c’est marcher à sa suite. Nous sommes sur un chemin de croix, non plus le nôtre mais celui de Jésus. Rappelons-nous cette parole : « Si quelqu’un veut marcher à derrière moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Cette croix, nous la portons peut-être en boitant. Mais elle ne nous empêche pas de chanter : « victoire, tu règneras, o croix, tu nous sauveras. »

    Télécharger : 24ème dimanche du temps ordinaire 

    source https://puiseralasource.org/

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