• CHANGEZ VOS CŒURS

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à accueillir le don de Dieu partout où il se manifeste. Ils nous provoquent également à la tolérance et à l’ouverture à l’inattendu. Josué, l’auxiliaire de Moïse et Jean, l’un des Douze font preuve d’intransigeance. 

    Dans la première lecture nous trouvons Moïse qui vient de désigner 72 anciens pour les associer à la direction de son peuple. Dieu lui a promis de répandre son Esprit sur eux. Or voilà que deux hommes se mettent à prophétiser sans avoir été mandatés. Josué les dénonce à Moïse. Ce dernier lui fait comprendre qu’on ne peut empêcher l’Esprit de souffler où il veut. Personne n’en a le monopole.

    Dans l’Évangile, c’est un peu la même question qui est posée à Jésus. Nous nous rappelons que les disciples viennent de se disputer les premiers postes. Ils pensent qu’ils sont les seuls titulaires du pouvoir. Ils sont contrariés de voir un homme qui chasse les démons sans faire partie de leur groupe.

    Ce qui est dénoncé ce n’est pas le désir de vivre de l’esprit de Moïse ou celui de Jésus. Ce qui est condamnable c’est la prétention de se le réserver. L’Église peut alors devenir sectaire et repliée sur elle-même. L’institution n’a pas le monopole de l’inspiration. Le don de Dieu n’a pas de frontières. La tolérance c’est le refus des monopoles. L’Esprit Saint ne travaille pas que dans l’Église. Il travaille aussi dans l’humanité tout entière. Ces hommes et femmes de bonne volonté, nous les rencontrons dans toutes les religions.

    On ne peut que se réjouir de tout ce qui se fait et se vit en bienveillance, en bonté, en fraternité et solidarité, en amour du prochain en dehors de la communauté de l’église. Chaque fois que quelqu’un fait le bien, il se rapproche de Jésus et Jésus de lui. Quand saint Jacques était un Évangile, il pense à ceux qui ne sont pas de « notre Église » ; parmi eux, se trouvent des sympathisants qui sont prêts à franchir le seuil. On ne doit pas les refouler. Bien au contraire, nous sommes envoyés pour travailler au salut de tous les hommes. Dieu les aime tous et il ne veut pas qu’un seul se perde.

    C’est pour cette raison que Jésus a des propos très durs contre tous ce qui entraîne au péché. Après nous avoir parlé de tolérance envers les autres, il nous parle de rigueur envers nous-mêmes. Le risque est grand de devenir une cause de scandale pour les plus fragiles de nos frères. Mieux vaut perdre un pied, une main, un œil, que de se laisser aller au mal. Mieux vaut être sauvé avec une seule main, un seul pied, un seul œil, que de périr pour l’éternité avec les deux. Si Jésus tient des propos si durs, c’est qu’il veut nous secouer. Il veut nous faire mesurer la gravité du péché dont nous nous accommodons si facilement.

    La main qui entraîne au péché, c’est celle qui cherche à accumuler les richesses au détriment des plus pauvres. Elle n’hésite pas à frapper pour un avoir encore plus. C’est cette soif de richesses qui peut entraîner la chute d’un petit. C’est extrêmement grave, surtout quand ça vient d’un chrétien.

    Le pied, c’est l’indépendance et l’autonomie. Il permet d’aller et venir. Aujourd’hui, nous comprenons que Jésus nous appelle tous à marcher à sa suite. Il est le chemin la vérité et la vie. C’est par lui que nous allons au Père. On peut pécher quand on court vers le mal et qu’on y entraîne les autres. Pécher avec le pied, c’est se de détourner de Dieu et s’engager sur des chemins de perdition.

    Le péché de l’œil c’est de voir bon ce que Dieu déclare mauvais. Les yeux peuvent nous nous entrainer dans l’illusion et nous détourner de Dieu et des autres. Nous pensons au riche qui n’avait pas vu le pauvre Lazare au pied de sa porte. Son péché a été de ne voir que lui-même et ses intérêts personnels immédiats.

    C’est exactement ce que dénonce la lettre de saint Jacques (1èrelecture). Il s’attaque à ceux qui accumulent pour eux richesses et argent. Il s’en prend à ceux qui exploitent les travailleurs qui sont sous leurs ordres. Ces richesses qu’ils empilent « sont pourries ». Elles ne font que fausser les relations de fraternité et de justice. Si Dieu nous donne plus de biens c’est pour faire plus d’heureux. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est l’amour.

    Dans l’Évangile, Jésus nous demande de couper et de trancher. Il ne s’agit pas de mutilation ; ce qui nous est demandé c’est de rompre d’une manière catégorique avec ces habitudes qui nous entraînent au péché. Le Seigneur attend de nous un véritable retournement : que notre main soit tendue vers Dieu et vers les autres, que nos pieds marchent à la suite de Jésus, que nos yeux voient les autres avec le regard même de Dieu, un regard plein amour et de tendresse.

    En ce jour, nous faisons notre les parole de ce chant : « Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle. Changez de vie, croyez que Dieu vous aime ! »

    26ème dimanche du temps ordinaire

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  • Le Pape François à Sainte-MartheLe Pape François à Sainte-Marthe  (Vatican Media)

    La liturgie de ce jour nous parle de l’appel de Matthieu le publicain, choisi par Dieu et constitué apôtre. Dans son homélie, prononcée lors de sa messe matinale à Sainte-Marthe, le Pape a mis en valeur trois paroles: choisir, se souvenir, et miséricorde.
     

    Adriana Masotti- Cité du Vatican

    Matthieu, publicain et collecteur d’impôt, était un corrompu, «parce qu’il trahissait sa patrie pour de l’argent. Un traitre au peuple : la pire des choses». Quelqu’un peut penser, observe François, que Jésus «ne fait pas preuve de bon sens dans le choix des personnes». Outre Matthieu en effet, Jésus en a choisi tant d’autres, parmi les plus petits, les plus méprisés. Ainsi en a-t-il été pour la samaritaine et tant d'autres pécheurs qu'il a constitués apôtres. «Cette conscience que, nous chrétiens, devrions avoir, -d’où je viens et d'où j’ai été choisi pour être chrétien-, doit rester toute la vie» ; en d’autres termes, «garder en mémoire ses péchés, le fait que le Seigneur a eu pitié de mes péchés, et qu’Il m’a choisi pour être apôtre».

    Matthieu n’a pas oublié ses origines

    Le Pape décrit ensuite la réaction de Matthieu à l’appel du Seigneur : il ne s’habille pas avec luxe, il ne targue pas d’être le prince des apôtres, mais choisit de mettre sa vie au service de l’Evangile. «Lorsque l’apôtre oublie ses origines et commence à faire carrière, il s’éloigne du Seigneur et devient un fonctionnaire qui fait beaucoup de bien peut-être, mais qui n’est pas apôtre. Il sera incapable de transmettre Jésus. Il mettra en place beaucoup de plans pastoraux, mais il ne sera qu’affairiste du Royaume de Dieu, car il a oublié d’où il a été choisi». Pour cela, poursuit François, la mémoire de nos origines est importante et doit accompagner la vie de l’apôtre et de chaque chrétien.

    Nous manquons de charité, pas le Seigneur

    Au lieu de se regarder, c’est vers les autres que nous nous tournons, pour les regarder, eux et leurs péchés, et mal parler d’eux. C’est une habitude qui ne fait pas nous sentir bien. Il vaut mieux s’accuser soi-même, suggère le Pape, et se rappeler d’où le Seigneur nous a tirés pour nous porter jusqu’ici. Quand Dieu choisit, c’est pour quelque chose de grand : «être chrétien est une chose grande et belle. C’est nous qui nous nous éloignons pour rester à la moitié du chemin». Il nous manque la générosité, et nous négocions avec le Seigneur tandis que Lui nous attend.

    Le scandale des docteurs de la Loi

    A son appel, Matthieu renonce à son amour, à l’argent, pour suivre Jésus. Pour fêter le Maitre, il invite alors tous ses amis à partager un repas. C’est ainsi qu’à cette table, se trouvait «le pire du pire de la société de l’époque, et Jésus était avec eux». «Les docteurs de la Loi en sont scandalisés. Ils interpellent les disciples et leur demandent ‘mais pourquoi votre maître fait-il cela ? Il devient impur !’. Alors Jésus prend la parole et leur dit : ‘Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. La miséricorde de Dieu cherche tout le monde, pardonne tout le monde. Il suffit de dire ‘oui, aide-moi’ ».

    Le mystère de la miséricorde est le cœur de Dieu

    A ceux qui se scandalisent, Jésus répond que ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, et «c’est la miséricorde que je veux, non les sacrifices». «Comprendre la miséricorde du Seigneur, conclut le Pape, est un mystère : le mystère le plus grand, le plus beau, c’est le cœur de Dieu. Si tu veux arriver au cœur de Dieu, prends le chemin de la miséricorde, et laisse-toi traiter avec miséricorde».

    source https://www.vaticannews.va

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  • « SUR LES CHEMINS DE LA VIE »

    Textes bibliques : Lire 

    Chacun des trois textes qui nous sont proposés en ce dimanche nous montre deux logiques qui s’opposent : l’une est animée par le désir de justice et de paix, par l’ouverture à l’autre et à Dieu ; l’autre cherche le pouvoir, la domination, le plaisir, la satisfaction immédiate. Chacun de ces textes ouvre des pistes pour nous interroger sur ce qui nous guide dans nos choix quotidiens.

    La première lecture est un extrait du livre de la Sagesse. Elle nous revoie au premier siècle avant Jésus Christ. Beaucoup de juifs sont partis à l’étranger. Dans le cas présent, il s’agit de ceux qui vivent à Alexandrie. Les grecs les tournent en dérision parce qu’ils disent avoir une connaissance particulière de Dieu ; ils se disent « fils de Dieu » et « mis à part ». Même parmi leurs compatriotes, beaucoup ont abandonné la pratique religieuse. Ils ont fini par renier leur foi. Ils ne supportent plus la fidélité des croyants car elle est devenue un reproche pour eux.

    Les difficultés et les épreuves de ces croyants sont aussi les nôtres. Nous vivons dans un monde où beaucoup sont devenus indifférents ou hostiles à la foi. Les scandales qui ont été mis en évidence ces dernières semaines ne font qu’alourdir cette souffrance. Mais nous avons la ferme espérance que le mal et la haine n’auront pas le dernier mot. Toutes ces épreuves qui frappent l’Église sont un appel à nous attacher fermement au Seigneur. Nous pouvons toujours compter sur lui. Rien ne peut nous séparer de son amour.

    Dans la seconde lecture, saint Jacques dénonce « la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. » L’apôtre nous recommande de nous attacher à « la sagesse qui vient d’en haut ». Cette sagesse « est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. » Se laisser guider par la sagesse terrestre conduit au désordre et au mal. La soif de s’enrichir justifie emploi de tous les moyens, y compris la violence et le meurtre. C’est la convoitise qui est à l’origine des guerres, des violences et du mal. La vraie Lumière, nous ne pouvons la trouver que dans la Sagesse qui vient de Dieu ; elle est « droiture, paix, tolérance, compréhension, féconde en bienfaits ». Elle transforme notre cœur et fera de nous des artisans de paix.

    L’Évangile de saint Marc dénonce une tentation qui divise l’Église ; Selon l’expression du pape François, c’est « l’envie mondaine d’avoir le pouvoir », l’envie et le désir « d’aller plus haut ». Tout cela arrive au moment où Jésus parle « de service et d’humiliation ». Il annonce à ses disciples que « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

    En lisant cet Évangile, nous voyons bien que les apôtres n’ont rien compris ; Jésus vient de leur parler un langage d’humiliation, de mort et de rédemption. Eux, ils parlent « un langage d’arrivistes ». Leur seule préoccupation c’est d’aller le plus haut possible dans le pouvoir. Ils sont tentés par la façon de penser du monde. Pour Jésus, c’est l’occasion de faire une mise au point très ferme : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

    Cet enseignement de Jésus vaut aussi pour nous tous. Sur la route que Jésus nous montre pour aller de l’avant, le service est la règle : le plus grand est celui qui sert, celui qui est le plus au service des autres. Ce n’est surtout pas celui qui se vante ni celui qui cherche l’argent et le pouvoir. La vraie grandeur c’est l’accueil et le service des petits. Ce service est élevé au rang de service de Dieu.

    À travers ces trois lectures, c’est Dieu qui nous parle ; le juste qui souffre (1ère lecture) nous renvoie aux chrétiens persécutés qui sont obligés de fuir leur pays. Nous pouvons aussi nous reconnaître à travers l’intriguant dont nous parle saint Jacques. Le Seigneur veut nous libérer de cette recherche de nous-mêmes. Et dans l’Évangile, il nous rappelle que les vrais grands ne sont pas ceux qui recherchent les premières places et les honneurs mais ceux et celles dont le cœur est ouvert aux autres.

    Nous sommes donc appelés à être une Église « au service » des autres, en particulier des plus fragiles. Nous nous rappelons ce que Jésus a dit un jour : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls. À chaque messe, le Seigneur est là pour nous nourrir de sa Parole et de son Corps. Cette rencontre avec lui c’est vraiment LE moment le plus important de la journée. Le Christ est présent avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Il veut nous entraîner à sa suite jusqu’au bout de l’amour. Son Pain Eucharistique nous est distribué pour nous donner la force d’aimer comme lui et avec lui. Prions-le qu’il nous donne force et courage pour rester en « tenue de service ».

    Sources : Revue Feu Nouveau – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes – Missel des dimanches et fêtes des trois années (Bayard) – François selon saint Marc Dossiers personnels

    Télécharger : 25ème dimanche du Temps ordinaire

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  • PURIFIER NOTRE FOI

    Textes bibliques : Lire 

    Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à purifier notre foi en Dieu. C’est déjà ce message que nous trouvons dans le livre d’Isaïe (première lecture). Le peuple d’Israël vient de passer 50 ans en terre d’exil. On a pensé que le vrai libérateur serait le roi Cyrus. Mais le prophète comprend vite que la libération définitive ne saurait être l’œuvre d’un guerrier ou d’un homme politique. Elle ne peut venir que d’un véritable serviteur de Dieu, de quelqu’un qui saura se mettre entièrement à la disposition du Seigneur.

    Pour accomplir cette mission, ce serviteur sera affronté à des oppositions. Mais c’est lui qui triomphera parce qu’il aura brisé le cercle de la violence au lieu de la subir. C’est aussi vrai pour les croyants d’aujourd’hui. Nous pensons à tous ceux et celles qui sont persécutés à cause de leur foi. Mais Dieu n’abandonne pas ses serviteurs. Malgré les malheurs qui les accablent, ils peuvent toujours compter sur lui. C’est aussi cette bonne nouvelle qui nous permet de vivre dans l’espérance aujourd’hui.

    Nous l’avons compris, ce serviteur de Dieu c’est Jésus lui-même. En lui, c’est Dieu qui nous a aimés le premier. Aujourd’hui, saint Jacques nous invite à accueillir cet amour qui est en Dieu et à nous laisser transformer par lui. Nous ne pouvons pas nous limiter à de belles paroles. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous dire disciples si nous n’agissons pas en conséquence. Cet engagement doit nous amener à nous mettre au service des autres, en particulier des plus pauvres et des exclus. Un jour, Jésus a dit : « Ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur, Seigneur’ qui entrerons dans le Royaume des cieux mais ceux qui font la volonté de mon Père. »

    L’Évangile est une réponse à la première lecture. Jésus est en chemin vers Césarée de Philippe. En cours de route, il interroge ses disciples : « Qui suis-je au dire des gens ? » Depuis vingt siècles, la question ne cesse d’être posée. Les réponses sont très diverses : on le considère comme un sage, un moraliste généreux ; on reconnaît qu’il a une place importante dans l’histoire. Mais l’unique et véritable identité c’est celle qui est proclamée par Pierre : « Tu es le Christ. »

    Cette réponse de Pierre semble la meilleure ; elle est porteuse de toutes les espérances du monde juif. On attendait un Messie qui libèrerait le pays de l’occupant étranger. Il rétablirait le Royauté en Israël ; avec lui, ce serait l’avènement du règne d’un Dieu puissant et fort. Ce rêve de Pierre est toujours d’actualité : nous voudrions un Messie qui résoudrait tous les douloureux problèmes de notre monde, la crise économique, la précarité, les guerres, les violences.

    Mais ce n’est pas ainsi que Jésus voit les choses. Les pensées de Pierre ne sont pas celles de Dieu mais celles de Satan. Nous vivons dans une société qui raisonne à la manière des hommes et qui oublie toute référence à l’Évangile. Confondre le Royaume de Dieu avec le Royaume de ce monde, c’est se poser en adversaire de Dieu. Celui qui veut être disciple du Christ doit accepter d’être serviteur comme lui-même s’est fait serviteur : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

    Se mettre à la suite de Jésus c’est donc prendre sa croix pour l’accompagner sur son chemin. Ce chemin n’est pas celui du succès ni de la gloire passagère de ce monde ; c’est celui qui conduit vers la véritable liberté, celle qui libère de l’égoïsme et du péché. Nous sommes certains que Jésus nous conduit à la résurrection, à la vie pleine et définitive avec Dieu.

    Chaque dimanche, nous sommes rassemblés en Église pour nous nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. C’est la nourriture que Dieu nous donne pour grandir dans la foi. Il vient nous donner force et courage pour porter notre croix et marcher à sa suite avec amour, confiance et humilité. Cette croix, nous la portons peut-être en boitant. Mais elle ne nous empêche pas de chanter : « Victoire, tu règneras, o croix tu nous sauveras. »

    La Vierge Marie a suivi Jésus jusqu’au Calvaire. Demandons-lui qu’elle nous aide chaque jour à purifier notre foi des fausses images de Dieu pour adhérer pleinement au Christ et à son Évangile.

    Sources : Revue Feu Nouveau – Lectures bibliques des Dimanches et Fêtes (A. Vanhoye) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (J.P. Bagot) – François selon Saint Marc.

    Télécharger cette homélie : 24ème dimanche du Temps ordinaire

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  • « OUVRE-TOI ! »

    Textes bibliques : Lire 

    Les trois lectures de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle. Elles nous parlent de transformation. Nous avons tout d’abord un extrait du livre d’Isaïe : il s’adresse à un peuple d’exilé qui est appelé à revivre. C’est un peu comme la nature qui fleurit. Avec Dieu, le mal ne peut l’emporter : « Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu ; c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu ; il va vous sauver. »

    Comprenons bien, le prophète ne parle pas de vengeance contre des hommes mais contre le mal. Il annonce la victoire de l’amour de Dieu contre le mal, la haine et la violence. C’est un encouragement pour tous ceux et celles qui ont vécu dans la peur. C’est aussi un appel à ne pas entrer dans l’escalade de la violence. La revanche de Dieu c’est de supprimer le mal, c’est de faire en sorte que les aveugles voient et que les sourds entendent. Cette bonne nouvelle c’est l’amour infini de Dieu pour tous les hommes. C’est à cette espérance que nous avons à nous ouvrir, surtout quand tout va mal.

    Dans sa lettre, saint Jacques nous montre un chemin de conversion. Il nous recommande de mettre notre comportement en accord avec notre foi. Nous ne devons jamais oublier que Dieu aime tous les hommes et qu’il veut le salut de tous. Si nous donnons la première place au riche qui présente bien et si nous méprisons le pauvre, nous péchons contre Dieu ; c’est son amour universel que nous rejetons. La foi, c’est l’accueil de Dieu dans toute notre vie, c’est l’accueil de son amour pour les pauvres, les petits et les exclus. Nous sommes invités à avoir le même regard que Dieu sur tous ceux et celles qui nous entourent, un regard d’accueil, un regard qui va jusqu’au pardon.

    Dans l’Évangile, nous trouvons Jésus en plein territoire païen. Il n’hésite pas à sortir des frontières d’Israël. C’est une manière de dire que la bonne nouvelle n’est pas réservée à quelques-uns mais au monde entier. La guérison du sourd-muet nous montre que Jésus rétablit la pleine communication de Dieu avec les hommes ; cet homme porté par Jésus devient le symbole du non-croyant qui effectue un chemin vers la foi. Sa surdité exprime l’incapacité d’écouter et de comprendre les paroles des hommes mais aussi la Parole de Dieu.

    La première chose que fait Jésus c’est d’emmener cet homme loin de la foule. Il ne veut pas faire de publicité autour du geste qu’il se prépare à effectuer. Mais il ne veut pas non plus que sa parole soit couverte par le bruit des voix et des bavardages environnants. La Parole que le Christ nous transmet a besoin de silence pour être écoutée. C’est une parole qui purifie, qui réconcilie et qui rétablit la communication.

    Deux gestes sont ensuite mis en évidence : il touche les oreilles et la langue du sourd-muet. Puis les yeux levés vers le ciel, il dit : « Ouvre-toi ». Alors les oreilles du sourd s’ouvrent, le nœud de sa langue se délie et il se met à parler correctement. L’enseignement que nous tirons de cet épisode c’est que Dieu n’est pas fermé sur lui-même, mais il s’ouvre, il se met en communication avec l’humanité. Pour réaliser cette communication, Dieu se fait homme. Il ne lui suffit pas de parler par le biais des prophètes ; il se rend présent en la personne de son Fils. Le Christ est Celui qui donne Dieu à l’homme et l’homme à Dieu.

    Cet Évangile nous parle aussi de nous : bien souvent, nous sommes repliés et refermés sur nous-mêmes ; nous devenons incapables d’ouverture réciproque : le couple fermé, la famille fermée, le groupe fermé, la paroisse fermée. Mais Jésus veut nous rejoindre. Aujourd’hui comme autrefois, il continue à nous dire : « Ouvre-toi ! » Ne reste pas enfermé dans tes soucis personnels ni dans tes relations habituelles. Ouvre-toi à la Parole de Dieu ! Ouvre tes oreilles pour l’écouter ! Ouvre ta langue pour la communiquer.

    En cette période de rentrée, nous accueillons cet appel à nous ouvrir à notre paroisse, à notre diocèse et au monde dans lequel nous vivons. Notre mission de chrétiens baptisés et confirmés c’est de bâtir avec Jésus des communions ouvertes et accueillantes aux autres. Soyons plus spécialement attentifs aux blessés de la vie, ceux qui n’ont jamais la parole et que personne n’écoute. N’oublions jamais qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

    En ce jour, nous faisons nôtre cette prière :
    « Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour.
    Je suis l’aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir.

    Fais que j’entende, Seigneur, tous mes frères qui crient vers moi.
    À leur souffrance et à leurs appels, que mon cœur ne soit pas sourd. »

    Sources : Revue Feu Nouveau – Homélies pour l’année B (Amédée Brunot) – Au service de la Parole (Bernard Prévost) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP. Bagot) – François Selon Saint Marc

    Télécharger : 23ème dimanche du Temps ordinaire

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  • UNE RELIGION DU CŒUR

    Textes bibliques : Lire 

    Les textes bibliques de ce dimanche nous font découvrir ce que Dieu dit aux hommes pour conduire leur vie. La parole qu’il leur adresse est celle d’un Dieu libérateur. C’est ce qui s’est passé pour le peuple d’Israël quand il était esclave en Égypte : sous la conduite de Moïse, Dieu les a libérés de cette situation dramatique. La Bible nous raconte comment ils ont traversé la Mer Rouge et marché dans le désert pour se rendre vers la Terre Promise.

    Aujourd’hui, nous découvrons que Dieu veut leur faire franchir une nouvelle étape : en lui donnant sa loi, il lui offre un passeport pour la liberté. En effet, seuls les peuples libres ont une loi. Les autres sont soumis à l’arbitraire et à la violence ; cela, nous le voyons tous les jours. Nous vivons dans un monde qui souffre à cause de ces violences et de ces injustices. Mais l’auteur du livre du Deutéronome vient nous dire que Dieu n’a jamais cessé de nous aimer. La loi qu’il donne à son peuple se résume en deux volets : Aimer Dieu et aimer tous nos frères.

    Le premier volet regarde Dieu : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ». Ce commandement est une réponse au Dieu créateur qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Il est passionné d’amour pour le monde. En dehors de lui, il n’y a pas de bonheur possible. C’est sur lui que nous sommes invités à construire notre vie. Il ne suffit pas d’accomplir des gestes religieux. L’alliance entre Dieu et les hommes est une histoire d’amour passionné.

    Le deuxième volet concerne l’amour du prochain. Il s’agit d’éviter tout ce qui peut faire du mal aux autres. Plus tard, Jésus nous révèlera que Dieu est un Père qui aime chacun de ses enfants. Son amour est pour tous sans exception. Si nous faisons du mal à quelqu’un, c’est contre Dieu que nous péchons. Plus un amour est grand, plus on voit ce qui l’offense. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous vivons dans un monde qui souffre de la violence, de l’indifférence, du mépris et de toutes sortes de malheurs. Notre mission c’est d’y vivre autrement et d’y porter l’amour.

    Dans sa lettre, saint Jacques s’adresse à des nouveaux baptisés qui vivent en milieu païen et hostile. Il les invite précisément à y vivre autrement. Au jour de leur baptême, ils sont entrés dans une vie nouvelle. Au centre de cette vie, il y a le Christ Lumière du monde. Ses paroles sont celles « de la vie éternelle ». Cette bonne nouvelle vient changer notre relation avec Dieu et avec les autres. Si nous voulons vivre en accord avec Dieu, il ne faut pas oublier ceux et celles qui ont la première place dans son cœur, les orphelins, les veuves et tous les exclus de la société.

    Dans l’Évangile, nous voyons Jésus en conflit avec un groupe de pharisiens : ces derniers reprochent à ses disciples à ses disciples de prendre leurs repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. Il s’agit là d’un manquement à la tradition des anciens. Ces pratiques ne sont pas un mal en elles-mêmes. Le problème c’est que ces pharisiens oublient le plus important : « Ce peuple m’honore des lèvres mais son cœur est loin de moi. » Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.

    Jésus ajoute que ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses, inconduites, débauches, adultères, cupidité, méchanceté, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout cela rend l’homme impur. » Nous recevons cet Évangile comme un appel à nous convertir et à nous nourrir chaque jour de la Parole de Dieu. Le Seigneur est toujours là pour nous apprendre à mettre de plus en plus d’amour dans notre vie.

    En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.

    Sources : Revue Feu Nouveau – Paroles d’Évangile d’un vieux prêtre de Montpellier – Homélies du dimanche (Mgr Léon Soulier) – L’intelligence des Écritures (Marie Noëlle Thabut) – François selon Saint Marc – Claire Patier avec saint Marc.

    Télécharger au format PDF : 22ème dimanche du Temps ordinaire

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  • FIDÉLITÉ AU DIEU DE L’ALLIANCE

    Textes bibliques : lire

    « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6, 58). Ces paroles de Pierre, nous sommes invités à les faire nôtres, sinon nous ne serions pas là aujourd’hui. Comme Pierre et comme le peuple d’Israël au temps de Josué, nous nous retrouvons face aux mêmes questions : « qui voulez-vous servir ? Les dieux païens ou le Seigneur ? » Et dans l’Évangile : « Voulez-vous partir vous aussi ? » 

    Ce qu’il ne faut jamais oublier c’est que notre Dieu est un Dieu sauveur : il a libéré son peuple de l’esclavage d’Égypte. Et son grand projet, c’est de le libérer de son péché. Il est le Dieu de l’alliance, un Dieu passionné d’amour pour l’humanité entière. Il fait sans cesse le premier pas vers nous. Les gens qui étaient rassemblés autour de Josué avaient bien compris que l’abandonner serait pire tue tout. Et pourtant, les générations suivantes ont fini par se détourner de lui. Elles se sont tournées vers les dieux païens. Et c’est encore ce qui se passe dans notre monde actuel.

    La lettre de saint Paul (2ème lecture) a pu nous dérouter ou en tout cas nous faire sourire. Et pourtant, elle nous adresse un appel de la plus haute importance : quand l’apôtre Paul nous dit : « soyez soumis les uns aux autres » ça ne veut pas dire « obéissez comme des esclaves » mais « soyez un soutien les uns pour les autres ». Cette qualité de relation prend sa source dans la manière dont Jésus est allé jusqu’au don total pour ses frères et sœurs en humanité. C’est auprès de lui que les couples trouvent la force d’aimer comme lui et avec lui. Cela ne sera possible que s’ils choisissent de le suivre et de s’attacher à ses paroles.

    Paul présente l’Église comme « l’épouse du Christ ». Beaucoup se disent déçus par elle et finissent par la quitter l’Église c’est quitter le Christ. Notre monde a besoin de vrais témoins de l’amour qui est en Dieu. En voyant des chrétiens unis et généreux, les gens pourront dire : « C’est ça l’Église ».

    L’Évangile vient nous rappeler que notre seule référence c’est le Christ. Tout au long de ces dernières semaines, nous avons écouté le discours sur le Pain de Vie. À travers ces paroles déroutantes, Jésus cherchait à conduire ses auditeurs plus loin et plus haut, vers le Royaume du Père. Mais beaucoup de ceux qui le suivaient l’ont abandonné. Nous l’avons entendu : « Le pain que je donnerai c’est ma chair donnée pour que le monde ait la vie… qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle. » Cela, les gens ne l’ont pas accepté. Que Jésus leur parle de manger sa chair et de boire son sang était intolérable.

    Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous y croyons ; c’est notre foi, sinon nous ne serions pas là. La foi des disciples et la nôtre est un don de Dieu : « Nul ne peut venir à moi si mon Père ne l’attire. Cela ne veut pas dire que certains sont choisis et d’autres pas. Dans son immense amour, Dieu nous appelle tous. C’est à tous qu’il fait le don de la foi. Ce don, nous l’avons tous reçu. Mais Dieu ne s’impose pas. Il attend de nous une réponse libre et personnelle.

    Chaque dimanche, nous nous rassemblons en église pour célébrer ce don de Dieu et rendre grâce. Comme Pierre, nous pouvons dire : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la Vie éternelle. » Nous sommes loin des paroles accusatrices qui font mourir. Jésus vient nous révéler un Dieu qui ne cherche qu’à nous combler de son amour. Ses paroles sont une bonne nouvelle pour nous et pour notre monde. Lui seul donne un sens à notre vie. Même si sa façon de faire et ses paroles nous dépassent, nous nous en remettons à son amour. Nous voulons nous laisser guider par lui.

    Les textes bibliques de ce dimanche sont un appel à la foi ; nous faisons confiance aux paroles de Jésus qui a dit : « Ceci est mon Corps livré pour vous. » Nous lui faisons confiance parce qu’il est « le chemin, la vérité et la vie. » Ce mystère dépasse notre raison mais il n’est pas absurde. La foi soutient et prolonge notre intelligence sans la nier. Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Ce dernier a été « livré aux mains des hommes ». À Noël, c’était le corps fragile d’un petit bébé livré aux soins de Marie et Joseph. Au cours de la Passion le Vendredi Saint, c’est le corps blessé d’un condamné, livré à la cruauté des hommes pécheurs.

    Aujourd’hui, c’est dans l’hostie consacrée que Jésus continue à se livrer pour nous. Il se donne à nous comme notre serviteur et notre nourriture par amour pour nous et pour le monde. Il aime chacun d’un amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Il attend de nous que nous nous laissions bouleverser par lui, que nous lui rendions « amour pour amour. »

    C’est de cela que nous avons à témoigner dans le monde : « Quand le prêtre dit à l’Assemblée « Allez dans la Paix du Christ », il signifie que le temps de la mission est là. Les chrétiens sont envoyés en mission pour témoigner de la Bonne Nouvelle du Salut offert à tous.

    Sources : Revue Feu nouveau – Homélies pour l’année B (A Brunot) – Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP Bagot) – Les entretiens du dimanche (Noël Quesson) – Lectures d’Évangile d’un vieux prêtre de Montpellier (année B)

    Télécharger : Homélie 21ème dimanche du Temps ordinaire

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  • « POUR QUE LES HOMMES AIENT LA VIE »

    Textes bibliques : Lire 

    En ouvrant l’Évangile de saint Marc, je suis tombé sur cette question de Jésus à ses disciples : « D’après ce que disent les hommes, qui est le Fils de l’Homme ? » Les réponses des uns et des autres, c’est un peu n’importe quoi. Pour les uns, il est Moïse, pour d’autres Élie ou encore un prophète de l’Ancien Testament. La réponse à cette question, nous l’entendons depuis plusieurs semaines : « S’adressant à la foule, Jésus dit : « Moi je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

    Ce n’est pas pour rien que la première lecture nous adresse un appel pressant : « Venez manger mon pain ; buvez le vin que j’ai préparé ; quittez l’étourderie et vous vivrez. » En écoutant ces paroles, nous comprenons que c’est Dieu qui parle à son peuple. Il envoie des prophètes pour transmettre son appel. Il s’adresse à tous les étourdis qui ne comprennent pas l’enjeu de cette invitation solennelle.

    Avec Jésus, cette promesse s’est réalisée bien au-delà de toute espérance. Sa déclaration est des plus solennelles : « Oui, vraiment je vous le dis, celui qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Nous désirons tous avoir la vie éternelle. Nous avons donc besoin de ce Pain vivant de Jésus lui-même. C’est lui qui a donné la force aux martyrs de tous les temps de rester fermes dans la foi. Nous en avons de nombreux témoignages dans l’histoire de l’Église.

    En écoutant la suite de l’Évangile de ce jour, nous avons entendu les récriminations des juifs. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on refuse Jésus et son Pain vivant. L’abandon que nous constatons actuellement a commencé dès le premier jour où Jésus faisait sa catéchèse sur le Pain de vie. Pour tous ces gens, il n’était pas possible d’accepter les prétentions de cet homme que tout le monde connaissait bien.

    Mais Jésus insiste : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie. » Il ne donne pas d’explication. Il les invite à un acte de foi. C’est ce même acte de foi que nous sommes appelés à faire à chaque messe. Nous reconnaissons en Jésus le Pain vivant donné pour la vie du monde. Aujourd’hui comme autrefois, c’est difficile à comprendre. Beaucoup refusent de l’accepter ; d’autres sont trop habitués. Il nous faut retrouver toute la force et la nouveauté du message qu’il nous adresse : Jésus nous donne les paroles et la nourriture de la Vie éternelle. Nous entrons dans une communion d’amour avec Dieu qui nous fait entrer dans une communion d’amour avec tous les hommes.

    Bien sûr, à chaque messe, nous n’avons pas toujours conscience de la grandeur de ce mystère de la foi. Mais nous ne devons pas oublier que la messe, c’est le moment le plus important de la journée. C’est Jésus qui est là ; il rejoint les communautés rassemblées en son nom. Il veut se donner « pour que les hommes aient la vie ». Le prêtre dit avant la communion : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Ces paroles ne sont pas seulement pour l’assemblée présente dans l’église mais pour le monde entier. Le Christ veut se donner à tous. Il est le Pain vivant offert pour la vie du monde.

    Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul vient nous aider à accueillir ce don de Dieu. « Ne vivez pas comme des fous mais comme des sages. » Le fou c’est celui qui se laisse influencer par les idées à la mode. Il mène une vie trépidante et il oublie le plus important. La seule vérité c’est celle que nous trouvons dans les Évangiles : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nous dit Jésus, personne ne va au Père sans passer par moi ». Saint Paul nous en parle à sa manière : « Accueillir la volonté de Dieu et la Lumière de l’Esprit Saint aux jours mauvais, prier en chantant des hymnes et des psaumes, célébrer Dieu et lui rendre grâce, se retrouver en frères… » C’est ainsi qu’il nous montre comment vivre en sages.

    Nous allons proclamer ensemble notre foi. Mais n’oublions pas que c’est toute l’Eucharistie qui est profession de foi. En disant le « Je crois en Dieu », nous disons que nous faisons confiance aux paroles du Christ et que nous voulons le suivre jusqu’au bout. En ce jour, nous faisons nôtre cette prière du psaume 33 : « je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête. »

    Sources : Revue Feu nouveau – Homélies pour l’année B (A Brunot) – Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP Bagot – Les entretiens du dimanche (Noël Quesson)

    Télécharger : 20ème dimanche du Temps ordinaire

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  • « LA PREMIÈRE EN CHEMIN »

     Textes bibliques (messe du jour) : Lire

    Le 15 août est un rendez-vous important au cœur de l’été. C’est le seul jour férié dédié à la Vierge Marie. Ce jour-là, beaucoup de chrétiens sont rassemblés dans de nombreux sanctuaires pour la fêter comme il se doit. Ils ont choisi de se rendre à Lourdes avec le pèlerinage national. D’autres se retrouvent à Fatima, ND du Laus, le Puy en Velay, Pontmain mais aussi dans les petites chapelles de nos campagnes. C’est ensemble, les uns avec les autres que nous nous unissons à l’action de grâce de Marie. Et nous nous unissons à la prière de toute l’Église pour notre monde d’aujourd’hui. 

    Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, le récit de l’Apocalypse (1èrelecture) est un peu déroutant. Pour le comprendre, il faut savoir qu’il a été écrit pour des chrétiens durement persécutés. Pour des raisons de sécurité, il utilise un langage codé et symbolique que seuls les chrétiens peuvent comprendre. Toutes ces visions qu’il nous décrit sont là pour nous annoncer la victoire du Christ ressuscité sur les forces du mal. La femme qui engendre le Messie, c’est le peuple de Dieu. Ce Messie est affronté au dragon qui représente Satan mais aussi l’empire romain totalitaire et persécuteur. Mais contre ce Messie, il ne peut rien.

    La tradition chrétienne a vu dans la mère de ce Messie la Vierge Marie, mère de Jésus ; nous pouvons toujours compter sur elle dans notre combat contre les forces du mal. Comme nous le dit un très beau chant, elle est « la première en chemin ». Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ vainqueur de la mort et du péché. Comme aux noces de Cana, elle continue à nous redire : « Faites tout ce qu’il vous dira… »

    La deuxième lecture ne parle pas directement de Marie. Saint Paul nous rappelle que Jésus est ressuscité d’entre les morts. Il est le premier d’une longue lignée à rejoindre le Père dans sa gloire. Par-delà la mort, il nous ouvre le chemin. Ce sera un très beau cortège et Marie y occupera une place de choix. Elle est la première à bénéficier en son âme et en en son corps de la résurrection de Jésus, premier né d’entre les morts. Avec elle et avec tous les saints du ciel, nous sommes tous appelés à la gloire de la résurrection.

    L’Évangile qui nous est proposé fait suite à l’Annonciation. L’ange Gabriel vient d’annoncer à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur. Ayant appris que sa cousine Élisabeth est devenue enceinte du futur Jean Baptiste, elle se met en route. Cette rencontre entre Marie et Élisabeth donne lieu à une explosion de joie. La Visitation ce n’est pas une simple rencontre familiale entre eux cousines : c’est la rencontre des deux alliances, l’ancienne avec Élisabeth et la nouvelle avec Marie. A travers ce Messie pas encore né, c’est Dieu qui vient visiter le peuple de l’ancienne alliance.

    Avec Marie, nous sommes invités à rendre grâce au Seigneur qui continue à faire des merveilles. Dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers ; les exclus, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle nous le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement qui l’a poussée à faire ce long déplacement vers sa cousine Élisabeth.

    Voilà cet événement de la Visitation, Marie qui rejoint Élisabeth avec Jésus en elle. La même Marie continue à nous rejoindre chaque fois que nous l’appelons. Quand elle était au pied de la croix, Jésus lui a confié toute l’humanité : s’adressant à Jean, il dit : « Voici ta mère » et à Marie : « Voici ton fils. » À partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pouvons toujours compter sur elle.

    Avec Marie, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, nous pouvons toujours nous tourner vers elle. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est là. Et comme à Cana, elle le dit à son Fils. Et Jésus nous invite à « puiser à la Source » de celui qui est l’amour, la paix et la joie. Et quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

    En ce jour de fête, nous rendons grâce pour ce merveilleux cadeau qu’il nous fait en nous donnant Marie sa Mère. Elle est celle qui n’a eu comme souci « que tout se passe selon la Parole de Dieu ». Avec elle, nous comprenons que la foi est d’abord un bonheur venu de Dieu. Pour Marie, l’assomption couronne son aventure de croyante. Son Fiat prononcé à l’Annonciation s’épanouit dans le paradis.

    « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». De Marie, ce fut l’expérience. Prions-la pour que ce soit la nôtre.

    Sources : Fiches dominicales – Feu Nouveau – cahiers Prions en Église – Missel du dimanche

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  • LE PAIN DE VIE

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de la nourriture que Dieu nous donne. La première lecture nous rapporte le témoignage du prophète Élie. Son grand souci était de ramener le peuple d’Israël à la fidélité au vrai Dieu. Il n’a jamais cessé de dénoncer ceux qui se vautraient dans le péché. Se sentant menacé, il a dû s’enfuir dans le désert. Il pensait en finir avec cette vie. Mais Dieu ne l’a pas abandonné. Il lui a envoyé le pain qui lui donnera les forces nécessaires pour continuer sa longue marche. 

    Nous aussi, nous connaissons parfois des périodes difficiles. Mais notre Dieu ne nous abandonne pas. Il nous donne le pain dont nous avons besoin pour continuer notre route. Chacun de nous peut penser à une parole d’encouragement, une rencontre qui nous a fait du bien, un geste d’amitié. Mais le seul vrai pain, nous le trouvons dans l’assemblée du dimanche. C’est Jésus lui-même qui se donne. Il est le vrai pain de la route par sa Parole et par son Eucharistie. Nous chrétiens, nous avons tous besoin de cette nourriture que Dieu nous donne pour continuer notre marche.

    C’est ce message que nous trouvons dans l’Évangile de ce jour. Saint Jean a longuement médité sur les paroles de Jésus. Ce qui le fait souffrir c’est la désaffection des communautés chrétiennes vis-à-vis de l’Eucharistie. Et aujourd’hui, il voudrait nous ramener à l’essentiel. Le Christ se présente à tous comme « le Pain descendu du ciel ». Il est le plus beau cadeau que Dieu ait pu faire à l’humanité. C’est Jésus qui se donne à nous pour que nous puissions vivre éternellement. C’est un cadeau imprévu et inattendu. Nous n’avons rien fait pour le mériter. Il s’agit d’un don gratuit de Dieu. Mais pour l’accueillir en vérité, un acte de foi est absolument nécessaire.

    C’est ainsi que Jésus nous révèle qui il est en vérité. Et cette révélation va provoquer une crise. Il y a ceux qui croient et ceux qui refusent de croire. Et dans notre monde d’aujourd’hui, ça n’a guère changé. Beaucoup se sont installés dans l’indifférence ou le refus. Ils ne voient en Jésus que le côté humain. Ils refusent de reconnaître sa divinité. Cet Évangile vient remettre en question ce que nous croyons savoir sur Jésus. Il n’est pas seulement l’homme de Nazareth ; il est le « pain du ciel », la nourriture pour la route. Il nous dit qu’il faut le « manger ». Venir à lui, c’est croire en sa Parole, c’est s’en nourrir, c’est l’accueillir comme un don de Dieu.

    Tout cela n’est possible qu’avec la foi. La tentation est grande de nous en tenir aux évidences. Aujourd’hui, le Christ vient nous appeler à une démarche de confiance. C’est une question de vie ou de mort. Nous sommes invités à choisir la vie qui vient de Dieu. Ses paroles viennent nous bousculer mais elles sont celles de la Vie éternelle. Chaque dimanche, le Seigneur vient nous nourrir de cette Parole et de son Eucharistie. C’est un don extraordinaire dont nous ne mesurons pas l’importance. Nous n’aurons jamais fini d’en découvrir la grandeur.

    Et pourtant, depuis plusieurs années, nous constatons une désaffection. Beaucoup de jeunes et de moins jeunes y sont les grands absents. Ils oublient que le Christ a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude. La messe c’est Dieu qui vient à notre rencontre et qui nous attend. C’est un rendez-vous d’amour qui nous est offert à tous.

    Dans sa lettre aux Éphésiens, saint Paul nous rappelle les dispositions à adopter pour accueillir ce don de Dieu. Il nous invite à vivre dans l’amour et l’unité. C’est une condition indispensable pour vivre l’Eucharistie en vérité. Des chrétiens divisés sont un contre-témoignage. Nous ne pourrons vraiment témoigner de l’amour de Dieu que si nous en vivons. Notre référence c’est Dieu ; c’est lui que nous devons imiter. C’est en lui seul que nous trouvons la joie et le bonheur, même dans les moments les plus difficiles.

    En ce dimanche, nous sommes venus à Jésus. C’est lui qui nous accueille. Comme l’a écrit le pape François, il est « le visage de la miséricorde ». Alors oui, nous te prions, Dieu notre Père, ouvre le cœur de tes enfants à celui que tu leur as donné comme « Pain vivant descendu du ciel ». Que grandisse en nous le désir de nous laisser attirer par toi. Amen

     

    Sources : Revue Feu Nouveau, une homélie pour l’année b (Amédée Brunot, Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye), Le visage de la Miséricorde (Pape François), dossiers personnels

    Télécharger : 19ème dimanche du Temps ordinaire

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