• Assomption de la Vierge Marie

    Abbé Jean Compazieu

    Heureuse celle qui a cru…

    Textes bibliques : Lire

    assomption-V-M.jpgEn ce 15 août, nous célébrons l’assomption de la Vierge Marie, son entrée définitive dans la gloire de Dieu. C’est là que son Fils Jésus l’a accueillie avec amour. C’est une fête exceptionnelle à laquelle tous les chrétiens sont convoqués. Ils sont nombreux, chaque année, ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler dans les divers lieux de pèlerinage à Lourdes, La Salette, Fatima et ailleurs. Les uns et les autres choisissent de se tourner vers Marie pour implorer sa protection.

    En disant cela, il nous faut éviter une confusion : Marie ne tient pas le rôle de Dieu. Nous ne la prions pas comme une sorte de déesse. Son message, à Lourdes et ailleurs, nous renvoie au Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller vers le Père. Comme aux noces de Cana, elle est là pour nous redire : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Elle nous rappelle l’importance de la prière, de la conversion et de la pénitence. Elle-même nous a donné, tout au long de sa vie terrestre, le témoignage de sa foi et de son entière disponibilité aux appels de Dieu.

    Certains peuvent se demander pourquoi c’est l’évangile de la Visitation qui a été choisi pour cette fête de l’Assomption. Certainement c’est surtout à cause du Magnificat qu’elle a chanté et que nous pouvons maintenant chanter avec elle. La liturgie n’a pas séparé ce Magnificat des circonstances qui l’ont entouré. Comme Elisabeth et avec elle, nous pouvons proclamer : « Heureuse celle qui a cru. » Marie nous apprend qu’avoir la foi, ce n’est pas seulement avoir des idées, des convictions. Elle fait preuve d’une totale confiance à Dieu. Elle s’est entièrement abandonnée à sa volonté.

    Ce que nous remarquons également chez Marie, c’est sa hâte quand elle se rend chez sa cousine. Dans la Bible, il y a un mot qui revient régulièrement : c’est « aussitôt ». Nous avons là un autre aspect de la foi. La réponse à l’appel de Dieu ne supporte pas les longues attentes. Quand elle apprend la future naissance de Jean Baptiste, Marie comprend cela comme un appel à rendre service à sa cousine. Elle part aussitôt et en toute hâte. Voilà un exemple pour nous qui sommes si facilement repliés sur nous-mêmes. Quand nous sommes fermés aux appels de ceux qui sont dans le besoin, c’est le Seigneur que nous rejetons. Mais Marie et toujours là pour nous apprendre à nous tourner sans attendre vers les autres et vers Dieu. Les petits, les pauvres, les exclus ont la première place dans son cœur.

    Depuis des mois, notre monde subit toutes sortes de bouleversements vertigineux. Ce sont les plus pauvres qui en sont les prières victimes. Beaucoup souffrent de la famine, de la précarité et de toutes sortes d’épreuves. Quand un enfant a mal, il appelle sa maman. Nous, chrétiens, c’est vers Marie que nous nous tournons. Comme autrefois, elle accourt vers nous. Bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n’est pas notre cousine. En fait, elle est bien plus ; elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi lorsqu’il était sur la croix ; s’adressant à Jean, il lui dit : « voici ta mère. » Puis il dit à Marie : « Voici ton fils ». A travers lui, c’est toute l’humanité que le Christ confiait à Marie. Alors oui, comme lui, n’hésitons pas à la prendre chez nous et à lui donner la place d’honneur. Quelle que soit notre situation, nous pourrons toujours compter sur elle.

    En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce merveilleux cadeau qu’il nous a fait en nous donnant Marie pour Mère. Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ. Ce que Dieu a réalisé pour elle nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Notre vie terrestre nous prépare à ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Il importe que nous entendions bien l’appel que le Christ nous adresse et que nous nous mettions en route sans attendre.

    Au cours de la prière universelle, nous pourrons joindre notre prière à celle de Marie et à celle de l’immense foule des saints du ciel pour les besoins spirituels et matériels de notre monde. Nous lui confierons toutes les souffrances des malades, des exclus et de toutes les victimes de la guerre. Nous allons ensuite offrir le sacrifice de Jésus. Avec Marie au pied de la croix, pensons à y joindre nos propres souffrances et toutes les activités de notre vie.

    Tout cela, nous te le présentons, Seigneur, comme offrande pour le salut de tous nos frères. Que cette fête de l’Assomption fasse grandir en nous le désir d’imiter la Vierge Marie. Fais grandir notre confiance en sa prière maternelle, pour partager un jour avec elle ta gloire.

    source http://dimancheprochain.org

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  • Homélie du 20ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu


    « Aie pitié de moi »

    Cananeenne.jpg Texte biblique : Lire

    L’évangile de ce dimanche a quelque chose de détonnant. Nous y voyons Jésus se retirer dans la région de Tyr et Sidon. Ces deux villes font partie du Liban actuel. A l’époque, cette région était complètement étrangère à la religion juive. Les habitants étaient considérés par les juifs comme des marginaux et des païens. Ils avaient l’habitude de les traiter « comme des chiens ». C’est dans ce contexte qu’il nous faut comprendre la rencontre des juifs avec la Cananéenne. Voilà donc cette femme qui se met à crier : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David. Ma fille est cruellement tourmentée par un démon ». Pour cette maman, c’est vraiment un cri de souffrance. Elle est déchirée par la maladie de sa fille et elle cherche tous les recours possibles. 

    En cette période de vacances, nous pensons aussi à tous ceux qui souffrent chez eux ou dans leur chambre d’hôpital. D’autres vivent enfoncés dans la précarité et l’exclusion. La jeune cananéenne dont nous parle l’évangile est l’image des hommes loin de Dieu. C’est moi, c’est chacun de nous chaque fois que nous nous éloignons de lui. Le démon guette, toujours prêt à nous entrainer dans des maladies dont Dieu seul peut nous guérir. Aujourd’hui, nous sommes invités à crier vers le Seigneur : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ». Comme la Cananéenne, nous sommes invités à insister dans notre prière. Cette demande a besoin d’être purifiée : le vrai Dieu ne correspond pas à l’image que nous nous faisons de lui. Il n’est pas un guérisseur qui fait appel à des pouvoirs magiques. Il est le « Tout Autre ».

    En ce jour, nous voyons la Cananéenne faire preuve d’une hardiesse inouïe. Elle est prête à tout pour sauver son enfant. Son cri de foi est tout à fait étonnant. N’oublions pas quelle est totalement étrangère à la religion d’Israël. De plus, elle ignore tout de la véritable identité de Jésus. Et pourtant, elle l’appelle « Fils de David » et « Seigneur ». Ceux qui connaissent la Bible savent que ce sont là des titres divins. Après un premier refus de Jésus, elle insiste. Et quand elle entend qu’on ne peut pas « donner le pain des enfants aux petits chiens », elle a une réponse admirable : « C’est vrai, Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent sous la table de leur maître. »

    En entendant cette parabole, nous pouvons penser à la parabole du « mauvais riche » et du pauvre Lazare. Ce riche faisait des festins somptueux. Au dehors, Lazare se serait bien contenté des miettes tombées de la table du riche. Mais ce sont justement les chiens qui venaient lécher les ulcères du pauvre Lazare. De son côté, Jésus ne peut pas se mettre dans la situation du riche qui repousse un exclu. Il est venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance. Se tournant vers la Cananéenne, il lui dit : « Femme, ta foi est grande ; que tout se fasse pour toi comme tu le veux. »

    Cet évangile nous adresse un appel de la plus haute importance : il nous interpelle sur la manière dont nous prions. Bien souvent, nous avons l’impression que Dieu ne nous entend pas. Nous nous heurtons à son silence. Nous avons beau insister, prier encore et encore ; mais nous ne recevons aucune réponse. Aujourd’hui, c’est la Cananéenne, une étrangère à la foi, qui nous montre le vrai chemin : Elle nous apprend la pauvreté du cœur : « Heureux les pauvres de cœur, ils seront rassasiés ». Cette attitude nous rendra entièrement ouverts au don de Dieu ; Il nous promet de ne pas nous donner les miettes mais de nous faire asseoir à la table des enfants.

    Quand saint Matthieu écrivait son évangile, il s’adressait principalement à des juifs convertis. Des païens de tout bord adhéraient également à la foi. Parmi eux, il y avait aussi des anciens cananéens. Ils n’étaient pas toujours bien accueillis ; on les suspectait de manger le pain des judéo-chrétiens. Cette situation historique est dépassée aujourd’hui. Mais elle reste toujours d’actualité : aujourd’hui encore, des étrangers viennent frapper à la porte de l’Eglise. Nous les voyons lors des baptêmes, mariages ou sépultures. Beaucoup sont « mal croyants », marginaux de la foi. Certains ont adopté des superstitions qui les laissent insatisfaits. Et puis, nous pensons aussi à tous ces baptisés qui, pendant des années, se sont éloignés de la foi. Mais le Seigneur s’arrange toujours pour les mettre sur notre route. Alors, nous pouvons nous poser la question : qu’avons-nous à leur offrir ? Des miettes ou du pain ?

    En ce dimanche, l’Evangile nous invite à rectifier le regard que nous portons sur notre Dieu. Il n’agit pas que dans le cœur des bons catholiques. Pour Jésus, il n’y a plus ni juifs, ni païens. Il y a une fraternité universelle dans la foi. « Jésus Christ est le Seigneur de tous les hommes ». (Actes 10,36) C’est ce même message que nous trouvons dans la première lecture : « Ma maison sera appelée Maison de prière pour tous les peuples. » Plusieurs siècles avant Jésus Christ, cette parole a dû faire l’effet d’un brulot ; il était inimaginable que des étrangers puissent désormais appartenir au peuple de l’alliance. C’est l’amour universel de Dieu qui nous est annoncé. Il aime tous ses enfants comme un père. Il agit dans le cœur des étrangers comme dans celui de ses fidèles serviteurs.

    Nous te louons, Seigneur, pour cet amour universel que tu portes envers tous. Dans l’Eucharistie, tu nous donnes « le Pain des enfants ». Donne-nous d’accueillir en ton nom tous ceux et celles qui ont faim de ta présence. AMEN

    Source http://dimancheprochain.org

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  • Homélie du 19ème dimanche (7 août)

    Abbé Jean Compazieu

    « N’ayez pas peur »

     

    Textes bibliques : Lire


    Jésus vient de multiplier les pains pour nourrir une foule affamée. Ce geste extraordinaire a beaucoup impressionné les gens. Ailleurs, les évangiles nous disent qu’ils cherchent à se saisir de lui pour en faire leur roi. Mais Jésus s’y oppose fermement. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il renvoie ses disciples. Lui-même se retire à l’écart pour prier. Il a besoin de prendre du temps pour s’ajuster à ce que Dieu attend de lui. C’est aussi vrai pour nous les prêtres et pour tous les chrétiens engagés au service de la mission. Nous ne sommes pas à notre compte. Nous n’avons pas à rechercher le succès personnel. Le principal travail c’est Dieu qui le réalise dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route.


    Les disciples sont donc partis en barque pour rejoindre l’autre rive. Or voilà que la tempête se lève. La barque était battue par les vagues ; le vent était contraire. Les disciples étaient seuls. Si Jésus avait été là, ils se seraient sentis en sécurité. Voilà l’événement tel que nous le raconte saint Matthieu. On pourrait lire ce récit comme une belle histoire qui se termine bien. Ce serait dommage car cet évangile a une bonne nouvelle à nous annoncer. Nous devons avoir en tête les premières communautés chrétiennes. Elles en connaissent des tempêtes ; la persécution est violente. Jésus ressuscité n’est plus sur la montagne mais dans la gloire auprès de son Père.


    Cette barque ballottée par la tempête, c’est l’Eglise. Dans le monde de la Bible, la mer c’est le repère des puissances du mal. Jésus qui marche sur la mer montre à tous que mal d’a pas de prise sur lui. Il en est le grand vainqueur. Cette victoire sur la mort et le péché sera mise en évidence lors de la résurrection du Christ. S’adressant aux premiers chrétiens, l’évangile les rejoint dans les tempêtes qu’ils doivent affronter. Matthieu leur rappelle que même si le Christ n’est plus visible, il est toujours là. Comme autrefois, il continue à leur dire : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur. Il ne cesse de nous rappeler qu’il est toujours fidèle à son amour et à son alliance avec nous. Cet appel retentit tout au long de la Bible, en particulier dans les psaumes : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » (Psaume 22). « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrai-je craindre ? » (Psaume 26) « Le Seigneur est avec moi, je n’ai peur de rien » (Psaume 117)


    Le message de cet évangile est aussi un appel à l’espérance pour les chrétiens d’aujourd’hui. Tout au long des siècles, la barque de Pierre (l’Eglise) a été ballottée par des tempêtes. Et c’est encore ce qui se passe aujourd’hui. Dans plusieurs pays, la vie des chrétiens est menacée. Beaucoup sont mis à mort. On parle de « christianophobie ». Celle-ci peut être violente ou tout simplement sournoise. Les chrétiens doivent affronter l’indifférence, l’incroyance, la « mal croyance », les moqueries. Quand les médias nous parlent de l’Eglise et de ses fêtes religieuses, ils ne sont pas toujours très objectifs.


    Mais le Seigneur est là, bien présent. Il marche sur les eaux. Autrement dit, le mal n’a pas de prise sur lui. Il n’aura pas le dernier mot. Le Seigneur nous tend la main pour que nous puissions avancer. Nous sommes invités nous aussi à tendre la nôtre vers les autres. A travers ce geste de solidarité, c’est lui qui agit pour donner le salut au monde. Il suffit d’un sourire, d’une présence, d’un geste d’accueil. Beaucoup souffrent de la solitude et de l’exclusion. A travers nous, c’est le Christ qui veut les rejoindre pour les aider à retrouver l’espérance.


    Dans les tempêtes de notre temps, le Seigneur cette année nous donne un autre signe de sa présence et de son action. Des jeunes du monde entier se rendent en grand nombre aux journées mondiales de la jeunesse. Le pape y est présent comme catéchiste des jeunes. Et son ministère est relayé par ses frères évêques qui sont avec lui les premiers catéchistes des jeunes. Ces derniers peuvent partager entre eux leurs questions et leur écoute de l’Evangile. Une multitude d’animations portant sur la foi sont également proposées. Des rassemblements importants, nous en avons connus. Mais aucun ne réunit autant de jeunes de toutes tendances et venus du monde entier. A travers cet événement, c’est le Seigneur qui rejoint notre monde. Il ne cesse de nous dire : « C’est moi ; n’ayez pas peur. » S’adressant aux jeunes, le pape leur dit : « Soyez enracinés dans le Christ. » Les lettres de saint Paul nous rappellent constamment que le Fils de Dieu, mort est ressuscité pour nous, est le Sauveur du monde.


    En ce jour, nous te prions, Dieu notre Père : prends chacun de nous par la main. Que ton Esprit de paix nous habite. Qu’il vienne nous aider à vaincre nos peurs. Et nous marcherons d’un pas assuré sur les traces de ton Fils notre Seigneur. Amen

    source http://dimancheprochain.org

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  • Homélie du 18ème dimanche du temps ordinaire

     

    Abbé Jean Compazieu

    Jésus nourrit la foule

     

    poisson.jpg Textes bibliques : Lire

    « Jésus partit en barque pour un endroit désert ». Il éprouve le désir de se retirer loin du bruit et de la foule. Il souhaite prendre un peu de distance par rapport au quotidien. En cette période d’été, ils sont nombreux ceux et celles qui font ce choix. Ils ont besoin de repos physique, de détente morale, de culture. Certains vont s’isoler dans un monastère pour un temps de prière. Un ami, très actif dans son ministère de prêtre, me disait : « Il est important que nous prenions du temps pour nous-mêmes. »

    Mais même pendant les vacances, il y a des gens qui ont faim. Ils sont nombreux ceux et celles qui n’ont pas le minimum nécessaire pour survivre. Ils ont faim de pain, faim de vivre, faim d’être reconnus et aimés. Jésus voit toutes ces foules, celles de son temps et toutes celles d’aujourd’hui. L’évangile nous dit qu’il est « saisi de pitié ». La traduction est trop faible pour rendre compte de ce qu’il ressent. Car il est « bouleversé jusqu’aux entrailles ». A travers cette expression, nous découvrons que Dieu nous aime d’un amour paternel et maternel. Il nous rejoint là où nous sommes, comme une mère devant les larmes de son enfant. Cette révélation, nous la retrouvons devant la maman du jeune homme de Naïm et aussi dans la parabole du fils prodigue. C’est en ce Dieu que nous sommes invités à mettre notre foi.

    Devant ces foules qui ont faim, nous sommes tentés de dire comme les apôtres : « Renvoie-les ! Qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger. » Mais Jésus ne l’entend pas ainsi. S’adressant à ses disciples, et, à travers eux, à chacun de nous, il dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Remarquons bien le contraste : d’un côté nous avons le verbe acheter (qu’ils aillent s’acheter à manger). Puis de la part de Jésus, le verbe donner (donnez-leur vous-mêmes à manger). Dans un monde où tout s’achète et se vend, Jésus vient nous parler de don gratuit et de partage.

    Ce que Dieu attend de nous, ce n’est pas notre argent mais notre disponibilité. C’est l’apport du peu que nous avons et du peu que nous sommes. Cinq pains et deux poissons c’est vraiment dérisoire. Mais c’est avec ça que Jésus fait des merveilles. C’est un encouragement pour nous qui avons tendance à nous décourager devant toutes les misères du monde. Nous disons facilement que nous ne pouvons pas répondre à tous les besoins. C’est sans doute vrai. Mais avec un peu de folie, nous pouvons bien lui donner nos pains et nos poissons. Jésus vient nous apprendre à nous mettre au service des plus pauvres. Prêtons nos oreilles et notre cœur pour écouter leur tristesse et leurs rancœurs. Le Seigneur compte sur nous pour soutenir et fortifier. Aujourd’hui encore, il multiplie les fruits de notre bonne volonté bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

    Cette nourriture, ce sont les disciples qui la distribuent à la foule affamée. C’est ainsi qu’ils deviennent serviteurs. C’est Jésus qui le leur demande. Il ne veut rien faire à leur place. Il les provoque pour qu’ils deviennent « serviteurs de cette foule immense. A travers eux c’est aussi à chacun de nous qu’il s’adresse. Des associations comme le CCFD, le Secours catholique et bien d’autres interviennent partout dans le monde pour aider les plus pauvres à sortir de leur misère. C’est avec nous, avec nos gestes de partage et de solidarité, que tout devient possible.

    En lisant cet évangile de la multiplication des pains, il nous faut aller plus loin. Ce récit nous renvoie à l’Eucharistie. Certains se demandent peut-être pourquoi. Nous devons nous souvenir que Matthieu écrit son évangile quelques années après les événements et après la résurrection du Christ. Il reprend mot pour mot les gestes de Jésus dans l’Eucharistie : « Il lève les yeux vers le ciel, prononce la bénédiction, rompt les pains et les donne aux disciples qui les donnent à la foule. Tout cela est dit dans ces quelques mots. Ces expressions, nous les retrouvons dans d’autres récits de multiplication des pains. Mais Matthieu ne parle que des pains distribués. Il n’est plus question de poissons. Quelques mois plus tard, Jésus refera ce geste. Il nous donnera un pain plus merveilleux encore. C’est le Pain de la Vie Eternelle, son Corps livré pour nous. Il y eut douze paniers remplis de morceaux qui restaient. C’est l’annonce de la vraie multiplication des pains que Jésus ne cesse d’accomplir par le ministère des prêtres.

    Que ce temps de l’été restaure nos forces et qu’il rassasie nos faims. Seigneur, donne le pain à ceux qui ont faim, toi qui nous dis « donnez-leur vous-mêmes à manger » ; et donne faim à ceux qui ont du pain. Toi, Jésus, tu peux donner et rassasier une telle faim.

    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • Homélie du 17ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    Le vrai trésor


    Textes bibliques :Lire

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    L’évangile de ce dimanche nous parle d’un trésor de grande valeur. De quel trésor s’agit-il ? L’évangéliste ne le dit pas. Mais il insiste sur la valeur exceptionnelle que l’homme reconnaît dans cette trouvaille. Vendre tout ce qu’on a pour acheter le champ avec le trésor, c’est une manière de montrer que ce dernier vaut tous les sacrifices. Il est vrai que certains se laissent duper par de faux trésors. On croit être plus heureux avec beaucoup d’argent et de richesses. Pour les obtenir, certains n’hésitent pas à utiliser la violence et les compromissions. Mais au bout du compte, l’accumulation de l’argent et des biens matériels ne peuvent vraiment nous combler.  


    Le Seigneur nous propose aujourd’hui un autre trésor. Il s’agit d’une valeur sûre qui nous est offerte gratuitement et sans mérite de notre part. Il dépasse infiniment tout ce que l’homme peut posséder. Nous l’avons compris, ce trésor c’est l’amour de Dieu, c’est sa vie divine. C’est l’évangile. Les autres biens de ce monde ne sont que de la pacotille face à ce bien inestimable.  Celui qui a trouvé ce trésor décide de tout vendre pour l’obtenir. Il est heureux car il a trouvé ce qui peut donner sens à sa vie. En définitive, ce trésor ne désigne pas une chose mais une personne. C’est un peu comme une maman qui appelle son enfant « mon trésor ». Pour nous chrétiens, c’est de Jésus qu’il s’agit. Il est venu « pour que tous les hommes aient la vie… en abondance. »


    Alors, ne laissons pas passer notre chance. La foi découverte et accueillie c’est vraiment LA chance de notre vie. Cette rencontre avec le Seigneur est tellement extraordinaire qu’elle nous fait lâcher des choses sans valeur. C’est là qu’une mise au point s’impose : on a trop souvent tendance à ne voir que ce qui coûte dans la vie chrétienne, les sacrifices, les renoncements, les privations. Aujourd’hui, le Seigneur nous invite à regarder ce que nous recevons au lieu de gémir sur ce que nous perdons. Ce qu’il nous offre surpasse infiniment tous les biens de la terre. Le Royaume de Dieu ne consiste pas à détruire l’homme ni à étouffer ses désirs légitimes. C’est au contraire une invitation au bonheur et à la joie parfaite. C’est la vie éternelle qui nous est offerte.


    En lisant cet évangile, nous pensons au jeune homme riche qui est reparti tout triste « car il avait de grands biens. » Ce n’est pas pour rien qu’un jour, Jésus a dit : « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux. Ceux qui sont englués dans leurs richesses et imbus de leur prestige sont incapables d’accueillir ce don de Dieu. En ce jour, nous pouvons nous unir à la prière d’action de grâce qui a été lue avant l’évangile : « Tu es béni, toi qui révèles aux petits les mystères du Royaume. C’est avec cette humilité que nous recevons cette annonce de la bonne nouvelle. Nous demandons au Seigneur qu’il nous donne ce regard positif ; qu’il nous donne d’accueillir avec joie ce don qu’il nous offre, sans regret pour ce qu’il nous faut abandonner.


    En lisant cet évangile, nous pouvons aussi penser à tous les mariages qui sont célébrés tout au long de l’été. Hommes et femmes ont chacun trouvé leur trésor. Nous chrétiens, nous croyons que Dieu est présent dans leur amour. Le mariage est un signe de Dieu qui fait alliance avec l’humanité. En venant à l’église les couples chrétiens ont choisi de puiser à la source de celui qui est l’Amour. Ils comprennent qu’avec lui, ils seront plus forts pour faire face aux difficultés et aux épreuves de la vie. Le Seigneur est le fondement solide sur lequel nous pouvons tous nous appuyer pour construire notre vie.


    Le grand message de cet évangile, c’est d’abord une annonce de bonheur. Ce bonheur nous le trouvons dans la rencontre et l’accueil de Jésus Christ. Il n’est pas question d’acquérir quelque chose mais de rencontrer quelqu’un et de bâtir notre vie sur cette rencontre. Tout au long de la Bible nous nous découvrons cette alliance entre Dieu et les hommes. C’est lui qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet amour qui est en Dieu Père, Fils et saint Esprit. Avec lui et en lui, plus rien ne peut être comme avant. Le bonheur et la joie ne sont pas les fruits de nos renoncements. Nous les trouvons en Dieu qui se donne et qui vient illuminer nos vies.


    L’évangile de ce jour se termine par une question de Jésus : « avez-vous compris tout cela ? » C’est à nous tous, à moi et à vous, que Jésus continue à poser cette question. Il ne s’adresse pas à notre intelligence mais à notre cœur ; quand on a vraiment compris que Jésus est notre seul trésor, on ne peut que l’accueillir avec beaucoup de joie et beaucoup d’amour. Et cet amour, il nous faudra le prouver chaque jour à travers tout notre comportement.


    Ensemble, nous allons célébrer l’Eucharistie. C’est toi, Seigneur, qui viens à nous et qui te donnes à  nous. Tu n’en finis pas d’éveiller en nous le désir du Royaume. Montre à chacun la joie de ton amour. Amen

    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • Homélie du 16ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    L’ivraie dans le champ


    jesus-enseigne.jpg Textes bibliques : Lire

    « Le Royaume de Dieu est semblable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ ». Dimanche dernier, nous avons compris que cet homme c’est Jésus. Le bon grain, c’est la Parole de Dieu ; c’est l’annonce du Royaume de Dieu auquel tous les hommes sont appelés. Jésus est passionné d’amour pour son Père et pour tous les hommes. Il sème le bon grain sur tous les terrains, les bons et les mauvais. Il nous adresse des paroles très fortes : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile ».


    Le bon grain que Jésus a semé a produit du fruit dans le cœur des hommes. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont accueilli la Bonne Nouvelle du Royaume et se sont mis en route à la suite du Christ. Beaucoup vivaient dans un monde sans Dieu. Un jour, ils ont rencontré Jésus sur leur route ; ils ont été « saisis » par lui, un peu comme saint Paul sur le chemin de Damas. Tous sont unanimes pour dire : « Il a changé ma vie. » C’est l’amour de Dieu créateur qui ne cesse d’agir dans le cœur des hommes. Avec lui, le bon grain ne peut que produire de bons fruits. Ce que le Christ a réalisé, nous avons à le continuer. A sa suite et avec lui, nous sommes envoyés dans le monde pour y répandre l’amour de Dieu. Et c’est en vue de cette mission que nous avons reçu l’Esprit Saint.


    Mais tout ne se passe pas aussi facilement : « Pendant que les gens dormaient, son ennemi survient et il sema de l’ivraie. » L’ennemi en question c’est l’Esprit du mal. Il ne dort pas, lui. Sans que nous nous en apercevions, il est toujours prêt à répandre la mauvaise semence, celle de la zizanie. Il veut à tout prix empêcher le bon grain de produire du fruit. Le problème c’est que le bon grain et l’ivraie sont souvent enchevêtrés. Les germes de vie et les semences de mort cohabitent dans le cœur de chacun. Rappelons-nous ce que disait saint Paul : « Je ne fais pas le bien que je voudrais et je fais le mal que je ne voudrais pas.


    Ce mal dans le monde, nous le voyons tous les jours. A côté de l’abbé Pierre, défenseur des pauvres, nous voyons des dictateurs sanguinaires, semeurs de mort. On voudrait faire le ménage en éliminant l’ivraie. Mais Jésus nous demande de ne pas le faire. Ce serait ajouter de la haine à la haine, de l’ivraie à l’ivraie. Si nous faisons justice nous-mêmes, nous risquons d’arracher le bon grain en même temps que l’ivraie. Notre mission n’est pas de dénoncer le mal mais de présenter et promouvoir le bien. Nous n’avons pas à nous ériger en accusateurs ni en juges. Nous ne savons pas tout ce qu’il y a dans le cœur de chacun.


    D’ailleurs, si nous y réfléchissons bien, nous comprenons que nous sommes bien mal placés pour dénoncer le mal. Devant Dieu, nous sommes tous pécheurs. L’ennemi a semé l’ivraie dans le cœur de Judas qui a trahi Jésus. Il n’a pas épargné Pierre qui a renié son Maître. Saint Augustin faisait ce constat plein de lucidité : « Où l’ennemi n’a-t-il pas semé de l’ivraie ? En a-t-il semé chez les laïcs sans en semer chez les prêtres et les évêques ? En a-t-il semé chez les hommes mariés sans en semer chez ceux qui font profession de sainteté ? Que personne ne vous trompe, frères : sachez que dans l’Eglise, toutes les catégories de chrétiens ont leurs hypocrites. Il y a des mauvais chrétiens ; il y en a aussi des bons.


    Les uns et les autres, nous avons tout intérêt à bien écouter la consigne du Christ : « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson. Entre les semailles et la moisson, il y a le temps de la croissance. C’est le temps de la patience de Dieu. Son regard sur nous, c’est celui d’un père et d’une mère sur ses enfants. Il souffre de nous voir empêtrés dans le mal. Mais pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. Rien ne peut l’empêcher de nous aimer et de vouloir à tout prix nous sauver. Quand un enfant a mal tourné, ses parents disent : « Oui, il est ainsi, mais c’est notre enfant et nous continuons à l’aimer tel qu’il est ». Du côté de Dieu c’est encore plus fort. Il nous aime bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Il est toujours là pour nous offrir toute notre chance. A partir d’un mal, il peut toujours faire surgir un bien. Si les premiers chrétiens n’avaient pas accueilli Saul le persécuteur après sa conversion, il ne serait jamais devenu le grand saint Paul.


    Cet évangile voudrait nous inviter à changer notre regard sur le monde qui nous entoure. Il est urgent de réagir contre le pessimisme et le découragement. Nous souffrons de voir l’ivraie répandu dans notre monde. Les médias se complaisent à nous rappeler chaque jour ce qui va mal. C’est plutôt démoralisant. Pour nous chrétiens, notre repère c’est l’évangile. Jésus n’a pas arraché l’ivraie. Il a accueilli les publicains et les pécheurs, Zachée, Matthieu, la Samaritaine et bien d’autres. Il en a fait des témoins de la foi.

    Seigneur, nous te prions : apprends-nous à te suive sur le chemin de l’accueil et de la tolérance. Par cette eucharistie, viens renouveler notre foi et notre confiance en ton amour. Il aura le dernier mot. Amen
    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

     

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  • Homélie du 15ème dimanche ordinaire (10 juillet)

    Abbé Jean Compazieu

    Le semeur


    foi.jpgTextes bibliques : Lire


    En ce dimanche, les textes de la Bible nous annoncent une bonne nouvelle. Ils nous parlent de la puissance de la Parole de Dieu. « Ma parole qui sort de ma bouche ne me reviendra pas sans produire du résultat » (1ère lecture). « Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui a reçu la Parole et qui la comprend. Il produit du fruit à raison de 30, 60, 100 pour un. » (Evangile). Et saint Paul nous dit à sa manière que les croyants sont libérés par le Christ. Ils vivent une vie nouvelle grâce à l’Esprit qui habite en eux. Cela implique une nouvelle relation à Dieu. 


    Dans l’évangile, Jésus nous raconte la parabole du semeur. Voilà une histoire que nous connaissons bien car nous l’avons entendue souvent. Mais l’important c’est de chercher à bien comprendre ce que le Christ veut nous dire. Dans ce récit, il est beaucoup question de terrains, bons ou mauvais. Et d’emblée, nous nous interrogeons sur la qualité du terrain de nos vies. C’est sans doute important d’en prendre conscience ; mais nous ne devons pas rester centrés sur nous-mêmes. Cet évangile nous parle d’abord de Dieu. Il ne cesse de faire le premier pas pour venir à la rencontre de l’homme. Son amour passionné est comme le buisson ardent qui se manifeste à Moïse. Il nous invite à un regard nouveau sur lui et sur nos existences.


    Le Semeur, c’est Jésus. Ce jour-là, il était sorti de la maison pour semer. Rendons-nous bien compte : Jésus est sorti de la Maison du Père. Il est tombé dans la terre pour y devenir semence. Lui-même a dit un jour : « Si le grain de blé tombé en terre s’y décompose, il porte beaucoup de fruits. En sa mort, le Christ est cette semence qui donne des fruits en abondance. Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous en sommes les bénéficiaires. Il nous faut apprendre à regarder Jésus comme semeur de vie divine. Il espère tout de l’homme. L’Evangile nous décrit la largesse et la générosité extraordinaire de ce semeur qui est Dieu.


    Tous les terrains sont concernés. Cela veut dire que l’amour de Dieu veut atteindre toute l’humanité. Il ne craint pas le gaspillage de semence. Ce qu’il faut voir c’est d’abord la générosité absolue de Dieu et les chances offertes à toutes les terres. Quand on aime, on ne calcule pas ; on donne tout. Notre Dieu y a mis le prix en nous envoyant son Fils Jésus. Il est le semeur qui sème à tout vent. Il espère contre toute espérance et rien ne pourra l’arrêter.

    Cette parole est pour nous aujourd’hui. L’évangile évoque quatre terrains différents. Ils correspondent à des attitudes différentes face à la Parole de Dieu. Ce terrain, bon ou mauvais, c’est chacun de nous. Jésus nous parle d’abord du grain qui est tombé au bord du chemin. Sur un sol pierreux, il ne peut germer. Ce terrain rocailleux, c’est l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas. Le 2ème terrain c’est celui qui manque de profondeur. Le grain a germé mais il ne peut trouver l’humidité dont il a besoin pour se développer. Il finit par être brulé par le soleil. Cette situation correspond à ceux qui ont accueilli la Parole de Dieu avec joie ; mais un jour, tout s’arrête. Le troisième terrain c’est celui qui est rempli d’épines et de mauvaises herbes.  Dans ce milieu, le grain ne peut germer normalement. Chacun de nous peut penser à tant de choses qui font qu’on oublie Dieu. Les soucis du monde et les séductions des richesses prennent le dessus. Ce sont là des pièges qui nous détournent de Dieu.


    Puis nous avons la bonne terre. C’est celle où le grain peut prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui est ouvert à la Parole de Dieu. Sur un son favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la générosité, le partage, l’accueil des autres, la joie. Jésus nous parle de grains qui produisent 30, 60, 100 pour un. A l’époque de Jésus, une telle récolte est impensable. Mais cette exagération est là pour mieux mettre en valeur la bonne nouvelle. Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire. Il suffit de lire le livre des Actes des apôtres pour s’en rendre compte.


    A la suite du Christ, nous sommes envoyés être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer la foi aux hommes d’aujourd’hui. Etre missionnaire, c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non croyants et les mal croyants. Nous serons peut-être affrontés à l’hostilité ou à l’indifférence. Mais la grande priorité c’est d’être avec le Christ qui veut à tout prix rejoindre et sauver ceux qui sont loin. Rien ne doit nous empêcher de semer à profusion. Nous n’avons pas à nous préoccuper du temps qu’il faudra pour la croissance. Même si nous ne voyons pas les résultats immédiats, nous ne devons jamais renoncer. Rappelons-nous ce que dit le prophète : Rien ne peut empêcher la parole de Dieu de produire du fruit.


    En ce jour, nous te supplions, Seigneur. Toi qui nous choisis pour être les porteurs de ta parole, viens renouveler la foi de tes enfants. Aide-nous à ne jamais oublier que la semence la plus importante c’est celle de l’espérance. Amen.


    D’après diverses sources

     

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  • Homélie du 14ème dimanche (3 juillet)

    Abbé Jean Compazieu

     

    Ce que tu as caché aux sages et aux savants…

    S

     

    jesus au jardinTextes bibliques : LIRE


    L’évangile de ce dimanche nous montre Jésus en prière. Habituellement, il est très discret sur le contenu de cette prière. Aujourd’hui, il s’adresse publiquement au Père : « Je proclame ta louange ; ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits. » Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole. La bonne nouvelle n’a été cachée à personne ; elle a été proclamée dans toute la Galilée. Jésus y a fait beaucoup de miracles. Il n’a jamais cessé d’inviter les uns et les autres à se convertir ; mais voilà : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » A plusieurs reprises, Jésus s’est trouvé affronté à la dureté de cœur de ses auditeurs. Les habitants de Bethsaïde et de Capharnaüm n’ont pas su répondre à son attente.


    Face à ce refus, Jésus ne se laisse pas aller à la tristesse. Pour lui, c’est même une raison de plus de se tourner vers le Père. Cette bonne nouvelle que les sages et les savants n’ont pas su accueillir a été un bouleversement pour les tout petits. Comprenons bien : ces sages et ces savants, ce ne sont pas les scientifiques au sens où nous l’entendons actuellement. Il s’agit ici des docteurs de la loi juive. Ces éminents personnages avaient étudié la loi de Moïse. Ils en étaient les spécialistes. Ils étaient imbus de leur savoir et de leurs connaissances. Mais ils ne connaissaient rien au mystère profond de Dieu.


    Qui sont les sages et les savants d’aujourd’hui ? Nous pensons tous aux théologiens, aux cardinaux… Dans l’Eglise, nous avons une congrégation qui veille à ce que la doctrine de la foi ne soit pas déformée. Le danger ne vient pas d’eux. D’ailleurs, ce service des théologiens est absolument indispensable pour la vie de l’Eglise. Les sages et les savants que Jésus dénonce, ce sont ceux qui s’accrochent à leurs raisonnements humains. Ils pensent avoir raison contre tout le monde, y compris contre les évêques. Ils sont imbus de leurs connaissances et de leurs certitudes. De ce fait, ils deviennent incapables d’accueillir une vérité qui vient d’ailleurs.


    Il faut le dire et le redire : l’évangile n’est pas d’abord une doctrine, ni des dogmes à apprendre, ni une morale à pratiquer. C’est beaucoup plus que cela ; c’est une bonne nouvelle ; il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a envoyé son Fils dans le monde pour le sauver. Quand on a compris cela, ça change tout dans la vie ; nous ne pouvons plus vivre comme avant. Mais pour accueillir cette bonne nouvelle, il nous faut avoir un cœur de pauvres, entièrement ouvert à Dieu. Jésus se révèle aux tout petits pour leur dire qu’ils sont les plus grands de ce monde. Nous ne pouvons qu’exulter de joie face à un Dieu pareil. Il remet toute chose à sa juste place. Ce qui a de la valeur à ses yeux, ce n’est pas l’argent ni les richesses de ce monde mais l’amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent.


    S’adressant aux tout petits, Jésus leur dit : « Venez à moi. » Ce verbe venir, nous le retrouvons très souvent dans la bible. Il s’adresse aux apôtres, au jeune homme riche. Les lépreux viennent à Jésus alors que c’était formellement interdit par la loi de Moïse. Un jour, Jésus a même dit : « Laissez les enfants venir à moi ; le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemble » (non parce qu’ils sont plus sages, mais parce qu’ils viennent à Jésus). L’important, c’est de venir. Pendant les vacances d’été, beaucoup choisissent d’aller à la mer, la montagne, chez des membres de leur famille ou des amis. Beaucoup de propositions sont offertes aux uns et aux autres. Pour eux, ce sera un temps de repos et de détente. Mais il ne faut pas oublier cet appel du Seigneur : « venez à moi ». Il est toujours là pour nous accueillir. Son amour nous est toujours offert ; il ne demande qu’à nous accompagner partout où nous allons.


    Cette bonne nouvelle est offerte à tous. Mais la priorité de Jésus va vers tous ceux et celles qui ploient sous le poids de leur fardeau. Nous pensons à tous ceux qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, la souffrance physique ou morale. Certains vivent des situations douloureuses et ils ne savent pas comment s’en sortir ; dans les hôpitaux, les urgences accueillent des hommes, des femmes, des jeunes qui ont cherché à mettre fin à leurs jours. Ils ne savent pas comment crier leur souffrance.

    S’adressant aux uns et aux autres, Jésus leur dit : « Venez à moi. » Le problème c’est que beaucoup en sont incapables. Alors nous pouvons faire comme les porteurs qui amenaient un paralysé à Jésus. Ce qui a sauvé cet homme, ce n’est pas sa foi mais celle des porteurs. Quand nous allons à Jésus, nous pouvons lui amener tous ceux qui souffrent autour de nous et partout dans le monde : pensons aux malades, aux exclus, aux victimes de la haine et de la violence des hommes. Nous ne pouvons pas aller à Jésus sans eux.


    S’adressant à ceux qui ploient sous le fardeau, le Seigneur leur dit : « Prenez sur vous mon joug ». Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole : ce jour n’est pas un fardeau de plus. Les paysans des anciennes générations le savaient bien : il servait à joindre une paire de bœufs pour qu’ils puissent porter le fardeau ensemble. Aujourd’hui, Jésus veut nous faire comprendre qu’il veut que nous soyons reliés à lui. Ce fardeau qui nous accable, il veut le porter avec nous. Il sait que par nos seules forces, ce ne sera pas possible. Mais avec lui, il n’y a pas de situation désespérée.


    Nous qui sommes rassemblés à l’église, nous sommes venus à toi, Seigneur Jésus. Nous nous unissons à ton action de grâce : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout petits. » Donne-nous d’en être les témoins fidèles auprès de tous ceux que tu mettras sur notre route.


    D’après diverses sources


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  • Homélie de la fête du Saint Sacrement

    Abbé Jean Compazieu

    Dieu nourrit son peuple


    jeudi saintTextes bibliques : Lire

    La « fête Dieu » que nous célébrons en ce dimanche est née au XIIIème siècle. A cette époque, on communiait très peu. Certains pensaient même que la présence de Jésus s’arrêtait à la fin de la messe. L’Eglise a réagi très fermement contre cette affirmation. Pour cela, elle ne s’est pas contentée de simples déclarations : elle a posé des actes forts. On s’est mis à montrer l’hostie ; on a organisé des processions. Les chrétiens ont également été invités à des temps d’adoration à l’église. Tout cela était destiné à raviver la foi des baptisés. Certains diront que cela fait partie de la foi populaire qui parle beaucoup à l’affectivité. Il est hors de question que nous méprisions ces pratiques. 

    La présence du Christ dans l’Eucharistie fait partie de notre foi. Il est heureux que des chrétiens s’arrêtent à l’église pour des temps d’adoration. Mais nous ne devons pas oublier que Jésus a voulu nous laisser sa présence sous la forme d’un repas. Il nous invite à nous nourrir de cette présence car elle vient mettre en nous le germe de la Vie éternelle. Adorer cette présence du Christ dans l’Eucharistie, c’est bien ; Mais l’Eucharistie n’a de sens que comme nourriture de vie. Si nous conservons la réserve eucharistique au tabernacle, c’est d’abord pour porter la communion aux malades.


    Il est donc absolument essentiel de ne jamais oublier que Jésus nous invite chaque dimanche dans sa maison. Nous y découvrons combien il est plein d’amour pour chacun de nous et pour le monde. Il est tellement passionné que nous lui manquons si nous ne nous approchons pas de lui. C’est un peu comme pour un enfant qui invite ses copains pour son anniversaire. Il est très déçu si l’un ou l’autre ne répond pas à son invitation. Avec le Christ, l’enjeu est autrement plus important. Le repas qu’il nous offre est une anticipation des noces éternelles avec l’humanité.


    Au cours de la messe, nous célébrons un événement qui a eu lieu il y a 20 siècles. Mais Dieu créateur est en dehors du temps. Jésus s’est offert en sacrifice une seule fois. Mais l’amour qui l’y a conduit est éternellement présent. A chaque messe, il nous est manifesté. Il est rendu présent à nos yeux. A chaque messe, nous pouvons dire : « C’est aujourd’hui que cela se passe. Jésus se donne à nous comme nourriture. Il est le Pain descendu du ciel. Sa Parole nous éclaire et nous fait vivre. Elle nous montre le chemin à suivre et le but à atteindre.


    Pour tenir bon sur notre route, nous avons besoin de forces. Nous passons beaucoup de temps à manger ou à parler de ce que nous avons mangé. Ils sont nombreux dans le monde ceux qui n’ont pas de quoi se nourrir. Ce dimanche nous rappelle aussi que le pain est fait pour être partagé. Dans la Bible, il est très souvent question de nourriture. Les évangiles nous montrent souvent Jésus prenant part à un repas. Pensons aux noces de Cana ; un jour, on lui a même reproché de manger avec les publicains et les pécheurs. L’évangile de ce dimanche fait suite à la multiplication des pains. Jésus vient de nourrir toute une foule ; et il essaie de lui révéler le véritable sens de ce signe.


    « Moi, je suis le Pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Comme cette foule du temps de Jésus, nous pouvons nous aussi nous interroger : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Même avec du recul, manger Jésus reste une question. Sa présence dans un bout de pain reste délicate à exprimer. Pour nous en convaincre, nous pouvons en parler autour de nous, en particulier avec ceux qui ne partagent pas notre foi.


    En ce dimanche, nous demandons au Seigneur la grâce d’entrer vraiment dans ce grand mystère. A chaque messe, c’est Jésus qui vient à nous. Ses paroles sont celles de la Vie Eternelle. La nourriture qu’il nous donne c’est vraiment son Corps et son Sang. Il continue à nous avertir : « Si vous ne mangez pas ma chair et si vous ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » Le mot chair désigne Jésus tout entier, homme et Dieu. Il nous fait vivre de sa vie divine. C’est pour cela que Jésus a pu dire : « Celui qui me mange vivra par moi. » Son corps est une vraie nourriture et son sang est une vraie boisson. Nous n’aurons jamais fini de rendre grâce pour un si grand cadeau.


    En lisant ce discours, sur le pain de vie, nous découvrons à quel point il a choqué les juifs. Il faut savoir, en effet, que la loi de Moïse interdisait de consommer du sang. Beaucoup se dont éloignés de Jésus. C’est dès le départ que le message sur l’Eucharistie a été contesté. Actuellement, ils sont nombreux ceux et celles qui ne répondent pas à l’invitation du Seigneur le dimanche. Mais dans le même temps, nous en voyons d’autres qui font de très gros efforts pour y venir. Malgré la distance, la maladie, les infirmités, ils sont là car ils ont besoin de cette nourriture.


    Chaque dimanche, nous sommes tous invités à nous nourrir de la Parole et du corps du Christ. Le Curé d’Ars disait que nous n’en sommes pas dignes mais nous en avons besoin. Il s’agit d’une nourriture absolument essentielle. Comme les juifs, nous avons peut-être du mal à comprendre. Mais comme Pierre, nous pouvons dire : « A qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle. » Soyons dans la joie chaque fois que débute une Eucharistie. Et surtout, ne nous y habituons pas.


    En célébrant cette Eucharistie, nous nous tournons vers toi Seigneur. Que ce rassemblement soit LE grand événement de la semaine. Ensemble, nous te disons notre merci pour ce don que tu nous fais.


    D’après diverses sources

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  • Fête de la Sainte Trinité

    Abbé Jean Compazieu

     

    Dieu est amour


     

    trinite-rublev.jpg Textes bibliques : Lire


    Nous célébrons ce dimanche la fête de la Sainte Trinité. Nous chrétiens, nous croyons en Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. C’est un mystère insondable qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Nous avons peut-être entendu parler de cette histoire de Saint Augustin marchant au bord de la mer. Il priait et cherchait à comprendre le mystère de la Sainte Trinité. Son attention fut attirée par un enfant qui avait creusé un trou dans le sable. Avec un coquillage, il avait entrepris de verser toute l’eau de la mer dans ce trou. Augustin lui dit que c’est impossible. Alors l’enfant lui répond : « j’aurai versé toute l’eau de la mer avant que tu n’aies compris le mystère de la Sainte Trinité ». 


    L’important n’est pas de savoir si cette histoire est vraie. Il nous faut surtout retenir le message qu’elle veut nous transmettre. Si nous voulons connaître Dieu, il ne suffit pas d’avoir des renseignements sur lui. Les yeux de notre corps ne suffisent pas pour le reconnaître. Il sera toujours bien au-delà de ce que nous pourrons comprendre à son sujet. Nous n’aurons jamais fini de la chercher. Pour le reconnaître, il nous faut le regard de la foi ; ce n’est pas pour rien que Jésus a dit un jour : « heureux les pauvres de cœur », ceux qui ne sont pas imbus de certitudes, ceux qui restent ouverts à Dieu. Le vrai Dieu c’est celui qui vient à notre rencontre. Il frappe à notre porte et il attend notre réponse.


    Déjà dans l’Ancien Testament, les Hébreux découvrent un Dieu libérateur. Il les a fait sortir de l’esclavage d’Egypte pour les conduire vers la Terre promise. Progressivement ils ont découvert que ce Dieu fait alliance avec eux. A plusieurs reprises ce peuple s’est détourné de lui ; alors Dieu lui a envoyé des prophètes pour le supplier de se convertir : « Revenez à moi de tout votre cœur… détournez-vous du péché… Lavez-vous… purifiez-vous… » Ces prophètes nous disent à leur manière l’amour passionné de Dieu pour son peuple. C’est ce Dieu amour que nous fêtons en ce dimanche. Il est proche de tous ceux qui l’invoquent, en particulier quand ils sont éprouvés par la maladie, la souffrance physique ou morale. Mais trop souvent, c’est nous qui sommes ailleurs.

    Le Nouveau Testament nous fait faire un pas de plus dans la connaissance de Dieu. Jésus nous parle du Père puis de l’Esprit Saint. Nous connaissons tous cette salutation de Paul aux Corinthiens : « Que la grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous. » C’est l’une des principales salutations du célébrant au début de la messe. C’est une manière de dire la tendresse, la miséricorde, le salut, la fidélité, l’amour. Il n’y a pas d’autre manière de parler du Dieu des chrétiens. Saint Jean ne trouve rien de plus grand à dire : « Dieu est Amour. » Il dit aussi : « Dieu est plus grand que notre cœur ».


    C’est au nom de cet amour que Jésus accueille tous ceux qui viennent à lui, les malades, les pécheurs, les exclus de toutes sortes. Tous ses gestes d’accueil, de pardon, de guérison nous disent l’amour de Dieu pour l’humanité. Et quand il est sur la croix, c’est encore l’amour de Dieu qui se donne. Le Christ élevé de terre attire à lui tous les hommes pour les conduire vers le Père. Voilà cette bonne nouvelle qui vient donner tout son sens à notre vie. Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous avons la ferme espérance que Jésus nous dira un jour : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Pour y parvenir, il nous suffit de le suivre sur le chemin qu’il nous montre : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nous dit Jésus : personne ne va au Père sans passer par moi ».


    Quand Jésus a envoyé ses apôtres en mission, c’est pour annoncer cette bonne nouvelle au monde entier. Lui-même a disparu de leur regard. Il sait que cette mission est démesurée pour leurs seules forces humaines. Mais il leur annonce qu’un autre prendra la relève : c’est l’Esprit Saint qui les conduira vers la vérité toute entière. Grâce à lui, ils apprendront à entrer dans l’intelligence des Écritures. Ils pourront désormais témoigner des merveilles de Dieu auprès de tous ceux qui ne le connaissent pas. Ils connaîtront la souffrance, la persécution, la prison ; beaucoup seront mis à mort ; mais grâce à cette présence de l’Esprit Saint, rien ne pourra les arrêter.


    C’est ce même Esprit Saint que nous avons reçu au jour de notre baptême et de notre confirmation. Il est toujours là pour nous conduire vers la Vérité toute entière. Il vient à nous pour répandre l’amour du Père en nos cœurs. C’est lui qui nous rend capables d’aimer de plus en plus à la manière de Dieu. Nous en avons bien besoin, surtout dans notre monde imprégné d’égoïsme, d’indifférence et de violence. L’Esprit Saint nous pousse sans cesse à aller vers les autres pour prendre leur défense. Nous sommes envoyés pour leur révéler leur dignité de fils et de filles de Dieu. Même le plus diminué est créé à l’image de Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Croire en Dieu, c’est croire en l’amour et tout faire pour en vivre. Il ne s’agit pas de connaissances sur Dieu. Le plus important c’est d’accueillir l’Esprit de Jésus et de le laisser agir et prier en nous.


    En communion avec tous les chrétiens du monde entier, nous te supplions, Seigneur : « Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour


    D’après diverses sources

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