• Homélie du 6ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu

     

    L’Esprit de Vérité


     

    bougie lampeTextes bibliques : Lire


    Dans la seconde lecture, l’apôtre Pierre nous adresse un appel de la plus haute importance. Il faut savoir que sa lettre a été écrite pour des chrétiens menacés par une persécution violente. Il leur demande de ne pas craindre de rendre compte de l’espérance qui les anime. Il ne s’agit pas pour eux d’argumenter sur les divers aspects de la foi chrétienne pour défendre l’Eglise. Le plus important c’est de témoigner par des actes et de ne pas flancher devant les tortionnaires. Les chrétiens auxquels l’apôtre s’adresse ne sont pas tous héroïques. Beaucoup ont renié leur foi au moment du danger. La lettre de Pierre les met en face du Seigneur Jésus. Lui, le juste, a préféré souffrir en faisant le bien plutôt que de faire le mal. Mais par sa victoire sur la mort et le péché, il nous introduit devant Dieu. C’est de cette espérance que les chrétiens doivent témoigner. 


    Cette lettre de Pierre nous rejoint aujourd’hui. Son message s’adresse aussi à chacun de nous dans la situation qui est la nôtre. Nous vivons dans un monde où beaucoup ont oublié l’espérance chrétienne. Dans bien des pays, ceux qui veulent rester fidèles à leur foi en Jésus Christ sont persécutés et mis à mort. Le plus souvent, ils sont ridiculisés. Les fêtes chrétiennes sont devenues des week-ends dont on a oublié l’origine. Mais rien ne peut arrêter la progression de la Parole de Dieu. La première lecture nous montre des chrétiens obligés de fuir la persécution. Mais là où ils sont, ils annoncent la bonne nouvelle de Jésus Christ. Le monde d’aujourd’hui a également besoin de témoins solides et convaincus qui ne craignent pas de rendre compte de leur attachement au Christ et de leur espérance en la résurrection.


    Dans le prolongement de cette lettre de Pierre, l’évangile nous apporte un éclairage nouveau. Dimanche dernier, Jésus nous disait : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Aujourd’hui, il ajoute : « Je prierai le Père, il vous donnera l’Esprit de vérité. » Cet Esprit de Vérité nous a été donné au jour de notre baptême et de notre confirmation. Mais aujourd’hui, nous pouvons peut-être nous poser la question : De quelle vérité s’agit-il?


    Nous vivons une époque plutôt curieuse : d’une part, on est très sensible à tout ce qui est mensonge, hypocrisie, tout ce qui sonne faux. On veut être authentique et faire tomber les masques. Mais en même temps, notre époque vit le mensonge organisé, mensonge de la publicité, mensonge de la politique, de l’information, scandales financiers. Et c’est là que nous rejoignons la question de Pilate au moment de la Passion du Christ : « Qu’est-ce que la vérité ? » Cette question c’est aussi la nôtre chaque fois que nous nous laissons déstabiliser par l’actualité vertigineuse qui nous est livrée chaque jour en pâture par les médias.


    Mais il y a une réponse. Nous la trouvons dans l’évangile : « Jésus nous dit : « Je suis la Vérité ». Pour nous, Jésus est la vérité sur l’homme. Il est l’homme tel que Dieu le veut, totalement libre, pleinement responsable de ses actes. Il est totalement honnête avec sa conscience, vrai avec lui-même et avec les autres. Et dans le même temps, il est la vérité sur Dieu : « Qui me voit, voit le Père. » Notre connaissance de Dieu passe par lui. Il nous révèle le vrai visage de Dieu, un Dieu qui est Père et qui aime chacun de ses enfants. Il suffit de relire la parabole du fils prodigue. Quand ce fils est retrouvé, c’est un jour de joie : Dieu fait la fête avec ses anges. Et il nous invite à nous associer à sa joie.


    Il nous appartient de tirer les conclusions de cette bonne nouvelle : accueillir cet Esprit de vérité que Jésus veut nous donner, nous laisser transformer par lui. C’est pour nous un appel à marcher chaque jour dans la clarté de l’évangile. C’est en les lisant et en les priant que nous découvrons le vrai visage de Dieu et le vrai sens de l’homme. Cette vérité n’est pas seulement une connaissance intellectuelle. Ce que l’Esprit Saint nous révèle est encore plus merveilleux. Il nous annonce que nous sommes une grande famille réunie dans l’amour : « Je suis en mon Père, vous êtes en moi et moi en vous. »

    C’est dans le concret de notre vie que nous pouvons découvrir la présence de l’Esprit de Vérité. Son action est multiple. C’est par exemple ce besoin qui nous pousse à participer à l’Eucharistie, non par obligation mais parce qu’elle apporte un ressourcement intérieur qui nous est nécessaire. L’action de l’Esprit Saint c’est encore l’attention savoureuse à la Parole de Dieu pour qu’elle nourrisse notre foi ; c’est aussi l’affinement de notre conscience quand on fait attention à ne plus dire de parole blessante. C’est l’Esprit Saint qui nous permet de faire la vérité en nous. Il est cette lumière intérieure qui illumine notre chemin et notre vie.


    Aujourd’hui, nous te prions, Seigneur : Viens raviver ce don que tu nous as fait au jour de notre baptême et de notre confirmation. Qu’il nous inspire et nous soutienne pour témoigner au cœur du monde de la joie et de l’espérance qui nous habitent à cause de Jésus ressuscité. Amen

    D’après diverses sources


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  • Homélie du 5ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu


     

    Je suis le Chemin


    Jeunes-p-lerins-en-marche.jpgLectures bibliques : Lire


    Cet évangile, nous l’avons entendu souvent. Il s’agit de paroles de Jésus à ses disciples quelques heures avant sa mort. Ils sont très inquiets car ils sentent le danger qui le menace. Ils se rendent bien compte que l’étau se resserre sur lui mais aussi sur eux. Tout au long de ce discours, il leur annonce que désormais ils ne vont plus le voir. Quand saint Jean écrit son évangile, au premier siècle, il s’adresse à des communautés chrétiennes  également désemparées. Les disciples du Christ sont pourchassés et mis à mort à cause de leur foi. Dans le monde d’aujourd’hui, les chrétiens se sentent aussi insécurisés. Ils doivent faire face à l’incroyance, l’indifférence, la dérision et, dans certains pays, la persécution. 


    Tout cela, le Christ l’avait prévu. Le message qu’il adressait à ses disciples est aussi pour nous aujourd’hui. Tout au long de la Bible, nous lisons cette parole : « Ne crains pas… je suis avec toi. » C’est aussi ce que Jésus redit aux chrétiens de notre temps.  Il est avec nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Il nous invite à mettre en lui notre foi et notre confiance. Quoi qu’il arrive, rien ne peut nous séparer de l’amour qui est en Dieu. Le mal qui accable tant de personnes n’aura pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.


    Dans l’évangile que nous venons d’entendre, Jésus nous rappelle le sens de son départ imminent : « Je pars vous préparer une place dans la Maison de mon Père. » Voilà une parole que nous oublions un peu trop facilement. Nous pensons plutôt à nous installer sur cette terre et à nous y comporter comme si c’était notre demeure définitive. C’est alors que Jésus vient nous rappeler le vrai but de notre vie. Il ne se contente pas de nous préparer une place. Il reste avec nous pour nous guider vers ce qu’il appelle la Maison du Père.

    A ce sujet, il convient d’apporter une précision importante. Quand l’évangile nous parle de la « Maison du Père », on pourrait croire qu’il s’agit du temple ou d’une église. En fait, c’est bien plus que cela : ces nombreuses demeures qu’on y trouve désignent une cohabitation fraternelle dont nous sommes incapables ici-bas. Notre monde construit des appartements et des maisons à demeures uniques qui sont le symbole de notre individualisme. Et c’est la montée du racisme, de la violence et des injustices de toutes sortes. Depuis des années, nous en avons de douloureux exemples. Mais l’Evangile est là pour nous rappeler que le grand projet de Dieu c’est de rassembler tous les hommes et qu’il leur réserve une maison où tous se sentiront accueillis avec amour.


    Pour avancer vers ce monde nouveau qui nous attend, c’est par le Christ que nous devons passer. Dimanche dernier, il nous disait : « Je suis la porte des brebis. » Ce matin, il nous dit : « Je suis le chemin… » Si c’était maintenant, il nous parlerait sûrement du GPS. Pour ceux qui ne savent pas, c’est un petit appareil sur une voiture pour guider le conducteur tout au long du trajet. Il indique : « Tournez à droite… continuez tout droit… » Et si on se trompe, il nous remet sur la bonne route. Avec le Christ, nous avons un bon guide sur la route de notre vie. Nous pouvons toujours compter sur lui.

    L’évangile  de ce dimanche, nous invite à faire un pas de plus. Le Christ ne se contente pas de nous montrer un chemin. Il est lui-même LE chemin. Ses paroles sont celles de la Vie Eternelle. En dehors de lui, nous allons à notre perte. Personne ne va au Père sans passer par lui. C’est lui, Jésus, qui nous révèle le vrai visage de Dieu. Il nous fait regarder la direction du Ciel. Grâce à lui et avec lui, notre vie terrestre retrouve tout son sens.


    Cette bonne nouvelle, nous ne pouvons pas la garder pour nous seuls. Comme les apôtres, nous sommes envoyés dans le monde pour en être les messagers. Nous témoignons aux yeux du monde que nos chemins de la terre sont balisés par l’évangile de Jésus Christ. Nous avons là un repère essentiel pour la marche. Il est absolument indispensable d’y revenir chaque jour pour recentrer notre vie sur le Christ. Aux heures les plus éprouvantes comme dans les moments de joie, Jésus est là. Sa présence est invisible mais bien réelle. Elle nous redonne l’espérance et le goût de vivre. Nous retrouvons en lui force et courage pour continuer notre route et marcher à sa suite.


    Ne craignons pas de montrer à tous, en particulier aux enfants, que nous savons où nous allons. Au-delà de notre mort, Jésus veut nous conduire dans la Maison du Père. C’est de cette espérance que les communautés chrétiennes sont appelées à témoigner lors de la célébration des obsèques. Dans notre monde actuel, beaucoup sont sceptiques. Déjà, Thomas disait : « Nous ne savons pas où tu vas… » Et aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux et celles qui ne savent pas où ils vont. L’Evangile nous annonce cette bonne nouvelle : dans la lumière de Jésus ressuscité, nous savons où nous allons. Alors, nous pouvons rendre grâce pour cette lumière de la foi qui nous a été donnée. Par elle c’est le Christ qui éclaire nos pas plus ou moins hésitants en direction du Royaume de Dieu.


    Dans la célébration eucharistique, tu nous donnes, Seigneur, la nourriture indispensable pour continuer notre route à ta suite. Nous te prions les uns avec les autres. Rends-nous disponibles pour témoigner de ton amour qui vient sauver tous les hommes. Amen

     
    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • homélie du 4ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu 


     

    « Je suis la porte des brebis »


    Textes bibliques : Lire

    bon pasteur

    Dans les campagnes de la Palestine, les bergers font partie du paysage quotidien. Le soir venu, ils rassemblent leur troupeau pour les mettre à l’abri des dangers de la nuit. Puis le matin, ils viennent le récupérer pour le conduire vers le pâturage. La Bible nous parle également des bergers et des brebis. Dans le psaume 22 que nous venons de prier, nous lisons : « Le Seigneur est mon berger ; sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer ; il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre. » C’est une manière de dire que Dieu conduit son peuple et qu’il prend soin de lui. 


    Mais quand nous lisons ces textes bibliques, nous devons veiller à ne pas nous tromper sur le sens du mot « troupeau ». Aux yeux du Seigneur, nous ne sommes pas un collectif anonyme. Nous sommes son peuple et il nous connaît tous par notre nom ; il nous dit à chacun et chacune d’entre nous : « Tu es mon fils ; tu es ma fille. » Nous sommes une grande famille de croyants, mais il y a une place pour chacun et chacune d’entre nous dans le cœur de Dieu ; « Je t’ai appelé par ton nom, tu as du prix à tes yeux et je t’aime. Cela, il le disait au peuple d’Israël mais aujourd’hui, Jésus nous annonce que c’est également vrai pour chacun des enfants de Dieu.


    Dans l’évangile, Jésus se présente comme la porte de la bergerie. Pour comprendre cette parabole, il faut se rappeler qu’il s’adresse aux pharisiens. Ces derniers ont un tel sens du sacré qu’ils ne peuvent imaginer cette proximité de Dieu. Pour eux, Dieu est LE Saint, l’inaccessible ; l’homme ne peut pas l’atteindre par ses seules forces. Sur ce point, Jésus leur donne raison. Mais il nous annonce que lui-même nous ouvre la porte et alors, nous pouvons le rencontrer. Cette porte qui nous permet d’aller à Dieu, c’est Jésus lui-même. « Si quelqu’un entre par lui, il sera sauvé. Il est le passeur qui nous fait traverser la mort pour épanouir en nous les forces de la Vie.


    Cette porte n’est pas celle qui claque brutalement ni celle qui enferme comme dans une prison. Elle est un lieu de passage ouvert à l’humanité tout entière. Il y a de la place pour la multitude. Jésus se présente comme la porte ouverte à l’étranger, au réfugié, au pauvre comme au riche, à la personne handicapée comme à celle qui jouit de toutes ses facultés. Cette porte est également ouverte à l’inconnu, à la brebis égarée et à tous ceux et celles qui sont en quête de sens pour leur vie. En résumé, cette porte est grande ouverte sur la tendresse de Dieu. Nous sommes tous très importants pour lui et il tient à chacun de nous comme à son bien le plus précieux.


    Par les sacrements de l’initiation chrétienne, baptême, Eucharistie et confirmation, nous avons été incorporés au Christ. Nous passons au-delà des limites de la vie présente pour entrer dans la perfection de l’humanité, celle de Jésus ressuscité. Rappelons-nous cette parole du Christ : « je suis venu pour qu’ils aient la Vie et qu’ils l’aient en abondance ». L’évangile nous est offert comme un formidable appel à vivre. Malheureusement beaucoup n’y voient que des contraintes et des obligations. Il faut le dire et le redire : nous avons là un trésor, un chemin qui libère en nous le dynamisme le plus profond. Il ne cesse de nous appeler au bout de ce qui est le plus vital en nous : l’amour.


    Il est absolument essentiel de nous imprégner non seulement de cette parole de Dieu mais de Jésus lui-même. Si nous le faisons, c’est en vue de la mission. Avant de partir, Jésus a confié à ses apôtres et à toute son Eglise la responsabilité de témoigner de l’espérance qu’il met en nous. Notre humble rôle, c’est de conduire nos frères et nos sœurs à cette porte. Nous sommes les portiers du Christ. Si, aujourd’hui, nous ne retenons que cela, nous aurons compris quelque chose d’essentiel. Beaucoup donnent le meilleur d’eux-mêmes à cette mission de « portier » ; ils n’hésitent pas à donner de leur temps, leur argent, leur vie. La mission de l’humanité, c’est de servir l’humanité et de montrer la porte. Le Christ compte sur nous tous, prêtres, religieux, religieuses et laïcs pour participer à cette œuvre de rassemblement : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.


    Malheureusement, beaucoup choisissent des chemins de perdition et vont vers leur malheur. Depuis des mois, les médias nous parlent tous les jours des violences, des actes racistes, des guerres, des morts et encore des morts. Des jeunes complètement désabusés s’évadent dans la drogue et l’alcool. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés comme portiers. Notre mission, c’est de montrer le Christ « berger de toute humanité ». Rien ne pourra l’empêcher de vouloir sauver tous les hommes. Il est absolument essentiel que nous entrions dans ce grand projet d’amour qui anime le Christ.


    Seigneur, tu nous invites à accueillir cet amour qui est en toi. Tu es en nous cette porte ouverte par laquelle nous passons de la tristesse à la joie, du doute à la confiance. Rends-nous disponibles et rayonnants de ta présence. Nous te prions spécialement pour tous ceux que tu appelles comme prêtres, diacres religieux, religieuses, mais aussi comme laïcs engagés dans l’annonce de l’Évangile. Que les uns et les autres, là où nous sommes, nous soyons la voix du Christ bon Pasteur.

    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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    Homélie du 3ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu

     

    Les disciples d’Emmaüs

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    Textes bibliques : Lire

    Nous comprenons tous la tristesse et la déception de ces deux disciples de Jésus dont nous parle l’évangile de ce dimanche. Ils l’ont vu arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Ils repartent complètement désemparés par les événements tragiques qu’ils viennent de vivre. Ils avaient tout quitté pour suivre Jésus. Ils comptaient sur lui pour libérer le peuple d’Israël de l’occupation des soldats romains. Mais en quelques heures, tout a basculé ; tout espoir humain est perdu. Ils repartent chez eux pour oublier ce cauchemar. 

    Quand nous lisons cet évangile, il ne faut pas seulement y voir la belle histoire qui se termine bien. Le plus important c’est d’accueillir le message que saint Luc annonce aux communautés chrétiennes de son temps et à celles d’aujourd’hui. Il faut le dire et le redire : ce récit évangélique nous parle de nous et de notre vie. Chacun d’entre nous est ce deuxième disciple, celui qui n’est pas nommé. Comme lui, nous marchons souvent sur la route en tournant le dos à Jérusalem et à nos espérances. Le doute, la tristesse et le découragement nous accablent ; nous gardons les yeux rivés sur nos problèmes et nos ennuis.

    Mais il y a quelqu’un qui cherche à nous rejoindre pour marcher à nos côtés. Comme les deux disciples, nous pouvons lui parler de ce qui nous accable et nous fait souffrir. Déjà le premier Testament affirmait que Dieu est proche de ceux qui l’invoquent.  C’est repris d’une manière encore plus forte dans l’évangile. En Jésus Christ, il est « Emmanuel », Dieu avec nous jusqu’à la fin des temps. Son amour nous est acquis une fois pour toutes et, en ce qui le concerne, rien ne peut nous en séparer. Il attend de nous que nous lui ouvrions la porte de notre cœur et de notre vie.

    Le problème, c’est que nous ne savons pas le reconnaître. Il est là, bien présent, mais nous sommes ailleurs. C’est ce qui est arrivé aux disciples d’Emmaüs. Nous pensons aussi à Marie Madeleine. Quand Jésus lui est apparu, elle croyait voir le jardinier. Quant aux apôtres, ils pensaient  voir un fantôme. Ces précisions sont très importantes pour nous. Elles nous disent que les yeux du corps ne suffisent pas pour reconnaître le Christ  ressuscité. Nous avons besoin d’être conduits au-delà de l’immédiatement visible. Jésus veut nous faire franchir un seuil, nous mener à un acte de foi qui dépasse l’expérience humaine de la vie et de la mort.  Pour cela, deux étapes sont nécessaires.

    La première, c’est ce qui se passe sur la route : le Christ ouvre nos yeux à « l’intelligence des Ecritures ». C’est en regardant vers Dieu et en écoutant sa parole que la lumière revient et que l’espoir renaît. La Bible ne parle que si on la fait parler. C’est Jésus qui ouvre le Livre pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Comme autrefois à Nazareth, il nous redit : « Aujourd’hui, cette Ecriture est accomplie pour vous qui l’entendez » (Luc 4. 21). Cette bonne nouvelle fait renaître l’espérance dans le cœur des disciples. Leur cœur devient « brulant » tandis qu’il leur explique les Ecritures. Ils découvrent que même la mort de Jésus a du sens ; un avenir nouveau s’ouvre pour eux. Nous aussi, nous avons à demander au Seigneur d’ouvrir nos cœurs à l’intelligence des Écritures. Nous n’aurons jamais fini de comprendre ce que Dieu nous dit dans le Livre de sa Parole.

    La deuxième étape se passe à la maison. Elle commence par cette prière : « Reste avec nous ! » Une rencontre aussi bouleversante, on ne va pas l’interrompre parce qu’on est arrivé à un carrefour. L’inconnu qui est devenu le Maître va devenir le compagnon avec qui on partage le pain. Alors, leurs yeux vont s’ouvrir et ils pourront le reconnaître. Ils savent définitivement que Jésus crucifié est vivant. Cette bonne nouvelle, ils ne peuvent la garder pour eux. Ils se mettent en route pour partager leur foi toute neuve.

    Si saint Luc nous raconte longuement cette rencontre des disciples d’Emmaüs avec le Ressuscité, c’est pour nous parler de nous. Comme les disciples, nous sommes souvent englués dans les ténèbres. L’actualité vertigineuse de ces derniers mois nous laisse bien désemparés. Tous les jours, on nous parle de guerres, de violences et de crises. Alors, nous avons du mal à donner du sens à ce que nous avons à vivre. Pour parvenir à la lumière de la foi, nous avons besoin d’être  éclairés et réchauffés par la Parole de Dieu et de l’Eglise. Nous avons également besoin d’être fortifiés par la Pain eucharistique. Cette rencontre avec le Christ vivant nous pousse à nous lever pour annoncer cette bonne nouvelle à tous nos frères.

    L’Eucharistie, c’est toi, Seigneur, qui continues à rester avec nous. Lorsque l’avenir nous semble bouché, tu viens nous ouvrir un chemin d’espérance. Donne-nous ton Esprit Saint pour continuer notre route et porter aux autres le joyeux message de ta présence fidèle. Amen
    D’après diverses sources

    http://dimancheprochain.org 

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  • Homélie du 2ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu


     

    Dimanche de la Miséricorde

     

    dimanche-misericorde.jpg Textes bibliques : Lire


    En ce 2ème dimanche de Pâques, l’Eglise nous invite à tourner notre regard vers le mystère de la « divine miséricorde ». Parmi les textes de ce jour, seule la seconde lecture, la lettre de saint Pierre nous en parle explicitement. Elle nous invite à louer Dieu qui, « dans sa grande miséricorde… nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus pour une vivante espérance ». Mais en y regardant de plus près, nous voyons bien que cette miséricorde divine transparaît également dans les autres textes bibliques de ce jour. Toute la liturgie de la Parole prolonge la bonne nouvelle de la résurrection par l’amour miséricordieux du Père. 

    La première lecture nous donne le témoignage de l’Eglise primitive. Elle ne cesse de s’agrandir dans la force de l’Esprit Saint. Par la bouche des apôtres, le Christ annonce la bonne nouvelle. Il guérit et il chasse le mal. Le même Esprit Saint continue à agir dans l’Eglise d’aujourd’hui. Il nous précède dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route. C’est sous son impulsion que des milliers de jeunes se préparent aux JMJ de Madrid. Comme les premiers chrétiens, nous sommes tous envoyés pour annoncer que le salut en Jésus Christ est là, mais le principal travail, c’est lui qui le fait dans le cœur de chacun.


    Avec le psaume 117, nous rendons grâce au Seigneur dont l’amour est éternel. Cet amour est plein de miséricorde. Dieu ne cherche qu’à nous combler, non à cause de nos mérites mais parce qu’il nous aime. Il veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché. Il veut nous faire participer à la joie du Salut. Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en lui. Alors oui, plus que jamais, nous pouvons chanter et proclamer : « Rendez grâce au Seigneur, il est bon, éternel est son amour. »

    L’évangile nous invite à faire un pas de plus dans la découverte de cette miséricorde divine. C’était au soir du premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche soir. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur ; en raison du climat de haine et de violence qui régnait sur Jérusalem depuis la mort de Jésus, ils craignaient pour leur sécurité. Cette peur, nous la connaissons bien : Dans certains pays, les chrétiens sont massacrés. Ailleurs, ils sont tournés en dérision. Nous vivons dans un monde imprégné par l’indifférence, l’incroyance et la « mal croyance ». Or c’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés pour témoigner de notre foi en Jésus Christ.


    Comme il l’a fait pour les apôtres puis pour Thomas, le Seigneur ressuscité nous rejoint dans nos enfermements. Pour lui, toutes les barrières qui nous enferment, ça ne compte pas. Il est toujours là, et il ne demande qu’à nous rejoindre au cœur de nos vies et de nos déroutes. Il reste Emmanuel, « Dieu avec nous ». Nous avons vu que Thomas a eu beaucoup de mal à croire en cette bonne nouvelle. Pour lui, ce n’était pas possible. Il avait vu Jésus mort sur la croix et enfermé dans son tombeau. Il ne pouvait pas imaginer qu’il ressusciterait. Nous n’avons pas à sourire de son incrédulité. Si nous avions été à sa place, nous n’aurions pas fait mieux.


    Mais voilà que Jésus lui-même rejoint ses apôtres au cœur même de leurs doutes et de leur détresse. Sa première parole est un message de paix. Cette paix, c’est la joie retrouvée, c’est la miséricorde et le pardon, c’est la réconciliation. Au moment de les envoyer en mission, il veut les libérer de cette angoisse qui les obsède. Il veut leur redonner force et courage car ils auront une longue route à parcourir. Ils seront envoyés pour annoncer au monde entier que tous sont appelés à se convertir à Jésus Christ et à accueillir la miséricorde qu’il ne cesse de vouloir nous offrir. Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes les héritiers de ce témoignage des apôtres et nous sommes envoyés, nous aussi, pour le communiquer autour de nous, dans nos familles, nos lieux de travail et nos divers milieux de vie. Notre foi ne sera vraiment vivante que si elle rayonne. Le Seigneur nous attends dans notre monde, à l’endroit où il nous a placés pour que nous portions du fruit. Il aime réaliser des merveilles dans notre vie ordinaire et rien ne peut nous séparer de son amour.


    En ce jour, notre regard se porte une fois de plus vers la première communauté des croyants. Comme eux, nous sommes invités à appuyer notre vie chrétienne sur quatre piliers :
    – Fidélité à l’enseignement des apôtres pour approfondir notre foi et permettre à la bonne nouvelle de transformer notre vie de baptisés.
    – Fidélité à la communion fraternelle pouvant aller jusqu’au partage des biens.
    – Fidélité à la fraction du pain et donc à l’Eucharistie.
    – Fidélité à la prière, soit à la maison, soit en communauté.
    Ces quatre fidélités sont nécessaires. C’est grâce à elles que nous pourrons donner le vrai témoignage de notre vie de baptisés.

    Chaque dimanche, le même Seigneur ressuscité rejoint les communautés rassemblées en son nom pour l’Eucharistie. Nous le prions ensemble, les uns pour les autres : Envoie sur nous ton Esprit pour aller vers les hommes d’aujourd’hui, leur apporter ta Parole qui éclaire, leur offrir ton amour. Sois avec nous, Seigneur, pour que nous soyons un instrument docile et fidèle de ton Esprit.


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • Jour de Pâques

    Abbé Jean Compazieu

     

    Le Seigneur est ressuscité. Alléluia

     


    r-surrection2.jpg Textes bibliques du jour de Pâques : Lire au bas de la page


    Après une période d’hiver et quarante jours de Carême, nous voici parvenus à la célébration de Pâques. C’est une fête qui se renouvelle d’année en année. Il est important pour nous de tout faire pour en comprendre la signification. Au départ, Pâques c’est la fête du passage. Elle nous rappelle qu’à l’époque de Moïse, le peuple hébreu a été libéré de l’esclavage d’Egypte. Il a « passé » la mer rouge pour s’acheminer progressivement vers la terre promise. Et au matin de Pâques, nous fêtons le Christ qui est « passé » de la mort à la Vie.


    Des passages, il y en a beaucoup dans notre existence. Ils sont parfois célébrés par une belle fête. Ainsi le passage de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte. Certains sont appelés à des examens de passage. Plus tard, il y aura des passages qui mèneront d’une vie de célibataire à une vie conjugale ou une vie religieuse. Plus tard encore, ce sera le passage d’une vie active à la retraite. Puis, arrivés au terme de notre vie terrestre, la mort marquera notre envol vers la Maison du Père, vers la Vie définitive. Nous avons toute une vie pour nous préparer à ce grand passage.


    La fête de Pâques nous éclaire sur tous ces passages qui marquent notre existence. Le grand passage de Jésus nous ouvre le chemin qui nous permettra d’aller plus loin. Célébrer la résurrection du Christ, c’est passer avec lui de la mort à la vie, c’est passer du pays de la servitude à la libération et au salut. Par notre baptême, nous sommes ressuscités avec le Christ. Avec lui, nous sommes entrés dans une vie nouvelle et rien ne peut nous séparer de son amour. Alors oui, nous pouvons chanter Alléluia et rendre grâce au Seigneur qui fait des merveilles. Il est présent avec nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde.


    Les quatre évangiles nous disent que ce sont des femmes qui furent les premiers témoins de la résurrection du Christ. Certains se demandent peut-être pourquoi elles et pas les apôtres. Pour comprendre cela, il faut revenir au récit de la Passion. Alors que les apôtres s’étaient enfuis, elles sont restées jusqu’au bout au pied de la croix. Aujourd’hui, saint Jean nous donne le témoignage de Marie Madeleine. Elle fut la première à voir le tombeau vide. Pour elle, c’est vraiment le choc. Elle court prévenir les apôtres. A leur tour, Pierre et Jean arrivent sur les lieux. Jean est plus rapide, mais il laisse entrer Pierre qui regarde sans comprendre. Quand nous sommes accablés par le malheur, quand nous voyons toutes ces guerres et ces violences dans le monde, nous avons du mal à reconnaître la présence du Christ ressuscité.


    Pour Jean, c’est différent : Il voit et il croit. Cette attitude vient de son lien  privilégié avec Jésus. L’évangile le désigne comme étant « le disciple que Jésus aimait ». C’est l’amour qui le lie à Jésus qui le fait courir plus vite. C’est par cet amour qu’il croit à la bonne nouvelle de Jésus ressuscité. C’est très important pour nous. Cet évangile nous révèle à quel point l’amour peut stimuler notre foi. Trop souvent, nous en restons à des discussions qui n’en finissent pas. L’important ce n’est pas de parler de Jésus mais d’avoir une vraie relation avec lui. Il nous aime tels que nous sommes et il ne demande qu’à être présent dans toute notre vie. Rien de ce que nous vivons ne peut lui être étranger.  Il nous arrive de chanter : « Tu es là au cœur de nos vies… » Le problème c’est que bien souvent, nous sommes ailleurs, loin de lui. Mais il ne cesse de nous appeler car il veut nous associer à sa victoire sur la mort et le péché.


    L’apôtre Pierre a eu beaucoup de mal à croire. Il lui faudra des rencontres personnelles avec le Christ ressuscité. C’est à la suite de ces rencontres qu’il a pu devenir un témoin audacieux de sa victoire sur la mort. Son témoignage est clair : « Nous avons mangé et bu avec lui ». Après la Pentecôte, tout ira très vite. Le souffle de l’Esprit Saint va pousser Pierre et les apôtres à sortir du Cénacle pour annoncer la bonne nouvelle du Salut. Désormais, ceux qui croiront au Christ ressuscité recevront le pardon des péchés.


    Depuis la Pentecôte, cette bonne nouvelle a été transmise de génération en génération jusqu’à nous. A notre tour, nous sommes envoyés pour transmettre le flambeau, dire notre foi en Jésus ressuscité. Ce n’est pas facile pour les hommes de notre temps. Nous vivons dans un monde imprégné par l’incroyance et l’indifférence. Mais l’évangile doit à tout prix être annoncé aux hommes de notre temps. Nous pouvons faire nôtre cette parole de Paul : « Malheur à moi si je n’évangélise pas ». Et nous pensons aussi à celle de Bernadette de Lourdes : « Je ne suis pas chargée de faire croire mais de dire ». Le principal travail, c’est l’Esprit saint qui le fait dans le cœur de chacun.

    Cette fête de Pâques va durer 50 jours. C’est pour nous l’occasion de retrouver l’audace, de laisser mourir ce qui doit mourir et d’appeler à la vie ce qui doit vivre. Le Christ ressuscité nous invite à choisir la vie et à nous laisser envahir par l’amour de Dieu. C’est ainsi que nous pourrons faire reculer la guerre, la violence, la haine, le mépris des autres. N’ayons pas peur des forces du mal et de la mort. Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts et il nous donne le désir de vivre en ressuscités avec lui.


     

    En ce jour, nous te prions, Seigneur ressuscité ; viens enlever de nos cœurs la pierre qui nous enferme dans les ténèbres. Que la lumière de Pâques brille sur le monde entier. Tu demeures avec nous dans le mystère de ton Eucharistie. « Gloire à toi qui étais mort ! Gloire à toi qui es vivant ! Viens Seigneur Jésus. »
    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org


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  • Veillée pascale

    Abbé Jean Compazieu


    Veillée Pascale

     

    benitier.jpgTextes bibliques : Lire


    Nous venons d’écouter longuement la Parole de Dieu. L’Ancien et le Nouveau Testament ont touché nos oreilles. Le Seigneur a voulu nous faire connaître ses hauts faits. Ecouter l’Ecriture Sainte est bien plus que la communication de faits et d’événements mis par écrit sur du papier. Chaque fois, nous avons répondu « Nous rendons grâce à Dieu » ou encore « Louange à toi, Seigneur Jésus ». Nous avons reconnu dans ces textes que Dieu est présent dans notre monde et dans l’histoire humaine.  

    Nous remercions Dieu de nous avoir fait passer la Mer Rouge – oui, je dis bien « nous », car saint Paul nous a rappelé que dans le baptême nous participons sacramentellement à la mort et à la résurrection du Christ. En ce temps de Pâques, des enfants et des adultes vont être baptisés. Etre plongé avec tout son corps dans l’eau lors de son baptême, cela a une autre signification symbolique que verser quelques gouttes d’eau sur le front ou la tête.

    L’Apôtre Paul évoque certainement le baptême par immersion, car l’immersion est comme une expérience de mort et sortir de l’eau est sans doute vécu comme une expérience de vie. « Frères, nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. » Et nous sommes appelés à une nouvelle vie. Saint Paul dit : « Si nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi. »

    Nous participons donc à la résurrection du Christ. La toute-puissance de Dieu fait également de nous des hommes nouveaux. Etre un homme nouveau, c’est ne plus être esclave du péché, c’est vivre dans une nouvelle liberté, c’est vivre avec le Christ. Personnellement, j’ai vu dans le Carême un chemin vers des retrouvailles avec la liberté que le Christ nous a acquise. Je voudrais que, pour nous tous, la veillée pascale, avec ses lectures et ses rites, soit une fête qui confirme la liberté reçue au baptême. « Lui qui est vivant, dit saint Paul, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ. »

    Nous allons bientôt poursuivre la célébration de la veillée. Il s’agit d’un des plus beaux offices de toute l’année liturgique. Nous touchons les fondements de notre être chrétien, car nous célébrons le mémorial de la mort et de la résurrection du Christ dans un contexte particulier. L’Evangile de la résurrection selon saint Mathieu a une particularité par rapport aux autres. Mathieu nous fait en quelque sorte assister à la résurrection du Crucifié. Cela commence avec un grand tremblement de terre. L’Ange du Seigneur est là et roule la pierre. Cette pierre, c’est celle de tous nos enfermements, nos égoïsmes, notre péché. Cet événement de la résurrection nous rappelle que la mort et le péché ne peuvent avoir le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer à sa victoire.

    Cette célébration va se poursuivre par la bénédiction de l’eau qui servira pour les baptêmes. Par ce sacrement, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. C’est ce que va nous rappeler l’aspersion. Mais pour bien manifester que nous voulons nous attacher au Christ, nous allons confesser la foi de notre baptême et manifester notre désir de vivre d’une vie nouvelle.

    Oui, béni-sois-tu, Seigneur, pour cette merveille de ton amour. Garde-nous dans l’émerveillement de cette nuit et dans la joie de nous savoir aimés de toi. Amen

    source http://dimancheprochain.org


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  • Vendredi Saint

    Abbé Jean Compazieu

    Vendredi Saint


    Christ Textes bibliques : Lire


    En ce Vendredi Saint, notre regard se porte vers la Croix du Christ. Cette croix symbolise la souffrance de l’homme, notre souffrance. Pour beaucoup, elle s’appelle longue maladie, souffrance, échec, violence, le deuil. Mais la croix du Christ n’est pas une croix comme les autres. Elle est pour tous les hommes et pour chacun absolument UNIQUE. Elle est notre unique espérance parce qu’elle est la victoire de l’amour. En ce Vendredi Saint, nous ne célébrons pas la souffrance ni la mort. Nous célébrons le signe de l’immense amour de Jésus Christ et de Dieu notre Père pour tous les hommes sans exception. Ce n’est pas une croix ignominieuse, c’est une croix glorieuse, c’est la Croix de l’Amour.


    La croix du Christ, signe d’amour et signe de notre salut, reste pour chacun de nous un mystère. Il n’est pas facile de l’accueillir en vérité surtout si nous connaissons la morsure de la souffrance. Quand tout va bien, quand la réussite, le succès et la santé sont au rendez-vous, il est assez facile de chanter la croix victoire de l’amour. Mais quand le Seigneur nous invite à Gethsémani, nous reconnaissons bien vite nos limites. Alors que faire en ce Vendredi Saint ?


    Pour  progresser dans l’intelligence du mystère de la croix, il ne suffit pas d’acclamer la croix ou de la vénérer. Le plus important c’est de prendre modèle sur le Christ : Il n’a pas attendu le Calvaire pour donner sa vie. Il l’a fait jour après jour au hasard des rencontres, chaque fois qu’il s’est mis au service des petits, des malades et des pauvres.

    En ce Vendredi Saint, les uns pour les autres, nous prierons l’Esprit Saint pour qu’il ouvre chacun de nos cœurs à l’intelligence de plus en plus grande de ce mystère d’amour qu’est le mystère de la Croix. Et c’est alors seulement que nous pourrons chanter en toute vérité : « Victoire ! Tu règneras. O croix, tu nous sauveras. »

    source http://dimancheprochain.org


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  • Jeudi Saint

    Abbé Jean Compazieu

    Jeudi Saint


    jeudi saintTextes bibliques : Lire

    Les lectures de ce soir du Jeudi Saint nous décrivent deux repas : celui des Juifs qui faisaient mémoire de la libération d’Egypte, puis celui du Jeudi Saint, au cours duquel Jésus se désignait comme le libérateur définitif. La messe du Jeudi Saint et les célébrations de ces trois jours réinstallent dans le monde la libération. Elles nous rappellent que nous sommes « appelés à la liberté. »

      

    Avec l’Evangile, nous sommes mis en présence du Christ qui lave les pieds de ses disciples. Il se met à nos pieds pour accomplir le geste qui, normalement était confié à l’esclave. A l’heure où nous le lâchons, il nous fait les plus grands cadeaux. L’eau qu’il utilise devient un symbole fort qui nous rappelle le baptême. Nous sommes plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Nous ne sommes plus appelés serviteurs mais enfants de Dieu.

    Cet évangile nous montre donc un Dieu en tablier. Il est à l’opposé de l’image que, trop souvent, nous nous faisons de lui. Ne lui prêtons pas la volonté de nous dominer. Il n’est pas un dieu souverain mais le Dieu serviteur des hommes, pas un Très-Haut mais le Très-bas. Ce qui aurait été normal, c’est que Jésus se fasse laver les pieds. Or c’est tout le contraire qui se passe. Lui, le Maître et Seigneur, se met à genoux devant ses disciples. Il voulait leur faire comprendre jusqu’où allait son amour. Il voulait leur montrer qu’il les aimait assez pour se mettre à leur service.

    Et Jésus termine en disant : « c’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez comme j’ai fait pour vous. » Les disciples n’ont certainement pas compris sur le coup. Ce que Jésus nous demande, et que Pierre a eu du mal à accepter, c’est de nous laisser aimer par lui ; c’est là un premier point. Il nous demande surtout d’aimer comme lui, avec la même radicalité et le même absolu. Le disciple doit lui aussi se mettre en tablier pour servir ses frères. Comme Jésus, nous avons à les rejoindre au plus bas de leur fragilité en les considérant comme supérieurs à nous-mêmes. Bouleversés de voir le Christ en tablier, les disciples peuvent aussi devenir bouleversants.

    Chacun de nous pense à des personnes qui expriment leur foi par le service de leurs frères. Pas seulement Mère Teresa, mais aussi des personnes proches de nous : les éducateurs qui font souvent preuve d’une grande patience, les animateurs d’associations qui donnent beaucoup de leur temps, les soignants qui se dévouent sans bruit auprès des malades. Les exemples ne manquent pas… Toutes ces personnes et bien d’autres nous montrent que le Christ fait passer de la mort à la Vie.

    En ce jeudi saint, nous sommes invités à élargir notre regard à la dimension de celui de Jésus, un regard solidaire de tous ceux qui nous entourent, en particulier ceux qui sont bouleversés par les catastrophes au Japon, les victimes de la haine et de la violence des hommes, les victimes de la précarité et de l’exclusion. L’Eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche trouve son accomplissement quand elle est suivie du service du frère. Faire mémoire du Christ c’est aussi le suivre dans ce don qu’il fait de lui-même jusqu’au sacrifice de sa vie car « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie.

    Ce soir, nous te prions, Seigneur, pour ton Eglise. Rends-la servante et pauvre. Qu’elle connaisse la joie de tout donner. Amen

      D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org


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  • Dimanche des Rameaux et de la Passion

    Abbé Jean Compazieu


    christ-croix.jpgTextes bibliques : Lire


    En ce début de la Semaine Sainte, nous voici parvenus à l’heure de la Pâque du Christ. Il sait que son heure est arrivée. Ce sera pour lui l’heure de la sortie de ce monde et de son retour vers le Père à travers sa mort et sa résurrection. Lui, le Fils de Dieu, a voulu vivre dans la vérité de sa condition humaine : Il a connu la souffrance, l’humiliation, l’angoisse face à la mort : Sur la croix, nous l’avons entendu pousser ce grand cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ces paroles sont tirées du psaume 121 qui se termine par un cri de confiance : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. »


    Dans ce récit de la Passion, nous voyons que c’est librement qu’il se laisse arrêter. Il avait toujours refusé d’être un roi de ce monde. Aujourd’hui, c’est sa dernière montée à Jérusalem ; et il vient lui donner une solennité particulière. C’est un signe qu’il nous adresse. Cette entrée solennelle dans la ville sainte annonce celle de son retour vers le Père, la Jérusalem d’en haut. Il y sera acclamé par tous ceux qu’il sauve et qu’il conduit vers lui. Nous sommes tous appelé à faire partie de cette foule immense qui acclame son Sauveur.


    En ce jour, nous suivons le Christ qui entre dans le drame de sa Passion et de sa mort. Il a besoin de nous pour veiller avec lui, même si c’est une petite heure. Il a besoin de Simon de Cyrenne pour porter toutes les croix de l’humanité souffrante. Il a besoin de centurions pour le reconnaître comme Fils de Dieu. Vivre cette semaine sainte, c’est un engagement de tous les jours et de tous les moments.


    Le récit de la Passion que nous venons d’écouter s’arrête au tombeau bien gardé. Mais la mort n’aura pas le dernier mot. Avec les femmes et les apôtres qui ont vu Jésus ressuscité, nous sommes envoyés pour être les témoins de la vie plus forte que la mort. C’est ainsi que nous sommes appelés à suivre Jésus jusqu’au bout, jusque dans sa mort sur la croix. Alors, n’ayons pas peur de dire à notre monde que la violence, la souffrance et la mort n’auront pas le dernier mot. Nous sommes tous destinés à la Vie.


    Alors oui, nous te prions, Seigneur, accompagne-nous chaque jour à travers les joies et les difficultés de la vie que nous voulons vivre en lien avec toi et nos frères et sœurs pour les siècles des siècles. Amen

    Source http://dimancheprochain.org


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