• Jour de Noël 2010

    Abbé Jean Compazieu - 24-25 décembre 2010 
    Le Verbe s’est fait chair


    creche.jpg Textes bibliques : Lire (messe du jour)


    En cette fête de Noël, nos églises accueillent des personnes d’origine différentes. Nous n’avons peut-être pas tous la même foi. Certains viennent à la messe régulièrement, d’autres de façon épisodique, d’autres encore très rarement. Mais l’important, c’est que chacun, quel qu’il soit, se sente vraiment accueilli. La bonne nouvelle s’adresse à tous sans distinction, riches et pauvres, malades et bien portants, enfants, jeunes et adultes. Celui que nous fêtons en ce jour accueille tous ceux qui viennent à lui, ceux qui prient beaucoup tous les jours et ceux qui se tournent vers lui au dernier moment.


    Si nous sommes venus ici dans cette église, c’est pour répondre à l’appel d’un enfant. Il nous fait comprendre à tous qu’il nous attendait. Sa naissance a été pour le monde le point de départ d’une grande espérance ; d’ailleurs, il nous est dit : Ne craignez pas, ne soyez pas dans la tristesse, réjouissez-vous. Le message de l’ange est un appel à la joie ; cette joie n’est pas pour nous seuls ; elle est pour tout le peuple. En ce jour de Noël, nous devons nous réjouir pour nous et pour tous les autres. Noël, c’est une lumière qui s’est levée dans les ténèbres. Elle jaillit dans les épreuves de l’existence. Pour tous, elle est source de vie, d’espérance et d’amour.


    Pour nous sortir de la tristesse, Dieu n’a rien trouvé de mieux que la naissance d’un petit enfant. Rien ne le distingue des autres, mais l’évangile nous le présente comme celui qui fait miséricorde et qui donne accès au seul vrai bonheur, celui qui est en Dieu. En lui, c’est la vie qui est venue à nous pour que nous vivions. Il vient nous apprendre que nous sommes appelés à vivre avec lui pour toujours. Plus tard, il nous dira qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller vers le Père.


    Cette nuit, nous avons entendu la bonne nouvelle proclamée par l’ange : « Il vous est né un Sauveur ». Sauver c’est libérer, protéger, racheter, guérir ; c’est ramener quelqu’un loin du danger. Nous n’aurons jamais fini de découvrir les multiples aspects de cet amour de Dieu pour l’humanité. Cette promesse de salut était envisagée dès le commencement du monde. Ce rendez-vous a été transmis de génération en génération tout au long de l’histoire au peuple juif. Et voici que cette promesse s’accomplit à Noël. Dieu vient dire au monde : « Me voici ! »


    Et c’est la naissance de Jésus à Bethléem, la splendeur de ce petit enfant couché dans une crèche. Il est le Verbe existant de toute éternité. Un feu d’amour vient éclairer la terre. Il vient bousculer tous nos égoïsmes. En lui, c’est Dieu qui se donne ; il se rend accessible à tous. Nous ne devons pas le chercher dans les nuages ni à l’autre bout du monde. Il est là présent au cœur de nos vies ; il nous donne sa Parole, son Verbe, son Fils. Il se donne à la hauteur de nos visages et de nos mains. Petit enfant, il se confie vraiment entre nos mains, dans un don humble et total.


    Cet ainsi que Dieu vient dans cet enfant que personne n’attendait et que personne ne reconnaît. Avant sa naissance, on disait que le ciel s’était fermé ; Dieu ne communiquait plus avec les hommes. Ces derniers étaient abandonnés à leur propre sort. Les hommes pieux d’Israël affirmaient qu’il n’y avait plus de prophète. A leur décharge, il faut savoir qu’ils attendaient un Messie glorieux qui sauverait le monde. Ils ne pouvaient pas le reconnaître dans ce petit enfant. Aujourd’hui aussi, beaucoup de ceux qui fêtent Noël ne pensent plus au nouveau-né de la crèche.


    L’évangile de saint Jean vient répondre à ce questionnement des gens de Palestine et aux nôtres. Non, les hommes ne sont pas abandonnés. Les catastrophes et les calamités qui frappent notre monde ne peuvent nous éloigner de son amour. Dieu nous parle. Il nous rejoint au cœur de nos vies. Nous sommes peut-être un peu surpris par l’austérité de l’évangile que nous venons d’écouter. Il ne parle plus du petit bébé de la crèche, ni de la lumière céleste, ni des bergers, ni des anges qui proclamaient la paix. Nous sommes devant un texte plus aride et plus abstrait. Il nous invite à méditer sur le Verbe de Dieu qui est la vraie Lumière. Et surtout, il nous annonce que Dieu intervient dans l’histoire des hommes en nous envoyant son propre Fils.


    Ce Fils que nous accueillons, c’est le Verbe, la Parole de Dieu incarnée. Il peut nous parler du Père parce qu’il le connaît, il peut nous dire sa volonté, son plan d’amour pour les hommes. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. » Il prend notre condition humaine et notre fragilité. Il partage notre vie en tout, sauf le péché. Nous sommes tous dépassés par l’immensité de cet amour de Dieu pour l’humanité. Nous ne pouvons que nous émerveiller et lui rendre grâce pour cette merveille.


    Seigneur Jésus, tu as pris notre humanité pour nous faire participer à ta divinité. Nous voulons t’accueillir dans la joie et nous laisser renouveler par toi. Nous te confions toutes nos parts d’ombre et de désespoir. Nous avons la ferme certitude que tu nous reettras sur la voie du Salut, dans la joie et la paix. Amen


    d’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 4ème dimanche de l’Avent - 19 décembre 2010

    Abbé Jean Compazieu 


    Emmanuel, Dieu avec nous


    Bougie-de-l-Avent.jpg Textes bibliques : Lire


    En ce 4ème dimanche de l’Avent, la liturgie nous propose deux récits d’Annonciation. Nous avons d’abord celui de la première lecture. Nous sommes au 4ème siècle avant Jésus Christ. La situation du peuple d’Israël est de plus en plus dramatique. Il est menacé de partout par des armées étrangères. Le roi Acaz qui règne sur Jérusalem est tout jeune ; il n’a que vingt ans. Le prophète Isaïe vient l’inviter à se tourner vers le Seigneur et à lui demander un signe. Il voit bien que le jeune roi a choisi son camp. Il a abandonné le vrai Dieu pour se tourner vers ceux des païens et s’attirer leur faveur. Mais ces dieux païens ne sont rien. Le prophète Isaïe est là pour rappeler au roi et à chacun d’entre nous qu’il doit revenir vers le seul vrai Dieu. C’est sur lui seul qu’il nous faut compter. Ce temps de l’Avent est là pour nous y inviter. 


    Le roi Acaz s’est donc détourné de Dieu. Il a sacrifié son fils aux dieux païens. Mais quoi qu’il arrive, le Seigneur est toujours fidèle à son alliance et il donne un signe venant du ciel : « Voici que la Vierge concevra, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel (Dieu avec nous) ». Pour le jeune roi, c’est une réponse bien dérisoire. Mais rien ni personne ne peut arrêter la réalisation du projet de Dieu. Quand il intervient, c’est toujours avec des moyens que nous n’avions pas prévus. Toute la bible et toute l’histoire de l’Eglise nous montrent que pour transmettre au monde les messages les plus importants, Dieu fait appel à des petits, des pauvres, des ignorants. Ce n’est pas eux qui parlent mais l’Esprit Saint en eux. Dans l’évangile des béatitudes, le Christ nous dit : « Heureux les pauvres de cœur », ceux qui ne sont pas imbus de leurs richesses et de leur savoir mais qui sont entièrement réceptifs au don de Dieu. Le Royaume des cieux est à eux.


    Cette annonce de la venue d’Emmanuel, nous la retrouvons dans l’évangile de ce dimanche. C’est le message de l’ange à Joseph. Il est invité à prendre chez lui Marie son épouse : « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ». Dans la première lecture, nous avons vu Acaz prendre la parole pour se moquer de Dieu qu’il a trahi. Pour Joseph, c’est le contraire : il reste silencieux et il s’engage su la Parole de Dieu. Il est le seul à avoir l’humilité qui plaît à Dieu. Il a renoncé à tout mais Dieu lui donnera le fils que le monde attend, celui qui sauvera tous les hommes de leurs péchés.


    C’est cette venue de Jésus que nous allons fêter le jour de Noël. Il ne s’agit pas seulement d’un anniversaire. Vivre Noël, c’est accueillir Jésus dans notre vie chaque jour. Le Cardinal Eyt, archevêque de Bordeaux, disait que « nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ, mais deux mille ans avec lui. Fêter la naissance de Jésus, sa vie, sa mort, sa, résurrection c’est accueillir la nourriture qui nous est donnée pour notre foi. Tout au long de l’année liturgique et tout au long de notre vie, nous sommes invités à renouveler et à approfondir ce qui nous fait vivre : Jésus Christ est le vrai Messie, le seul sauveur de tout le peuple. L’évangile nous dit qu’il part à la recherche de la brebis égarée. En fait, ce n’est pas seulement la brebis qui est en perdition mais des troupeaux entiers. Le Christ veut les sauver tous et il compte sur nous pour participer à cette mission.


    En ce jour, nous pouvons manifester toute notre reconnaissance à Joseph. C’est aussi grâce à lui que nous pouvons proclamer notre foi. L’évangile selon saint Matthieu nous dit qu’il était « un homme juste ». Comprenons bien. Ici le mot « juste ne signifie pas seulement « équitable ». Joseph qui était charpentier avait l’habitude de veiller à ce que toutes les pièces soient bien ajustées les unes aux autres. C’est toute la solidité de l’ouvrage qui en dépendait. Eh bien ! Saint Joseph c’est laissé « travailler » par l’Esprit Saint pour devenir de plus en plus « ajusté » à la volonté de Dieu. Il était prêt à correspondre à la mission que Dieu voulait lui confier.


    En ce 4ème dimanche de l’Avent, nous prenons du temps pour le silence et l’écoute de l’Esprit Saint. C’est dans la prière et le recueillement que nous pourrons, nous aussi, nous ajuster à la volonté de Dieu et participer à son projet. Comme Joseph, nous apprenons à nous faire les serviteurs d’un mystère qui nous dépasse. Comme lui, le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les paroles qu’il nous adresse sont celles de la « Vie Eternelle ».


    La mission de l’Eglise, notre mission à tous, c’est d’annoncer la bonne nouvelle de « Jésus Christ, notre Seigneur ». Nous le faisons en nous approchant au plus près de sa Parole et en nous laissant surprendre par elle. Cela concerne chacun d’entre nous. L’important, ce n’est pas notre faiblesse mais le Christ qui est au milieu de nous. C’est lui que nous célébrons dans chaque Eucharistie. Nous lui rendons grâce car il est déjà dans nos cœurs « Dieu avec nous ». Il est celui qui nous fait entrer dans l’alliance définitive entre l’homme et Dieu. Et il nous confie cette mission : faire triompher l’amour sur la haine, la tendresse sur l’indifférence. Alors, plus que jamais, nous le prions : « O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! » Amen


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 3ème dimanche de l’Avent

    Abbé Jean Compazieu - 12 décembre 2010

    La Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres…


    Textes bibliques : Lire


    Parole-et-lampion.jpgDimanche dernier, nous avons entendu la prédication de Jean Baptiste. Son message était dérangeant pour les autorités en place. Comme cela arrive souvent en pareille circonstance, il a été arrêté et mis en prison. N’ayant plus aucun contact avec ce Jésus qu’il annonçait, il ne pouvait que s’appuyer sur ses disciples. Il était de plus en plus intrigué car ce qu’il entendait dire de lui ne correspondait pas à ce qu’il avait annoncé. Rappelons-nous : Jean Baptiste avait présenté « celui qui vient » comme un juge redoutable, avec la hache à la main pour déraciner les pécheurs et les jeter au feu. La seule issue pour échapper à cette catastrophe, c’était de recevoir le baptême qu’il proposait. Ce n’était pas encore le baptême chrétien mais simplement le signe d’un engagement résolu vers la conversion. 


    Or, avec Jésus, c’est tout autre chose qui se passe. Nous sommes loin du jugement redoutable. Au lieu d’utiliser la manière forte, il se proclame « doux et humble de cœur ». Il fait bon accueil aux pécheurs et il va jusqu’à leur pardonner. Alors, Jean Baptiste ne comprend pas. Il est complètement désemparé par cette attitude de celui qu’il avait annoncé. Et c’est pour cette raison qu’il envoie ses disciples pour leur poser la question de confiance : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?


    En écoutant cette question de Jean Baptiste, chacun de nous peut penser à ceux qui doutent, ceux qui sont dans l’épreuve. Beaucoup sont désemparés par la violence, les catastrophes, la pauvreté grandissante. Alors, nous entendons cette question : Où est-il votre Dieu ? que fait-il ? Et c’est à ce moment-là qu’il nous faut ouvrir nos yeux et surtout notre cœur : non Dieu n’est pas absent. Il est présent dans tous les gestes de partage et de solidarité. Il est là quand on va visiter une personne malade. Quand des familles font un chemin de réconciliation, c’est lui qui est là. Quand des SDF sont mis à l’abri du froid, c’est encore lui.


    Et c’est là qu’il nous faut réentendre la parole de Jésus : « Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Ces aveugles qui retrouvent la vue, ce sont ceux qui étaient aveuglés par la haine ou l’indifférence. Ils étaient fermés à Dieu et aux autres. En accueillant dans leur vie celui qui est « la Lumière du monde », ils apprennent à voir les autres avec le regard même de Dieu, un regard plein d’amour et de miséricorde. Eux qui étaient « boiteux » peuvent aller vers leurs frères et surtout se mettre en route à la suite du Christ vers le Père. Les sourds entendent les appels du Christ à se convertir, à revenir à Dieu et à aller vers les autres. La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres : Désormais ils ne sont plus des exclus. Ils sont enfants de Dieu au même titre que les autres et ils retrouvent toute leur dignité.


    Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à réaliser des merveilles pour les hommes et les femmes de ce temps. Il vient nous guérir de la lèpre du péché et nous apporter la vie qui n’aura pas de fin. Sa venue a été pour notre monde le point de départ d’une grande espérance. C’est une réponse à tous les pessimistes qui ne voient que le mal. Tout l’évangile nous dit que Dieu n’abandonne pas son peuple. Il nous invite à nous laisser conduire par lui en toute confiance. Il attend de nous que nous lui ouvrions les mains pour tout recevoir de lui. A notre tour, nous pourrons les tendre pour partager avec ceux qui nous entourent. Avec lui, nous pourrons nous faire le prochain de celui qui a faim et froid, celui qui est seul et qui compte sur une main tendue. C’est à nous de faire marcher les boiteux, d’éclairer les aveugles, de donner la parole à ceux et celles qui ne l’ont jamais. C’est à nous de servir les pauvres et de leur annoncer la bonne nouvelle.


    Jean Baptiste était tout orienté vers la venue du Messie puis il s’est retiré pour donner toute sa place à Jésus : « il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. » Aujourd’hui, nous pensons à tous ceux et celles qui ont parlé et agi au nom du Seigneur. Beaucoup ont quitté leur famille et leur pays pour proclamer que Jésus Christ est Seigneur. Certains l’ont fait au péril de leur vie. Notre mission de chrétiens baptisés et confirmés nous provoque nous aussi à aller vers les autres et à œuvrer pour faire advenir le Royaume de Dieu. Dans ce Royaume, tous, grands et petits, bien portants et malades, étrangers et orphelins, prendront place au même festin sans distinction.


    Jésus Fils de Dieu, nous te rendons grâce : chaque dimanche, tu es notre Noël, car chaque dimanche, tu viens partager notre vie. C’est toi que nous allons recevoir comme l’Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu avec l’humanité. Béni sois-tu pour cette tendresse que tu ne cesses de nous manifester. Amen


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 2ème dimanche de l’Avent

    Abbé Jean Compazieu - 5 décembre 2010

    Jean-Baptiste.jpg Préparez le chemin du Seigneur


    Textes bibliques : Lire


    L’évangile de ce dimanche nous rapporte la prédication de Jean Baptiste le précurseur. Il annonce un message très important qui concerne le Royaume de Dieu tout proche. Mais alors, pourquoi avoir choisi le désert et non le Centre ville ou un lieu de grands passages ? Le désert c’est le lieu de l’aridité ; rien n’y pousse ; c’est aussi le lieu de tous les dangers pour celui qui ose s’y aventurer ; on peut y mourir de faim et de soif. De plus, nous savons aussi que le désert c’est aussi le lieu des enlèvements et des prises d’otage.


    Mais en ce dimanche, la Parole de Dieu vient nous rappeler un point absolument essentiel : Dans le monde de la Bible, le désert c’est le lieu de la conversion. Il suffit de relire le livre de l’Exode pour s’en rendre compte. Comme les hébreux, nous sommes invités à découvrir que c’est le lieu de passage obligé pour celui qui veut renouveler sa foi en Dieu. Il nous faut aller au désert pour accueillir Celui qui doit venir. La question n’est pas d’aller dans le désert de la Judée ni celui du Sahara. Ce qui nous est proposé, c’est de nous retirer loin des bruits de ce monde, loin des sollicitations publicitaires qui ont tendance à prendre une place de plus en plus envahissante dans notre vie. Aller au désert, c’est nous dépouiller de toute chose superficielle pour ne retenir que l’essentiel. La véritable conversion passe par un dépouillement de notre cœur et de notre esprit.


    Cet appel à nous convertir passe par des choix très concrets : « Aplanissez la route pour Dieu », nous recommande Jean Baptiste. Cela signifie qu’il nous faut faire sauter tous les obstacles qui nous éloignent de la confiance en Dieu, l’indifférence ambiante, la peur de la critique, l’impression que le mal est toujours triomphant. Quand nous lisons les journaux ou quand nous regardons la télévision, nous ne voyons souvent que ce qui va mal, la violence, le racisme, la crise économique. Ce temps de l’Avent nous invite à revenir à l’évangile pour apprendre à voir le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance. Avec le Christ, nous pouvons être sûrs que le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui vaincra.


    « Produisez un fruit qui exprime votre conversion » nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.


    C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons ce qu’il attend de nous. Devant cet amour passionné de celui qui a donné sa vie pour le salut du monde, nous découvrons que nous sommes loin du compte. Il nous faudra bien toute notre vie pour vraiment nous convertir à Jésus Christ. Il ne cesse de nous appeler à marcher à sa suite, mais de notre part, c’est souvent un pas en avant et deux en arrière. Il nous arrive de tomber mais le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous aider à nous remettre en route. Son amour nous est offert une fois pour toutes et rien ni personne ne peut nous en séparer.


    Il ne s’agit donc pas de performances spirituelles à accomplir avec la seule force de notre volonté. Les lectures de ce dimanche nous parlent de l’Esprit Saint et de son action transformante. C’est avec lui et grâce à lui que le désert devient un lieu de rencontre et d’échange, un lieu d’égalité entre tous, un lieu de partage et d’accueil. Quand le Père François a fondé la Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées, il voyait bien le désert de solitude dans lequel des personnes étaient plongées. C’est pour cela qu’il les a encouragées à sortir pour aller vers les autres. Il disait : « La Fraternité c’est un malade qui va vers un autre malade et ensemble, ils vont vers un troisième ». Et ce mouvement s’est étendu comme un feu dans le monde entier.


    C’est dans ces gestes d’amour et de partage que nous reconnaissons la présence et l’action de l’Esprit Saint. Ils sont le signe que Dieu est déjà parmi nous. Nous aussi, nous sommes invités à l’accueillir et à accueillir tous nos frères. En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu. Jean Baptiste a annoncé cette bonne nouvelle mais il n’a pu en voir la réalisation. C’est pour cette raison qu’un jour, Jésus a dit : « Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. (Mt 11, 11)


    En te suivant, Seigneur Jésus, nous sommes plongés dans l’amour de Dieu. C’est mieux que les sacrifices de l’ancienne alliance. Que cette Eucharistie nous permette de partager ce bonheur avec tous ceux qui nous entourent. AMEN


    Jean C. (D’après diverses sources)

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  • 1er dimanche de l’Avent Année A

    Abbé Jean Compazieu - 28 novembre 2010

    Vigilance


    tableau-saints.jpg Textes bibliques : Lire


    Avec ce premier dimanche de l’Avent, nous sommes au début d’une nouvelle année liturgique. C’est comme une nouvelle page de notre vie chrétienne qui s’ouvre. C’est un temps fort de la vie des croyants. Pour le comprendre, il faut se rappeler que ce mot signifie « avènement ». L’avent c’est le temps de la venue. Celui qui vient, c’est Jésus et nous sommes invités à l’accueillir. Nous pensons tous à Noël et nous voulons que cette fête soit aussi réussie que possible. Mais surtout, nous voulons rappeler à ceux qui l’ont oublié que Noël c’est d’abord une fête chrétienne. Tout a commencé avec la venue de Jésus dans notre humanité. Son grand projet c’est de chercher et sauver ceux qui sont perdus. 


    Malheureusement, pour beaucoup, Noël c’est le grand rendez-vous du clinquant, enrobé de sensiblerie. Les vitrines en sont témoins. Ceux qui viennent acheter ont besoin de couleurs, de brillances, d’inhabituel au point qu’il leur faut même une crèche qui se trouve dans les rayons des magasins non loin des peluches de Dysneyland. Or voilà que dans la première lecture, Isaïe nous invite à marcher à la lumière du Seigneur. Il nous faut vraiment retrouver l’essentiel, celui qui peut éclairer notre vie et lui donner tout son sens. Un jour, il a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va au Père sans passer par moi. »


    Le premier dimanche de l’Avent nous renvoie à une autre venue de Jésus, celle de son retour définitif dans la gloire à la fin du monde. Les premières générations de chrétiens pensaient que ce serait imminent. Ils s’y attendaient tous les jours. Mais le temps a passé. Ils ont progressivement compris que ce ne serait pas pour le lendemain. Il ne fallait donc pas rester là « affairés sans rien faire ». Saint Paul leur recommande d’assumer leurs responsabilités et de manger le pain qu’ils auront eux-mêmes gagné. Ailleurs, Jésus nous invite à rester « en tenue de service » et à garder nos lampes allumées, la lampe de la foi, celle de l’espérance et aussi celle de la prière. Tout cela se trouve aujourd’hui résumé dans un mot : VEILLEZ.


    Veiller? C’est être vigilant, prévoyant et attentif ; c’est faire preuve de discernement et prévoir ce qui peut arriver. Nous avons vu ces derniers mois que l’imprévoyance et la passivité ont aggravé des catastrophes et causé de nombreux morts. Nous savons aussi à quel point une distraction peut être dangereuse quand on conduit une voiture ou quand on travaille sur une machine. Il en est de même dans notre relation à Dieu : A l’époque de Noé, « on mangeait, on buvait, on se mariait ». Il n’y avait là rien de mal. Mais on vivait dans l’insouciance. Dieu était le grand oublié. Les gens ne se sont douté de rien jusqu’au jour où le déluge les a tous emportés.


    L’important n’est pas de se demander si le déluge a bien eu lieu mais d’essayer de comprendre ce que veut nous dire ce texte de la Bible. Dieu voit des gens qui passent leur temps à manger, boire et se marier. Ils ne sont finalement préoccupés que par leur vie matérielle. Il n’y a pas de profondeur en eux. Ils ne pensent qu’à l’argent, aux cadeaux de Noël, au réveillon et à tant d’autres choses qui les accaparent. Ils en oublient celui qui vient à eux et ne cesse de frapper à la porte de leur cœur. Dans un monde imprégné par l’indifférence, la sécularisation, l’athéisme ou le fanatisme, nous sommes appelés par Isaïe à marcher « à la lumière du Seigneur.


    C’est vrai que trop souvent, notre vie est engloutie par un déluge d’égoïsme et d’indifférence. Nous assistons à une montée de la violence, du racisme, du chacun pour soi. Le manque de vigilance nous fait oublier Dieu qui est Amour. Il nous met dans un état d’hibernation spirituelle. Le temps de l’Avent est là précisément pour nous réveiller. Saint Paul nous donne un éclairage intéressant sur la manière de veiller. Il nous invite à rejeter les œuvres des ténèbres et à repousser le mal qui risque d’envahir notre vie comme un déluge.


    Veiller c’est agir sur tout ce qui doit changer dans notre vie ; c’est rejeter toutes les formes d’égoïsme et d’indifférence ; c’est renoncer aux comportements qui nous détournent de Dieu et des autres. Mais le plus important, c’est de revêtir le Christ et nous laisser habiller par l’amour et la Lumière qui sont en lui. Noël c’est Jésus qui est venu ; il continue à venir dans notre vie de tous les jours et il reviendra dans la gloire. Il est plus que jamais nécessaire de bien le mettre au centre de notre vie et de notre prière. En fait, il est bien là mais c’est nous qui sommes souvent ailleurs. Nous sommes toujours dehors à nous agiter et à courir dans tous les sens. Ce premier dimanche de l’Avent est là pour nous rappeler que nous sommes fils et filles de Dieu. Cela change tout dans notre vie de tous les jours.


    L’eucharistie qui nous rassemble, c’est encore et toujours le Christ qui vient. Il veut demeurer avec nous jusqu’à la fin des temps. Plus nous participons à l’Eucharistie, plus nous revêtirons le Christ. Il veut que nous soyons avec lui pour le rejoindre dans son éternité. « Donne à tes fidèles, Dieu Tout-Puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur. » Amen


    D’après diverses sources

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  • Fête du Christ Roi de l’univers

    Abbé Jean Compazieu - 21 novembre 2010


    Journée du Secours Catholique (France)


    croix-stylisee.jpg Textes bibliques : Lire


    En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons la fête du Christ Roi de l’univers. C’est aussi pour la France la journée du Secours Catholique. Cette association à but non lucratif a été créée en 1946 par l’abbé Jean Rodhain. Le Secours catholique est surtout attentif aux problèmes de pauvreté et d’exclusion et cherche à promouvoir la justice sociale. Cette journée vient nous rappeler que le Christ n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde qui font peser leur pouvoir sur leurs sujets. Il est un roi serviteur, « doux et humble de cœur ». L’évangile de ce dimanche nous montre un roi couronné d’épines, bafoué et mis à mort sur une croix. Tous les évangiles nous disent que par toute sa vie et jusque dans sa mort, il témoigne d’un Dieu amour. C’est sa manière d’être roi. Un jour il a dit : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »


    Saint Luc nous donne la couleur de cette royauté du Christ : « Une inscription était placée sur sa tête : Celui-ci est le Roi des juifs ». C’était un titre de dérision vis-à-vis de Jésus. C’était également très méprisant pour les juifs de la part de Pilate. Un peuple dont le roi est crucifié comme un bandit n’a pas à faire le fier. Les juifs auraient préféré que Pilate écrive : « Cet homme a dit : Je suis le Roi des juifs ». La nuance est de taille. Et pourtant c’est bien par son sacrifice que Jésus manifeste sa royauté. La croix est le trône où il est librement monté pour dire son amour son amour, non seulement aux juifs mais aussi au monde entier. Car, « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».


    Nous pouvons maintenant regarder quelle est la réponse des hommes : Que fait-on de cette Royauté du Christ ? Dans l’évangile de ce jour, il y a une interpellation qui revient trois fois : « Si tu es le Messie… » Elle vient des chefs religieux, des soldats et enfin de l’un des condamnés à mort. Chacun voudrait que Jésus fasse quelque chose d’extraordinaire pour le sortir de cette situation. Ces paroles rappellent le récit des tentations au désert : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain… Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas… » Mais le Messie n’est pas un magicien. Il ne répond rien aux provocations de ceux qui le mettent en demeure de montrer son pouvoir.


    En lisant cet évangile, nous pensons aux réactions souvent entendues au sujet des victimes de la souffrance, de la misère et des catastrophes en tous genre. Même dans nos quartiers, nos villages, il y a des hommes, des femmes et des enfants qui n’ont pas le minimum pour survivre. A travers eux, c’est toujours le Christ qui est bafoué et rejeté. La tentation est grande de dire : « Si tu es le Fils de Dieu, fais quelque chose. » Quelquefois, nous entendons : « S’il y avait un bon Dieu, il n’y aurait pas tout ce mal et toutes ces souffrances dans le monde. » C’est vrai que devant tant de malheurs, certains se révoltent contre Dieu et finissent par quitter l’Église.


    Mais une fois de plus, Dieu n’est pas un magicien qui va tout résoudre nos erreurs par un coup de baguette magique. Il nous a donné le monde avec tout ce qu’il contient pour que nous puissions vivre heureux. Mais quand les produits de la terre sont achetés à un prix dérisoire aux petits producteurs et revendus au prix fort dans les Centrales, c’est un peu plus de misère dans le monde. Et c’est l’homme qui en est le premier responsable et coupable, pas Dieu. Avant d’accuser Dieu, il serait bon que chacun prenne conscience de ses responsabilités. N’oublions pas qu’à travers les exclus de notre société, c’est le Christ qui continue d’être bafoué et rejeté. Si nous voulons le rencontrer, c’est vers eux qu’il nous faut aller. Et c’est avec eux que nous devons nous engager en lien avec le Secours Catholique. A travers eux, c’est le rendez-vous le plus important de notre vie qui nous attend.


    En nous tournant vers la croix du Christ, nous nous unissons à la supplication du brigand : « Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne ! » Et le Christ intronisé sur la croix le gracie ; il le prend avec lui sur le chemin de la résurrection. Ce condamné a su profiter de la dernière minute pour proclamer la foi qui sauve. Cette bonne nouvelle vaut aussi pour chacun de nous. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire contre les forces du mal et nous introduire dans son Royaume.


    En ce jour, nous nous tournons vers la croix et nous supplions le Seigneur : Souviens-toi de nous dans ton Royaume. Souviens-toi des blessés de la vie, des victimes de la précarité et des famines. Souviens-toi de ceux et celles qui ont tout perdu dans les guerres et les catastrophes en Haïti, en Irak, au Pakistan et ailleurs. C’est auprès d’eux que tu nous attends. Nous venons à toi. Ensemble, nous voulons être témoins de l’espérance et de l’amour. Et nous avons la ferme espérance qu’un jour, tu nous répondras : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ».


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 33ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu | 14 novembre 2010


    Ne vous laissez pas égarer

    Textes bibliques : Lire


    combat-antique.jpg L’évangile de ce dimanche nous parle de la destruction du temple, de guerres et de soulèvements. Ailleurs dans la Bible, nous trouvons des récits sur le déluge, l’esclavage en Égypte, l’exil à Babylone et des persécutions contre les croyants. Actuellement, les médias ne sont pas plus optimistes : tous les jours, il y est question d e prises d’otages, de menaces terroristes, de réchauffement de la planète et de catastrophes en tous genre. Les sectes et les gourous en profitent pour réveiller cette peur du futur qui sommeille en nous. Ils profitent de la crédulité et de la faiblesse des gens pour les dominer et les entraîner vers des voies sans issue.


    Mais le vrai Dieu ne se laisse pas enfermer dans cette image que certains se font de lui. Dans l’évangile de ce dimanche, le Christ nous recommande de ne pas nous laisser égarer par les prophètes de malheur et de ne pas marcher derrière eux. Ces gens qui prétendent parler au nom de Jésus ne représentent qu’eux-mêmes. Si nous voulons reconnaître le Christ ressuscité, il ne faut pas le chercher dans ce qui affole ni dans ce qui dramatise l’histoire. Nous le reconnaîtrons dans la paix qu’il nous donne au milieu des épreuves. Quand tout va mal, il est celui qui nous donne le courage de vivre et de travailler à un monde plus juste et plus fraternel.

    Et pourtant, certaines paroles du Christ ont de quoi faire peur. Il avertit les siens qu’ils seront détestés de tous. Mais si nous regardons les évangiles de plus près, nous voyons bien que lui-même a été détesté à cause de ses engagements. Nous aussi, il nous arrive d’être critiqués à cause de notre foi et de l’amour que nous avons pour le Seigneur et pour les autres. L’Église est souvent tournée en dérision. Alors nous pouvons faire nôtre cette prière de Saint François : « Seigneur, que je ne cherche pas tant à être aimé qu’à aimer. »


    L’important c’est de nous rappeler que l’évangile est une bonne nouvelle, un message d’espérance pour tous les blessés de la vie. il a été écrit pour des communautés de chrétiens qui avaient à subir la persécution et la violence. Saint Luc leur rappelle les consignes de Jésus : Ne vous effrayez pas ! N’ayez pas peur ! Le mal n’aura pas le dernier mot. C’est vrai pour notre monde d’aujourd’hui. Nous n’avons pas à nous inquiéter des turbulences de notre monde. Le Christ lui-même nous a donné l’exemple : dans les guerres et les troubles qui se succèdent en Palestine, il a fait preuve d’une confiance et d’une liberté surprenantes. Cela l’a conduit jusqu’à la mort sur une croix. Ses adversaires croyaient en avoir fini avec lui. Mais en ressuscitant d’entre les morts, il est vivant pour toujours. Il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Rien ni personne ne pourra nous séparer de son amour.


    Les lectures bibliques de ce dimanche visent donc à réveiller notre foi. Trop souvent, nous ne voyons que ce qui va mal dans nos paroisses. On se lamente mais on ne bouge pas. Le Christ nous invite aujourd’hui à vivre une vie digne de l’alliance dans laquelle nous sommes engagés. Quand nous regardons vers la croix, nous comprenons qu’il s’est donné entièrement et jusqu’au bout. C’est sur cette route que nous sommes invités à le suivre. Les épreuves seront au rendez-vous. Mais ceux qui les endureront au nom du Christ seront sauvés. C’est là que le Seigneur nous attend pour témoigner de l’espérance qui nous anime. Inutile de chercher les mots : Le Seigneur lui-même s’en charge. Et là, nous en avons de nombreux exemples : Bernadette de Lourdes qui était la plus ignorante de sa ville a eu des réponses extraordinaires devant les policiers qui l’interrogeaient. Si Jésus nous envoie son Esprit Saint, c’est pour que nous puissions témoigner de la foi et de l’espérance qui nous animent.


    Alors que l’évangile nous parle de guerres et de détresses, le psaume nous invite à la louange : « Acclamez le Seigneur car il vient. » En ce dimanche, nous nous unissons tous à cette action de grâce car le Seigneur nous rejoint au milieu des drames qui frappent notre monde. Même à travers la mort, nous sommes assurés de rester vivants de la vie de Dieu. Et quelles que soient les persécutions, rien n’empêchera la Parole de Dieu de progresser. En ce dimanche, nous sommes venus vers le Seigneur. Nous voulons l’accueillir et lui donner la première place dans notre vie. C’est avec lui que nous pourrons travailler à la construction d’un monde plus humain.


    Oui, Seigneur, tu es là au cœur de nos vies. Pour toi, nous restons en éveil car « c’est un bonheur durable de servir constamment le créateur de tout bien ». Élargis nos cœurs aux dimensions du tien. Que par notre prière, nos paroles et notre solidarité, nous soyons de vrais témoins de l’espérance qui nous anime. Amen


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 32ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu | 7 novembre 2010

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    Le Dieu des vivants


    Textes bibliques : Lire


    Tout au long de ce mois de novembre, nous prions pour nos défunts. Nous nous sommes rendus au cimetière pour un temps de recueillement et de prière. Beaucoup ont également demandé que des messes soient célébrées pour ceux et celles qui nous ont précédés. En nous rassemblant à l’église, nous les confions tous au Seigneur. Nous pensons aussi à toutes les victimes des guerres, des violences, des catastrophes et de la misère. Ce qui motive notre prière, c’est notre foi en la résurrection. C’est précisément la bonne nouvelle que nous avons entendue dans l’évangile de ce dimanche : « Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. »


    Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes habitués à entendre ce message sur la résurrection. Il fait partie de notre foi. Mais à l’époque de Jésus, on était divisé à ce sujet. Les pharisiens l’acceptent. Mais les sadducéens, plus conservateurs, la refusent parce qu’elle n’est pas inscrite dans la loi de Moïse. Ces derniers veulent confondre Jésus en lui présentant une situation surréaliste. C’est l’histoire de cette femme qui a épousé sept frères dans l’espoir de donner une descendance au frère aîné défunt. De qui sera-t-elle l’épouse lors de la résurrection des morts. En posant cette question, les sadducéens cherchent à mettre en avant le ridicule de cette croyance.

     

    La réponse de Jésus est double ; tout d’abord, il leur dit que dans l’au-delà, les relations conjugales et la génération humaine sont dépassées. Il n’est plus question de concevoir la vie future de manière terrestre et matérielle ; c’est ce que nous lisons dans l’évangile de ce jour : « Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. »


    Puis vient l’argument en faveur de la résurrection. Pour cela Jésus s’appuie sur la révélation de Dieu à Moïse : Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. A la suite de ces patriarches et de bien d’autres croyants, nous sommes appelés à une vie nouvelle que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Ce monde nouveau n’est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est tout autre. C’est de cela que nous devons nous rappeler chaque fois que nous nous rassemblons à l’église pour des funérailles et aussi chaque fois que nous évoquons le souvenir de nos défunts.


    La foi en la résurrection est vraiment au cœur de l’évangile. Elle en est l’élément central. Au matin de Pâques, les femmes n’ont trouvé qu’un tombeau vide. Personne n’a assisté à la sortie de Jésus de son tombeau ni à sa résurrection. Personne ne sait ce qui s’est passé entre la mise au tombeau et le matin de Pâques. Les évangiles nous rapportent seulement les apparitions de Jésus ressuscité aux uns et aux autres dans les jours qui ont suivi « le premier jour de la semaine. » Des femmes ont été les premières à témoigner par leur parole du tombeau vide et de l’absence de celui qu’elles avaient accompagné sur les routes de Palestine. Elles ont été les premières messagères de la victoire de Jésus. Un ange les avait chargées de retourner à Jérusalem pour annoncer cette bonne nouvelle : « Il est vivant, il a vaincu la mort ».

    Notre foi en la résurrection est donc fondée sur une parole. Il s’agit de la parole de ces femmes qui ont trouvé le tombeau vide mais aussi celle des apôtres qui l’ont vu vivant et ont témoigné jusqu’au martyre. Si nous croyons, c’est parce que nous faisons confiance à cette parole. Depuis vingt siècles, elle a fait vivre des hommes, des femmes et des enfants. Beaucoup ont préféré mourir plutôt que de la renier. L’important c’est que nous ne cessions de faire confiance en celui qui a dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra éternellement. »


    Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul s’adresse précisément à des chrétiens persécutés. Il leur rappelle qu’ils ne sont pas seuls. Dieu est là pour les réconforter, leur donner courage dans les épreuves. Sa fidélité nous est acquise une fois pour toutes. Il ne cesse de raviver l’espérance de son peuple. Saint Paul nous invite à persévérer dans la foi en évitant tout désordre. Chaque jour, nous sommes invités à raviver notre espérance dans la prière. Nous mettons toute notre confiance dans le Christ et nous gardons la certitude de l’amour de Dieu pour chacun de nous.


    Ce trésor de la résurrection, nous ne pouvons pas le garder pour nous. Comme les apôtres au matin de la Pentecôte, il nous faut le transmettre, le crier au monde entier. Actuellement, certains occidentaux se tournent vers la « réincarnation » pour se donner une seconde chance de « réussir » leur vie. Cette théorie ne fait pas partie de la foi des chrétiens. Il n’est pas question d’un retour à la vie terrestre mais d’une vie en Dieu. Au-delà de la mort, nous serons vivants en Dieu. Nous n’avons aucun mot pour expliquer cette nouvelle manière d’être. Simplement, nous faisons confiance en l’Amour qui aura le dernier mot.


    Dieu de la vie, tu fais de nous des vivants. Lorsque la souffrance et le découragement nous atteignent, montre-nous le chemin de la Vie, car personne ne peut aller vers le Père sans passer par toi.

    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 30ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu | 24 octobre 2010


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    Notre prière…


    Textes bibliques : Lire


    L’évangile de ce dimanche nous montre Jésus qui parle en paraboles. L’autre jour au catéchisme, nous avons demandé aux enfants s’ils savaient ce qu’est une parabole. Et bien sûr, la réponse a été immédiate : « C’est pour montrer une image à la télévision. » Ils avaient tout à fait raison. Les paraboles de l’évangile, c’est un peu cela. Mais au lieu de montrer des images, elles révèlent un message. Pour se faire comprendre, Jésus utilise des scènes de la vie de son époque, le semeur, la graine de sénevé, le berger, le fils perdu et retrouvé… Le but de ces paraboles c’est de nous faire passer un message important. 


    Aujourd’hui, c’est l’histoire d’un pharisien et d’un publicain. Tous deux montent au temple pour prier. Mais dans leur prière, nous voyons deux attitudes différentes : le pharisien ne parle que de lui-même et de ses mérites. Et lorsqu’il évoque le publicain, c’est pour se vanter encore plus. Si Jésus prend cet exemple, c’est pour s’adresser à « certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres. » Ils sont toujours bien présents dans notre monde ceux et celles qui sont atteints par ce virus. Nous en faisons tous plus ou moins partie. C’est à tous et à chacun de nous en particulier que le Seigneur s’adresse.


    Et pourtant, il y avait du bon dans la vie de ce pharisien. C’était un homme pieux et fidèle à la loi de Moïse. Son intention était bonne. Nous pouvons prendre exemple sur sa générosité. Ce qu’il dit, il le fait. Mais le problème de ce pharisien, c’est qu’en rejetant le péché, il rejette aussi le pécheur. En agissant ainsi, il se met en opposition avec le Christ qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. La démarche de ce pharisien n’est pas une vraie prière car elle est trop imbue d’orgueil. Au lieu de se tourner vers Dieu, il ne fait que se contempler lui-même. La seule chose qui l’intéresse, c’est de mettre en avant ses mérites.


    A l’opposé du pharisien, nous avons le publicain. Voilà un homme détesté de tous à cause de sa collaboration avec les soldats romains qui occupent le pays. Sa mission est de collecter les impôts pour l’occupant. Et nous savons aussi que ceux qui exerçaient ce métier en profitent pour s’enrichir sur le dos des plus faibles. Jésus nous montre cet homme qui vient aussi pour prier. Il révèle son cœur tel qu’il est et il supplie Dieu de lui pardonner : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ». Comme ce publicain, nous appelons le Seigneur à notre secours. Nous ne détaillons pas nos fautes ; il les connaît mieux que nous. Nous confions notre misère à sa miséricorde et nous nous en remettons à son amour.


    Ces deux personnages sont inventés par Jésus. C’est une parabole, une histoire qui vient nous montrer un message de la plus haute importance. Il est absolument essentiel d’entendre la question du Seigneur : de quel côté nous situons-nous ? Comment nous sentons-nous, pharisiens ou publicains ? Nous pouvons reconnaître qu’en chacun, il y a un peu les deux, du bien et du mal, des moments de générosité et d’autres où nous sommes renfermés sur nous-mêmes. Nous n’avons surtout pas le droit de nous servir de ce texte pour l’appliquer aux autres. Il y en a parfois qui se servent des versets de la Bible pour dénoncer l’hypocrisie des autres. Cette attitude est une insulte grossière à Dieu qui est amour.


    Cette parabole nous est racontée pour nous révéler une bonne nouvelle : elle veut nous faire découvrir que Dieu est pardon. Son amour est offert en plénitude à celui qui est humble et sincère devant Dieu et devant les autres. Celui qui se croit supérieur aux autres n’a rien compris : comment pouvons-nous nous adresser à Dieu si nous n’avons que du mépris pour les autres ? Si le Christ a donné sa vie sur la croix, c’est pour la multitude. Il ne veut en perdre aucun. Nous devons donc les aimer tous come des frères et les porter dans notre prière.


    Finalement cette parabole nous invite à nous décentrer de nous-mêmes. Nous rendons grâce à Dieu pour toutes les merveilles qu’il réalise dans nos vies. Si nous réalisons quelque chose de bien, ce n’est pas dû à nos mérites mais à l’action du Seigneur en nous. Il attend de nous que nous venions à lui les mains vides pour les remplir de son amour. L’apôtre Paul, qui était un pharisien converti, avait bien compris qu’il fallait s’en remettre totalement à Dieu car lui seul peut nous sauver.


    Cette parabole de l’évangile s’adresse aussi à toute l’Eglise. Elle doit témoigner qu’elle est un peuple de pécheurs pardonnés. L’actualité douloureuse de ces derniers mois nous rappelle de nombreuses raisons de demander pardon. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier que les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés, à commencer par Pierre, le premier des apôtres et bien d’autres après lui. Le Seigneur compte aussi sur chacun de nous pour être les messagers de la bonne nouvelle dans le monde entier. Et c’est en vue de cette mission qu’il vient partager la table des pécheurs que nous sommes.


    Nous te rendons grâce, Seigneur Jésus, pour le don de toi-même que tu fais à tous les hommes. Rends nos cœurs assez pauvres pour s’émerveiller d’un tel amour. Seigneur, tu viens nous remplir de force pour annoncer l’Evangile. Cette force, c’est la grâce du baptême sans cesse vivifiée par l’Eucharistie. Nous te prions pour que tous les hommes puissent entendre et accueillir cette Bonne Nouvelle que tu es venu apporter au monde.


    D’après diverses sources

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  • 29ème dimanche (17 octobre 2010)

    Abbé Jean Compazieu

    Prier sans se lasser…


    bougie-lampe.jpg Textes bibliques : Lire ici


    « Jésus dit une parabole pour montrer qu’il faut prier sans se lasser ». Voilà un message important qu’il veut faire passer en nos cœurs. C’est aussi ce qu’il veut nous faire comprendre dans la première lecture. Elle nous montre Moïse suppliant le Seigneur pendant que Josué combat les Amalécites. Cette lecture est une réponse à la question que se posaient les hébreux : « Le Seigneur est-il au milieu de nous ou pas ? » L’important dans ce récit n’est pas le côté merveilleux mais cette assurance que Dieu est vraiment au milieu de son peuple. L’assurance divine lui est assurée ; la prière authentique au Dieu de l’alliance est entendue et porte des fruits. Depuis les origines, l’Eglise a vu dans ce texte l’illustration de la nécessité de prier sans relâche.

    Aujourd’hui, des hommes, des femmes et des enfants crient vers Dieu. C’est le cri des malades, des persécutés, des affamés, de tous ceux et celles qui sont victimes des hommes, de la haine, de la violence et du mépris. Ils sont nombreux dans le monde ceux et celles qui connaissent le malheur, la souffrance physique et morale. Il se peut même que certains n’appellent pas Dieu, tellement ils sont désespérés. Mais leur détresse est comme une prière. Dans notre célébration de ce dimanche, nous rassemblons tous les appels de toutes ces personnes. Cette intercession qui monte vers Dieu, nous l’unissons à la prière de toute l’Eglise pour le monde.

    Mais il reste une question : Beaucoup disent qu’ils prient mais ils ont l’impression que leur prière n’est pas exaucée. C’est pour répondre à cette question que Jésus nous raconte la parabole que nous venons d’entendre. Il s’agit d’un juge qui reste sourd à la requête d’une veuve. Nous connaissons cela : quand l’administration ne veut rien entendre, c’est vraiment difficile d’obtenir gain de cause ; mais cela arrive parfois. Alors, Jésus prend cet exemple pour nous parler de Dieu. Ce juge a répondu à la demande de la veuve car il n’en pouvait plus d’entendre ses supplications répétées. A plus forte raison, Dieu qui est Père, ne peut que rester attentif à toutes nos demandes. Saint Jean nous dit qu’il nous écoute, quoi que nous lui demandions.

    Le problème ne vient pas de Dieu mais de nous. Dieu est toujours à l’écoute, mais bien souvent, il n’y a personne pour l’écouter. Nous ne pensons qu’à notre demande et nous n’obtenons pas la réponse que nous attendons. Et pourtant, nous avons été entendus bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. L’important c’est de rester en dialogue avec lui et de ne pas rester centrés sur nous et nos demandes. Il a infiniment mieux à nous donner. Le but de la prière c’est de nous ajuster à Dieu qui ne demande qu’à nous combler. La question n’est pas de demander à Dieu d’agir en notre faveur mais d’être sûrs qu’il agit sans cesse dans notre vie. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Rien ne peut nous séparer de son amour. »

    Nous comprenons alors pourquoi le Christ nous demande de prier sans cesse. Il est là, présent et agissant dans nos cœurs. Nous sommes invités à être unis à lui car c’est lui qui prie dans cesse en nous tout au long de nos journées. Cela implique que nous prenions le temps de nous arrêter pour prier, seuls dans notre chambre et avec la communauté chrétienne rassemblée pour l’Eucharistie. C’est ainsi que nous serons de plus en plus reliés à ce Dieu qui est Amour. Ouvrons-lui la porte de notre intérieur le plus secret. Quelqu’un a dit : « La véritable prière ressemble parfois à un saignement de cœur. »

    La parabole de cet évangile se termine par une question posée à tous : « Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Le pire ennemi de la foi c’est le découragement, c’est quand on devient blasé, quand on ne voit que ce qui va mal. Le Seigneur nous met en garde contre ce danger. Croire c’est s’obstiner dans la prière, c’est crier vers Dieu jour et nuit sans baisser les bras. Il ne manquera pas d’oiseaux de malheur pour semer le doute. Mais l’exemple de la veuve est là pour nous apprendre l’obstination.

    En ce mois du Rosaire, nous faisons passer notre prière par Marie. Elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Evangile. Dans le mot « Rosaire », il y a « rose ». Un enfant qui veut faire plaisir à sa maman ne lui offre pas une fleur mais un bouquet entier. Il en va de même pour nous à l’égard de notre maman du ciel. N’hésitons pas à lui donner la place d’honneur dans notre vie. Elle est là pour nous ajuster à l’amour de Dieu.

    Ensemble, nous nous tournons vers toi Seigneur. Aide-nous à dépasser le plan terrestre où nous nous installons trop facilement. Garde-nous dans ton amour. Au milieu de nos travaux, de nos joies et de nos peines, fais-nous vivre en enfants de Dieu.
    D’après diverses sources

    source http://dimancheprochain.org

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