• Fête de la Sainte Trinité (Homélie)

    Abbé Jean Compazieu

    Dieu Père, Fils et Saint Esprit

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     Textes bibliques : Lire

    Nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Trinité. C’est celle de Dieu Amour qui nous invite à partager son amour, à recevoir son amour généreux et à y répondre. On a écrit des gros livres de théologie sur ce grand mystère. Mais ils sont tous très loin de lé réalité. Un jour, saint Augustin marchait le long de la mer et cherchait à comprendre ce mystère. Sur son chemin, il rencontre un enfant qui avait creusé un trou dans le sable. Avec une cuillère, il cherchait à y mettre toute l’eau de la mer. Augustin, lui dit que c’est impossible. L’enfant lui répond : « Oui, c’est vrai, mais j’aurai fini avant que vous ne commenciez à comprendre cette histoire de Trinité. Ce mystère est si grand et le cerveau si petit. » 

    Nous devons donc nous contenter de ce que nous dit la Bible. Cette révélation s’est faite très progressivement. Dans la première lecture, nous voyons Dieu s’adresser au peuple élu. Il lui fait mesurer toute l’étendue de la générosité divine. Il a vu la misère de son peuple esclave en Égypte. Il lui a fait passer la Mer Rouge. Il l’a conduit dans sa longue marche à travers le désert. Au moment où ce texte est écrit, les hébreux se préparent à entrer dans la Terre promise. La bonne nouvelle c’est que Dieu n’est pas celui qu’on croit. Il n’est pas le Dieu vengeur qui cherche à nous prendre en défaut. Il se révèle comme le Dieu libérateur qui fait alliance avec son peuple.

    Cette bonne nouvelle vaut aussi pour nous aujourd’hui. Dieu voit la misère de son peuple. Il voit celle des chrétiens persécutés en Irak, en Syrie et dans de nombreux autres pays. Il voit la misère des hommes et des femmes qui sont traités comme des machines sur leur lieu de travail. Il voit la souffrance de ceux et celles qui sont accablés par la misère. Et bien sûr, il n’oublie pas les malades, les prisonniers, les exclus. Il continue à nous dire son désir de libérer son peuple. Et il compte sur nous pour que nous donnions le meilleur de nous-mêmes à cette mission.

    Dans la seconde lecture, saint Paul va plus loin. Il nous dit que nous sommes adoptés par Dieu. Nous sommes devenus des fils et nous pouvons l’appeler Père. Quand nous pensons à la puissance de Dieu, nous risquons d’éprouver un sentiment de peur et d’avoir une attitude d’esclave. Mais saint Paul intervient pour nous rassurer : Non, il ne faut pas avoir peur de Dieu : L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ». Dieu a voulu nous introduire dans sa vie intime. Nous sommes ses enfants bien-aimés, des frères du Christ. Cela s’est réalisé grâce à l’action de l’Esprit Saint.

    L’Évangile nous rapporte le dernier rendez-vous des disciples avec Jésus. C’est l’envoi en mission : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. » Il est hors de question de rester plantés là, avec d’éternelles questions sur le tombeau vide. Il est urgent de comprendre que Pâques n’est pas une fin mais un commencement. Tout ce que Jésus a pu faire ou dire au cours de sa vie terrestre était une préparation à cette nouvelle aventure des hommes. Avec la première alliance, Dieu ne s’adressait qu’au petit peuple d’Israël ; la nouvelle alliance est annoncée et offerte à tous les peuples du monde entier.

    Ce qui nous est demandé, ce n’est pas de faire des adeptes mais des disciples du Christ. Nous ne devons pas nous comporter comme des propriétaires de la Parole révélée mais comme des serviteurs. Il n’est pas question d’enrôler mais de baptiser. Le baptême que nous avons reçu nous a plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. La bonne nouvelle de l’Evangile est une histoire d’amour qui n’est jamais achevée, une histoire d’amour toujours nouvelle et toujours ouverte.

    Il nous appartient d’être les témoins passionnés de cette histoire d’amour. Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur nous nourrit de sa Parole et de son Corps. Il est toujours là pour nous donner force et courage en vue de la mission. Et Marie, notre maman du ciel ne cesse de nous redire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »

    Cette grande mission nous dépasse. Elle peut nous faire peur. Mais le Seigneur nous a promis d’être avec nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. En ce jour, nous le supplions : Garde-nous fidèles à ton amour. Donne-nous force et courage pour en témoigner tous les jours auprès de ceux que tu mets sur notre route. Amen

    Sources : Revues liturgiques Signes et Feu Nouveau, Homélies du dimanche (Mgr Léon Soulier), Lectures d’Evangile d’un vieux prêtre de Montpellier, Lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoye)

    source http://dimancheprochain.org
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  • Homélie de la fête de la Pentecôte

    Abbé Jean Compazieu 

    Un ouragan…

     

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    Textes bibliques (Messe du jour) : LIRE

    En ce 5Oème jour après Pâques, nous célébrons la fête de la Pentecôte. Nous savons, nous chrétiens que c’est le don de l’Esprit Saint aux apôtres puis à toute l’Église. Ils étaient tous là, la Vierge Marie, les apôtres, enfermés dans une pièce appelée Cénacle. Soudain, ils entendirent un bruit pareil à celui du vent, et ils virent des langues de feu se poser sur eux. C’est la promesse de Jésus qui se réalise. Jeunes et anciens sont pris dans l’ouragan de l’Esprit Saint. Ils sont propulsés dehors pour témoigner des merveilles de Dieu. 

    C’est important pour nous. L’Esprit Saint ne veut pas que  nous nous installions dans une Église « à air conditionné ». Notre pape François ne cesse de nous le rappeler : nous avons à témoigner des merveilles de Dieu jusque dans les périphéries. L’Esprit Saint qui nous est donné en vue de cette mission est comme un ouragan qui balaie toutes nos peurs. Notre Pentecôte à nous fut le jour de notre confirmation.  Depuis le Concile Vatican II, certains sont pris de vertige par une si rapide oxygénation. Rassurons-nous. Pierre a ouvert la fenêtre et il nous dit : « C’est la Pentecôte. » Faisons confiance l’Esprit Saint : Il apporte à l’Eglise de Jésus Christ une bouffée d’air frais. Il y chasse l’odeur de renfermé et de naphtaline dans laquelle nous avons trop tendance à nous installer.

    En réponse à ce cadeau merveilleux, nous ne pouvons que rendre grâce au Seigneur. Le psaume 103 nous invite précisément à la louange : « Tu envoies ton souffle… Tu renouvelles la face de la terre… » Nous rendons grâce au Seigneur pour toutes ses merveilles, celles d’autrefois et celles d’aujourd’hui. La Pentecôte c’est la naissance d’une nouvelle création. Cela a commencé par le brassage entre Juifs, Parthes, Mèdes, Elamites…. Tous les entendaient proclamer dans leur langue les merveilles de Dieu.  Nos assemblées dominicales sont aussi un brassage de gens très divers. Un enfant du catéchisme disait : « Dans ma classe, il y en a qui sont blancs, d’autres noirs ; il y en a un qui est d’Asie ; d’autres sont arabes. Il y en a qui disent : ‘Ce n’est pas normal, il devrait n’y avoir que des Français’. Moi je crois que si Dieu a fait l’arc-en-ciel avec des couleurs différentes, c’est qu’il aime ça. » Actuellement, dans le monde entier, tous entendent le message de Dieu dans leur langue. Et cette langue n’est rien d’autre que celle de l’amour qui est en Dieu.

    Quand on a reçu l’Esprit Saint, plus rien ne peut être comme avant dans notre vie. Ce qui nous est demandé, c’est de vivre sous sa conduite et de nous laisser guider par lui. Marcher sous la conduite de l’Esprit Saint, c’est le laisser agir en nous. Il est la seule source spirituelle capable d’arroser notre cœur. L’Esprit Saint est une force qui nous transforme. Elle nous donne amour, joie paix, patience, bonté, bienveillance, foi. C’est grâce à lui que nous pourrons nous ouvrir à Dieu.

    L’Évangile fait partie du discours de Jésus après la Cène, au soir du Jeudi Saint. Mais il a été écrit après Pâques, et cela change tout. L’Esprit que Jésus promet à ses disciples sera leur défenseur contre le mal. Comme lui, ils auront à souffrir de la persécution. Ils seront conduits devant les tribunaux. Mais le Seigneur ne les abandonne pas. Grâce à lui, ils pourront parler avec assurance devant ceux-là même qui ont fait mourir Jésus sur la croix. Il suffit de relire le livre des Actes des Apôtres pour se rendre compte de la force de ce témoignage.

    Comme au temps des apôtres, l’Esprit Saint est toujours agissant dans le monde d’aujourd’hui. Il est le défenseur des chrétiens persécutés. Nous savons qu’ils sont de plus en plus nombreux dans le monde. Nous pensons à tous ceux du Moyen Orient, de l’Afrique, de l’Asie et de nombreux pays. Le Seigneur nous assure de sa présence, tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Il ne nous abandonne jamais, même dans les situations les plus désespérées. Rien ne peut l’empêcher de faire en sorte que le témoignage des chrétiens porte du fruit.

    Alors oui, Seigneur, envoie-nous ce Défenseur. Esprit-Saint, Toi qui es depuis toujours le maître de l’impossible, viens réaliser en nous tout ce qui t’est possible : fais revivre ce qui meurt, fais éclore ce qui germe, fais mûrir ce qui est tombé en terre. Que toute notre vie soit remplie de ton amour.

    Sources : revues Signes, Feu nouveau, Dimanche en paroisse, Homélies du dimanche (Mgr Léon Soulier), Homélies pour l’année B (Amédée Brunot)

    Télécharger « La Pentecôte.pdf »

    source http://dimancheprochain.org

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  • Ascension du Seigneur (B) - 13 mai 2018


    Deux précieux guides pour aujourd’hui

    Homélie- Ascension du Seigneur - 13 mai 2018

    L’Ascension selon John Singleton Copley, 1775 Huile sur toile, 81,2 x 28,7 cm
    Museum of Fine Arts, Boton (photo : Wikimedia Commons)

     

    L’envoi missionnaire : Marc 16, 15-20
    Les lectures : Actes des apôtres 1, 1-11 ; Psaume 46 (47) ; Éphésiens 4, 1-13
    Les citations bibliques sont tirées de la Traduction liturgique officielle.

    Après un court prologue (Ac 1,1-3), le second tome de l’œuvre de Luc s’amorce avec un récit plutôt surprenant : celui de l’Ascension, qui rapporte comment Jésus fut emporté au ciel (Ac 1,4-11). Bien que les peintres de nombreuses époques se soient inspirés de cet épisode et ont représenté Jésus montant dans la stratosphère, il faut bien comprendre que ce récit a recours au langage symbolique pour parler du passage de Jésus de ce monde terrestre au monde céleste. Mais s’agit-il d’un récit qui se rapporte uniquement au passé et à des considérations célestes? Une analyse plus serrée du récit nous révèle qu’au contraire cet épisode se concentre sur la réalité d’aujourd’hui et d’ici-bas.

    Un récit propre à Luc
    Luc est le seul évangéliste à décrire l’Ascension. Matthieu ignore complètement cet épisode, la finale longue de Marc, vraisemblablement écrite après l’œuvre double de Luc, mentionne brièvement que Jésus fut emporté au ciel (Mc 16,19) et Jean fait uniquement dire à Jésus qu’il devra monter vers le Père (Jn 20,17). Ce n’est donc pas en se référant aux autres évangiles que l’on arrive à mieux comprendre le récit de l’Ascension, mais c’est en demeurant dans le corpus littéraire de Luc et, plus particulièrement, en s’intéressant à la fin du premier tome de son œuvre (Lc 24).

    En effet, le dernier chapitre de l’Évangile selon Luc présente de nombreux parallèles avec le début du livre des Actes : rappel des paroles de Jésus afin de comprendre la signification des événements présents ou à venir (Lc 24,7; Ac 1,5), présence de deux hommes en vêtements blancs (Lc 24,4; Ac 1,10), exhortation à ne pas quitter Jérusalem avant d’avoir reçu la promesse du Père (Lc 24,49; Ac 1,4), annonce de l’envoi en mission à toutes les nations jusqu’aux extrémités de la terre (Lc 24,47; Ac 1,8) et montée de Jésus vers le ciel (Lc 24,51; Ac 1,9-10).

    Ni en bas, ni en haut
    Ces deux parties de l’œuvre de Luc comportent aussi un nombre impressionnant de questions : onze au total (Lc 24,5.17.19.26.32.38.41; Ac 1,6.11). Or, toutes ces questions sont encadrées par celles des deux hommes en vêtements blancs (Lc 24,5; Ac 1,11). La première des deux questions – Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? (Lc 24,5) est un appel lancé aux femmes à détourner leur regard loin du bas. En effet, dans l’Ancien Testament, le domaine des morts est un lieu situé dans les tréfonds de la terre (voir par exemple Gn 37,35). C’est là, dans les profondeurs, que les femmes cherchent Jésus, mais leur recherche est vaine, car Jésus ne se trouve pas dans le tombeau. La suite du récit révèlera que c’est au milieu des disciples qu’il sera possible de trouver Jésus (Lc 24,15.36). À l’inverse, la deuxième question posée par les deux hommes vêtus de blanc – Galiléens, pourquoi vous tenez-vous là, regardant vers le ciel? (Ac 1,11) – est un appel lancé aux Apôtres à détourner leur regard loin du haut, lieu de la présence divine partout à travers l’Ancien Testament (voir par exemple Ps 115,16). C’est là, en direction des hauteurs du ciel, que les Apôtres tentent d’apercevoir Jésus, mais leur recherche, à eux aussi, est vaine, car celui-ci est retourné auprès du Père. Les deux hommes assurent les Apôtres que Jésus reviendra cependant parmi eux, de la même manière qu’il fut emporté au ciel.

    Ainsi, ces envoyés de Dieu interpellent les disciples de Jésus, et nous aussi aujourd’hui, à ne pas chercher le Christ dans la mort – ni la sienne, ni la nôtre – mais dans la vie. En effet, c’est parmi les vivants qu’on trouvera le Ressuscité. Ils nous exhortent aussi à ne pas perdre notre temps à tenter de voir le Christ dans sa gloire céleste, mais à se concentrer sur l’ici-bas, là où il reviendra. C’est sur la terre des vivants, dans notre relation à Dieu durant notre vie, dans notre contact avec les autres, dans notre partage communautaire, que doit se porter notre regard et notre action. Combien de personnes attendent malheureusement à tort de rencontrer Dieu et le Christ vivant uniquement au moment de leur mort? L’Ancien Testament témoigne de l’expérience d’Israël qui rencontre Dieu dans la réalité bien concrète de son histoire. Il en va de même dans le Nouveau Testament avec la découverte du Christ ressuscité. Il est à noter que les deux anges ne donnent pas d’ordre, ni aux femmes, ni aux Apôtres. Par le biais de questions, ils les invitent à discerner par eux-mêmes où ils doivent porter leur regard.

    Une double assurance
    Tout cela est bien beau, mais comment être guidé dans cette focalisation sur l’ici et l’aujourd’hui? Cette fois-ci, ce sont les différences entre la fin de l’Évangile selon Luc et le début du livre des Actes qui nous éclairent et nous fournissent une double caution. En effet, on observe d’abord que toutes les réactions négatives du dernier chapitre (24) de l’évangile – incompréhension (v. 4), peur (vv. 5.37), étonnement (v. 12), morosité (v. 17), stupéfaction (v. 22) et trouble (v. 38) – sont totalement absentes du premier chapitre du livre des Actes. On remarque plus précisément que toutes ces réactions problématiques s’effacent à partir du moment où Jésus explique les Écritures, aux disciples d’Emmaüs (24,27.32) et aux Apôtres (24,45). De manière plus précise, Jésus révèle qu’il devait souffrir afin de ressusciter pour que s’accomplisse tout ce que disent les Écritures à son sujet (24,25-27.44). La compréhension des Écritures est ainsi présentée comme une nécessité qui permet de passer d’un état de peur, d’incompréhension et de stupéfaction à une disposition favorable à l’accueil du Christ ressuscité, comme celle dans laquelle se trouvent les disciples d’Emmaüs en chemin et les Apôtres lors de l’Ascension. Ici, tout l’enseignement de Jésus est tourné vers le passé afin de comprendre le présent. Cet appel du Christ est aussi une invitation pour nous aujourd’hui à relire les Écritures afin de mieux comprendre le mystère de sa mort et de sa résurrection.

    À l’inverse, le thème de l’Esprit, pourtant cher à Luc, est totalement absent du dernier chapitre de son évangile et n’est évoqué que dans le premier chapitre du livre des Actes (1,5.8). Jésus s’assure même, à la fin de l’évangile, de démontrer qu’il n’est pas un esprit (Lc 24,39). Alors que l’appel à comprendre les Écritures dans le dernier chapitre de l’évangile invitait le lecteur à se tourner vers le passé, voici qu’avec le retour du thème de l’Esprit au début du livre des Actes, tout est maintenant orienté vers le futur : le futur immédiat où, lors de la Pentecôte, les Apôtres recevront l’Esprit Saint (Ac 2,1-41), mais aussi le futur de toute l’Église dont les débuts sont racontés dans la suite du livre des Actes et qui se poursuit jusqu’à nous aujourd’hui. Cette annonce de la venue de l’Esprit pour le futur de l’Église nous permet aujourd’hui de tisser des liens avec les Apôtres qui ont bénéficié de la présence de Jésus jusqu’au moment de l’Ascension. Elle nous situe dans la même mouvance que celle amorcée avec les Apôtres, celle de la vie de l’Église.

    Au centre de la croix
    La lecture du dernier chapitre de l’Évangile selon Luc et du début du livre des Actes mettent en scène un Jésus qui est en mouvement. Des profondeurs du tombeau, où les femmes le cherchaient, il passe au monde des vivants, puis au monde céleste. Mais il s’arrête en chemin pour donner une double assurance à ses disciples. Ceux-ci peuvent regarder avec confiance du côté du passé en consultant les Écritures afin de mieux comprendre le mystère de sa résurrection et ils peuvent considérer le futur avec espérance car l’Esprit les guidera. Mais tout est centré sur l’ici et l’aujourd’hui. Comme pour les Apôtres au moment de l’Ascension, c’est au centre de cette croix formée par la rencontre du haut et du bas, du passé et du futur, que nous rejoint le Christ ressuscité.

    Francis Daoust

    Source : Le Feuillet biblique, no 2576. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l’autorisation du Diocèse de Montréal.

    source http://www.interbible.org/

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  • 6e dimanche du Pâques (B) - 6 mai 2018

     

    Tous sont mes amis

    Christ vrai cep

    L’aigle est associé à l’évangéliste Jean
    (photo : Lawrence OP / Flickr / CC BY-NC 2.0)

    Demeurez dans mon amour : Jean 15, 9-17

    Les lectures : Actes 10, 25-26.34-35.44-48 ; Psaume 97 (98) ; 1 Jean 4, 7-10
    Les citations bibliques sont tirées de la Traduction liturgique officielle.

    La période du Carême constitue un moment de préparation pour la fête de Pâques lorsque le Christ dévoile complètement son identité en mourant et, surtout, en ressuscitant. La période pascale qui suit dans le calendrier liturgique permet aux chrétiens et aux chrétiennes d’approfondir le contenu de cette révélation. La tradition attribue à l’évangéliste Jean le symbole de l’aigle. Son évangile montre une plus grande complexité que les autres retenus dans le Nouveau Testament. Il survolerait le mystère de Jésus comme un aigle dans le ciel. Plusieurs érudits considèrent même que cette œuvre trace la première théologie du mystère chrétien. Et certains extraits, comme celui de la Bonne Nouvelle de cette célébration où de multiples relations de causes à effets sont explicitées, constitue un véritable écheveau pas commode à démêler. Ce commentaire va tenter d’exécuter ce travail.

    Un ami

    Jésus a transmis sa doctrine à l’aide de paraboles qui utilisaient l’image du serviteur pour désigner l’être humain. Ceux-ci doivent obéir à un maître qui, dans quelques récits, se montre capricieux et autoritaire. Jésus métamorphose dans cette Bonne Nouvelle l’image du domestique et de son patron. D’abord, l’employeur n’exerce pas un pouvoir dominateur que l’on associe souvent à tort au Dieu unique de l’Ancien Testament. Le Sauveur se présente plutôt comme un supérieur qui aime ceux et celles qui lui sont confiés. Jésus va le nommer « Père ». Jésus ajoute que ce Père n'est pas seulement un Créateur qui ne se soucierait pas de sa progéniture. Il devient « abba », un paternel qui affectionne ses enfants et qui porte un amour infini à son Fils, le Ressuscité. Ce Père va même dévoiler, grâce au Christ, son plan de rédemption à ses enfants. Les êtres humains ne sont plus de simples pions ignorant la stratégie de leur supérieur. Ils sont qualifiés désormais d’amis, de collaborateurs invités à être des artisans de l’annonce de l’Évangile sur la terre.

    L'amour

    Les croyants et les croyantes entament désormais une amitié avec la Trinité. L’amour est d’ailleurs la caractéristique fondamentale de cette relation. Les premières communautés chrétiennes ont vite compris ce fait en méditant sur le passage terrestre de l’homme-Dieu. Ils y ont découvert que le Christ donnait constamment. Le Seigneur a redonné l’autonomie à des malades en les guérissant miraculeusement et il a fait le don ultime de sa vie pour réconcilier le genre humain avec Dieu. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Le modèle du Crucifié informe l’Église sur la nature de l’amour divin. Ce n’est pas un sentiment instable, qui s'effrite avec le temps comme l’affection humaine. L’amitié divine se situe au niveau le plus profond des personnes. Elle participe à l’amour existant entre le Père et le Fils. Plusieurs diront que l’Esprit Saint constitue ce lien amical. Cet Esprit pousse les gens à donner inconditionnellement. Il permet aux enfants de Dieu de pardonner aux ennemis et de prier pour eux; il motive certains fortunés à se départir de leur richesse au profit des pauvres. Cet amour produit un fruit bien particulier : la joie. Il faut répéter que cet état spirituel diffère de l’appréciation positive des plaisirs humains. La joie chrétienne signifie paix et sérénité. Un disciple du Christ est joyeux parce qu’il possède la conviction que son Créateur l’aime et que son Fils prépare dans le Royaume une place pour ses frères et sœurs qui appartiennent, grâce à Lui, à la grande famille des enfants de Dieu.

    Le commandement

    Jésus a toujours rappelé que la vie chrétienne débute par un choix : toutes les personnes ont été choisies par le Père. Par la suite, cette élection initiale exige une réponse. L’être humain doit accepter de recevoir l’Esprit, l’amour du Père. Dans un vocabulaire qui peut choquer la sensibilité contemporaine, Jésus parle d’obéissance à Dieu pour désigner cette ouverture du cœur humain à l'amour divin. Ce terme « obéissance » provoque un malaise, car, dans la mentalité moderne,  il représente la soumission et la domination.  Aujourd'hui, les gens doivent devenir les maîtres uniques de leur destin. Personne ne doit décider pour eux. Toute l’éducation moderne vise à  développer des personnes autonomes qui n’ont pas besoin des autres pour marcher dans la vie. La foi chrétienne soutient une proposition contraire. L’abandon à l’Autre signifie l’épanouissement personnel.  En effet, l’Esprit donné par le Christ fait grandir l’homme et la femme et les conduit à la pleine réalisation de leur potentiel. Cet acquiescement à accueillir le Christ dans sa conscience est même la condition nécessaire pour accéder au paradis. En affirmant que le péché contre l’Esprit est le seul qui ne puisse être pardonné, Jésus confirme cette exigence.

    Après avoir laissé l'amour du Christ pénétrer leur intériorité, les chrétiens et les chrétiennes sont invités à aller plus loin. Ils ne doivent pas conserver égoïstement la sérénité produite par l’Esprit. Ils doivent plutôt diffuser cette paix en donnant gratuitement, avec un total désintéressement comme le Christ a donné sa vie.

    L’objet de l'amour

    La première lecture (Ac 10,25-48) présente l’objectif du don de Dieu : l’humanité dans son ensemble. L’amour de Dieu ne souffre aucune discrimination. Race, nationalité, sexe, classe sociale ne sont pas des critères pour la Trinité. Pierre a constaté ce fait lorsqu’un païen, une personne qui n’était pas juive, a parlé en langues. L’Esprit avait envahi son âme. Les Israélites n’étaient donc pas les seuls à pouvoir être sauvés!

    Il faut rappeler le contexte de l’épisode raconté. Jésus était juif et il avait respecté les coutumes juives qui favorisaient l’épanouissement humain. Les premières communautés chrétiennes estimaient logiquement qu’il fallait intégrer le modèle judaïque pour être sauvé. Paul va changer cette mentalité. Le salut est avant tout spirituel. En recevant l’Esprit Saint et en le partageant avec toutes les personnes de bonne volonté, les gens sont sauvés. Les rites et la liturgie qui traduiront dans la sphère humaine cet amour divin sont secondaires. Une première rencontre de responsables ecclésiaux à Jérusalem raconté dans les Actes des Apôtres va appuyer la position de Paul. Avoir compris adéquatement ce point au fil des siècles aurait permis d’éviter des querelles stériles et, parfois, violentes entre chrétiens. Depuis plusieurs décennies, différentes familles chrétiennes tentent de discerner l’essentiel et l’accessoire. Le mouvement œcuménique est né et il continue d’exister. Il faut continuer de se tourner vers le Ressuscité qui est le seul capable de nous guider vers la Vérité.  Le pape François encourage constamment cette recherche qui mènera vers une seule foi, comme ses initiatives de dialogue avec les luthériens, ou de visite à des patriarches orthodoxes. Cette tâche de réconciliation est d’autant plus urgente dans un monde où les affrontements entre religions font de nombreuses victimes innocentes.

    Benoît Lambert

    Source : Le Feuillet biblique, no 2575. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l’autorisation du Diocèse de Montréal.

    source http://www.interbible.org/interBible

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  • Préparons Dimanche 
    eucharistie : parole et pain

     

    Homélie du 5ème dimanche de Pâques
     

    Les lectures du jour

    Être reliés au Christ


    En ce 5ème dimanche de Pâques, la liturgie nous parle de l'Eglise et de sa naissance. Saul, le persécuteur, est devenu Paul, le grand témoin de la foi (1ère lecture). Il lui faudra beaucoup de temps pour se faire accepter car sa présence rappelait trop de mauvais souvenirs. Ne se sentant pas à l'aise dans les milieux conservateurs de Jérusalem, il a choisi de partir vers les grands larges. Grâce à son témoignage et surtout grâce à l'action de l'Esprit Saint, la bonne nouvelle a pu être annoncée au monde païen. Rien n'arrête les progrès de l’Église. Voilà un message d'espérance pour nous chrétiens d'aujourd'hui. L'Esprit Saint ne cesse d'agir pour que notre témoignage donne du fruit.

    Le problème c'est notre péché et celui du monde. Trop souvent, nous croyons qu'au point où nous en sommes, rien n'est possible. Mais, nous dit saint Jean (2ème lecture) "si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur". Si nous fixons notre regard sur Dieu, nous avons la certitude d'être aimés, même si nous sommes de grands pécheurs. Forts de cette certitude joyeuse, nous pourrons à notre tour regarder les autres avec amour. Nous ne nous contenterons pas de paroles creuses mais nous aimerons les autres en esprit et en vérité ; ou plutôt, c'est le Christ qui les aimera en nous et par nous.

    L'Evangile de saint Jean insiste sur la nécessité d'être reliés au Christ comme le sarment est relié à la vigne. Jésus se présente à nous comme "la vraie vigne". Il insiste sur le lien vital qui doit exister entre lui et son disciple. Nous savons qu'un sarment ne peut vivre s'il est coupé du cep de vigne. De même, un disciple qui ne demeure pas en Jésus ne peut rien faire. Il n'a aucune utilité. Mais s'il est bien relié à son Seigneur, il donnera beaucoup de fruits. 

    Il y a un mot qui revient sept fois en quelques lignes, c'est le verbe "demeurer", au sens de "vivre avec". Demeurez en moi, vivez avec moi. Il s'agit pour nous d'être vraiment attachés au Christ par la foi. Croire en lui, c'est une conversion de toute une vie, c'est une communion permanente. L'apôtre Paul nous le dit à sa manière : ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" (Ga 2, 20). Plus simplement, un jeune écrivait sa relation au Christ en disant : "Je ne peux plus me passer de lui, de sa présence, de son aide". On est loin de ceux qui se contentent de quelques vagues gestes religieux.

    Alors se pose l'inévitable question : Demeurer en Jésus, oui mais comment ? Comment pouvons-nous être sûrs de le rencontrer ? Cela ne se passe pas comme avec notre voisin de quartier ou de village. On ne rencontre pas Jésus en direct mais par des intermédiaires. Il nous faut trois chemins pour cela : Celui de la Parole de Dieu, celui de la prière et des sacrements et celui de la vie quotidienne. Le chemin de la Parole de Dieu : Pour demeurer dans le Christ, il nous faut demeurer dans sa Parole. Il faut se donner du temps pour l'accueillir. Cette Parole de Dieu nous est donnée par la Bible, l’Évangile, une revue, un livre religieux, une radio chrétienne ou une émission religieuse de la télévision. Et bien sûr, nous n'oublions pas celle qui est proclamée au cours de la messe du dimanche. Nous devons nous interroger ? Est-ce que nous nous donnons du temps pour accueillir cette Parole ? On ne dira jamais assez l'importance du catéchisme pour les enfants, d'une aumônerie ou d'une équipe de réflexion pour les jeunes. Et pour nous, adultes, c'est aussi important de prendre le temps d'une réflexion, seuls ou avec d'autres, sur cette Parole de Dieu.

    Le deuxième chemin pour demeurer dans le Christ, c'est celui de la prière et des sacrements. Pour demeurer en sa présence, il faut lui parler et l'écouter. C'est la prière fidèle, régulière et fréquente, pas seulement une "petite prière" de temps en temps. On s'entretient avec Jésus pour lui confier quelqu'un ou pour lui dire merci ou encore pour lui demander d'éclairer notre vie. Mais quand on parle d'entretien, c'est aussi la maintenance, par exemple l'entretien de sa voiture. La prière nous aide à maintenir l'évangile en état de marche dans notre vie. Et enfin, dans la prière, on "s'entre-tient", on se soutient les uns les autres; on prie les uns pour les autres, les uns avec les autres.

    La prière nous aide donc à rester en communion avec le Christ. Cette communion se réalise aussi par les sacrements, en particulier l'Eucharistie. Nos évêques nous l'ont souvent rappelé : elle est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. Elle nous donne d'être unis au Christ, de faire corps avec lui. Nous y recevons son amour pour en vivre dans notre vie de tous les jours.

    Troisième chemin, celui de la vie quotidienne : Pour demeurer dans le Christ, il n'est pas question de quitter notre vie de tous les jours ni de fuir ce bas monde. Ce qui nous est demandé c'est de nous y enraciner et de porter du fruit. Ce qui fait la valeur d’une vie, ce n’est pas les belles paroles mais l’amour mutuel, les gestes de partage, d’accueil et de solidarité. En ce dimanche, Seigneur, nous nous sommes rassemblés pour nous nourrir de ta Parole et de ton Eucharistie. Tu ne cesses de rejoindre les communautés réunies en ton nom. Garde-nous vraiment reliés à toi pour que notre mission porte les fruits que tu attends de nous.

    Sources : Revues Feu Nouveau, Signes, Lectures liturgiques d'un vieux prêtre de Montpellier, Homélies pour l'année B (A. Brunot), Les entretiens du dimanche (N. Quesson), Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP Bagot), dossiers personnels.
     

    Jean Compazieu, prêtre de l'Aveyron 

    source http://preparonsdimanche.puiseralasource.org

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  • Homélie du 4ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu 

    Le vrai berger

     

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    Textes bibliques : Lire

     

    « L’amour vrai ne se démontre pas. Il se montre ». C’est ce message que nous trouvons tout au long des lectures bibliques de ce dimanche. Nous avons tout d’abord le discours de Pierre. Nous nous rappelons qu’il a eu peur de la dénonciation d’une servante qui l’avait reconnu comme disciple de Jésus au moment de sa Passion. Face au danger qui pesait sur lui, il l’a renié trois fois. Aujourd’hui, il affronte avec audace les terribles autorités de Jérusalem, celles-là même qui ont crucifié Jésus. Il répond que si le boiteux a été guéri c’est par le nom de Jésus. 

    C’est aussi important pour nous. Jésus est capable de rendre la santé physique. Mais la bonne nouvelle de ce jour, c’est qu’il assure le salut de tous les hommes. Il n’y a aucun autre salut ailleurs qu’en lui. Il nous faut redécouvrir toute la richesse de ce mot « Salut » : il s’agit de toute la richesse de vie et d’amour auxquels tout homme aspire. C’est le Christ ressuscité qui répond à cette attente. « Aucun autre nom n’est donné aux hommes qui puisse nous sauver ».

    La lettre de saint Jean (2ème lecture) va dans le même sens. Nous sommes peut-être trop habitués à entendre que Dieu nous aime. C’est vrai que nous sommes devenus des enfants gâtés. Mais il nous faut imaginer le bouleversement de cette révélation d’amour a pu provoquer à l’époque. Elle s’adressait aux grandes cités de l’empire Romain, à des gens exploités et méprisés, à des mal-aimés de Corinthe et d’Ephèse. Pour eux c’était un véritable renversement. Le monde de l’amour n’avait rien à voir avec celui du pouvoir.

    Ce qui est premier c’est cette révélation inimaginable d’un Dieu dont le nom est « Amour ». Nous y avons été plongés au jour de notre baptême. « Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés. Il a voulu que nous soyons enfants de Dieu ». C’est une expérience vraiment extraordinaire. Il s’agit moins d’aimer que de se savoir aimés par lui. Pour nous, cela a commencé au jour de notre baptême et cela se développe tout au long de notre vie. Un jour viendra où nous atteindrons la parfaite ressemblance avec le Fils de Dieu. « Nous luis serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est ». Il suffit de se laisser aimer.

    L’Evangile nous présente Jésus comme le bon berger.  La Bible utilise souvent cette image pour parler des responsables du peuple ou encore du Roi-Messie. C’est au moment du danger qu’on reconnaît le vrai berger. Quand ça devient vraiment dangereux, le mercenaire ne pense qu’à se mettre en sécurité. Pour lui, les brebis c’est secondaire. Avec Jésus c’est différent. Sa priorité c’est de sauver tous les hommes ; il est le « berger de toute humanité ». Il connait chacune de ses brebis. Il ne faut pas se tromper sur le sens du mot connaître. Ce n’est pas comme quand on dit : « Je connais tous mes dossiers ». La connaissance dont il est question est communication, échange, dialogue. C’est une communication de pensée et de cœur.

    Oui, Jésus nous connaît tous au plus profond de nous-mêmes. Et quand il dit cela, il ne pense pas seulement aux bons chrétiens. Il pense aussi  à tous ceux qui ne le connaissent pas, ceux qui organisent leur vie en dehors de Dieu. D’une façon ou d’une autre, tous font partie de son bercail. Malheureusement, il se trouve des mauvais bergers qui font tout pour sortir Dieu de nos vies ; et comme la nature a horreur du vide, c’est la Loi du plus fort, du plus puissant, la Loi de l’argent qui a pris ses quartiers parmi nous. Mais Jésus ne cesse de vouloir « rassembler les enfants de Dieu qui sont dispersés ».

    Le Seigneur compte sur nous pour participer à sa mission de bon berger. C’est pour répondre à cet appel que des chrétiens s’engagent comme catéchistes ou encore dans des aumôneries de collèges, d’hôpitaux et même dans les prisons. Avec Jésus, il n’y a pas de situation désespérée. Son amour est offert à tous les hommes. Il est capable de les sortir de la délinquance, de la drogue et de tout ce qui les détruit. Nous avons de nombreux témoignages de gens qui disent que leur rencontre avec lui a changé leur vie.

    En ce jour, nous célébrons la 52ème journée mondiale des vocations. Le Seigneur continue d’appeler des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses et des laïcs pour participer à son œuvre de rassemblement. Le Cardinal Marty disait qu’il n’appelle pas « que les enfants sages ». Nous sommes tous engagés pour cette mission. Ne disons pas que nous sommes trop âgés, trop jeunes ou trop fatigués… l’appel du Seigneur est vraiment là. Et il nous redit : « Ne crains pas, je suis avec toi. »

    Si nous allons communier au Corps et au sang du Christ c’est pour puiser à la source de cet amour qui est en Dieu, c’est pour entrer dans ce projet qui anime Jésus. Alors oui, nous te prions Seigneur : donne-nous force et courage pour rester fidèles à cette mission que tu nous confies.

    Sources : Revues Signes, Feu Nouveau, homélies pour l’année B (Amédée Brunot), dossiers personnels

    Télécharger « 4ème dimanche de Pâques.pdf »

    source http://dimancheprochain.org/

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  • Homélie du 3ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu 

    Envoyés pour annoncer l’Évangile 

     

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    Textes bibliques : Lire 

    Tout au long de ce temps de Pâques, nous célébrons le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. La haine et la violence des hommes n’ont pas eu de prise sur lui. C’est l’amour qui a triomphé. Aujourd’hui, nous entendons des témoignages qui nous parlent de lui. Pour les apôtres, Jésus était mort. Il n’y avait plus d’espérance possible. Mais voilà qu’au premier jour de la semaine, il les rejoint. Pour eux, c’est le commencement d’une grande aventure. 

    Dans le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture), Saint Luc nous donne leur témoignage. Aujourd’hui, c’est Pierre qui vient de guérir un infirme de naissance. Il s’adresse la foule stupéfaite de ce qui vient de se passer. Il explique à tous que ce n’est pas par ses propres forces qu’il a pu opérer cette guérison. C’est Jésus mort et ressuscité qui en est le principal acteur. Pour comprendre ce miracle, il faut passer par l’annonce de la résurrection et la foi en Jésus Christ. Ce témoignage a été transmis de génération en génération. Il nous appartient de transmettre ce flambeau, pas seulement aux croyants mais aussi à tous ceux et celles qui croient organiser leur vie sans Dieu. Jésus veut que la bonne nouvelle soit annoncée à tous.

    La lettre de saint Jean (2ème lecture) va dans le même sens. La résurrection et l’exaltation de Jésus sont une richesse extraordinaire pour les croyants. Saint Jean nous exhorte à ne pas pécher. Ce péché qu’il dénonce, c’est quand nous vivons en dehors de l’amour de Dieu. Mais avec Jésus, il n’y a pas de situation désespérée. Il est notre « avocat », notre « défenseur ». En lui, le monde est réconcilié. Il devient proche de Dieu. Voilà une bonne nouvelle de la plus haute importance. Il nous faut tout faire pour qu’elle soit proclamée partout dans le monde. Le Christ ressuscité n’a jamais cessé de vouloir ramener tous les hommes à Dieu.

    L’Évangile nous rapporte comment les disciples d’Emmaüs ont reconnu le Christ ressuscité à la fraction du pain. Ils repartent aussitôt à Jérusalem (à deux heures de marche) pour annoncer la bonne nouvelle aux disciples. Quand on a reconnu et accueilli le Christ vivant, on ne peut pas le garder pour soi-même ; on a envie de le crier au monde. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de la foi qui nous anime. Ce qui nous est demandé ce n’est pas de rester entre chrétiens à l’intérieur de l’Eglise. Notre témoignage doit rejoindre tous les hommes, en particulier ceux qui sont des « périphéries ».

    Annoncer l’Évangile, ce n’est pas seulement proclamer des formules. Nous ne pouvons pas nous contenter de belles paroles. Jésus ne nous a pas envoyés pour cela. Le plus important c’est de tout faire pour que ces paroles se traduisent en actes dans nos vies. Il faut que nous soyons de plus en plus ajustés à cet amour qui est en Dieu. En y regardant de près, nous reconnaissons que nous sommes loin du compte. Mais le Seigneur n’a jamais cessé de nous aimer. S’il nous offre don pardon, c’est pour que nous puissions devenir de vrais témoins de la foi.

    Pour être de vrais messagers du Christ, nous avons besoin d’être complètement imprégnés et habités par sa présence. C’est SA lumière, SON amour que nous avons à communiquer au monde d’aujourd’hui. Si nous ne prenons pas le temps de l’accueillir dans notre vie, rien ne se passera. Nous serons comme le sel affadi qui n’est plus bon à rien. L’Evangile de ce dimanche nous rappelle que les disciples d’Emmaüs ont vécu deux moments importants : l’accueil de la Parole (Moïse et les prophètes), puis la Fraction du Pain (C’est le nom qui était donné à l’Eucharistie). C’est là que nous sommes invités à puiser en vue de la mission que le Seigneur nous confie.

    Lire les Écritures, prier les psaumes, prendre le temps d’approfondir sa foi, c’est entrer dans le plan de Dieu. C’est se préparer à recevoir le Christ. Dans certains pays, les chrétiens sont obligés de se cacher pour lire la Bible. À travers l’histoire, certains ont voulu la détruire en la brûlant, d’autres entraient dans les maisons pour la confisquer et la détruire. Mais dans sa fidélité Dieu veillait sur sa Parole de sorte que nous l’avons encore aujourd’hui ! Profitons de cette chance qui nous est offerte ; le pape François nous dit que « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. »

    Nous te prions, Seigneur, ouvre-nous à cette joie de l’Evangile. Que ta Parole soit notre nourriture et notre trésor chaque jour. A qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la Vie éternelle.

    Sources : Revues Feu Nouveau et Signes – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (Jean-Pierre Bagot) – lectures d’Évangile d’un vieux prêtre de Montpellier – Homélies pour l’année B (Amédée Brunot)

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  • Homélie du deuxième dimanche de Pâques
    eucharistie : parole et pain

     

    Les lectures du jour

    Dimanche de la miséricorde


    Ce deuxième dimanche de Pâques est pour nous celui de la divine miséricorde. Cette fête a été instituée par Jean-Paul II à l'occasion de la canonisation de Sœur Faustine. Heureuse coïncidence : le Pape François a annoncé la convocation d’une Année Sainte de la Miséricorde. Elle commencera le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception, et s’achèvera le 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi. Les lectures bibliques de ce dimanche nous montrent à quel point notre Dieu est miséricordieux.

    La première lecture est extraite du livre des Actes des Apôtres. Elle nous montre des communautés chrétiennes qui ont accueilli cette miséricorde du Seigneur. Leur rencontre avec lui a totalement changé la vie de ces gens. Ils comprennent qu'ils sont appelés à devenir une communauté de partage, de prière et de découverte de Dieu. Il s'agit pour nous de créer des formes de fraternité et de solidarité. Par notre vie et nos actes, nous voulons annoncer le Royaume parfait que Dieu veut susciter en répandant son Esprit d'amour. Cette miséricorde dont nous bénéficions est offerte à tous les hommes du monde entier.

    Dans la seconde lecture, saint Jean veut nous ramener au cœur de la foi au Christ. La foi renouvelle radicalement notre vision du monde. Elle nous fait tout voir à la lumière de cet amour qui s'est manifesté en Jésus. C'est en regardant sa croix que nous commençons à comprendre. Ce monde que Dieu a tant aimé, nous devons l'aimer nous aussi. Si nous aimons Dieu, nous devons aimer aussi tous nos frères. C'est un combat de tous les jours contre les forces du mal. Mais le Seigneur ne nous abandonne pas. Saint Paul nous dit que rien ne peut nous séparer de son amour.

    Avec l’Évangile, nous sommes plus que jamais dans la miséricorde de Jésus. En ce premier jour de la semaine, il rejoint ses disciples. Il les trouve calfeutrés, verrouillés, enfermés à double tour. Jésus n'a pas pu se défendre. Ils ne peuvent donc plus compter sur lui. Ils s'attendent maintenant à subir le même sort que leur Maître. Ils cherchent donc à se faire oublier. En raison du danger qui les menace, ils évitent d'aller se promener en ville. 

    Ce danger est toujours actuel : comment affronter les moqueries d'un monde qui se croit intelligent, d'un monde qui attaque Dieu, l’Église, le pape, les chrétiens ? Nous voyons bien qu'il n'est pas facile de vivre sa foi dans le monde d'aujourd'hui. La tentation est grande de se replier dans des petits ghettos et de rester entre nous. C'est ainsi qu'on essaie de tenir devant l'orage. Nous nous trouvons vite désemparés dans ce monde étranger au message de la foi. Comment ne pas penser que dans cet océan d'indifférence, il n'y a plus rien à faire. 

    Mais en ce jour de Pâques, le Christ nous rejoint pour nous libérer de cette peur. Il invite ses apôtres à sortir et à partir en mission : "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie." Ses premières paroles sont un message de paix. Cette paix du Christ, le chrétien en est porteur pour ses frères : "Allez dans le monde : devenez l'espérance des hommes" (Pierre Chrysostome). Nous sommes également appelés à devenir des porteurs d'amour. François Mauriac disait : "Le jour où vous ne brulerez plus d'amour, d'autres mourront de froid." Cet amour va jusqu'au pardon. Tout chrétien est instrument de la miséricorde de Dieu. S'adressant aux Éphésiens, saint Paul écrivait : "Pardonnez-vous mutuellement comme Dieu vous a pardonné dans le Christ". 

    Il nous reste le cas de l'apôtre Thomas le retardataire. Ce n'est pas à lui qu'on fera croire ce qu'il n'a pas vu. Ce qu'il a vu, c'est Jésus crucifié et enfermé dans un tombeau. Mais le Christ ressuscité ne manque pas d'humour. Pour répondre à sa demande, il invite Thomas à s'approcher et à toucher ses plaies. Mais ce dernier n'en a pas eu besoin. Il va même plus loin que ses amis car il a été le premier à reconnaître en Jésus "Mon Seigneur et mon Dieu". C'est la rencontre et la Parole de Jésus qui provoquent la profession de foi de l'incrédule. Nous aussi, comme ce disciple, nous aimerions avoir des preuves. Mais le Seigneur ne cesse de nous rappeler ces paroles : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu." Alors, quitte à être comme l'apôtre Thomas, soyons-le jusqu'au bout ; et que son aventure soit la nôtre.

    En ce dimanche, nous te prions, Seigneur : rends-nous plus disponibles à la force de la foi. Sois avec nous pour que nous soyons plus courageux dans le témoignage. Garde-nous plus généreux dans la pratique de la charité fraternelle. "Toi qui es Lumière, toi qui es l'amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d'amour". Amen

    Sources : Revues Signes et Feu Nouveau, Guide Emmaüs des dimanches et fêtes (JP. Bagot), homélies pour l'année B (A Brunot), lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye), L'Evangile au présent (D. Sonet)

    source http://dimancheprochain.org

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  • Homélie du jour de Pâques

    Abbé Jean Compazieu

    « Il vit et il crut… » 

     

    Lire les textes bibliques

    Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus. Pour elle, c’est un jour de tristesse. C’est souvent le cas dans notre vie quand nous nous rendons sur la tombe d’un être cher. Mais aujourd’hui, il y a une tristesse de plus : ce n’est plus seulement le corps d’un ami qui finit dans la tombe ; c’est l’espérance d’un règne nouveau qui est anéantie. 

    L’Évangile de saint Jean nous dit qu’il faisait encore sombre ; comprenons bien : ce n’est pas seulement l’obscurité de la nuit. Il veut nous montrer que la lumière est en train de l’emporter sur les ténèbres. Elle chasse la nuit dans laquelle les hommes sont plongés à cause de leur péché. Jésus ressuscité est la Lumière qui luit dans les ténèbres. Cette lumière, rien ne peut l’arrêter ; rien ne peut l’empêcher de briller.

    Arrivée devant le tombeau, Marie-Madeleine découvre que la pierre a été roulée. Elle en déduit qu’on a enlevé le corps de Jésus ; elle court prévenir Pierre et Jean. Tous deux arrivent devant le tombeau vide. Ils voient les linges restés sur place et bien rangés. Pierre est perplexe ; mais pour Jean, c’est différent : quelques mots disent sa foi : « Il vit et il crut. » Nous nous rappelons qu’il avait suivi Jésus jusqu’au pied  de la croix ; il avait participé à l’ensevelissement. Il voit bien qu’il n’y a pas de désordre provoqué par une violation de sépulture. Plus tard, Jésus dira : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

    C’est important pour nous aujourd’hui : nous n’aurons jamais d’autre preuve de la résurrection de Jésus que le tombeau vide. Bien sûr, il y a les apparitions du Christ ressuscité. Les quatre Évangiles nous en donnent le témoignage. Mais aucune de ces preuves n’est vraiment contraignante. Si nous croyons au Christ ressuscité, c’est parce que nous faisons confiance au témoignage des apôtres et à celui des communautés chrétiennes qui nous a été transmis de génération en génération.

    La première lecture (Actes des Apôtres) nous rapporte un discours de Pierre après la résurrection. Nous nous rappelons qu’il avait renié son Maître devant de simples domestiques. Aujourd’hui, il ose proclamer la bonne nouvelle de sa résurrection dans la ville de Césarée qui est le lieu de résidence de Pilate et de ses légions. Les mots de ce discours de Pierre sont très audacieux : « Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois de la croix, Dieu l’a ressuscité le 3ème jour. »

    Tout cela se passe chez le centurion de l’armée romaine. C’est une manière de dire que le salut est offert à tous, même aux païens. Dieu n’exclut personne. Quelle que soit sa nation ou sa langue, toute personne peut recevoir le salut dans la mesure où elle accueille l’Évangile. Cette bonne nouvelle doit être proclamée à tous les peuples du monde entier. C’est pour tous que le Christ a donné sa vie sur la croix.

    C’est aussi ce témoignage de foi en Jésus ressuscité que nous trouvons chez saint Paul dans la 2ème lecture. Cette résurrection n’est pas un simple retour en arrière comme c’était le cas pour Lazare. Paul nous dit qu’il est  »    assis à la droite de Dieu ». Il est monté au ciel ; il a reçu l’autorité de la part du Père. C’est un appel pour nous à lev er les yeux vers le ciel et à rechercher « les réalités d’en haut ». Si nous croyons en Jésus ressuscité et si nous le suivons, plus rien ne peut être comme avant. Cette résurrection du Christ nous provoque à un renouveau de notre vie, un renouveau de la prière, une joie de découvrir et de vivre l’Évangile.

    Tout cela passe par des décisions concrètes : sortir du « tombeau » de notre égoïsme pour vivre un amour vrai, rouler la pierre du découragement qui nous emprisonne et nous empêche d’aller de l’avant, ne pas nous laisser emporter par la rancune et la vengeance mais faire triompher le pardon et la miséricorde. C’est par notre manière de vivre que nous pourrons montrer que le Christ est vivant et qu’il transfigure ceux et celles qui accueillent sa force de vie.

    C’est en vivant ainsi que nous pourrons être porteurs de vie et d’espérance. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur toutes les forces du mal qui cherchent à détruire l’homme. Nous sommes tous appelés à choisir la vie et à nous laisser envahir par l’amour de Dieu. Nous vivons dans un monde où beaucoup souffrent de la guerre, de la violence, de la haine et du mépris des autres. Mais le Seigneur ressuscité ne demande qu’à enlever de nos cœurs cette pierre qui nous enferme dans les ténèbres. Il veut que la lumière de Pâques brille dans le monde entier. En communion avec toute l’Église, soyons témoins de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux et celles que nous rencontrons.

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  • Préparons Dimanche
    eucharistie : parole et pain

     

    Homélie du Dimanche des Rameaux et de la Passion

     Les lectures du jour

    Entrer dans la Semaine Sainte

    A l'occasion du dimanche des Rameaux, un prêtre donnait son témoignage. Il était allé à Port-au-Prince, en Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde. N'en pouvant plus de voir toute cette misère, il s'est rendu à la cathédrale pour crier à Dieu le désespoir de tous ces pauvres. Mais à sa grande surprise, il n'a pu entrer car elle était bondée de monde. Il se disait que si ces gens devenaient riches, la cathédrale serait désertée comme nos églises de France en cette semaine sainte.

    On l'a dit et redit, cette grande semaine est vraiment le sommet de l'année liturgique. Et pourtant, elle passe de plus en plus inaperçue. Il nous manque ce cœur de pauvres qui nous rendrait plus ouverts au don de Dieu. Cette semaine sainte c'est "l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié" (Jean 12. 23). C'est le triomphe du Christ, le triomphe de l'Amour le Vendredi Saint, en attendant le grand triomphe pascal de la vie sur la mort. Cette semaine s'ouvre par l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Il arrive sans char ni hommes armés. Il est le Roi "doux et humble de cœur" annoncé par le prophète Zacharie.

    Tout au long de cette semaine sainte, nous serons invités à suivre les différentes étapes du mystère pascal. La mort de Jésus sur la croix est apparue comme un échec. Tous l'ont quitté. Les apôtres se sont enfermés dans leur maison car ils avaient peur. Le seul acte de foi est venu d'un soldat romain, un étranger : "vraiment cet homme était Fils de Dieu". Oui, Jésus est le Roi qu'on attendait. Mais le trône de ce roi c'est la croix. Il est reconnu même par les étrangers. Par sa croix, Jésus est le Messie sauveur.

    Voilà cette semaine sainte. Il ne tient qu'à nous de tout faire pour qu'elle ne passe pas inaperçue. Pour nous, c'est la plus importante de l'année. Nous la vivrons en communion avec les chrétiens du monde entier, en particulier ceux qui souffrent de la persécution, en Irak, en Syrie, et partout dans le monde. Ils ont besoin de notre prière et de notre fidélité. Ensemble, nous lèverons les yeux vers la croix du Christ. C'est pour nous et pour le salut du monde entier que Jésus a livré son Corps et versé son sang. Il nous appartient de tout faire pour que notre réponse soit vraiment à la mesure de cet amour pour nous.

    Quand une personne est malade et inconsciente, on doit parfois lui faire une perfusion. Notre monde malade a besoin d'une perfusion d'amour. C'est cela qui va se passer tout au long de cette semaine sainte. Le Christ est descendu au fond de notre désespérance pour y déposer cet amour qui vient de Dieu. Il est venu ouvrir un chemin qui permet à l'humanité d'entrer dans la gloire du Père.

    Seigneur, donne-nous force et courage pour te suivre tout au long de cette semaine Sainte. Si nous mourons avec toi, avec toi nous vivrons. Si nous souffrons avec toi, avec toi, nous règnerons. "Au-delà de ton calvaire, tu nous donnes rendez-vous ; dans la gloire de ton Père, o Jésus, accueille-nous. Amen

    Sources : revue Signes – Feu Nouveau – Homélies de l'année liturgique B (S. Faivre) – L'Evangile au présent (D. Sonet)

    Jean Compazieu, prêtre 

    Source: http://preparonsdimanche.puiseralasource.org/

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