• 2ème dimanche du temps ordinaire.

    Abbé Jean Compazieu - le 16 janvier 

     

    Nous avons du prix aux yeux de Dieu

     

    Textes bibliques : Lire

     

    2ieme-dim-ord.jpgDepuis le début de ce mois de janvier, nous avons échangé des vœux, envoyé des lettres, des cartes, des messages par Internet. C’est une manière parmi d’autres de montrer à ceux qui nous entourent qu’ils sont importants pour nous. Ce geste nous permet de raviver l’affection qui nous unit les uns aux autres. Bien sûr, cette nouvelle année sera ce que nous en ferons. Nous en avons la responsabilité. C’est comme un chemin à parcourir ensemble. Mais sur ce chemin, nous ne sommes pas seuls. Le Christ est là. Nous pouvons toujours compter sur lui, y compris dans les moments les plus difficiles. 


    Or voilà que la première lecture nous adresse un message d’espérance qui nous rejoint en cette période de vœux. Nous avons entendu cette très belle parole du prophète Isaïe : « Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. » Cette parole nous dit que nous pouvons être sûrs de l’amour de Dieu. Il nous est acquis une fois pour toutes et rien ni personne ne peut nous en séparer. Et pourtant, quand le prophète Isaïe écrit son texte, tout semble prouver le contraire. Le pays d’Israël se trouve dans une situation catastrophique. La ville de Jérusalem est anéantie ; ses habitants sont déportés en terre étrangère. Ils ne sont plus reconnus ni respectés dans leur dignité ni leur foi. Loin de chez eux, ils ne savent pas si un jour ils reviendront.


    Or c’est dans cette situation douloureuse que le prophète leur adresse son message d’espérance. Il leur annonce qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu. Ils vivent dans un monde qui se moque d’eux, qui tourne leur foi en dérision. Mais rien ne doit les décourager : Dieu n’a jamais cessé de les aimer. Son amour nous est acquis une fois pour toutes. Le prophète qui parle ainsi n’est pas mieux loti que les autres. Mais dans cette situation désespérée, il continue sa mission en prêchant l’espérance. Il doit affronter l’ironie et l’incrédulité des gens mais rien ne peut l’empêcher de s’appuyer sur le Seigneur qui est sa force.


    Ce message du prophète nous concerne tous aujourd’hui : quand nous lisons le journal, nous voyons tout le mal qui accable le monde : les guerres, les violences, les meurtres y tiennent une grande place ; et si après avoir replié le journal, nous nous plongions dans un texte de la Bible… Nous découvririons alors d’autres mots : Amour, pardon, guérison, Bonne Nouvelle… C’est une manière de nous rappeler une fois de plus que pour Dieu, il n’y a pas de situation désespérée. A partir d’un mal, il peut faire surgir un bien. Et surtout, il vient de nous rappeler qu’il tient à nous comme à son bien le plus précieux.


    L’évangile de ce dimanche vient appuyer cette bonne nouvelle : il nous rapporte le témoignage d’un autre prophète, le dernier de l’Ancien Testament. Dans un monde de plus en plus en crise, Jean Baptiste vient rendre témoignage à la Lumière. Il nous présente Jésus comme l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. Quand nous proclamons notre foi, nous ne disons pas « Je crois au péché » mais « Je crois au pardon des péchés. » Comme pour les Juifs du temps d’Isaïe, une espérance est toujours possible. Le pardon nous est toujours offert. Jésus prend sur lui tous nos péchés et tous ceux du monde pour nous en libérer. Il est toujours là pour nous ouvrir un chemin d’espérance.


    Cette bonne nouvelle nous engage à changer notre regard sur nous-mêmes et sur les autres. Personne n’a le droit de dire : « Je ne vaux rien ». Et surtout, nous ne devons pas le dire aux autres. Porter de tels jugements c’est se détruire et détruire les autres. Tous, même le pire des mécréants, nous avons du prix aux yeux de Dieu. Il nous considère, les uns et les autres, comme son bien le plus précieux. C’est pour le salut de tous qu’il a donné sa vie sur la croix. Si nous prenons vraiment conscience de la grandeur infinie de cet amour, nous ne pourrons plus supporter ce qui l’offense. Nous nous efforcerons de porter sur chacun le même regard que Dieu, un regard plein d’amour qui accueille et qui pardonne.


    Les trois lectures bibliques de ce dimanche voudraient nous inviter à rejoindre tous ceux et celles que la vie malmène durement, les victimes de la crise, de l’injustice, ceux et celles qui ont perdu ou oublié leur dignité humaine. Ils sont nombreux ceux qui ont du mal à croire qu’ils intéressent quelqu’un. Comme Isaïe, comme Paul et Jean Baptiste, nous sommes envoyés pour annoncer la bonne nouvelle et être témoins de l’espérance qui nous anime. Cela commence par la qualité de notre écoute. Si nous montrons à quelqu’un que sa parole est importante pour nous, nous pourrons lui dire qu’elle est aussi importante pour Dieu. Et nous l’aiderons à retrouver sa dignité.


    En ce dimanche, nous nous tournons vers le Seigneur et nous lui demandons de nous envoyer son Esprit Saint pour nous guider sur ce chemin de conversion. Et comme Jean Baptiste, nous oserons rendre ce témoignage autour de nous : « Oui, nous avons vu, et nous rendons ce témoignage : c’est Jésus le Fils de Dieu, le sauveur du monde. »


    Nous te prions Seigneur, fais grandir en nous la foi pour que nous puissions, comme Jean Baptiste, te montrer aux hommes d’aujourd’hui et les conduire vers toi. Amen


    D’après diverses sources

    source http://dimancheprochain.org

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  • Baptême du Seigneur

    Abbé Jean Compazieu


    Jésus immergé dans notre condition humaine


    Textes bibliques du 9 janvier : Lire


    Nous venons de fêter dans la joie la naissance du Christ Sauveur. L’évangile de ce dimanche nous renvoie à une trentaine d’années plus tard. Devenu adulte, Jésus se fait baptiser par Jean Baptiste dans les eaux du Jourdain. Avant de commencer son ministère public, il rejoint les hommes pécheurs qui demandaient à être purifiés de leurs péchés. Cette démarche était pour eux le signe qu’ils voulaient se purifier et se convertir. Parmi eux, il y avait des collecteurs d’impôts qui s’enrichissaient au détriment des plus pauvres, des soldats brutaux et pilleurs, mais aussi des pharisiens hypocrites qui se croyaient justes. Jean Baptiste les invitait tous à se convertir.


    Or voilà que Jésus se mêle à cette foule et demande à recevoir ce baptême. Pourtant, il n’a aucun péché à se faire pardonner. Il n’a donc pas besoin de faire cette demande de purification. Jean Baptiste le lui fait remarquer : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répond : « Laisse faire maintenant : C’est ainsi qu’il convient d’accomplir toute justice. » La justice, on en parle régulièrement dans les évangiles. Saint Matthieu par exemple nous dit que Joseph était un homme juste. Ce mot est piégé : dans notre langage, la justice c’est l’équité, c’est rendre à chacun ce qui lui est dû.


    Dans l’évangile, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. La justice c’est l’équivalent de la sainteté, c’est être « ajusté » à ce que Dieu demande. Dieu a une volonté sur l’homme et cela ne peut être qu’une volonté d’amour. Et pour que nous puissions connaître cette volonté, il nous envoie son Fils Jésus. Tout au long de sa vie, Jésus sera totalement ajusté à la volonté de son Père. Lui-même ne manquera pas de le dire : « Ma nourriture c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin. » Cette œuvre, c’est le Salut du monde. « Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé. »


    C’est pour remplir cette mission que Jésus a demandé à recevoir le baptême proposé par Jean Baptiste. Il a choisi d’être plongé, immergé dans la condition humaine très concrète. Il est rentré dans l’eau du Jourdain, pur de tout péché. Il en est ressorti porteur de tous les péchés du monde. C’est une manière de nous faire comprendre qu’il se laisse plonger au plus profond de notre humanité. Il prend sur lui notre condition humaine avec ses péchés. Il nous montre par ce geste qu’il veut entraîner tous les hommes dans la voie de la purification.


    Cet évangile nous rejoint dans la situation qui est la nôtre : nous vivons dans un monde qui souffre de la violence, du racisme, des guerres. L’actualité nous en donne chaque jour des exemples dramatiques. En cette période d’hiver, nous pouvons penser à tous ceux et celles qui habitent « en bas de chez nous » c’est-à-dire à la rue. On y meurt de froid, mais surtout de manque d’amour. Or voilà que Jésus veut nous dégager de tout ce mal. Comme au jour de son baptême, il le prend sur lui. Il nous demande de lui donner tout ce qu’il y a de méchant dans notre vie, notre indifférence, nos mensonges, nos calomnies. Il veut nous en libérer. Il désire que nous vivions heureux. Il nous montre le chemin de son cœur pour que nous venions le voir tous les jours.


    Ce baptême de Jean Baptiste nous annonce un autre baptême, celui que reçoivent les chrétiens. C’est la consigne que nous lisons à la fin de l’évangile de saint Matthieu : « Allez dans toutes les nations… Baptisez-les. » Un jour, une maman disait : « Je veux que mon enfant reçoive le même baptême que Jésus. » C’est d’une logique implacable. Mais elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle demandait. Le baptême de Jésus l’a plongé dans notre humanité avec tout ce qu’il y a de péché en elle. Le baptême chrétien nous a immergés dans sa divinité, c’est-à-dire dans l’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. En Jésus, l’humanité retrouve l’amour du Père. Il reste Emmanuel, Dieu avec nous jusqu’à la fin des temps. Par ses sacrements, il nous fait participer à sa vie divine. Au jour de notre baptême, le Père nous dit à chacun : « Tu es mon enfant bien-aimé ». Le sacrement du pardon nous redonne vie et remplit de joie le Père. Par l’Eucharistie, il vient entretenir et développer en nous cette vie.


    Dans l’Église primitive, les candidats au baptême venaient d’un monde sans Dieu dont la vie n’avait aucun sens. Le baptême était pour eux le point de départ d’une rupture avec l’existence qu’ils avaient connue jusque là. Ils avaient le sentiment que c’est seulement par le baptême qu’ils commençaient à vivre vraiment. Tout ce qu’ils avaient connu jusque là était absurde et vide. Leur seule préoccupation était la recherche effrénée des plaisirs et des fêtes et tout ce qui pouvait exciter les sens et la curiosité. Le baptême était le point de départ d’une rupture avec toute cette agitation. C’était pour eux comme une nouvelle naissance. C’est un sacrement qui nous fait participer à la nature divine. Le baptême nous arrache à une voie sans issue, à une voie de solitude. Il nous offre de participer à la nature divine.


    Nous te prions, Seigneur, aide-nous à vraiment redécouvrir la force et la grandeur de notre baptême. Donne-nous de plonger tous les jours dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Amen

     

    Source http://dimancheprochain.org

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  • Abbé Jean Compazieu | 
    Sainte Marie Mère de Dieu


    1er janvier 2011


    Marie.jpg En ce jour, nous nous retrouvons pour nous adresser des vœux de bonne année. C’est une tradition qui nous donne l’occasion de faire un pas les uns vers les autres et c’est très heureux. Cette nouvelle étape nous fait également réfléchir au temps qui passe, au temps perdu et au temps gagné. Une année de plus, c’est une nouvelle chance de réussir ce que nous n’avons pas pu réaliser hier. 


    En venant à l’église, nous voulons confier au Seigneur cette nouvelle année. Nous le prions pour tous ceux que nous aimons et pour ceux que nous n’aimons pas assez. Un jour, il nous a dit qu’il est venu allumer un feu sur la terre. Nous lui demandons qu’il nous donne de partager sa hâte de voir se répandre cet embrasement d’amour dont il veut remplir le monde. Tout naturellement, l’Eglise nous invite aujourd’hui à nous tourner vers Marie. Les évangiles nous en parlent très peu, mais ce qu’ils nous disent est très important. Rappelons-nous : Après l’Annonciation, elle va porter la bonne nouvelle dans la maison de Zacharie. Et elle peut constater l’accomplissement de ce que le Seigneur lui avait dit. Sa cousine Élisabeth en est à son sixième mois.


    Avec l’Évangile de ce jour, c’est le même souci de partager la bonne nouvelle qui anime les bergers. Tout comme Marie, ils vont annoncer ce qui leur a été dit et ils peuvent constater que ce qui leur a été dit s’est réalisé. Dans la Bible, les récits d’une intervention du Seigneur se terminent souvent par des réactions de témoins. Ici c’est la même chose: Tous s’étonnent de ce que disent les témoins. L’événement est en effet extraordinaire : Dans cet enfant emmailloté, un Sauveur, Christ et Seigneur est né pour nous. A Pâques, ce sera le même étonnement quand les femmes puis les apôtres annonceront la résurrection du Seigneur Jésus. Pour Marie, pour les bergers et pour tous les témoins de ces merveilles de Dieu, c’est la joie et l’action de grâce.


    Dans l’évangile de ce jour, il y a une parole importante : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Elle relit en pensée les pages de sa vie où Dieu lui a tracé un chemin qui l’a conduite jusque là. Tout cela est allé très vite pour elle. Mais sa méditation est une action de grâce pour toutes les merveilles que Dieu a réalisées tout au long de l’histoire biblique.

    Dans un monde où tout va si vite, il nous est bon de prendre du recul pour méditer en notre cœur les événements de notre vie et de notre monde. Face aux épreuves de la vie, la maladie, les catastrophes, les guerres, les conflits entre personnes, nous risquons de sombrer dans la morosité et le défaitisme. Or ce découragement, c’est tout le contraire de l’évangile. Je dirai même que c’est la pire des tentations car elle risque de nous détourner de Dieu et de notre mission.


    Pour Marie, c’est tout le contraire. Comme tous les gens de son temps, elle n’aurait pu voir que ce qui allait mal dans son pays. En fait, les événements qu’elle retient et qu’elle médite, ce sont les merveilles de Dieu. Elle prend la mesure de la vocation de son enfant qui est le Fils de Dieu. Elle découvre ce que sera sa propre mission auprès de lui. Bien sûr, elle ne sait pas tout ; elle doit chercher et prier ; elle doit demander au Seigneur ce qu’il attend d’elle ; elle se sent toute petite mais elle reste confiante en Celui qui élève les humbles.


    A la suite de Marie et avec elle, nous sommes invités à méditer les événements de notre vie. Nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l’évangile. Même quand tout va mal, n’oublions jamais que le Seigneur est toujours « là au cœur de nos vies » et que « rien ne peut nous séparer de son amour. » Notre foi au Christ ressuscité doit nous amener à changer notre regard sur nous-mêmes et sur les autres. Comme pour les disciples d’Emmaüs, ce changement ne sera possible que si nous prenons le temps de nous nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie.


    Ce jour est un appel à nous ouvrir à l’avenir que Dieu nous donne. Commencer une nouvelle année, c’est se retrouver face à l’inconnu. Nous voudrions faire des prévisions mais elles sont fragiles et souvent démenties. L’avenir nous réserve toujours des surprises : Que sera cette nouvelle année pour nous ? Pour le monde ? Ces incertitudes ne doivent pas nous paralyser ni nous décourager. Les fatalistes voudraient nous faire croire que tout est écrit : Ce n’est pas vrai ; Dieu est amour et il ne veut pas le malheur des hommes. Cette année sera ce que Dieu voudra mais aussi ce que nous la ferons, dans la confiance et la sérénité. Rappelons-nous saint Paul : « Nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. »


    Ce premier janvier est aussi la journée mondiale de la paix. Nous pensons à tous ces pays si douloureusement marqués par la guerre et la violence mais aussi à tous les conflits familiaux et entre voisins. La vraie conversion suppose un changement de regard sur ceux et celles qui nous entourent. Pour que la paix sur la terre soit obtenue, il faut que les hommes communiquent entre eux et apprennent à se faire confiance.


    Celui dont nous célébrons la naissance a été appelé « le Prince de la Paix. » Il a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix. Il a tué la haine une fois pour toutes. Et à la Pentecôte, il a envoyé son Esprit d’amour dans le cœur de tous les hommes. Comme Marie et avec elle, apprenons à méditer ces merveilles de Dieu en notre cœur. Laissons-nous conduire par le Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie.

     

    C’est avec lui que 2011 sera une BONNE ANNEE.

    Source http://dimancheprochain.org

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  • Le Christ Lumière des nations

    Fete-de-l-Epiphanie.jpgTextes bibliques : Lire

    L’évangile de ce dimanche nous parle de ces mages venus du bout du monde auprès de l’enfant. Une étoile leur avait annoncé la naissance du roi des juifs et ils se sont mis en route pour lui offrir leurs trésors. La nuit de Noël, les bergers ont entendu cette bonne nouvelle : Aujourd’hui, vous est né un Sauveur. A travers eux, ce message était annoncé aux petits, aux pauvres et aux exclus. En cette fête de l’épiphanie, nous faisons un pas de plus : ces hommes qui viennent de loin sont des étrangers. A travers ce récit, nous découvrons que la bonne nouvelle de l’évangile est annoncée à toutes les nations. Une tradition qui ne vient pas de la Bible nous dit qu’il y en a un de race noire, un de race asiatique et un de race blanche. C’est une manière de souligner qu’ils sont tous des étrangers.


    On sait que l’histoire des mages est une grande parabole. Elle nous montre des hommes venus de loin pour se prosterner devant le Roi des Juifs qui venait de naître. Arrivés à Jérusalem, ils l’annoncent à ceux qui auraient dû être les premiers à l’accueillir, à ceux qui, depuis très longtemps attendaient le Messie promis. Aujourd’hui encore, c’est toujours la même chose : le Seigneur est là au milieu de nous ; il est notre lumière ; mais trop souvent, nous ne savons pas regarder cette lumière et nous laisser guider par elle ; parfois, ce sont des étrangers, des non chrétiens qui nous le rappellent. Ils viennent secouer notre torpeur et notre somnolence. Plus que jamais, nous devons demander au Seigneur de raviver notre foi et d’ouvrir nos yeux à sa Lumière.


    S’adressant aux notables de Jérusalem, les mages posent donc cette question qui leur tient à cœur : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » La réponse leur est donnée par les spécialistes de la Parole de Dieu. Les mages peuvent donc se remettre en route. Et voilà que l’étoile se remet à briller. Ils en éprouvent une très grande joie. Arrivés à destination, ils découvrent un petit enfant et se prosternent devant lui. Le Roi des juifs qu’ils cherchaient, ce n’est que ça. Et ce n’est pas fini : Trente trois ans plus tard, il mourra sur une croix comme un vulgaire criminel. Il est grand le mystère de la foi qui fait confiance à des signes aussi humbles.


    L’histoire de ces mages, qui se sont mis en route, nous rappelle que dans la vie de tout humain, il y a une quête d’infini. Des hommes, des femmes, des enfants se posent des questions sur Dieu et sur le sens de leur vie. Cette recherche profonde, nous la comprenons à la lumière de la foi. Nous y reconnaissons une trace du Créateur. En effet, ils sont nombreux ceux qui finissent par trouver. Pour s’en rendre compte, il suffit d’entendre les témoignages de convertis. Autrefois, beaucoup menaient une vie de désordre. Mais un jour, ils ont rencontré le Christ sur leur route et ils nous ont dit à quel point il a changé leur vie. Comme pour les mages, cette rencontre a été le point de départ d’une grande joie.


    Nous aussi, en ce jour, nous sommes dans la joie car nos sommes rassemblés au nom du Seigneur et il est présent au milieu de nous. Cette joie, nous sommes invités à la partager avec le monde entier. Jésus vient au devant de ceux qui marchaient de clarté en clarté. En cet enfant au milieu des hommes, la Lumière s’est manifestée et elle fait reculer l’ombre du mal et du péché. Cette lumière brille pour nous qui célébrons le Christ mort et ressuscité pour le Salut de tous les hommes. Et c’est à toute l’Eglise que le prophète s’adresse quand il dit : « Debout Peuple de Dieu, car elle est venue ta Lumière. » Notre mission, c’est d’en être les témoins par toute notre vie. Et c’est pour cela que l’Esprit Saint nous est donné. Sans cesse illuminés par la Parole de Dieu, nous sommes en marche vers le monde nouveau.


    Cet évangile est porteur d’une bonne nouvelle pour tous les peuples de la terre. Mais il reste beaucoup à faire pour que tous la reçoivent. Aujourd’hui, un homme sur cinq a entendu parler de Jésus et adhère plus ou moins consciemment à son message. Le continent asiatique qui a vu se population se développer considérablement est presque étranger à la foi. En ce dimanche notre prière et notre solidarité chrétienne sont tout spécialement pour les communautés chrétiennes d’Afrique. Avec la crise économique mondiale, certaines Eglises de ce continent sont dans une situation financière critique. Plus que jamais, elles ont besoin du soutien fraternel des catholiques de France et d’Europe. Ensemble, nous sommes la même Eglise de Jésus Christ. La mission est désormais réciproque. Il y a 150 ans, les missionnaires partaient d’Europe pour évangéliser l’Afrique. Aujourd’hui les Eglises africaines nous envoient des prêtres, des religieux et des religieuses ; encore faut-il qu’elles-mêmes puissent continuer à grandir.


    Un dernier point : La tradition populaire parle de « rois » mages. Et là, on a tort. Ces hommes ne sont pas des rois mais plutôt des pèlerins, un peu comme ceux de Saint Jacques de Compostelle. L’évangile nous dit qu’ils se sont mis en route vers Celui qui est la Lumière du monde. A travers « l’enfant et sa mère », ils découvrent la tendresse de Dieu. De retour chez eux, ils disent à leur monde et à nous que le Christ est l’étoile de tous les humains, celui qui oriente les cœurs. En 2000 ans de christianisme, ils sont nombreux les étrangers qui ont nourri notre foi.


    Aujourd’hui, Seigneur, tu nous attires à toi par l’Eucharistie et tu nous attends, comme tu as attiré et attendu les mages. Donne-nous de te chercher et de te trouver comme eux. Nous voulons t’offrir l’encens de notre prière, l’or de notre amour et la myrrhe de notre vie unie à la tienne pour le salut du monde. Amen


    D’après diverses sources

    Source: http://dimancheprochain.org

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  • La Sainte Famille

    Abbé Jean Compazieu - Dimanche 26 décembre 2010


    Protéger la famille


    La-Sainte-Famille-copie-1.jpgTextes bibliques : Lire


    Nous venons de fêter dans la joie la naissance du Christ et sa venue dans notre monde. Nous avons été nombreux à nous rassembler dans les églises la nuit et le jour de Noël. Cette fête a également donné lieu à des réveillons et des rencontres familiales. Des efforts très méritoires ont été réalisés pour que les plus pauvres soient associés à cette joie. Mais nous, chrétiens, nous ne voulons pas oublier que Celui qui est à l’origine de toutes ces festivités, c’est le Christ Sauveur. Vivre Noël, c’est accueillir Jésus qui vient et qui continue à venir. Il frappe à notre porte et il attend notre réponse et notre accueil. Y aura-t-il de la place pour lui dans notre vie ?


    Au lendemain de Noël, notre regard se porte vers la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Cette fête a été instaurée voilà un siècle. Vers les années 1920, la pastorale s’inquiétait déjà de l’évolution de la famille. Il n’est pas question de gâcher notre joie de Noël, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux devant toutes ces familles qui vivent des situations difficiles. C’est vraiment triste de voir des couples, des frères et sœurs qui ne peuvent plus vivre Noël ensemble. Heureusement, en cette période, nous sommes témoins de gestes de solidarité et d’accueil à l’égard de personnes seules. Des parents qui ont de l’amour à donner choisissent d’adopter un ou plusieurs enfants. Des parents se privent pour que leurs enfants puissent vivre heureux. Ils font tout pour les protéger et les aider à grandir.


    Dans l’évangile de ce dimanche, nous voyons une famille unie et solidaire autour de l’enfant qu’il faut protéger à tout prix. En cette nuit, à Bethléem, elle dort du repos des justes. Mais à Jérusalem, le roi Hérode ne dort pas. Pour lui, c’est la nuit de la conspiration. Il ne veut pas de rival. Il a peur de ce nouveau roi qu’on vient de lui annoncer et il cherche à le faire périr. Le funeste projet d’Hérode ne verra pas le jour. C’est la prière du psaume 120 qui se réalise : « Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. » Cet appel à la Providence s’adresse aussi à chacun de nous et nous devons l’entendre. Mais la Providence ne supprime pas un effort personnel de notre part. Elle compte sur notre collaboration.


    La folie meurtrière n’est pas du seul fait d’Hérode. Nous la retrouvons tout au long des siècles, en Europe et dans divers pays du monde. Dans tous les cas, les familles sont les premières victimes de la convoitise et des affrontements politiques. Comme Marie et Joseph, beaucoup doivent fuir à l’étranger s’ils veulent protéger leur vie et celle de leurs enfants. Et dans le pays qui les accueille, ils deviennent des exclus, des « sans papier ». Mais à travers eux, c’est aussi le Christ qui est là. Tout ce que nous faisons pour le plus petit d’entre les siens, c’est à lui que nous le faisons. C’est sur notre amour pour ces petits que nous serons jugés.


    Marie et Joseph font partie de ces petits et de ces pauvres. C’est à eux que Dieu a confié le trésor le plus inimaginable, son propre Fils bien-aimé, celui qui est de toute éternité le reflet de sa splendeur. Pour veiller sur un tel trésor, nous aurions pris des précautions, nous aurions engagé des gardes du corps ou installé des systèmes de surveillance. Mais Dieu ne fait rien de tout cela. Ce n’est pas dans ses habitudes. Il s’est confié à un homme et une femme pauvres et aux mains nues. Comme nous le dit saint Paul, la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse humaine.


    Tout au long de son ministère, c’est ainsi que le Christ agira. Il choisira des hommes encore plus pauvres et plus fragiles, capables de le trahir. C’est à eux qu’il confiera l’annonce de la bonne nouvelle. Et aujourd’hui encore, il confie à des hommes et des femmes fragiles ces trésors que sont les enfants. Alors comment ne pas penser à tous ceux dont la vie est menacée, ceux qui sont victimes des guerres, et de la famine, ceux qui sont victimes des violences et de la maltraitance, ceux qui sont menacés par le manque de soins, manque d’amour et d’affection. En nous révélant la grandeur et la fragilité de l’enfant Jésus, Noël nous invite à nous soucier de chaque enfant. Nous sommes appelés à tout faire pour que chacun puisse grandir sans danger et s’épanouir dans la joie. A travers tous ces enfants qui subissent toutes sortes d’épreuves douloureuses, c’est le Christ qui attend notre amour. Il est toujours du côté des petits, des pauvres et des exclus.


    Voilà cette famille de Jésus, Marie et Joseph ; mais plus tard, le Christ nous révèlera qu’il fait partie d’une autre Famille, celle de Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Sa mission sera de ramener tous les hommes vers le Père. Au jour de notre baptême, nous avons été introduits dans cette Famille de Dieu. Nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en lui. Et nous sommes invités à marcher tous les jours vers ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Tout cela vient nous rappeler que la fête de la Sainte Famille c’est aussi la nôtre car nous en faisons tous partie.


    Merci Seigneur pour l’exemple que nous donne ta Famille terrestre. Que nos familles vivent, comme elle, dans un abandon filial en ta Providence. Tu es le Dieu qui se met à genoux devant nous. Aide-nous à t’accueillir pleinement, comme Joseph et Marie et à te donner la première place dans notre vie. Amen


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

     

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  • Jour de Noël 2010

    Abbé Jean Compazieu - 24-25 décembre 2010 
    Le Verbe s’est fait chair


    creche.jpg Textes bibliques : Lire (messe du jour)


    En cette fête de Noël, nos églises accueillent des personnes d’origine différentes. Nous n’avons peut-être pas tous la même foi. Certains viennent à la messe régulièrement, d’autres de façon épisodique, d’autres encore très rarement. Mais l’important, c’est que chacun, quel qu’il soit, se sente vraiment accueilli. La bonne nouvelle s’adresse à tous sans distinction, riches et pauvres, malades et bien portants, enfants, jeunes et adultes. Celui que nous fêtons en ce jour accueille tous ceux qui viennent à lui, ceux qui prient beaucoup tous les jours et ceux qui se tournent vers lui au dernier moment.


    Si nous sommes venus ici dans cette église, c’est pour répondre à l’appel d’un enfant. Il nous fait comprendre à tous qu’il nous attendait. Sa naissance a été pour le monde le point de départ d’une grande espérance ; d’ailleurs, il nous est dit : Ne craignez pas, ne soyez pas dans la tristesse, réjouissez-vous. Le message de l’ange est un appel à la joie ; cette joie n’est pas pour nous seuls ; elle est pour tout le peuple. En ce jour de Noël, nous devons nous réjouir pour nous et pour tous les autres. Noël, c’est une lumière qui s’est levée dans les ténèbres. Elle jaillit dans les épreuves de l’existence. Pour tous, elle est source de vie, d’espérance et d’amour.


    Pour nous sortir de la tristesse, Dieu n’a rien trouvé de mieux que la naissance d’un petit enfant. Rien ne le distingue des autres, mais l’évangile nous le présente comme celui qui fait miséricorde et qui donne accès au seul vrai bonheur, celui qui est en Dieu. En lui, c’est la vie qui est venue à nous pour que nous vivions. Il vient nous apprendre que nous sommes appelés à vivre avec lui pour toujours. Plus tard, il nous dira qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller vers le Père.


    Cette nuit, nous avons entendu la bonne nouvelle proclamée par l’ange : « Il vous est né un Sauveur ». Sauver c’est libérer, protéger, racheter, guérir ; c’est ramener quelqu’un loin du danger. Nous n’aurons jamais fini de découvrir les multiples aspects de cet amour de Dieu pour l’humanité. Cette promesse de salut était envisagée dès le commencement du monde. Ce rendez-vous a été transmis de génération en génération tout au long de l’histoire au peuple juif. Et voici que cette promesse s’accomplit à Noël. Dieu vient dire au monde : « Me voici ! »


    Et c’est la naissance de Jésus à Bethléem, la splendeur de ce petit enfant couché dans une crèche. Il est le Verbe existant de toute éternité. Un feu d’amour vient éclairer la terre. Il vient bousculer tous nos égoïsmes. En lui, c’est Dieu qui se donne ; il se rend accessible à tous. Nous ne devons pas le chercher dans les nuages ni à l’autre bout du monde. Il est là présent au cœur de nos vies ; il nous donne sa Parole, son Verbe, son Fils. Il se donne à la hauteur de nos visages et de nos mains. Petit enfant, il se confie vraiment entre nos mains, dans un don humble et total.


    Cet ainsi que Dieu vient dans cet enfant que personne n’attendait et que personne ne reconnaît. Avant sa naissance, on disait que le ciel s’était fermé ; Dieu ne communiquait plus avec les hommes. Ces derniers étaient abandonnés à leur propre sort. Les hommes pieux d’Israël affirmaient qu’il n’y avait plus de prophète. A leur décharge, il faut savoir qu’ils attendaient un Messie glorieux qui sauverait le monde. Ils ne pouvaient pas le reconnaître dans ce petit enfant. Aujourd’hui aussi, beaucoup de ceux qui fêtent Noël ne pensent plus au nouveau-né de la crèche.


    L’évangile de saint Jean vient répondre à ce questionnement des gens de Palestine et aux nôtres. Non, les hommes ne sont pas abandonnés. Les catastrophes et les calamités qui frappent notre monde ne peuvent nous éloigner de son amour. Dieu nous parle. Il nous rejoint au cœur de nos vies. Nous sommes peut-être un peu surpris par l’austérité de l’évangile que nous venons d’écouter. Il ne parle plus du petit bébé de la crèche, ni de la lumière céleste, ni des bergers, ni des anges qui proclamaient la paix. Nous sommes devant un texte plus aride et plus abstrait. Il nous invite à méditer sur le Verbe de Dieu qui est la vraie Lumière. Et surtout, il nous annonce que Dieu intervient dans l’histoire des hommes en nous envoyant son propre Fils.


    Ce Fils que nous accueillons, c’est le Verbe, la Parole de Dieu incarnée. Il peut nous parler du Père parce qu’il le connaît, il peut nous dire sa volonté, son plan d’amour pour les hommes. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. » Il prend notre condition humaine et notre fragilité. Il partage notre vie en tout, sauf le péché. Nous sommes tous dépassés par l’immensité de cet amour de Dieu pour l’humanité. Nous ne pouvons que nous émerveiller et lui rendre grâce pour cette merveille.


    Seigneur Jésus, tu as pris notre humanité pour nous faire participer à ta divinité. Nous voulons t’accueillir dans la joie et nous laisser renouveler par toi. Nous te confions toutes nos parts d’ombre et de désespoir. Nous avons la ferme certitude que tu nous reettras sur la voie du Salut, dans la joie et la paix. Amen


    d’après diverses sources

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  • 4ème dimanche de l’Avent - 19 décembre 2010

    Abbé Jean Compazieu 


    Emmanuel, Dieu avec nous


    Bougie-de-l-Avent.jpg Textes bibliques : Lire


    En ce 4ème dimanche de l’Avent, la liturgie nous propose deux récits d’Annonciation. Nous avons d’abord celui de la première lecture. Nous sommes au 4ème siècle avant Jésus Christ. La situation du peuple d’Israël est de plus en plus dramatique. Il est menacé de partout par des armées étrangères. Le roi Acaz qui règne sur Jérusalem est tout jeune ; il n’a que vingt ans. Le prophète Isaïe vient l’inviter à se tourner vers le Seigneur et à lui demander un signe. Il voit bien que le jeune roi a choisi son camp. Il a abandonné le vrai Dieu pour se tourner vers ceux des païens et s’attirer leur faveur. Mais ces dieux païens ne sont rien. Le prophète Isaïe est là pour rappeler au roi et à chacun d’entre nous qu’il doit revenir vers le seul vrai Dieu. C’est sur lui seul qu’il nous faut compter. Ce temps de l’Avent est là pour nous y inviter. 


    Le roi Acaz s’est donc détourné de Dieu. Il a sacrifié son fils aux dieux païens. Mais quoi qu’il arrive, le Seigneur est toujours fidèle à son alliance et il donne un signe venant du ciel : « Voici que la Vierge concevra, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel (Dieu avec nous) ». Pour le jeune roi, c’est une réponse bien dérisoire. Mais rien ni personne ne peut arrêter la réalisation du projet de Dieu. Quand il intervient, c’est toujours avec des moyens que nous n’avions pas prévus. Toute la bible et toute l’histoire de l’Eglise nous montrent que pour transmettre au monde les messages les plus importants, Dieu fait appel à des petits, des pauvres, des ignorants. Ce n’est pas eux qui parlent mais l’Esprit Saint en eux. Dans l’évangile des béatitudes, le Christ nous dit : « Heureux les pauvres de cœur », ceux qui ne sont pas imbus de leurs richesses et de leur savoir mais qui sont entièrement réceptifs au don de Dieu. Le Royaume des cieux est à eux.


    Cette annonce de la venue d’Emmanuel, nous la retrouvons dans l’évangile de ce dimanche. C’est le message de l’ange à Joseph. Il est invité à prendre chez lui Marie son épouse : « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ». Dans la première lecture, nous avons vu Acaz prendre la parole pour se moquer de Dieu qu’il a trahi. Pour Joseph, c’est le contraire : il reste silencieux et il s’engage su la Parole de Dieu. Il est le seul à avoir l’humilité qui plaît à Dieu. Il a renoncé à tout mais Dieu lui donnera le fils que le monde attend, celui qui sauvera tous les hommes de leurs péchés.


    C’est cette venue de Jésus que nous allons fêter le jour de Noël. Il ne s’agit pas seulement d’un anniversaire. Vivre Noël, c’est accueillir Jésus dans notre vie chaque jour. Le Cardinal Eyt, archevêque de Bordeaux, disait que « nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ, mais deux mille ans avec lui. Fêter la naissance de Jésus, sa vie, sa mort, sa, résurrection c’est accueillir la nourriture qui nous est donnée pour notre foi. Tout au long de l’année liturgique et tout au long de notre vie, nous sommes invités à renouveler et à approfondir ce qui nous fait vivre : Jésus Christ est le vrai Messie, le seul sauveur de tout le peuple. L’évangile nous dit qu’il part à la recherche de la brebis égarée. En fait, ce n’est pas seulement la brebis qui est en perdition mais des troupeaux entiers. Le Christ veut les sauver tous et il compte sur nous pour participer à cette mission.


    En ce jour, nous pouvons manifester toute notre reconnaissance à Joseph. C’est aussi grâce à lui que nous pouvons proclamer notre foi. L’évangile selon saint Matthieu nous dit qu’il était « un homme juste ». Comprenons bien. Ici le mot « juste ne signifie pas seulement « équitable ». Joseph qui était charpentier avait l’habitude de veiller à ce que toutes les pièces soient bien ajustées les unes aux autres. C’est toute la solidité de l’ouvrage qui en dépendait. Eh bien ! Saint Joseph c’est laissé « travailler » par l’Esprit Saint pour devenir de plus en plus « ajusté » à la volonté de Dieu. Il était prêt à correspondre à la mission que Dieu voulait lui confier.


    En ce 4ème dimanche de l’Avent, nous prenons du temps pour le silence et l’écoute de l’Esprit Saint. C’est dans la prière et le recueillement que nous pourrons, nous aussi, nous ajuster à la volonté de Dieu et participer à son projet. Comme Joseph, nous apprenons à nous faire les serviteurs d’un mystère qui nous dépasse. Comme lui, le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les paroles qu’il nous adresse sont celles de la « Vie Eternelle ».


    La mission de l’Eglise, notre mission à tous, c’est d’annoncer la bonne nouvelle de « Jésus Christ, notre Seigneur ». Nous le faisons en nous approchant au plus près de sa Parole et en nous laissant surprendre par elle. Cela concerne chacun d’entre nous. L’important, ce n’est pas notre faiblesse mais le Christ qui est au milieu de nous. C’est lui que nous célébrons dans chaque Eucharistie. Nous lui rendons grâce car il est déjà dans nos cœurs « Dieu avec nous ». Il est celui qui nous fait entrer dans l’alliance définitive entre l’homme et Dieu. Et il nous confie cette mission : faire triompher l’amour sur la haine, la tendresse sur l’indifférence. Alors, plus que jamais, nous le prions : « O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! » Amen


    D’après diverses sources

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  • 3ème dimanche de l’Avent

    Abbé Jean Compazieu - 12 décembre 2010

    La Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres…


    Textes bibliques : Lire


    Parole-et-lampion.jpgDimanche dernier, nous avons entendu la prédication de Jean Baptiste. Son message était dérangeant pour les autorités en place. Comme cela arrive souvent en pareille circonstance, il a été arrêté et mis en prison. N’ayant plus aucun contact avec ce Jésus qu’il annonçait, il ne pouvait que s’appuyer sur ses disciples. Il était de plus en plus intrigué car ce qu’il entendait dire de lui ne correspondait pas à ce qu’il avait annoncé. Rappelons-nous : Jean Baptiste avait présenté « celui qui vient » comme un juge redoutable, avec la hache à la main pour déraciner les pécheurs et les jeter au feu. La seule issue pour échapper à cette catastrophe, c’était de recevoir le baptême qu’il proposait. Ce n’était pas encore le baptême chrétien mais simplement le signe d’un engagement résolu vers la conversion. 


    Or, avec Jésus, c’est tout autre chose qui se passe. Nous sommes loin du jugement redoutable. Au lieu d’utiliser la manière forte, il se proclame « doux et humble de cœur ». Il fait bon accueil aux pécheurs et il va jusqu’à leur pardonner. Alors, Jean Baptiste ne comprend pas. Il est complètement désemparé par cette attitude de celui qu’il avait annoncé. Et c’est pour cette raison qu’il envoie ses disciples pour leur poser la question de confiance : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?


    En écoutant cette question de Jean Baptiste, chacun de nous peut penser à ceux qui doutent, ceux qui sont dans l’épreuve. Beaucoup sont désemparés par la violence, les catastrophes, la pauvreté grandissante. Alors, nous entendons cette question : Où est-il votre Dieu ? que fait-il ? Et c’est à ce moment-là qu’il nous faut ouvrir nos yeux et surtout notre cœur : non Dieu n’est pas absent. Il est présent dans tous les gestes de partage et de solidarité. Il est là quand on va visiter une personne malade. Quand des familles font un chemin de réconciliation, c’est lui qui est là. Quand des SDF sont mis à l’abri du froid, c’est encore lui.


    Et c’est là qu’il nous faut réentendre la parole de Jésus : « Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Ces aveugles qui retrouvent la vue, ce sont ceux qui étaient aveuglés par la haine ou l’indifférence. Ils étaient fermés à Dieu et aux autres. En accueillant dans leur vie celui qui est « la Lumière du monde », ils apprennent à voir les autres avec le regard même de Dieu, un regard plein d’amour et de miséricorde. Eux qui étaient « boiteux » peuvent aller vers leurs frères et surtout se mettre en route à la suite du Christ vers le Père. Les sourds entendent les appels du Christ à se convertir, à revenir à Dieu et à aller vers les autres. La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres : Désormais ils ne sont plus des exclus. Ils sont enfants de Dieu au même titre que les autres et ils retrouvent toute leur dignité.


    Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à réaliser des merveilles pour les hommes et les femmes de ce temps. Il vient nous guérir de la lèpre du péché et nous apporter la vie qui n’aura pas de fin. Sa venue a été pour notre monde le point de départ d’une grande espérance. C’est une réponse à tous les pessimistes qui ne voient que le mal. Tout l’évangile nous dit que Dieu n’abandonne pas son peuple. Il nous invite à nous laisser conduire par lui en toute confiance. Il attend de nous que nous lui ouvrions les mains pour tout recevoir de lui. A notre tour, nous pourrons les tendre pour partager avec ceux qui nous entourent. Avec lui, nous pourrons nous faire le prochain de celui qui a faim et froid, celui qui est seul et qui compte sur une main tendue. C’est à nous de faire marcher les boiteux, d’éclairer les aveugles, de donner la parole à ceux et celles qui ne l’ont jamais. C’est à nous de servir les pauvres et de leur annoncer la bonne nouvelle.


    Jean Baptiste était tout orienté vers la venue du Messie puis il s’est retiré pour donner toute sa place à Jésus : « il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. » Aujourd’hui, nous pensons à tous ceux et celles qui ont parlé et agi au nom du Seigneur. Beaucoup ont quitté leur famille et leur pays pour proclamer que Jésus Christ est Seigneur. Certains l’ont fait au péril de leur vie. Notre mission de chrétiens baptisés et confirmés nous provoque nous aussi à aller vers les autres et à œuvrer pour faire advenir le Royaume de Dieu. Dans ce Royaume, tous, grands et petits, bien portants et malades, étrangers et orphelins, prendront place au même festin sans distinction.


    Jésus Fils de Dieu, nous te rendons grâce : chaque dimanche, tu es notre Noël, car chaque dimanche, tu viens partager notre vie. C’est toi que nous allons recevoir comme l’Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu avec l’humanité. Béni sois-tu pour cette tendresse que tu ne cesses de nous manifester. Amen


    D’après diverses sources

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  • 2ème dimanche de l’Avent

    Abbé Jean Compazieu - 5 décembre 2010

    Jean-Baptiste.jpg Préparez le chemin du Seigneur


    Textes bibliques : Lire


    L’évangile de ce dimanche nous rapporte la prédication de Jean Baptiste le précurseur. Il annonce un message très important qui concerne le Royaume de Dieu tout proche. Mais alors, pourquoi avoir choisi le désert et non le Centre ville ou un lieu de grands passages ? Le désert c’est le lieu de l’aridité ; rien n’y pousse ; c’est aussi le lieu de tous les dangers pour celui qui ose s’y aventurer ; on peut y mourir de faim et de soif. De plus, nous savons aussi que le désert c’est aussi le lieu des enlèvements et des prises d’otage.


    Mais en ce dimanche, la Parole de Dieu vient nous rappeler un point absolument essentiel : Dans le monde de la Bible, le désert c’est le lieu de la conversion. Il suffit de relire le livre de l’Exode pour s’en rendre compte. Comme les hébreux, nous sommes invités à découvrir que c’est le lieu de passage obligé pour celui qui veut renouveler sa foi en Dieu. Il nous faut aller au désert pour accueillir Celui qui doit venir. La question n’est pas d’aller dans le désert de la Judée ni celui du Sahara. Ce qui nous est proposé, c’est de nous retirer loin des bruits de ce monde, loin des sollicitations publicitaires qui ont tendance à prendre une place de plus en plus envahissante dans notre vie. Aller au désert, c’est nous dépouiller de toute chose superficielle pour ne retenir que l’essentiel. La véritable conversion passe par un dépouillement de notre cœur et de notre esprit.


    Cet appel à nous convertir passe par des choix très concrets : « Aplanissez la route pour Dieu », nous recommande Jean Baptiste. Cela signifie qu’il nous faut faire sauter tous les obstacles qui nous éloignent de la confiance en Dieu, l’indifférence ambiante, la peur de la critique, l’impression que le mal est toujours triomphant. Quand nous lisons les journaux ou quand nous regardons la télévision, nous ne voyons souvent que ce qui va mal, la violence, le racisme, la crise économique. Ce temps de l’Avent nous invite à revenir à l’évangile pour apprendre à voir le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance. Avec le Christ, nous pouvons être sûrs que le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui vaincra.


    « Produisez un fruit qui exprime votre conversion » nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.


    C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons ce qu’il attend de nous. Devant cet amour passionné de celui qui a donné sa vie pour le salut du monde, nous découvrons que nous sommes loin du compte. Il nous faudra bien toute notre vie pour vraiment nous convertir à Jésus Christ. Il ne cesse de nous appeler à marcher à sa suite, mais de notre part, c’est souvent un pas en avant et deux en arrière. Il nous arrive de tomber mais le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous aider à nous remettre en route. Son amour nous est offert une fois pour toutes et rien ni personne ne peut nous en séparer.


    Il ne s’agit donc pas de performances spirituelles à accomplir avec la seule force de notre volonté. Les lectures de ce dimanche nous parlent de l’Esprit Saint et de son action transformante. C’est avec lui et grâce à lui que le désert devient un lieu de rencontre et d’échange, un lieu d’égalité entre tous, un lieu de partage et d’accueil. Quand le Père François a fondé la Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées, il voyait bien le désert de solitude dans lequel des personnes étaient plongées. C’est pour cela qu’il les a encouragées à sortir pour aller vers les autres. Il disait : « La Fraternité c’est un malade qui va vers un autre malade et ensemble, ils vont vers un troisième ». Et ce mouvement s’est étendu comme un feu dans le monde entier.


    C’est dans ces gestes d’amour et de partage que nous reconnaissons la présence et l’action de l’Esprit Saint. Ils sont le signe que Dieu est déjà parmi nous. Nous aussi, nous sommes invités à l’accueillir et à accueillir tous nos frères. En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu. Jean Baptiste a annoncé cette bonne nouvelle mais il n’a pu en voir la réalisation. C’est pour cette raison qu’un jour, Jésus a dit : « Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. (Mt 11, 11)


    En te suivant, Seigneur Jésus, nous sommes plongés dans l’amour de Dieu. C’est mieux que les sacrifices de l’ancienne alliance. Que cette Eucharistie nous permette de partager ce bonheur avec tous ceux qui nous entourent. AMEN


    Jean C. (D’après diverses sources)

    Source http://dimancheprochain.org

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  • 1er dimanche de l’Avent Année A

    Abbé Jean Compazieu - 28 novembre 2010

    Vigilance


    tableau-saints.jpg Textes bibliques : Lire


    Avec ce premier dimanche de l’Avent, nous sommes au début d’une nouvelle année liturgique. C’est comme une nouvelle page de notre vie chrétienne qui s’ouvre. C’est un temps fort de la vie des croyants. Pour le comprendre, il faut se rappeler que ce mot signifie « avènement ». L’avent c’est le temps de la venue. Celui qui vient, c’est Jésus et nous sommes invités à l’accueillir. Nous pensons tous à Noël et nous voulons que cette fête soit aussi réussie que possible. Mais surtout, nous voulons rappeler à ceux qui l’ont oublié que Noël c’est d’abord une fête chrétienne. Tout a commencé avec la venue de Jésus dans notre humanité. Son grand projet c’est de chercher et sauver ceux qui sont perdus. 


    Malheureusement, pour beaucoup, Noël c’est le grand rendez-vous du clinquant, enrobé de sensiblerie. Les vitrines en sont témoins. Ceux qui viennent acheter ont besoin de couleurs, de brillances, d’inhabituel au point qu’il leur faut même une crèche qui se trouve dans les rayons des magasins non loin des peluches de Dysneyland. Or voilà que dans la première lecture, Isaïe nous invite à marcher à la lumière du Seigneur. Il nous faut vraiment retrouver l’essentiel, celui qui peut éclairer notre vie et lui donner tout son sens. Un jour, il a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va au Père sans passer par moi. »


    Le premier dimanche de l’Avent nous renvoie à une autre venue de Jésus, celle de son retour définitif dans la gloire à la fin du monde. Les premières générations de chrétiens pensaient que ce serait imminent. Ils s’y attendaient tous les jours. Mais le temps a passé. Ils ont progressivement compris que ce ne serait pas pour le lendemain. Il ne fallait donc pas rester là « affairés sans rien faire ». Saint Paul leur recommande d’assumer leurs responsabilités et de manger le pain qu’ils auront eux-mêmes gagné. Ailleurs, Jésus nous invite à rester « en tenue de service » et à garder nos lampes allumées, la lampe de la foi, celle de l’espérance et aussi celle de la prière. Tout cela se trouve aujourd’hui résumé dans un mot : VEILLEZ.


    Veiller? C’est être vigilant, prévoyant et attentif ; c’est faire preuve de discernement et prévoir ce qui peut arriver. Nous avons vu ces derniers mois que l’imprévoyance et la passivité ont aggravé des catastrophes et causé de nombreux morts. Nous savons aussi à quel point une distraction peut être dangereuse quand on conduit une voiture ou quand on travaille sur une machine. Il en est de même dans notre relation à Dieu : A l’époque de Noé, « on mangeait, on buvait, on se mariait ». Il n’y avait là rien de mal. Mais on vivait dans l’insouciance. Dieu était le grand oublié. Les gens ne se sont douté de rien jusqu’au jour où le déluge les a tous emportés.


    L’important n’est pas de se demander si le déluge a bien eu lieu mais d’essayer de comprendre ce que veut nous dire ce texte de la Bible. Dieu voit des gens qui passent leur temps à manger, boire et se marier. Ils ne sont finalement préoccupés que par leur vie matérielle. Il n’y a pas de profondeur en eux. Ils ne pensent qu’à l’argent, aux cadeaux de Noël, au réveillon et à tant d’autres choses qui les accaparent. Ils en oublient celui qui vient à eux et ne cesse de frapper à la porte de leur cœur. Dans un monde imprégné par l’indifférence, la sécularisation, l’athéisme ou le fanatisme, nous sommes appelés par Isaïe à marcher « à la lumière du Seigneur.


    C’est vrai que trop souvent, notre vie est engloutie par un déluge d’égoïsme et d’indifférence. Nous assistons à une montée de la violence, du racisme, du chacun pour soi. Le manque de vigilance nous fait oublier Dieu qui est Amour. Il nous met dans un état d’hibernation spirituelle. Le temps de l’Avent est là précisément pour nous réveiller. Saint Paul nous donne un éclairage intéressant sur la manière de veiller. Il nous invite à rejeter les œuvres des ténèbres et à repousser le mal qui risque d’envahir notre vie comme un déluge.


    Veiller c’est agir sur tout ce qui doit changer dans notre vie ; c’est rejeter toutes les formes d’égoïsme et d’indifférence ; c’est renoncer aux comportements qui nous détournent de Dieu et des autres. Mais le plus important, c’est de revêtir le Christ et nous laisser habiller par l’amour et la Lumière qui sont en lui. Noël c’est Jésus qui est venu ; il continue à venir dans notre vie de tous les jours et il reviendra dans la gloire. Il est plus que jamais nécessaire de bien le mettre au centre de notre vie et de notre prière. En fait, il est bien là mais c’est nous qui sommes souvent ailleurs. Nous sommes toujours dehors à nous agiter et à courir dans tous les sens. Ce premier dimanche de l’Avent est là pour nous rappeler que nous sommes fils et filles de Dieu. Cela change tout dans notre vie de tous les jours.


    L’eucharistie qui nous rassemble, c’est encore et toujours le Christ qui vient. Il veut demeurer avec nous jusqu’à la fin des temps. Plus nous participons à l’Eucharistie, plus nous revêtirons le Christ. Il veut que nous soyons avec lui pour le rejoindre dans son éternité. « Donne à tes fidèles, Dieu Tout-Puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur. » Amen


    D’après diverses sources

    Source http://dimancheprochain.org

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