• Homélie de l'Ascension et ou du 7ème dimanche de Pâques - 20 mai 2012

    Au Canada, le 20 mai sera le dimanche de l'Ascension pour l'homélie rendez-vous ici

     

    Homélie du 7ème dimanche de Pâques

    Abbé Jean Compazieu


    sainte-table.jpgTextes bibliques : Lire


    Nous avons fêté jeudi dernier l’Ascension de Jésus. C’était sa dernière apparition à ses disciples. Il disparaît à leur regard. Désormais, c’est le temps de l’Eglise qui commence. Les disciples qui ont suivi Jésus pendant trois ans sont appelés à devenir des apôtres. Ils seront envoyés dans le monde entier pour être les messagers de la bonne nouvelle. Nous sommes bénéficiaires de leur témoignage ; nous avons à transmettre le flambeau autour de nous. Le Seigneur compte sur nous dans nos familles, nos villages, nos quartiers. Rien ne doit arrêter la Parole de Dieu.


     

    La première lecture nous montre que ce témoignage a besoin d’une communauté organisée. Judas n’est plus là. Après avoir trahi Jésus, il a mis fin à ses jours. Lors d’un rassemblement de la communauté, Pierre se lève et prend la parole. Il explique ce qu’ils vont faire pour remplacer Judas. Il faut le remplacer par un témoin de la résurrection. Il n’est pas question de voter. On va simplement tirer au sort en demandant à Dieu de manifester ainsi sa volonté. C’est Mathias qui est choisi pour être associé aux onze apôtres. Ce passage du livre des Actes des Apôtres nous rappelle que l’Esprit Saint est très présent dans la vie de son Eglise. Il ne cesse d’éclairer sa route et il continue à agir pour faire de nous des hommes et des femmes de foi, témoins de Jésus.

    Dans la seconde lecture, saint Jean nous rappelle que pour ce témoignage, il est indispensable d’être en communion avec Dieu. Il ne peut y avoir de vie chrétienne authentique sans amour. Cet amour nous vient de Dieu et s’enracine dans la foi au Fils de Dieu. Le vrai chrétien c’est celui qui est fidèle à la foi enseignée depuis le commencement et à la pratique de l’amour fraternel. C’est à cela que le monde peut le reconnaître. Et c’est l’Esprit Saint qui nous permet de donner ce témoignage.  Personne n’a jamais vu Dieu. Mais la foi nous permet de le reconnaître dans l’amour que nous avons pour les autres.


    L’Evangile de saint Jean nous rapporte la grande prière de Jésus au moment de passer de ce monde à son Père. Nous y entendons des paroles fortes : « Garde mes disciples dans la fidélité à ton nom ! » La fidélité est au cœur de cette prière. Elle est demandée comme une grâce car elle est bien fragile. C’est important car il ne peut y avoir de véritable amour que dans la durée. La mission des disciples, notre mission à tous, c’est d’être des témoins authentiques de Dieu parmi les hommes. S’adressant à son Père, Jésus lui demande de protéger les siens dans cette mission difficile. Ils seront affrontés aux persécutions, à la dérision, à l’indifférence. Mais le Seigneur veille sur nous et rien ne peut nous séparer de son amour.


    Autre préoccupation de Jésus : « qu’ils soient un comme nous-mêmes ! » C’est absolument essentiel pour que la bonne nouvelle porte du fruit. Le message de l’évangile ne peut être transmis que par des croyants unis par les liens de l’amour. Nous pensons tous aux divisions entre religions catholiques, protestants, orthodoxes et autres. Mais nous ne devons pas oublier celles qui existent à l’intérieur de nos communautés paroissiales, nos familles, nos villages et nos quartiers. Toutes ces rivalités et ces rancunes sont on contre témoignage pour l’Eglise. Comment croire des chrétiens qui n’arrêtent pas de se critiquer les uns les autres. Toutes ces paroles méchantes qui détruisent l’autre sont un obstacle à l’annonce de la bonne nouvelle.


    Mais n’attendons pas d’être parfaits pour nous tourner vers le Christ. Lui-même nous invite à nous associer à sa prière pour l’unité de ses disciples. Nous connaissons nos fragilités, notre péché. Nous vivons dans un monde qui nous regarde vivre et qui ne pardonne pas les scandales dans l’Eglise. Alors, plus que jamais, nous nous unissons à la prière du Christ pour l’unité et la fidélité des siens. C’est à travers nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. C’est cela qui fait la valeur d’une vie.


    C’est cet amour du Père que Jésus est venu nous révéler et nous communiquer. Il nous revient de le transmettre autour de nous à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Dans ce monde, nous rencontrons la violence, la haine, la rancune, la misère, la faim. En ce dimanche, nous unissons notre prière pour la réconciliation des peuples, la progression de la justice et la résolution des conflits. Que le Seigneur nous donne force et courage pour travailler ensemble à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel, un monde rempli de l’amour qui est en Dieu.

    « Toi qui es Lumière, Toi qui es l’Amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. » Amen

    Sources : Revue Feu Nouveau, Homélies du dimanche (Mgr Léon Soulier), dossiers personnels…

    Source http://dimancheprochain.org

     

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  • Commentaires

    1
    anne marie
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:23

    tous nous pouvons etre des passeurs d'humanité

    je porte a votre connaissance cela c'est revoltant

    Infirmière depuis 20 ans et à jour de ses cotisations, Aline est atteinte d'un cancer métastasé du sein pour lequel elle suit un protocole lourd de chimio à l'hôpital de Roanne chaque mardi, mais n'a plus droit à ses indemnités journalières (des heures de travail "mal réparties"). Galères quotidiennes, fins de mois compliquées, factures qui s'accumulent... Mais Aline se bat, elle raconte son histoire pour que la galère s'arrête, la sienne et celle des autres malades. Elle a fait appel de la décision du Tribunal qui donne raison à la Sécu. Salariée en maladie, elle demande juste du temps pour guérir et reprendre son activité.


    Un groupe de soutien s'est formé autour d'elle, la grande soeur, des amis, mais surtout des inconnus qui n'en sont plus, des gens qui n'en peuvent plus de situations ubuesques qui perdurent. Des courriers envoyés un peu partout (politiques, presse...), des vidéos et des pétitions... les fourmis se mobilisent et relaient l'appel d'Aline. La question de la précarité dans la maladie avait été posée à l'Assemblée nationale en 2010... pas de suite, pas de réponse, pas d'effet. Ces derniers jours, la Ligue contre le Cancer dénonce à nouveau ces situations de double peine, suivie par toute la presse. Avec l'approche des élections législatives, Aline et ses copains relancent le débat et demandent aux candidats de s'engager.

     

    Pour l'aider : signez la pétition !

    l'administration est une machine sans corps ni ame elle broie

    et l'humain alors

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