• Homélie du 30ème dimanche du temps ordinaire - 28 oct. 2012

    Homélie du 30ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

     

    Le cadeau de la foi

     

    bible2Textes bibliques : Lire


    Les lectures bibliques de ce dimanche sont un appel à la foi. Même quand tout va mal, le Seigneur est là. Son amour nous est offert une fois pour toutes. C’est ce message d’espérance que le prophète Jérémie adresse à son peuple. Ce dernier vient de vivre une situation catastrophique. Il a connu la déportation en terre étrangère. Cela s’est fait sans ménagement. Nous pouvons imaginer la situation désespérée de tous ces gens vivant loin de leur patrie. Mais voilà que le prophète Jérémie annonce le retour proche et heureux des rescapés. Pour les aider à garder l’espérance, il évoque la joie de ce retour. Ce sera quelque chose d’extraordinaire. Ce sera vraiment un jour de fête et de joie pour tous.

     

    La bonne nouvelle c’est que notre Dieu n’a pas changé. Il reste toujours celui qui ne demande qu’à nous combler de son amour. Il est celui qui rassemble son peuple. Cette annonce, il ne faut jamais l’oublier, même quand les événements semblent la contredire. Ce qui intéresse Dieu, c’est notre foi, une foi qui surmonte tous les doutes et tous les obstacles. Avec Dieu, il n’y a pas de situation désespérée. Il y a quelques temps, nous avons entendu le témoignage d’un homme qui a vécu comme « la pire des canailles » (c’était son expression). Le Seigneur l’a rejoint dans sa prison. Il a découvert un Dieu sauveur et libérateur. Pour lui, la bonne nouvelle annoncée aux pauvres c’est du concret. Et maintenant, il témoigne partout de sa foi. Il va dans les écoles pour faire de la prévention contre les drogues.


    Ce Dieu plein d’amour s’est révélé en Jésus Christ. La Lettre aux Hébreux nous le présente comme le « grand prêtre » par excellence. Ce prêtre c’est celui qui établit des relations entre Dieu et les hommes. Il est celui qui parle de Dieu aux hommes et des hommes à Dieu. Comme le disait le pape Jean-Paul II, « il donne Dieu aux hommes et les hommes à Dieu ». Il les libère de leurs péchés pour leur permettre d’aller à Dieu. Il s’est offert une fois pour toutes dans un acte libre et obéissant envers Dieu. Il est le médiateur de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes. Appartenant au monde du divin et à celui de l’humain, il met les deux mondes en communion.

    L’Evangile nous parle de la foi qui sauve. C’est l’histoire de Bartimée, l’aveugle assis au bord de la route. Bien qu’il soit aveugle, il reste clairvoyant. Il reconnaît en Jésus le « Fils de David », autrement dit, le Messie. En réponse à son cri de confiance, Jésus lui répond : « Va, ta foi t’a sauvé. Ce qu’il faut bien remarquer c’est que cet homme est sauvé avant même d’y voir. Le salut que Jésus apporte n’est pas la guérison d’une infirmité physique. Etre sauvé, c’est être tiré d’un danger dans lequel nous allions périr. Ce péril mortel, nous le découvrons tout au long de la Bible. Dieu se révèle à nous comme celui qui sauve.


    C’est ainsi que l’homme sauvé va devenir disciple. Lui qui était mis à l’écart de la société va briser les frontières dans lesquelles il était enfermé. Son cri est un cri de foi et de confiance. Il jette le manteau qui lui servait à recueillir les aumônes. Désormais, il n’en a plus besoin. Il bondit vers Jésus. Nous pouvons admirer la foi et le courage de cet homme qui résiste à la foule et qui suit le Christ après sa guérison. Nous contemplons aussi l’attention de Jésus aux misères humaines.

    Il y a aussi beaucoup à dire sur la foule. Quand nous lisons l’Evangile, nous voyons bien qu’elle a également  besoin d’être guérie. C’est une foule qui veut faire taire l’aveugle au moment même où il confesse sa foi. Pour Jésus, cela n’est pas tolérable. Les véritables aveugles ne sont pas ceux auxquels on pense. Eux qui barraient la route à Bartimée, ils vont devoir lui ouvrir un passage et lui dire : « Confiance, lève-toi, il t’appelle ». En Jésus, ils découvrent un Dieu qui ne laisse personne de côté. Il offre son bonheur à tous, même à ceux pour lesquels on n’a aucune considération.


    Comme je l’ai dit au début, ces textes bibliques sont un appel à la foi. Dieu ne cesse de venir à notre rencontre. Il fait toujours le premier pas. La foi qu’il attend de nous ne peut être qu’une réponse à son amour. C’est un cadeau extraordinaire qu’il nous offre. A nous de l’accueillir. Depuis le 11 octobre, nous sommes entrés dans l’année de la foi. Nous aurons toute cette année pour déballer et découvrir ce merveilleux cadeau.


    En célébrant cette Eucharistie, nous te rendons grâce, Seigneur, pour les merveilles que tu ne cesses de réaliser en nos vies. Tu regardes avec tendresse tous les blessés de la vie. Fais que nous puissions vivre en toi et trouver en toi le bonheur éternel. Amen

    Sources: Revues Feu Nouveau et Signes, Semainier chrétien. « Lectures d’Evangile d’un vieux prêtre de Montpellier

     

    Source http://dimancheprochain.org

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