• Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire (26 janvier -14)

    Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire (26 janvier 2014)

    Abbé Jean Compazieu 

    Passer des ténèbres à la Lumière

    Lumière

    Lire  ou Ecouter

    « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ». Cette parole est extraite du livre d’Isaïe dans la première lecture. Son message s’adresse aux Galiléens qui ont subi la déportation en terre étrangère et hostile. Pour eux c’est une période de ténèbres et de désespoir.  Mais voilà qu’Isaïe leur annonce le surgissement d’une « grande lumière ». Le mal, la violence et l’humiliation ne peuvent avoir le dernier mot. Le prophète annonce l’arrivée de la lumière, de la joie. Désormais le peuple va être libéré de toute servitude.

    Nous sommes ce peuple qui marche souvent dans les ténèbres. Ces ténèbres, nous les connaissons bien : ce sont celles du péché, de la haine et de la violence. Pour beaucoup, c’est la perte des repères. Dans la deuxième lecture, saint Paul dénonce les divisions entre chrétiens. Chez les Corinthiens, il y avait des oppositions et des disputes. Certains prétendaient se rattacher à Apollos, d’autres à Pierre, d’autres encore au Christ. Paul les invite à prendre de la hauteur. Le fait d’avoir été  baptisé par tel ou tel n’apporte rien de plus. C’est autour du Christ crucifié et ressuscité que les disciples doivent se rassembler. Il est lui seul la vraie lumière qui nous permettra de sortir de nos ténèbres.

    L’Evangile nous montre précisément l’arrivée de Jésus. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il commence par ceux qui en ont le plus besoin : la Galilée carrefour des païens, les pays de Zabulon et de Nephtali. On y trouvait beaucoup d’immigrés qui venaient du monde païen. Les Juifs qui étaient restés dans la stricte observance les considéraient avec mépris. Or c’est précisément là que Jésus va annoncer la bonne nouvelle et choisir ses premiers disciples. Comme le dirait notre pape François, la première urgence c’est les périphéries.

    Cet appel de l’Evangile nous interpelle. Vingt siècles plus tard, ce sont toujours les ténèbres qui dominent le monde. Nous assistons à une dictature de l’argent roi… On en veut toujours plus. La haine, la violence, les injustices sont un grand malheur qui enfonce notre monde dans les ténèbres. Et puis, il y a la nuit de ceux et celles qui sont douloureusement frappés par la maladie et le handicap. Beaucoup se demandent pourquoi c’est tombé sur eux. Pourquoi je me retrouve seul alors que les autres ont leur travail et leur vie de famille.

    Mais c’est précisément là, dans ce monde tel qu’il est et dans la situation qui est la nôtre, que le Christ nous rejoint. Il est bien présent, mais c’est nous qui sommes souvent ailleurs. Nos yeux sont aveuglés par la tristesse et le découragement. L’Evangile nous dit qu’il vient habiter à Capharnaüm. Sa mission commence par un lieu mal famé. Il va en priorité vers ceux qui sont en difficulté et qui vivent dans le désespoir. Contrairement aux bien-pensants qui enfoncent les pécheurs dans leur mauvaise réputation, il vient les aider à se relever et à se remettre en route. Son message est porteur d’espérance car il leur ouvre une porte, celle qui permet de passer des ténèbres à la Lumière.

    Cette lumière, il est urgent de la montrer à tous, aux enfants, aux jeunes et à tous ceux qui ne la connaissent pas. Il y a un chant de John Littleton qui dit : « Allez vous en sur les places et sur les parvis. Allez vous en sur les places y chercher mes amis ». Quand Jésus appelle ses disciples, il ne choisit pas les plus intelligents ni les plus capables. La seule chose qu’il leur demande, c’est de l’accompagner et d’aller avec lui à la rencontre de gens de toutes sortes. Ils se retrouveront face à des personnes qui souffrent de toutes sortes de misères. Quand  les disciples  se mettent ensemble sous la conduite de Jésus, c’est le Royaume de Dieu qui se construit.

    Voilà cette grande Lumière annoncée par Isaïe. Il nous appartient de vraiment l’accueillir dans notre vie et de la communiquer à tous ceux et celles qui nous entourent. Des prêtres, des catéchistes, des équipes d’aumôneries, des responsables pastoraux s’y emploient. Mais cette mission n’est pas seulement l’affaire de quelques uns. Le Christ nous appelle tous pour aller avec lui vers les autres jusqu’aux périphéries.

    En nous rassemblant à l’église en ce dimanche, nous venons puiser à la source de l’Amour qui est en Dieu. Nous nous nourrissons de sa Parole et de son Eucharistie. Nous lui demandons qu’il nous donne la force et le courage pour la mission qu’il nous confie : « Toi qui es la Lumière du monde, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. » Amen

    Sources : revues « Prions en Eglise », Signes, Feu Nouveau, Dimanche en Paroisse, dossiers personnels

    sourcehttp://dimancheprochain.org

    RETOUR À L'ACCUEIL

    « Pourquoi maudire un figuier? - InterBibleL'engagement évangélique - NRF WEB »

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :