• JARDINIÈRES DE JOIE - soeur Noëlla, clarisse

    JARDINIÈRES DE JOIE


    JARDINIÈRES DE JOIE - soeur Noëlla, clarisseNotre temps est rempli d’incertitudes et nous ignorons toujours à quel moment il deviendra possible de nous retrouver pour un réconfortant échange de personnes à
    personnes. Une éminente réalité nous relie pourtant plus étroitement que la présence physique qui nous manque tant: c’est la présence en nous du Christ vivant et ressuscité. Grâce à Lui, nous pouvons nous retrouver uni(e)s en profondeur dans l’adoration et nous inviter les un(e)s et les autres à partager, dans la foi, la joie de Pâques. En Lui, nous pouvons nous «encourager mutuellement», à cultiver cette joie, une joie qui demande autant de soins qu’une plante fragile.


    J’ai pensé vous partager un extrait d’une homélie toute imprégnée d’espérance pascale que nous faisait notre regrettée Mère Marie-Claire au jeudi saint de l’année 1973. Cette année-là, nous avions adopté comme pratique de carême d’échanger ensemble chaque soir sur l’évangile du jour. À la fin du carême, notre Mère nous partage ses réflexions sur ces échanges et nous indique quel en est le cachet d’authenticité: la JOIE. Une joie fruit de la conversion du cœur transformé par l’accueil de la Bonne Nouvelle. Une joie exigeante à cultiver dans la terre souvent pauvre et embroussaillée de notre cœur.

    * * * * *

    «Je vous remercie de l'initiative que vous avez eue de ce partage évangélique*. Vous
    êtes devenues aussi simplement que possible "de vraies prophètes" les unes pour les
    autres. Et vous avez sans doute mieux compris ce qui authentifie ces partages: c'est la
    conversion qui s’ensuit. Comment ne pas être ensuite transformées par telle parole,
    telle réflexion, transformées non pas une fois pour toutes, mais un peu, un tout petit
    peu à la fois, mais de plus en plus chaque fois? C'est ainsi que l'Évangile devient une
    bonne nouvelle. Et une bonne nouvelle nous met toujours en joie.


    Ces quelques paroles voudraient être un encouragement à lire, à relire l'Évangile
    comme saint François l'a lu, c'est-à-dire en nous engageant. Autrement, l'Évangile, la Parole, gardera son secret et sa joie! Mais il n'est pas facile d'être affronté à l‘Évangile; non! nous le savons toutes. Saint François aurait bien pu faire de grandes considérations sur la primauté du Christ, il n'aurait pas compris ce que veut dire "suivre le Christ". Il n'aurait jamais connu la joie dont ses fils et filles ont hérité; il n'aurait jamais été saint François.


    Notre joie est notre seul témoignage. Je vous le dis et vous le demande: soyons
    joyeuses! Pas des prêcheuses de joie et de paix, mais des « faiseuses de joie et de
    paix“. Joyeuses parce que pacifiques et pauvres, car on n’arrive pas à cette liberté sans
    s'être un jour ou l'autre arraché violemment à quelque chose qui encombrait notre vie.
    Être heureux et pauvre, c’est tout un.


    Cultivons notre joie en cultivant la reconnaissance. Pas l‘une sans l'autre. On
    s'accoutume trop à voir le soleil se lever; on en vient à ne plus s'émerveiller de toutes
    ces épiphanies de lumière qui traversent nos vies, notre prière, notre travail. Le
    printemps est revenu: cultivons la joie, et soyons bonnes jardinières…
    Quoi qu'il arrive, le Christ demeure hier, aujourd'hui, demain! La force apaisante de
    cette certitude que l'Église nous rappelle en ces jours sacrés doit nous garder dans la
    joie et dans la confiance.


    Mes sœurs, notre dévouement aura une fin, notre habileté aussi, nos vertus également.
    Mais notre joie n'en aura pas. C'est elle qui perdurera jusqu'en l'éternité. C'est donc un
    habit de joie qu'il faut tailler, à la taille de chacune. Un habit pour cette terre ou nous
    vivons, at pour toutes les autres terres ou le Seigneur nous demandera d'aller vivre un
    jour.
    Étrangères et pèlerines, en habit de joie, avec des yeux remplis de lumière pour voir les
    merveilles de Dieu.» 

    * * * * *

    Je nous souhaite les un(e)s aux autres de garder et de développer dans la prière et
    l’adoration, «le pouce vert» de la confiance pour cultiver avec persévérance, jour après
    jour, et pour propager autour de nous cette inaltérable joie évangélique à saveur
    franciscaine.
     

    JOYEUX ET SAINT TEMPS PASCAL

                                                                           soeur Noëlla, osc

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  • Commentaires

    4
    tannoury
    Jeudi 15 Avril à 09:03
    tannoury

    Un tres grand merci a soeur Noella pour son texte sur la joie....

    3
    Richard
    Lundi 12 Avril à 17:43

    Merci Richard,

    pour ce courriel et pour tous les courriels que tu m’envoie,

    on dit que nous pouvons souhaiter Heureuses Pâques durant tous le mois,´a toi et à ta famille je souhaite PAix et Joie.

    fraternellement, Gabrielle ois 

    2
    coeur léger
    Dimanche 11 Avril à 22:39

    Merci mille fois merci pour ce merveilleux partage de joie et d'évangile. Que la Joie franciscaine  brille dans tous les coeurs. Amen Alléluia

    Paix et Joie 

    Madeleine 

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