• La divine magie des fleurs

    La divine magie des fleurs

    Loué sois-tu Seigneur pour tant de beauté !

     

    Un bon vieux frère capucin, mort centenaire, était accablé d’une angoisse le tenant prisonnier presque toute l’année. Noyé́ dans des photocopies d’articles et de notes de Droit Canon, il pleurait à chaudes larmes. Mais pourquoi donc?

    Il voyait dans les flammes éternelles de l’enfer des frères décé dés avant lui parce qu’ils n’avaient pas porté les vêtements sacerdotaux lors des célébrations eucharistiques des frères malades. Il appelait le frère ministre provincial et le suppliait de rappeler à l’ordre les frères malades en voie de rejoindre les pauvres frères dé jà damnés.

    Aucune explication sur l’impossibilité de vêtir d’une aube et chasuble, un frère qui avait été amputé de ses deux jambes ou de forcer un frère malade de l’Alzheimer n’arrivait à consoler ce pauvre frère. Les larmes coulaient sur ses joues creusées par le poids des années. Une seule chose rendait le frère calme, souriant, apaisé et rayonnant : entretenir ses boı̂tes à fleurs.

    Ses fleurs occupaient une place de choix dans son cœur. Le sourire et le calme revenaient. Les angoisses du Droit Canon disparues, concentré sur ses fleurs, il en oubliait mê me parfois les heures de l’office.
    « Considérez comment croissent les lys… Je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux », Luc 12‐27.

    Michel Sikoloff, psychologue belge, a écrit : « Même si nous sommes très intelligents, si nous croyons avoir tout compris, il est possible que le moindre brin d’herbe, comme pour saint François d’Assise, ou la moindre rencontre, avec un caillou même, ait plus d’importance que tous les discours que l’on peut entendre de gens qui semblent être très intelligents ou très instruits… Saint François d’Assise s’est aussi identifié au très bas; dans le moindre brin d’herbe qui frissonne, dans le vent qui le caresse, dans le chant des oiseaux qui volent, dans le murmure de l’eau. Il a incarné l’essentiel, le lieu où le sens et les sens deviennent l’essentiel. C’est l’été. Quelque part, un jardin nous attend. Rose, œillet, lys, tulipe ou glaı̈eul... Qu'importe le parfum, pourvu qu'on ait la fleur ! Un brin d’herbe suffit au cœur franciscain pour contempler la Beauté de Dieu ! Bonnes vacances !

    Pierre Viau, ofmcap

    source Bulletin Écho no 95

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