• La foi et la rencontre du Christ (25/32)

    La foi et la rencontre du Christ (25/32)

    La Samaritaine.
    La foi et la quête de vérité  (Jean 4)

    La foi et la rencontre du Christ (25/32)Au fur et à mesure que le dialogue gagne en profondeur, Jésus permet à la Samaritaine de prendre une part active dans la recherche de la vérité. Il l’accompagne dans son cheminement de foi en respectant son expérience de vie façonnée autant par son histoire personnelle que par la tradition religieuse de son peuple. Il y a quelque chose de moderne dans cette démarche : « Pour nos contemporains, si la vérité se reçoit de la tradition, elle est aussi le fruit de leur propre travail d’exploration. Elle est reçue, mais elle est également découverte. Elle demeure au-delà de nous-mêmes, mais elle nous advient par une activité du sujet, à travers un itinéraire personnel. La confession de foi intervient au terme d’un processus actif où le sujet est un acteur important. L’individu veut être capable de s’exprimer, d’arriver à dire ‘Je crois’. Il n’y arrive pas tout seul, mais il y arrive en mettant en corrélation sa propre expérience humaine interprétée dans la foi avec d’autres expériences vécues dans la foi et attestées dans la tradition » (Assemblée des Évêques catholiques du Québec, L’annonce de l’Évangile dans la culture actuelle du Québec, page 35).

    Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »
    La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !...  Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.  Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » (Jean 4, 16-24)


        En abordant la question délicate des relations amoureuses de la Samaritaine, Jésus fait franchir à leur dialogue une étape importante. C’est à partir de ce moment que la femme commence à percevoir que Jésus n’est pas un Juif comme les autres : il a les qualités de ce Dieu qui scrute les reins et les cœurs. Sa parole, comme celle des prophètes, pénètre dans les profondeurs de l’âme. En lui faisant prendre conscience de la pauvreté de ses relations amoureuses et de l’insatisfaction qu’elles génèrent, Jésus ouvre à la Samaritaine un chemin qui prépare l’expérience de la foi comme relation vivante avec Dieu et source d’épanouissement de la personne humaine. Sa confession de foi viendra après qu’elle aura elle-même introduit le sujet de la relation avec Dieu, abordé sous l’angle du lieu de culte.

        Considérant que Jésus a la limpidité des hommes de Dieu et qu'il lui témoigne du respect malgré sa situation, la Samaritaine s'enhardit pour aborder le problème épineux de la division religieuse entre son peuple et les Juifs. Même si la question porte sur le problème concret du véritable lieu de culte, on sent à travers sa question l'expression d'une pauvreté spirituelle: elle ne semble pas satisfaite de sa relation avec Dieu. Là encore Jésus révèle à cette chercheuse de Dieu que les authentiques adorateurs de Dieu sont animés par l'Esprit et attirés par la vérité de Dieu. C'est à cette étape de la conversation que la Samaritaine reconnaît en Jésus l'envoyé de Dieu, le Messie.

        On remarque que Jésus s'est montré sympathique aux questions de la Samaritaine. Il s'est fait proche du cheminement de cette femme en la prenant là où elle était. Il a accueilli sa pauvreté pour l'enrichir de la révélation de Dieu. Se montrant attentif à ses préoccupations bien concrètes, Jésus l'a amenée progressivement à reconnaître qu'il était, lui, le don de Dieu, cette eau vive que les Écritures associent à la révélation de Dieu, à travers la sagesse de sa Loi et de sa Parole.

     

    Yves Guillemette, ptre

     

    Source: Le Feuillet biblique, no 2371. Toute reproduction de ce commentaire, à des fins autres que personnelles, est interdite sans l'autorisation du Centre biblique de Montréal.

    Source www.interBible.org

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