• La paix sera nous... -Revue MESSAGE - Mars - Avril

     Mars - Avril 2017

    La paix sera nous...


    Dans une des prières du Temps Présent, il y a cette phrase : « Ouvre nos yeux Seigneur, aux merveilles de ton amour .» Au cours du week-end du trentième anniversaire de la Rencontre d’Assise, il y a eu, sans doute pour chacun d’entre nous, des moments forts, de rencontre, de discussion, de découverte. Des moments donnés comme des cadeaux inattendus, des merveilles mises sous nos yeux qui nous invitent à croire que la paix se dessine à l’instant même et qu’elle a nos visages. Je voudrais ici évoquer deux temps forts qui ont eu pour particularité d’élargir la rencontre à ceux et celles qui ont tout quitté pour vivre dans un lieu de paix.


    Le cercle de silence... des personnes debout sur la place, immobiles et silencieuses, une bougie dans la main. C’est fragile une petite lumière dans la nuit, même cinquante ou cent petites lumières... mais par ce moment de présence intériorisée, de partage silencieux, la nuit n’était plus tout à fait obscure. Et ce moment intense portait en lui-même comme un idéal : que chacun, quels que soient ses convictions ou ses doutes, son origine et son parcours, puisse vivre debout, dignement, dans la reconnaissance de l’autre.

    Le second moment, ni silencieux ni obscur celui-là, est ce repas partagé en toute simplicité entre les participants au week-end et des personnes migrantes. Nous nous sommes retrouvés là en commune humanité, avec les besoins tous simples d’être au chaud, de manger, mais aussi de se rencontrer. Si l’échange verbal était parfois entravé par la faible maîtrise du français d’un côté et notre complète ignorance de leurs langues de l’autre, le repas pris en commun, les gestes de partage et d’offrande, les regards bienveillants, les rires, les essais pour se comprendre, tous ces signes parlaient le langage universel de la paix. 

    Nous nous sommes nourris de cette rencontre joyeuse, de ces échanges qui touchent l’âme et allument en nous une petite lumière... une petite lumière sans nationalité ni religion, une petite lumière paisible et humaine...

    Nous étions donc au cœur d’un chemin de paix, la paix des démunis, des désarmés, de ceux qui ne pèsent aucun poids dans les négociations... Ces moments fragiles font bien peu de bruit en regard du vacarme de l’actualité, mais ce qui importe le plus, c’est la place que nous leur donnons en nous... Car, je n’en doute pas, ces impressions fugaces et profondes, ces échanges de regards sans crainte de notre vulnérabilité commune, dessinent déjà une manière autre de vivre ensemble...


    Françoise Besson

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