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    PHOTO © Cam Neville, The Guardian 

    La planète en danger : le temps presse, alerte le GIEC

    Le climat change plus vite que prévu et l’humanité porte une grande part de responsabilité: c’est le principal enseignement du 6e rapport du GIEC, groupe international de scientifiques spécialisés sur la question, publié ce lundi 9 août 2021. Il pointe des changements irréversibles, même si une marge d’action reste encore possible.
     

    Le rapport, réalisé par environ 230 scientifiques de 66 nationalités qui se sont basé sur 14 000 études publiées, ne laisse aucune place au doute: le réchauffement s’accélère et risque de faire augmenter la température planétaire de + 1,5 degrés dix ans plus tôt qu’estimé.

    Explosion des émissions de CO2

    En 2019, les concentrations atmosphériques de CO2 étaient les plus élevées des deux derniers millions d'années et celles des principaux gaz à effet de serre - méthane et dioxyde d'azote - les plus élevées des 800 000 dernières années. En outre, au cours du dernier demi-siècle, la température de la Terre - causée par ces émissions liées aux activités humaines - a augmenté à un rythme inégalé au cours des 2 000 dernières années, et le niveau moyen des mers s'est élevé à un rythme jamais vu au cours des 3 000 dernières années. Au contraire, l'extension de la glace arctique est au plus bas depuis un millénaire, un phénomène considéré comme irréversible pour des centaines ou des milliers d'années. Ce ne sont là que quelques-unes des données que les experts de l'ONU mettent sur la table en vue de la réunion cruciale de la COP 26, qui se tiendra en novembre en Écosse.

    Ces dernières années, l'augmentation des émissions anthropiques associées aux principaux gaz à effet de serre a porté la température moyenne de la planète, au cours de la décennie 2011-2020, à 1,09 degré Celsius de plus que pendant la période 1850-1900. «Tous les principaux indicateurs des composantes du système climatique changent à un rythme jamais observé depuis des siècles», écrivent les auteurs du rapport. Conséquence: le niveau des mers va inévitablement continuer à augmenter, entre 28 et 55 centimètres d'ici la fin du siècle par rapport à aujourd'hui. À très long terme, elle s'élèvera de deux à trois mètres au cours des 2 000 prochaines années si le réchauffement climatique se maintient à 1,5 degré comme le propose l'accord de Paris, mais pourrait dépasser 20 mètres avec une hausse de 5 degrés.

    Des événements extrêmes sans précédent

    Le scénario apocalyptique se poursuit: selon ces mêmes experts, la planète devrait vivre des événements climatiques de plus ne plus extrêmes. Il s’agirait de vagues de chaleur, sécheresses, déluges ou d'inondations d'une ampleur et d'une fréquence exceptionnelles, voire simultanées. En effet, le changement climatique a un impact direct sur le cycle de l'eau, ce qui signifie des changements dans les valeurs d'humidité, les vents, la neige et la glace, les zones côtières et les océans. En outre, le changement climatique affecte le régime des précipitations: en hautes latitudes, les précipitations devraient augmenter, alors qu'elles devraient diminuer dans la plupart des régions subtropicales. Des changements dans les précipitations de la mousson sont également attendus, avec des variations selon les régions.

    Effet pandémique temporaire mais significatif

    La pandémie a donné un signal positif, mais seulement temporaire, expliquent les scientifiques. En effet, elle a permis de réaliser une expérience qui aurait été impensable autrement: la réduction très rapide des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre grâce aux divers confinements. Mais alors que la réduction des émissions de polluants a entraîné une amélioration, certes temporaire, de la qualité de l'air dans le monde, la réduction de 7 % des émissions mondiales de CO2 -une réduction énorme jamais réalisée auparavant- n'a eu aucun effet sur la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère et, par conséquent, aucun effet appréciable sur la température de la planète. Cela confirme, affirment les auteurs du rapport, que la lutte contre le réchauffement de la planète nécessite des réductions importantes et durables de la concentration de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, pour aboutir à une dé-carbonisation complète.

    Des décisions capitales à Glasgow

    Tous les regards seront donc tournés vers la réunion de novembre en Écosse, où l'une des questions centrales sera la capacité du monde à limiter le réchauffement de la planète à +1,5 °C par rapport à l'ère pré-industrielle, l'objectif idéal de l'accord de Paris consistant à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 et à les ramener à zéro d'ici à 2050. C'est un «avertissement brutal» que «l'activité humaine endommage la planète à un rythme alarmant», a commenté le Premier ministre britannique Boris Johnson en exhortant les dirigeants mondiaux - en sa qualité de président de la conférence internationale sur le climat de la COP 26 à Glasgow - à mettre en œuvre un plan accéléré de réduction des émissions nocives. Le rapport publié aujourd'hui est une «lecture qui donne à réfléchir», a-t-il souligné, et «j'espère qu'il incitera le monde à agir». «Il est clair que la prochaine décennie sera décisive pour assurer l'avenir de notre planète», a-t-il prévenu, reconnaissant au Royaume-Uni le mérite d'avoir joué un «rôle de premier plan» en la matière en initiant un processus de «dé-carbonisation à un rythme plus rapide que tout autre pays du G20». Un avertissement similaire avait déjà été lancé par le ministre Alok Sharma, qui avait été nommé par le gouvernement britannique pour présider la COP 26.

    SOURCE https://www.vaticannews.va/

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