• Le mot gloire, « kavod » en hébreu... - Élisabeth

    kavod.jpg Le mot gloire, « kavod » en hébreu,  est un mot qui revient souvent dans les Evangiles, surtout dans celui de Jean qui l’utilise pas moins de 30 fois. Il est généralement traduit en français par la gloire, les honneurs et le respect. Ces traductions  ne nous donnent pas cependant toute la dimension de ce terme car elles ont oubliées de tenir compte d’autres sens : lourd, pesant et foie (l’organe).


      Parler de Kavod c’est donc aussi parler de poids.  Donner du kavod à autrui c’est lui donner une densité, le faire exister et lui montrer dans les faits que son existence  nous est  chère. Rendre gloire à Dieu, chanter le Gloria ce n’est donc pas uniquement proclamer Sa magnificence, Son éclat  et Sa renommée c’est lui dire avec ferveur notre désir de le faire exister dans nos pensées, nos paroles et nos actions, c’est mettre Sa présence dans notre histoire. Parler de la Gloire de Dieu c’est  connaitre  Son poids,  ce qui a du prix à ses yeux. Pour le savoir nous pouvons nous tourner  vers Saint jean :

    "Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l'homme. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

    Le mot « gloire » pour  lui désigne surtout et d’abord la croix  parce que c’est là que le Christ atteint le sommet de sa gloire,  la gloire de Dieu qui est  le poids de Son amour, et qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

    Père glorifie moi ! Père, donne moi ma mesure, ma dimension, toute l’ampleur de ma présence qui est Ta Présence, celle de la Trinité Sainte, celle de la circulation incessante et continue du flux de Ton Amour sur tous les hommes et sur  la création toute entière.


    Le vieillard Siméon  saisi par l’Esprit Saint  dans un chant de grâce  à la vue de l’enfant lors de sa présentation au Temple :… lumière des nations, gloire d’Israël. (Luc2,32)

     

    Jésus gloire d’Israël. Il est celui qui justifie notre élection mission, notre poids face aux nations. Il est comme une couronne sur notre tête. Jésus est ma gloire. La guématria du mot kavod est 32, la même que celle du mot lèv, cœur. Jésus est le cœur d’Israël. Le cœur du monde, c’est des battements de son cœur qui pulse son sang sacré répandu pour la multitude qui nous donne de vivre rassembler par l’Esprit Saint dans un même corps, son corps, de sa vie, pour la vie éternelle.

     Jésus  notre  gloire ! Notre poids, notre valeur, notre prix c’est le Christ. Il est celui qui justifie notre existence, qui lui donne du sens. Nous ployons tous sous le poids de nos existences, chargeons nous du seul poids qui allège, qui  redresse, qui transfigure, celui de notre Seigneur. Faire de Jésus  notre gloire c’est lui donner  comme le dit  Elisabeth de la Trinité, une humanité de surcroit, afin que cela ne soit plus moi qui vis mais lui qui vit en moi.

     

    Élisabeth

     

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  • Commentaires

    2
    Luce Beaulieu
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 20:20

    C'est vraiment une grâce que nous ayons Elisabeth pour appronfondir les mots d'origine Hébraïque.

    1
    Lundi 25 Juin 2012 à 15:56

    Merci Luce pour ton commentaire

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