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    Le père Maximilien Kolbe, modèle du don de soi

    Exemple pour notre société par son témoignage héroïque de sérénité et d’amour, saint Maximilien Kolbe est célébré par l’Église catholique universelle ce 14 août. Canonisé par Jean-Paul II en 1982, le frère franciscain polonais continue d’inspirer des générations de fidèles près de 80 ans après son empoisonnement mortel au phénol en camp de concentration à Auschwitz.
     

    Delphine Allaire - Cité du Vatican

    Né à Lodz en Pologne à la fin du XIXème siècle lorsque l’actuelle troisième ville de Pologne était encore sous domination russe, Maximilien Kolbe entre en 1907 au séminaire des Franciscains conventuels. Il a alors seize ans. Il est ensuite envoyé à Rome pour y poursuivre ses études. Encore étudiant, il fonde avec quelques frères «la Mission de l’Immaculée» en vue de sanctifier le monde entier avec l’aide de la Vierge. 

    Missionnaire jusqu'en Asie 

    Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il commença son apostolat à l'aide d'une revue, «Le Chevalier de l'Immaculée». Il part ensuite pour le Japon dans les années 1920, où il fonda une institution semblable (Mugenzai no Sono). De retour en Pologne, en 1936, il fut emprisonné pour la première fois en 1939 par les Allemands.

    Dans les camps de la mort... 

    Arrêté définitivement le 17 février 1941 par la Gestapo, il est enfermé dans le camp de concentration d'Auschwitz. Il y vit parmi les privations et les persécutions, illuminant de foi, d'espérance et de charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille, Franciszek Gajowniczek.

    Après avoir soutenu tous ses compagnons, il est tué par une injection de phénol dans le bras le 14 août 1941. Son corps est brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption...

    Canonisé en 1982 par Jean-Paul II 

    Le Pape Paul VI le déclare bienheureux le 17 octobre 1971, et le cite dans son exhortation apostolique Gaudete in Domino comme «une image lumineuse pour notre génération». Le saint Pape polonais Jean-Paul II le canonise enfin comme martyr, le 10 octobre 1982. Le père de famille sauvé par le père Kolbe, Franciszek Gajowniczek, s’est d'ailleurs rendu à Rome pour la canonisation. Celui-ci consacrera ensuite toute la fin de sa vie à faire connaître le sacrifice du prêtre polonais. 

    «Aussi longtemps que j'aurai de l'air dans les poumons, je penserai qu'il est de mon devoir de parler aux gens de l'acte d'amour héroïque accompli par Maximilien Kolbe», déclare-t-il en 1994 durant une visite aux États-Unis. Il s’éteindra l’année suivante, à près de 94 ans.

    «Humilité et douceur franciscaine»

    Le Souverain pontife polonais a quant à lui constamment rendu hommage à la figure du père Kolbe le long de son pontificat. Peu avant sa canonisation, Jean-Paul II évoquait ainsi «un humble et doux fils de Saint François», qui parcourut les voies du monde «de la Pologne à l'Italie et au Japon, faisant du bien à tous, à l'exemple du Christ qui "a passé en faisant le bien" (Ac 10, 38)».

    En juillet 2016 dans le cadre des JMJ de Cracovie en Pologne, le Pape François s’était lui recueilli dans la cellule du camp d'Auschwitz où était enfermé saint Maximilien Kolbe.

    source https://www.vaticannews.va/fr

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