• Les défis pastoraux de l’Eglise : Transmettre la foi. ? - Alice

    Les défis pastoraux de l’Église : Transmettre la foi. ?


    Sans Titre1Tous et toutes, nous connaissons le geste de Martin à la porte d’Amiens. Martin a vu un pauvre, il s’est ému, il s’est indigné, et il a réagi, il a agi d’une manière non violente : prenant son épée, instrument de mort, il coupe son manteau militaire, et couvre le pauvre d’une part de ce manteau. Dans la nuit qui a suivi, Martin a eu un songe, raconté par Sulpice-Sévère.

    … « La nuit suivante, comme il dormait, Martin vit le Christ vêtu de la partie de la chlamyde dont il avait couvert le pauvre. On l’invite à regarder attentivement le Seigneur et à reconnaître le vêtement qu’il a donné. Puis, à la multitude des anges qui l’entourent, il entend Jésus dire d’une voix éclatante : « Martin, encore catéchumène m’a couvert de ce vêtement »Vraiment, le Seigneur se souvenait de ses propres paroles. Il avait dit auparavant : « Tout ce que vous avez fait pour l’un des moindres de vos frères, vous l’avez fait pour moi. » (M t XXV 40). Maintenant il proclame qu’en la personne d’un pauvre, il avait été vêtu, et pour confirmer le message accordé à une si bonne œuvre, il daignait se montrer dans l’habit même qu’avait reçu le pauvre. »… Ce geste de Martin l’avait conduit sur le chemin de la foi et alors, il rencontre l’évêque d’Amiens et demande le baptême.

     Peut-on transmettre la foi comme on transmet les microbes ? Et d’ailleurs quelle foi ?

    Je crois !

    Je crois en la Vie, force vive !

    Je crois en l’Amour ! En Dieu-Amour qui nous aime inlassablement, nous tous et toutes qui sommes ses enfants.

    Je crois en la grande, l’infinie MISERICORDE de ce Dieu-Amour qui nous aime. Il vient vers nous et Il nous relève. Il nous regarde avec fierté et nous insuffle confiance…

    Je crois en la personne humaine, bon grain et ivraie intimement mêlés. Je crois en l’autre. Je crois en l’humanité qui marche. Je crois qu’ensemble, avec d’autres, nous marchons, vers un monde plus juste, plus humain, plus fraternel et sororal.

    Je crois en Jésus, en son message d’Amour et en sa vie, sa naissance, son exil en Egypte, sa vie d’enfance, d’adolescence, d’adulte au cœur de son village, vie méconnue mais « n’était-il pas le fils de Joseph le charpentier ? » Je crois en sa vie publique, en sa crucifixion et en sa résurrection.

    Je crois au Christ qui me donne sens à ma vie en m’invitant sur le chemin de l’Amour.

    Je crois en la force de ses mots :

    « Je suis présent au milieu de vous. »

    « Tout ce que vous faites aux plus petits des miens, c’est à moi que vous le faites »

    « Viens, suis-moi »

    « Vous, qui ployez sous le fardeau, venez à moi ! Mon joug est léger »

    « Dites : Notre Père, que Ton Amour inonde la terre et nos cœurs. Aide nous à partager le pain quotidien, que nous sachions nous relever mutuellement… »

    « Dis seulement une parole et nous serons guéri/es. »

    « Prenez et mangez-en TOUS et TOUTES »

     Je crois en l’esprit Saint, souffle de vie qui me pousse à agir, avec d’autres.

     Je crois qu’ensemble, nous pouvons faire, chaque jour, des petits miracles d’Amour…

    Je crois, je fais confiance, je crois en l’Autre ! …

    Et j’espère, malgré mes découragements. Je crois en l’Espérance qui porte le monde.

    La liste de notre credo peut être longue ! Et nos chemins de foi peuvent être divers et variés !!! Parfois, nous ne savons même plus par quels cheminements nous sommes passés !

     Certaines personnes rappellent cette phrase de Jésus :

    « Bienheureuses les personnes qui ont cru sans avoir vu ! » Mais d’où naît cette foi ? Vient-elle d’une confiance aveugle en une autre personne qui, par sa vie, annonce le message du Christ ?

    D’autres disent que leur foi vient de la vie des apôtres de Jésus, des premières communautés chrétiennes où l’on s’aimait mais aussi parce que ces personnes ont préféré mourir en martyr plutôt que de renoncer à leur foi. Elles ont témoigné de la résurrection du Christ.

    D’autres personnes ne se sentent-elles pas aimées par un Père merveilleusement miséricordieux ?

    Pour d’autres, la foi ne naît-elle pas d’un élan de solidarité, d’une action non-violente avec d’autres ?

     Mais Jésus dit aussi : « Bienheureux es-tu, Thomas car tu as vu et tu as cru ! » Marie-Madeleine, les « femmes », les disciples d’Emmaüs, les apôtres, ont rencontré Jésus ressuscité. Saul a rencontré Jésus sur le chemin de Damas, Martin à la porte d’Amiens, dans un songe après avoir partagé son manteau avec un pauvre, François d’Assise en la personne d’un mendiant puis d’un lépreux ! … Et la liste d’anonymes est peut-être longue !!!

    Sommes-nous capables de croire lorsqu’une personne nous dit : « Lors de cette guerre j’ai vu le Christ crucifié » ou « Dans ce bidonville, j’ai vu le Christ défiguré » ? La foi ne naît-elle pas alors d’une rencontre personnelle avec Jésus ? Rencontre fulgurante mais qui transforme toute la vie !

    La foi, élan vers le Père aimant, miséricordieux, ou rencontre personnelle avec le Christ, n’est-elle pas l’œuvre de l’Esprit-Saint ? Il souffle là où il veut ! Même là où l’Eglise ne l’attend pas !!!

    La foi n’est-elle pas une grâce qui nous est donnée ? Lorsque nous savons la recevoir, lorsque notre cœur s’ouvre aux autres, lorsque notre cœur, agissant, nous conduit sur le chemin de non-violence, d’union, de partage, de pardon, de vie !!!

     L’Eglise transmet l’Evangile ! Mais ne doit- elle pas faire du ménage ? Ne doit- elle pas enlever la boue qui s’est accumulée, au fil des siècles, sur cet Evangile ? Ne doit- elle pas retrouver un chemin d’humilité, de partage pour retrouver la Bonne Nouvelle ?

    L’Eglise ne doit- elle pas retrouver le chemin des Béatitudes ? Pauvre avec les pauvres, douce, miséricordieuse, affamée, assoiffée de justice… ?  Aimante !!!

    Que nous, en Eglise, nous soyons respectueux envers chaque personne !

    Que nous, en Eglise, nous sachions aussi accompagner même les personnes qui ne rentrent pas dans l’Eglise, qui restent à la porte ! Après tout, comme pour Martin, la porte n’est- elle pas la place du pauvre, du mendiant !

    Ne devrions-nous pas retrouver la parabole du Bon Grain et de l’ivraie ? En toute personne, le bon et le mauvais intimement mêlés. Mais aussi, pour toute chose, toute découverte, l’utilisation est bonne et mauvaise, le bon et le mauvais dans l’utilisation sont aussi étroitement mêlés.

    Ne devrions-nous pas retrouver la Parabole du Semeur, semeur de graines d’Amour avec profusion, partout où nous passons, tant sur les terrains bien préparés que sur le roc ou dans les épines. Semons ! Un Autre récoltera ! »

     Et, confions à l’Eprit Saint la tâche de transmettre la Foi. Je crois en l’Esprit Saint. Il nous conduira sur des routes nouvelles, ensemble, avec d’autres !

    Alice


     

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