• MÉDITATION - Alice

    « Un été pour se ressourcer. Méditer. Ralentir. Lâcher prise. Apaiser (Le Pèlerin 16/07/2015)

    MÉDITATION - Alice

     Réflexion en 4 temps : I lecture de l’article ,

                                                     II lecture du commentaire

                                          III discussion avec Pierre,

                                          IV relation verticale ou prière en relation avec l’autre, les autres

     

    I Découvrir les bienfaits de la méditation (article)

    J’ai du retard dans ma lecture mais ne suis-je pas en vacances tous les jours ! Je résume cet article:

     

    Tout le monde se met à la méditation, jeunes et séniors, hommes et femmes, personnes croyantes ou athées : méditation laïque ou de ''pleine conscience'' et méditation religieuse

     Méditation de pleine conscience.

    Au lieu de ruminer ses pensées, la méditation permet de les habiter différemment. La pleine conscience, c’est vivre le plus d’instants possibles de notre vie de façon consciente, dans l’accueil, la bienveillance. C’est un outil doux et puissant de présence au monde. Cette pratique apparaît comme une façon d’appuyer sur le bouton ’pause’. La méditation est un rendez-vous avec soi-même, dans un monde dispersant et une vie dispersée… N’attendez rien de cette journée,accueillez simplement ce qui va venir. « Être présente au monde et non le fuir. » Étrangement, dans les magazines ou sur certains sites internet, quand l’on montre des gens en train de pratiquer (la méditation) ils ont les yeux levés vers le ciel, le regard dans le vague, l’air absorbé on ne sait où. Quel magnifique contre-sens. Méditer ce n’est pas s’évader du présent mais être solidement ouvert à ce qui est. C’est entrer en rapport avec soi sans se juger…

    La pleine conscience permet de mieux se concentrer, de développer son attention et sa mémoire, de diminuer le stress, les pensées négatives et les réactions impulsives.

     

    Lâcher prise.

    Cela ne veut pas dire abandonner mais persister tout en ne se focalisant plus sur les résultats immédiats. Je crois que c’est ce que j’ai fait inconsciemment lorsque j’ai pensé : « j’écris aujourd’hui, mais je verrai d’ici 200 ou 300 ans, poindre un début d’évolution !!! »

     

    Méditation chrétienne, pratique séculaire.

    Au Moyen-Âge, dans les monastères, la pratique de la méditation était quotidienne, incluse dans la prière. Il s’agit de trouver la présence de Dieu, en nous. Car, comme le dit le moine Jean Cassin (IVème s) : « Tout gît dans le sanctuaire profond de l’âme ». Pour les chrétiens, ce qui compte dans la prière ou la méditation, c’est l’union avec Dieu.

     

    Dans cet article des personnes témoignent : « je médite en coloriant, je médite dans la nature, je médite en marchant »…Je pense à mon amie Jeannette qui m’a dit après la lecture de mon 1er texte : « Dans le fond, Alice, écrire, c’est ta manière de prier ». Surprise et joie ! Donc, je continue ! Ce travail d’écriture m’a beaucoup aidée à avancer, à me transformer, à devenir paisible; à vivre dans la joie et l’émerveillement, mes rencontres avec les autres.

     

    II Commentaire Michel Wunenburger (dans le Pèlerin)

    « Méditer oui mais… Je pense que la méditation peut être une bonne technique pour retrouver un certain apaisement, voire une approche vers la méditation vraiment spirituelle et la rencontre avec le Christ, mais cela reste une technique. (réflexion personnelle, en quoi cela est-il gênant si j’arrive à une rencontre avec le Christ ? Si cette technique permet de mieux vivre, autant l’utiliser !!!)

    La paix intérieure (la paix profonde que nous souhaitait Benoît XVI) résulte de la qualité de notre relation à Dieu, par le Christ, et donc la pratique sacramentelle. Je peux témoigner que je connais cette paix profonde lorsque je bénéficie du sacrement du pardon et de la réconciliation. Parce que précisément, ce sacrement non seulement nous apaise, mais nous réconcilie pleinement avec Dieu, avec les autres et nous-mêmes ! C’est cette réconciliation que nous devons rechercher pour être heureux. »

    Merci, Michel pour votre témoignage mais cette voie est-elle accessible à tous et toutes ? Comment indiquer un sacrement de l’Église catholique à une personne athée ou croyante dans une autre religion ? Comment puis-je suivre cette voie, alors que rejetée depuis 35ans par ma paroisse, je n’ai aucune paroisse et je vis donc sans le secours des sacrements. Comment proposer cette voie aux personnes qui dans l’Eglise sont interdites de ce sacrement ? Cela rend encore plus intolérable cette loi d’Église !

     

    Je peux aussi donner mon témoignage mais je pense que c’est à chaque personne de trouver le chemin qui lui convient. Cette paix profonde me vient de la joie que j’ai de croire en un Dieu-Amour, de me savoir aimée, de nous savoir aimé-es d’un Amour incommensurable ! D’avoir découvert la Fierté de notre Dieu-Amour pour nous qui sommes ses enfants. Et de savoir qu’Il nous appelle à faire, ensemble, avec les autres, de grandes choses dans le concret de notre vie de chaque jour, sur cette terre….

     

    III Discussion avec Pierre

    Je parle à Pierre, mon Grand-petit homme, de cet article et de son commentaire. La réflexion de Pierre ne se fait pas attendre : « Toujours cette fâcheuse habitude qui nous vient évidemment de très loin dans le temps, du début de la vie monacale ou même auparavant, de cette recherche individuelle (pour ne pas dire individualiste) de la rencontre avec Dieu.

    Le Christ nous a appris à dire NOTRE Père et non pas mon Père ; et à dire : Donne-NOUS NOTRE pain quotidien et non pas : donne-moi mon pain quotidien !».

    Et je repense à mon long parcours. Je chantais des vieux cantiques, psaumes :

    « Mon âme a soif du Dieu Vivant. Quand Le verrai-je face à face ?

    « Seigneur, fais que je voie ! »

    « Ô Seigneur, je viens vers Toi, je viens vers Toi. Je Te cherche mon Dieu »…

    Puis j’ai cherché comment mettre l’autre au cœur de ma prière comme au cœur de ma vie ? J’ai écrit : « Seigneur, je me laisse contempler par Toi qui es Amour… Et je vois l’autre, Tu sais, Seigneur, l’autre : la personne qui… Et je vois que Tu nous enveloppes dans un même Amour » et cette prière m’a donné la capacité de pardonner à cette personne…

    IV Relation verticale ou avec d’autres ?

    Cette démarche de chercher Dieu, en union verticale, de manière individuelle, est-elle un passage obligé ? L’Église nous invite souvent sur ce chemin, que ce soit dans le silence de notre chambre, dans le refuge d’une abbaye ou sur la montagne.

    Lors de la Transfiguration, en présence de quelques personnes, le Christ bouscule immédiatement ses disciples : «redescendons de la montagne pour retrouver nos frères et sœurs » Notre rencontre individuelle avec Dieu ne dure que l’espace d’un éclair ! Puis retournons vers les autres

    Le Christ nous a livré un autre message : « Lorsque 2 ou 3 personnes seront réunies en mon nom, alors je serais au milieu d’elles. »

    Mais le Christ nous a donné aussi un message encore plus fort !!!

     

    « Ce que vous faites aux plus petits des miens, c’est à moi que vous le faîtes »

     

    Ne peut-on pas Le voir dans le flot de toutes ces personnes migrantes, ou torturées, victimes de guerre, dans celles qui vivent la misère, qui souffrent de l’indignité, de solitude… Croire que le Christ est présent, vivant en chaque personne.

    L’Eglise ne peut-elle nous rappeler des témoignages forts comme celui de la vision de Martin : Après avoir donné une partie de son manteau à un pauvre malheureux qui se trouvait à la Porte d’Amiens, dans la nuit, Martin eut une vision :

     

    Le Christ portant cette partie de manteau qu’il avait donné au pauvre. Le pauvre, c’était le Christ ».

    Ou l’exemple de François d’Assise qui voit, avec retard, le Christ, en ce mendiant qui vient le déranger, et il court alors après Lui. Ou encore l’exemple de François d’Assise qui voit le Christ en la personne d’un lépreux et il va alors l’embrasserApprenons donc à voir le Christ en chaque personne !

     

    Mettons toute notre énergie à marcher ensemble, à lutter contre la misère, l’indignité, l’injustice…, à aimer notre prochain comme nous-mêmes au lieu de nous occuper de la vie sexuelle des autres ! Voyons, aussi, les personnes qui attendent à la porte de l’Église ! à la porte des sacrements !

    Le Christ n’exclut personne ! Je dirais même plus : Le Christ fait bien davantage ! Il accueille toute personne qui vient vers Lui !!! Y a-t-il plus de joie à donner un sacrement qu’à le recevoir ? Cette soif d’Eucharistie par toutes ces personnes que l’Église exclut est tellement incroyable ! Et je peux dire que leur joie sera infiniment plus grande que celle de la personne qui aura donné ce sacrement.

     

    Voyons le Christ en cette personne qui vient pour recevoir un sacrement. Au Christ qui vient demander, Lui refuserions-nous ?

     

    « Seigneur ! Apprends-nous à Te voir dans cette personne qui est rejetée, qui attend à notre porte ! Ouvre nos cœurs, pour être capables de l’aimer. »

     

    Je m’arrête car certaines personnes attendent aussi à ma porte !

    Alice

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