• Merveilleux Eté 2016 ! - Alice

    Merveilleux Eté 2016 !

    1°) 14 juillet ; 2°) « Être prête à partir ; 3°) 15 août ; 4°) sur le chemin d’Emmaüs…

    1°) 14 juillet

    Le 8/07, ma fille est heureuse de me rendre la voiture, les clés et les papiers.

    Pierre a renoncé à conduire, de lui-même, vers ses 75 ans. Je salue son courage et donc je le dis à qui veut bien l’entendre : décider par-soi-même de s’arrêter de conduire, c’est une grande force d’âme ! Quant à moi, je ne voulais plus conduire la nuit et je pense qu’il me faudrait bientôt suivre l’exemple de Pierre, mais je ne pensais pas que cela m’arriverait si vite !!! Utilisant moi-même si peu notre voiture, celle-ci était presqu’à demeure chez ma fille qui a enfin une voiture 6 places pour pouvoir partir avec toute la famille. Elle part aussitôt en Belgique pour rencontrer de la famille.

    Le mardi suivant, mon fils m’appelle : « Maman, ma voiture est en panne, peux-tu venir à Quend-Plage ? » Ma fille me ramènerait alors, le lendemain, chez-moi. Il n’a fait aucun doute pour personne que nous accepterions de dépanner ! Mais  

    ---« Quoi, tu me demandes de faire 400km, seule, le jour du 14 juillet ? » Et j’ai aussitôt senti le stress monter en moi ! J’ai quand même dit OK et pour me redonner courage, j’ai repensé à la phrase de mon petit-fils : « mais si mamie, tu vas y arriver, tu vas regagner de la jeunesse ! » J’ai donc regagné de la jeunesse mais j’ai surtout vécu la joie de revoir, de discuter, de voir faire…de vivre un moment avec enfants et petits-enfants. A peine 48h ensemble et souvenir merveilleux et inoubliable !!! Le Seigneur a bien fait les choses !!! Et voilà, c’est ainsi que nous sommes maintenant un couple de 2 « petits vieux » qui ne conduisent plus…

    2°) Être prête à partir

    ---« Tu peux, aussi, t’asseoir pour manger. » me dit Pierre. --- « C’est ma nouvelle maladie. » lui ai- je répondu ! Comme on peut changer ! Sans comprendre le pourquoi. Lorsque je suis assise à table, je ne me relève pas ! Peut-être le seul moment où j’appréciais de me reposer ! Et voilà que je suis prise d’une frénésie, je mange mais je ne prenais plus le temps de m’asseoir !!! Pierre m’invite donc à le faire. C’est alors, que je repense à la Pâque juive.  Je dis à Pierre ---«  Comme pour la Pâque juive, je mange debout pour signifier que je suis prête à partir, je suis prête à mourir ». --- « Ah ! Non ! Pas avant moi ! » me répond Pierre !!! Bon, voilà que subitement nous exprimons l’angoisse de qui sera la personne dernière survivante dans notre couple. Et il me faut accepter de laisser la 1ère place à mon homme, pour répondre à son désir ! Notre propre mort ne nous inquiète pas. Dans mes directives anticipées, j’ai bien dit que j’étais contre les heures supplémentaires. Je ne veux pas d’acharnement thérapeutique, je ne veux pas une minute supplémentaire ! L’essentiel n’est pas de rallonger la vie mais de vivre effectivement tout instant ! J’ai même précisé que si je tombe inanimée, je ne veux pas qu’on me réanime ! …

    3°) 15 août.

    Ma fille étant à Quend-Plage avec ses 4 enfants, j’ai demandé à une amie de m’emmener pour ce long week-end, 3 jours de vacances au bord de la mer ! Week-end merveilleux! Joie de revoir la famille et aussi de faire des rencontres !

     

    4°) Sur le chemin d’Emmaûs, (« Nous avions tant espéré… » !!! )

    Cet été est merveilleux ! Outre les 2 allers-retours express à Quend-Plage, il a été riche par les personnes proches, amies que nous avons reçues durant ces 2 mois. Je me suis souvenue de la réflexion de François : ne pas trop s’inquiéter comme Marthe, des tâches matérielles mais plutôt être, comme Marie, sa sœur, à l’écoute de notre hôte. Oui, je suis complexée, au niveau cuisine, je ne suis pas une terrible « cordon- bleu », mais j’ai essayé de présenter des plats qu’une personne seule ne fait pas souvent chez elle et j’ai aussi voulu ne pas passer trop de temps en cuisine. Mais quels magnifiques repas, qui se prolongeaient toute la soirée, où la parole était libérée, où nous avions partagé nos joies, mais aussi nos souffrances que nous portons dans nos cœurs et qui sont si souvent muettes, souffrances et inquiétudes pour nos proches, notre foi et nos désillusions, (J’avais tant espéré).

    ---« Je crois que nous faisons partie de l’humanité tout entière : passée, présente et à venir. Je suis un maillon dans une chaîne et je tiens une place où je serais remplacée… ---Tu penses cela ?--- Oui. ---Alors, c’est peut-être cela qui te permet de ne pas avoir peur de la mort ? »

    Merveilleuses soirées, merveilleux échanges… Et voilà que le Seigneur était là, présent, au milieu de nous, véritables partages eucharistiques (sans le dire, mais bien dans ma façon de les concevoir.)… Nos cœurs n’étaient-ils pas tout brûlants lorsque nous nous parlions ? Merci, Seigneur ! Pour ces rencontres, ces partages incroyables… !

    Le moment de la séparation a été profondément marqué. « Reste avec nous, Seigneur » ! Comment prolonger ces rencontres ? Comment continuer à Te reconnaître ?

    Et maintenant, il faut retomber sur terre ! Le dimanche suivant, préparant mon après-midi « jeux de société » avec les papys-mamies, il me semblait que je revenais d’un long voyage, que je débarquais d’une autre planète et je me sentais totalement dépaysée !

     

    En ouvrant, alors, ma boîte-mail, un magnifique cadeau m’attendait : un texte de Jacques Gaillot sur mon site canadien préféré. Comment ne pas m’émerveiller devant cette lecture enthousiaste de l’Evangile : « Jésus de Nazareth découvre sa vocation : « annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, Non pas aux puissants mais aux pauvres » !!! Mais comment « annoncer ». Je crois qu’ « annoncer » ne veut pas forcément dire : « parler ». Il me semble que je pourrais interroger Elisabeth,( une amie, toujours sur mon site canadien préféré), et qu’elle pourrait décortiquer ce mot «annoncer » à la manière juive, en étudiant les lettres utilisées pour écrire ce mot afin de le rapprocher d’autres mots et ainsi mieux en comprendre le sens. Mais n’est- ce pas ce qu’a fait Jean lorsqu’il écrit : « Et le Verbe s’est fait chair. » !!!

    Je me souviens alors de ma lecture d’une revue de prêtres ouvriers où chacun parle de « leur incarnation dans le peuple ». Annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres en étant membre à part entière de ce peuple, pauvre parmi les pauvres.

     

    Et dans le texte de Jacques Gaillot, une citation d’ Helder Camara : « être prêtre, c’est savoir redonner Espérance aux pauvres ». Ainsi, je me dois de redonner espérance à ceux et celles qui m’entourent. Mais quelle espérance ? Car moi aussi, j’avais espéré ! Espérance de voir un jour, quelques évolutions sur cette terre, ou dans mon Eglise ? Pierre me répète : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » a répondu Jésus ! »…

    Alors quelle Espérance ? Pour transcender notre vie ?

    « Je mets mon espoir dans le Seigneur. Je suis sûre de sa parole ». Comment trouver cette Espérance qui transcende ma vie ? Voilà ce que m’apprend le chemin d’Emmaüs, cet été.

    Espérance : confiance : Oui ; je crois (j’ai confiance) que Dieu nous aime, qu’Il nous pardonne inlassablement, qu’Il ne nous juge pas et ne nous jugera pas comme c’est suggéré dans la parabole de l’enfant prodigue. La Miséricorde ne peut pas s’accompagner d’un jugement. Dieu se réjouit d’accueillir retrouvé.e ! Je crois que nous sommes tous et toutes sauvé.e.s.

     

    Le Christ a rabroué les pharisiens, les autorités du culte, mais  Il a toujours été très proche du peuple, Il a accueilli la foule, Il a accueilli chaque personne sans jamais leur faire de remontrance…

    Je crois de plus en plus qu’il est malsain de toujours nous enfermer dans notre misère, nos péchés. Nous dénigrer ne sert qu’à nous déprimer davantage tandis que nous encourager à aimer toujours plus, à trouver notre chemin sur la route humaine, peut nous aider à annoncer aux pauvres la Bonne Nouvelle !

    Comme je suis heureuse de découvrir cette citation : « Il suffit qu’un être humain fasse preuve de bonté pour que l’espérance demeure » (in « Laudato si ». Comme de telles phrases peuvent faire du bien !!!

    L’Eglise s’est dite « experte en humanité » Alors comment peut-elle continuer à nous dire et à nous rabâcher que nous sommes pécheurs ? (et il paraît que c’est une obligation écrite dans le catéchisme universel !!!). Pierre m’interrompt et me dit : « pour l’Eglise, nous sommes toujours ’’ pécheurs’’, seuls’’. Oui, nous sommes pécheurs, mais même pécheurs, ensemble, nous pouvons… » Merveilleuse remarque de Pierre qui me rappelle combien je trouve le discours de l’Eglise entaché d’individualisme car elle privilégie la relation verticale, entre Dieu et moi, en oubliant la relation horizontale, avec les autres ! Comme aux JMJ, cette invitation «  à marquer son empreinte. » une empreinte n’est-elle pas individuelle ?

    Combien de fois nous invite –t-elle à faire telle ou telles choses pour notre salut éternel ? Comme les mortifications des ermites au début du christianisme.

    J’ai découvert l’action ensemble en m’engageant dans la vie syndicale et politique… Mais comment mettre l’autre, les autres, au cœur de notre prière comme au cœur de nos vies ????

    Découvrons ensemble combien Dieu nous aime inlassablement. Voilà la source de mon Espérance ! Mon Espérance est vivifiée lorsque je découvre que des personnes vont mieux, lorsque je vois des petits miracles d’amour !!!

    Et puis le rêve de Jacques !     proverbe : « Quand on est seul, on va plus vite, quand on est ensemble, on va plus loin ! »   Comment devenir un frère universel sans accepter de recevoir des autres ?

     Et si l'on touchait au statut social des prêtres ? J'habite un pays où les prêtres se font rares et où les communautés chrétiennes se montrent appelantes.

    Je ne peux m'empêcher de faire un rêve, le rêve qu'on puisse appeler des hommes ou des femmes d'expérience, mariés ou pas, ayant un travail, une profession. Et cela pour un temps donné. Avec l'accord des communautés et de l'évêque, on leur imposerait les mains.

     

    Qu’ensemble, nous sachions redonner Espérance aux pauvres !                                        

    Alice

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