• Mes directives anticipées - Alice

    Bonjour mon ami, 
    Je t'envoie mon texte sur mes directives anticipées. Je ne sais pas si c'est d'actualité au Canada. En France, on n'en parle pas beaucoup! Alors, je voudrais pouvoir faire avancer les choses! Amitiés, Alice

    Mes directives anticipées.

    Préambule : pour parer au plus pressé :

     Si je tombe inanimée, je refuse d’être réanimée.

    J’ai fait don du corps à la science, à la faculté de médecine de Rennes. J’ai la carte de donatrice n° ..... Il faut téléphoner aux ambulances B..... au n°......J’autorise que l’on prélève mes organes. Je serai incinérée et dans le cimetière de Rennes une place est réservée pour y déposer l’urne contenant mes cendres.

     -----------------------------------

    Mes directives anticipées.

    Je, soussignée Madame Alice ..., née ... à ... le ...., demeurant actuellement à  ce qui suit : Alors que je me crois en bonne santé et en pleine possession de mes moyens physiques et intellectuels, je donne quelques indications pour ma fin de vie.

    Je veux ne pas être réanimée.

    Je veux ne pas être opérée du cœur.                                             .
    Je veux ne pas être « prolongée »

    Je veux ne pas souffrir.

    Je ne demande qu’une chose à mes proches, mari, enfants, c’est de faire tout ce qu’ils peuvent pour que l’équipe médicale réponde à mon souhait : ne pas souffrir.

    Mes questionnements

    Avant de commencer l’écriture de cette lettre, j’ai eu la chance d’en parler à mon médecin traitant mais depuis, il est en retraite. J’ai eu aussi la chance d’échanger avec un médecin que je ne connais pas. Cet échange dans l’anonymat  me paraît être une bonne chose. Un grand merci pour ce médecin qui a pris le temps de me répondre.

    Je me trouve devant la difficulté de prendre des décisions pour diverses situations possibles et sans en connaître les conséquences. Par exemple, si je me casse le col du fémur, le fait d’accepter ou de refuser une opération pour ce col du fémur, cela prolongera-t-il ma vie ou non ? Il me semble que si je la refuse, cela m’handicapera et me fera souffrir. Alors, comment choisir ? Lorsque je dis : « je ne veux pas être réanimée », je pense que si une personne ayant suivi une formation «  premiers secours » me voit, elle me fera un massage cardiaque sans s’inquiéter de ce que je veux ! Et puis, n’est-ce pas contraire au principe de «  porter assistance » ? Je veux qu’aucune personne ne soit traînée devant les tribunaux pour non-assistance à une personne en danger, si elle a agi conformément à ma volonté. Mais cette volonté peut-elle être acceptée par la justice ou celle-ci n’en fera-t-elle qu’à sa tête ?

    Idées directrices

    Pour comprendre ce que je veux, quelle que soit la situation !

    Durant toute ma vie militante, j’ai toujours lutté contre les heures supplémentaires pour un meilleur partage du travail. En fin de vie, je ne veux pas d’heures supplémentaires pour laisser la terre aux générations à venir. J’aime la vie et je suis heureuse mais je ne veux pas rajouter du temps à mon existence, j’essaye, par contre, de mettre de la vie à chaque moment vécu.

    J’ai donné un sens à ma vie : aimer, et donc marcher avec d’autres en nous épaulant mutuellement ; aimer et donc éprouver la joie de la Rencontre, de la Reconnaissance en chaque personne, d’une sœur, d’un frère, du Partage. J’aime la vie mais je sais que l’heure de la mort approche. Je n’ai pas peur de la mort et je peux m’endormir paisiblement car j’ai vu mes proches partir ainsi. Je sais que la séparation est douloureuse pour mes proches aussi je voudrais leur dire combien je les aime et combien, ils-elles peuvent me garder dans leur cœur.

    Vivre : pouvoir aimer

    Vivre : pouvoir être en relation avec d’autres

    Vivre : avoir conscience que je vis. Si je végète comme un légume, je ne vis pas. Je ne veux pas végéter.

    Je suis profondément croyante en un Dieu-Amour, NOTRE Père-Mère. Je ne sais pas ce qui se passe après la mort, je ne sais pas s’il n’y a rien ou s’il y a une « vie éternelle » mais dans l’un ou l’autre cas, je n’aurai rien à regretter car je suis heureuse, ici et maintenant.

    Par contre, je n’ai pas donné sens à la souffrance et j’ai peur de souffrir. Je veux ne pas souffrir ! Merci à vous !

    Alice

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