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    Myanmar: entretien du pape avec Aung San Suu Kyi

    Rencontre à Naypyidaw avec les autorités du pays

    Mme Aung San Suu Kyi © L'Osservatore Romano

    Mme Aung San Suu Kyi © L'Osservatore Romano

    Au deuxième jour de son voyage apostolique au Myanmar, le 28 novembre 2017, le pape François s’est entretenu avec la conseillère d’Etat et ministre des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi, à Naypyidaw, capitale birmane.

    Après avoir quitté Yangon en avion, en début d’après-midi, le pape a rejoint le palais présidentiel, où a eu lieu une cérémonie de bienvenue. Il a rencontré le président de la République Htin Kyaw, puis Aung San Suu Kyi, icône des droits de l’homme et de la démocratie. La Birmane a été lauréate du Nobel de la Paix en 1991 – Nobel qu’elle a pu recevoir seulement en 2012 – et du Prix Sakharov du Parlement européen en 2013.

    Il s’agissait de la troisième rencontre entre le pape argentin et Aung San Suu Kyi, venue deux fois au Vatican. : le 28 octobre 2013 – rencontre qui avait souligné une « grande syntonie » entre le pape et « cette figure symbolique dans le monde asiatique », qui était alors un emblème de l’opposition birmane ; et le 4 mai 2017, pour l’établissement des relations diplomatiques bilatérales.

    Entre les deux visites, le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), a accédé au pouvoir. Htin Kyaw, démocrate proche d’Aung San Suu Kyi, est le président du pays depuis le 30 mars 2016.

    Après leur entretien en privé à Naypyidaw, la ministre était au côté du pape pour la rencontre avec les Autorités, la Société civile et le Corps diplomatique, au centre des congrès Myanmar International Convention Center. Dans son discours, Aung San Suu Kyi a évoqué la crise de l’Etat de Rakhine, où sont les Rohingyas, sans toutefois citer le nom de cette minorité persécutée.

    Le nom de ces musulmans sunnites de langue bengalie qui vivent au nord-ouest de cet Etat, est en effet très controversé. Le gouvernement a interdit l’utilisation du terme et a également demandé à la communauté diplomatique de ne pas l’utiliser.

    De son côté, le pape François n’a pas prononcé ce mot mais a plaidé pour « une paix fondée sur le respect de la dignité et des droits de tout membre de la société, sur le respect de tout groupe ethnique et de son identité, sur le respect de l’état de droit et d’un ordre démocratique qui permette à chaque individu et à tout groupe – aucun n’étant exclu – d’offrir sa contribution légitime au bien commun ».

    Le pape a aussi salué « les efforts du Gouvernement qui affronte ce défi, en particulier à travers la Conférence de Paix de Panglong, qui réunit les représentants des divers groupes pour tenter de mettre fin à la violence, de construire la confiance et de garantir le respect des droits de tous ceux qui considèrent cette terre comme leur maison ».

    En mai dernier, « Eglises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris (EDA), avait souligné que la situation était délicate pour Aung San Suu Kyi qui avant d’accéder au pouvoir, avait fait de la paix sa première priorité. La Birmane « peine à concrétiser cet objectif » et « se heurte à sa propre politique » qui « nie les violations des droits de l’homme dont souffrent les Rohingyas depuis six mois », écrivait l’agence.

    source ZENIT.org

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