• «  Ne rêvez pas ! Les femmes ne … » Ah ! François ! Si vous saviez les bienfaits du rêve !!! Alice

    «  Ne rêvez pas ! Les femmes ne … » Ah ! François !
    Si vous saviez les bienfaits du rêve !!!

    «  Ne rêvez pas ! Les femmes ne … » Ah ! François ! Si vous saviez les bienfaits du rêve !!! Alice

    Cher François,

    Joie et Merci ! Pour votre présence et votre action au cœur de ce monde ! Pour vos démarches pour la paix, pour vos rencontres œcuméniques… Et, François, je prie pour vous qui me semblez être maintenant  « au milieu de gué ». Je prie aussi pour toutes les personnes qui sont brisées par leur Eglise. Je prie pour que la Miséricorde de NOTRE Mère-Père, qui inonde la terre et nos cœurs, réussisse à nous ouvrir aux autres, à nous aimer mutuellement, à nous faire levain dans la pâte humaine.

    «  Ne rêvez pas ! Les femmes ne … » Ah ! François ! Si vous saviez les bienfaits du rêve !!!

    Je me souviens d’une pièce de théâtre de Shakespeare, tout du moins de sa conclusion. Je m’en souviens car, jeune à l’époque, je ne l’avais pas comprise ! « Et Ophélie tomba dans la folie ». Maintenant, je peux comprendre que sa réalité humaine était devenue trop lourde à porter, alors son corps l’a défendue, l’a protégée en sombrant dans la folie. Pour nous, François, le rêve est parfois nécessaire, bénéfique lorsque la réalité humaine devient trop lourde à porter, cette réalité faite de souffrances des personnes qui nous sont chères, des angoisses qui nous envahissent à leur sujet… Les personnes âgées dorment, dit-on, très peu ou mal. Peut-être tout simplement parce qu’elles se soucient pour leur famille, pour leurs proches, pour leurs ami.es, pour les personnes en souffrance, en errance, ayant tout perdu. Le rêve peut être nécessaire pour porter nos faiblesses humaines, nos souffrances en tout genre ! Ce rêve n’est-il pas, alors, un bienfait de la Miséricorde !

    Cette Miséricorde nous permet de nous accepter tels, telles que nous sommes, d’accepter notre réalité humaine avec nos faiblesses et sans porter de jugement, de condamnation, de pardon, du mal, du péché… Cette Miséricorde qui nous aide à accepter nos faiblesses humaines, nous relève, nous aide à reprendre la route avec les autres et nous invite à la fête !

    Oui, nous avons, parfois, besoin de rêver pour ne pas sombrer. Oui, le rêve est devenu, pour moi, un bienfait de la Miséricorde et je la ressens en moi, je me sens aimée par Dieu, NOTRE Mère-Père et cet amour me pousse à aimer les autres. Cette Miséricorde me donne la Paix, la Quiétude ! Quiétude ne veut pas dire passivité, inaction. Cette Quiétude me pousse à avoir le souci des autres, à agir avec eux, avec elles, à les accueillir, leur laver les pieds et à me laisser laver les pieds, à lutter ensemble pour un monde plus juste, plus humain, fraternel et sororal…

    Me savoir aimée, accueillie en toute circonstance et aimer ! La Miséricorde est accueil de toute personne quelle que soit l’horreur de ses actes et donc cette Miséricorde ne me donne aucune crainte pour mon salut éternel. Elle est pardon pour toute personne et elle donne encore plus que ce que nous pouvons espérer ! Zachée, qu’espérait-il ? Lui, le collecteur d’impôt, il voulait VOIR Jésus. Mais pour réaliser ce simple désir, il lui fallait vaincre un obstacle de taille : sa petite taille dans une foule ! Alors, il marche, il court, grimpe à un arbre. Jésus l’appelle et lui répond au-delà de son espérance : Zachée, descends vite. Il me faut aujourd’hui, demeurer chez toi ». Jésus répond au-delà de ce que nous espérons.

    Cette Miséricorde en moi n’a aucune notion de jugement, mais aussi, n’a aucune notion de temps. Elle est inconditionnelle et a temporelle !

    Cette Miséricorde est don de la communion eucharistique pour toute personne qui la demande. Jésus accueille tout le monde à sa table…Comment comprendre ces interdictions ?

    Alors, comment comprendre « une année de la Miséricorde ? Et surtout comment clôturer une année de la Miséricorde ?

    « Ne rêvez pas ! Les femmes ne seront jamais… ! » Jamais ! Car Jean Paul II l’a écrit dans le marbre ! ???

    Cher François, un sacrement peut-il être discrimination ? J’ai lu: «  Combien y-a-t-il de sacrements dans l’Eglise catholique ? 7 pour les hommes et 6 pour les femmes. » Je peux même ajouter : Et celui réservé aux hommes est péché abominable pour une femme qui le reçoit et donc excommunication « subito ». Un sacrement peut-il se transformer en péché en raison d’un état de fait qui ne dépend pas de nous ?

    Il y a une quarantaine d’années, mon frère Jean-Marie, prêtre missionnaire, répondait en riant lorsqu’on lui parlait du manque de prêtres en France : « Vous en avez encore trop ! Mon espérance est dans l’émergence, en Afrique, de tant de communautés chrétiennes ! » En ce moment nos évêques réunis à Lourdes sont confrontés par ce souci. Mais mon frère n’avait-il pas raison ? Dans un retour aux sources, ces apôtres se lamentaient-ils ou elles d’un manque de disciples ? C’est dans l’émergence des communautés et c’est sur ce commentaire « Voyez comme ils, comme elles s’aiment ! » que je peux puiser l’espérance pour ma vocation. Désacralisons, abattons notre veau d’or et vivons ensemble notre vocation. Dans la Joie, la Quiétude, la Paix du Christ

    Alice

    ---------------------

    Les nouveautés - OFS-Sherb

    « Homélie de la fête du Christ Roi de l’univers - 20 novembre 2016Haiti: Peuple du Vendredi Saint »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    2
    Alice Damay-Gouin
    Lundi 21 Novembre 2016 à 10:46

    Merci, Marielle

    1
    marielle gladu
    Mercredi 16 Novembre 2016 à 18:06

    J`ai aimé le texte d`Alice.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :