• Indigènes lors de la rencontre avec le Pape au Pérou en janvier 2018Indigènes lors de la rencontre avec le Pape au Pérou en janvier 2018  (AFP or licensors)

    JMJ : les peuples indigènes alertent sur les dangers qui les menacent

    A partir de ce jeudi 17 janvier, au Panama, débute une rencontre internationale de la jeunesse indigène, en amont des JMJ. Plus de 1 000 jeunes issus de peuples autochtones doivent y participer.
     

    Entretien réalisé par Manuella Affejee- Cité du Vatican

    Cette rencontre, la première du genre, se tient dans la commune de Soloy, territoire indigène le plus vaste du Panama, en bordure du fleuve Fonseca. Durant trois jours, de jeunes indigènes venant du monde entier partageront toute la richesse et la diversité de leurs coutumes ancestrales, mais aussi leur expérience de vie et de foi. Ils se joindront ensuite aux dizaines de milliers de jeunes de leur âge, qui se réuniront autour du Pape François à partir du 24 janvier pour les JMJ proprement dites.

    Un village indigène, déployant artisanat, danse et musique, sera en outre reconstitué en plein cœur de la capitale panaméenne. Plusieurs formes d’expression, - comme la réalisation de peintures murales-,  seront ainsi proposées aux jeunes autochtones qui pourront sensibiliser, par ce biais, les autres pèlerins à leurs traditions parfois menacées, à leurs réalités souvent difficiles, et à leurs combats.

    source https://www.vaticannews.va

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  • Un groupe de jeunes pèlerins des JMJ de Panama  

    Pour le cardinal Farrell, les JMJ sont dans la dynamique du Synode des jeunes

    Dans un message vidéo, le préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie revient sur l’enthousiasme des jeunes et la nécessité de les écouter.
     

    «Les jeunes sont une inspiration pour l’Église, les anciens peuvent avoir beaucoup d’expérience et de connaissance, mais le courage, l’enthousiasme et la volonté de sortir appartient à la nature des jeunes,, qui aiment les défis» explique le cardinal américain dans cette vidéo enregistrée en anglais par le dicastère dont il est à la tête.

    Interrogé sur les prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse qui débutent dans quelques jours à Panama, le cardinal Farrell souligne que la rencontre du Pape François avec les milliers de jeunes attendus sur place «sera le prolongement du synode des jeunes» qui s’est tenu au mois d’octobre dernier à Rome.

    A l’écoute de la réalité

    «Ces JMJ sont le début d’un changement dans l’Église» se félicite le cardinal. Selon lui, l’expérience du synode, les échanges entre jeunes et évêques sont «une écoute de la réalité, celle à laquelle les jeunes sont confrontés dans leur propre vie».

    Dans son message enregistré, le préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie insiste sur l’importance d’être à l’écoute de ces jeunes «sans imposer notre mode d’être». Pour lui, si les jeunes ont en effet besoin qu’on leur rappelle quelques lignes, en matière morale par exemple, «ce sont eux qui ont les idées, ils savent ce qui marche et ne marche pas».

    Apprendre des jeunes d’Amérique Centrale

    Le cardinal Farrell revient aussi sur l’importance de ces JMJ pour l’Église et en particulier pour celle d’Amérique centrale.

    «Ce sont des personnes de grand courage», explique-t-il, évoquant en particulier les migrants. «Les jeunes ne veulent plus vivre dans la faim et la violence, cherchent et trouvent un lieu meilleur. Et lorsqu’ils le trouvent, ils sont capable de transformer la vie de leur société».

    Le cardinal Farrell espère enfin que chacun pourra «apprendre de leur volonté et de leur profond sens de la foi, qui les font vivre unis à Dieu. Une chose que nous ne vivons pas dans d’autres régions du monde».


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  • Frédérique Bedos nous présente « Jean Vanier, le sacrement de la tendresse », son dernier film

    La journaliste Frédérique Bedos, dont le parcours de vie entre en résonnance avec l’amour fou de Jean Vanier, offre dans son dernier film un portrait touchant de celui qui, dans les années 60 a été saisi par les personnes avec un handicap au point d’y consacrer sa vie. « On ne peut pas changer la souffrance des gens mais on peut être proches d’eux », telle est l’intuition fondatrice de celui qui a créé l’Arche, ces communautés de vie avec des personnes avec un handicap. Il en existe une à Blagnac et une autre en pays Agenais. Frédérique Bedos nous présente l’homme auquel elle a consacré son dernier film avec un enthousiasme… communicatif. Contact : « Jean Vanier, le sacrement de la tendresse », pour trouver les séances du film : www.jupiter-film.com

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  • Visite surprise du Pape dans un monastère de Clarisses en Ombrie

    Le Saint-Père a effectué ce vendredi une visite chez ses religieuses pour les encourager dans leur vie contemplative et les remercier d’une visite qu’elles avaient effectué au Vatican en 2016.
     

    Le Pape François a effectué ce vendredi une visite privée dans un monastère de Clarisses à Vallegloria di Spello en Ombrie. Une visite surprise au cours de laquelle le Saint-Père a partagé l’Eucharistie, la prière et le pain, a expliqué un bref communiqué de la salle de presse du Saint-Siège, afin d’encourager les sœurs à la vie contemplative.

    Selon le diocèse de Foligno qui accueille cette communauté, cette visite «était une grande surprise pour les sœurs Clarisses de voir le Pape en personne apparaitre à la porte du monastère». Par cette visite, explique encore le diocèse, le Pape voulait remercier les religieuses de leur visite effectuée à Sainte-Marthe au Vatican le 25 aout 2016. A cette occasion, le Saint-Père leur avait remis un exemplaire de la constitution  «Vultum Dei quaerere», (La recherche du visage de Dieu ) sur la vie contemplative féminine. Les liens entre la communauté des sœurs de Spello et le Pape sont restés forts, relève encore le diocèse, notamment à travers l’un de ses secrétaires Mgr Yoannis Lahzi Gaïd.

    Une communauté ancienne

    Le Pape était d’ailleurs accompagné de Mgr Gaïd et de l’évêque de Foligno, Mgr Gualtiero Sigismondi, qui avait été averti de ce déplacement peu avant Noël. «Pas même la neige n’a entamé la volonté du Saint-Père de venir !» s’est félicité l’évêque, évoquant le Mont Subiaso voisin qui domine Spello et Assise, et recouvert d'un manteau neigeux.

    Dans une grande joie, les Clarisses ont accueilli le Pape peu avant neuf heures ce vendredi matin, précise encore le diocèse. Après la messe, le Saint-Père a eu un temps libre et informel d’échange avec les religieuses puis a déjeuné en leur compagnie avant de repartir à Rome en début d’après-midi.

    Installées depuis le XIVe siècle dans la région, les Clarisses de Spello sont l’une des plus anciennes communautés religieuses féminines de cette région de l’Ombrie, attachées à la spiritualité de Sainte Claire d’Assise.

    source https://www.vaticannews.va

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  • Le message du Pape pour la Journée mondiale du Malade: une invitation au don

    À travers cette journée, «l’Église, Mère de tous ses enfants, surtout des malades, rappelle que les gestes de don gratuit, comme ceux du Bon Samaritain, sont la voie la plus crédible de l’évangélisation. Le soin des malades a besoin de professionnalisme et de tendresse, de gestes gratuits, immédiats et simples comme une caresse, à travers lesquels on fait sentir à l’autre qu’il nous est cher», explique le Pape François dans ce message signé le 25 novembre dernier, lors de la fête du Christ Roi.
    La vie est un don de Dieu, et «l’existence ne peut pas être considérée comme une simple possession ou comme une propriété privée, surtout face aux conquêtes de la médecine et de la biotechnologie qui pourraient amener l’homme à céder à la tentation de la manipulation de “l’arbre de la vie”», rappelle le Pape en reprenant une expression tirée du Livre de la Genèse.
    Le don de soi-même, et non le seul fait d’offrir un cadeau, est la seule attitude «capable de défier l’individualisme et la fragmentation sociale contemporaine, pour établir de nouveaux liens et diverses formes de coopération humaine entre les peuples et les cultures». Toute personne, à partir de sa naissance, a besoin de l’attention des autres, en vertu de sa nature même de «créature»«La reconnaissance loyale de cette vérité nous invite à rester humbles et à pratiquer courageusement la solidarité, comme vertu indispensable à l’existence».
    En expliquant que la ville de Calcutta en Inde accueillera la célébration solennelle de cette journée, le Pape rappelle que «Sainte Mère Teresa nous aide à comprendre que le seul critère d’action doit être l’amour gratuit envers tous, sans distinction de langue, de culture, d’ethnie ou de religion».L’hommage aux volontaires qui donnent gratuitement de leur temps

    Le Pape remercie aussi les volontaires qui apportent un soutien médical ou spirituel aux patients. «Beaucoup de personnes malades, seules, âgées, présentant des fragilités psychiques ou motrices, en bénéficient. Je vous exhorte à continuer d’être un signe de la présence de l’Église dans le monde sécularisé. Le volontaire est un ami désintéressé auquel on peut confier ses pensées et ses émotions ; grâce à l’écoute, il crée les conditions qui font passer le malade, d’objet passif de soins, à l’état de sujet actif et protagoniste d’un rapport de réciprocité, capable de retrouver l’espérance, mieux disposé à accepter les thérapies.»

    François lance aussi un appel à une gestion des institutions de santé administrées par l’Église catholique qui ne soit pas orientée vers la seule rentabilité financière. «La dimension de la gratuité devrait surtout animer les structures sanitaires catholiques, car c’est la logique évangélique qui caractérise leur action, tant dans les régions les plus avancées que dans les plus défavorisées du monde, souligne-t-il. Les structures catholiques sont appelées à exprimer le sens du don, de la gratuité et de la solidarité, en réponse à la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l’exploitation qui ne s’embarrasse pas des personnes.»

    «Nous savons  que la santé est relationnelle, elle dépend de l’interaction avec les autres et a besoin de confiance, d’amitié et de solidarité», explique enfin le Pape François, en soulignant que «la joie du don gratuit est l’indicateur de santé du chrétien».

    source https://www.vaticannews.va

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  • Crise des abus: le Pape indique une voie de sortie - VA

     Crise des abus: le Pape indique une voie de sortie - VA

    (à gauche) L'entrée du séminaire de Mundelein, près de Chicago, où sont réunis les évêques américains en retraite spirituelle.   (AFP or licensors) 

    Crise des abus: le Pape indique une voie de sortie

    Le message aux évêques américains trace un chemin pour toute l’Église. Le directeur éditorial Andrea Tornielli met en évidence la portée de la lettre du Pape François, à l’approche du sommet de février sur les abus.
     

    La Lettre que François a envoyé comme signe de sa proximité personnelle aux évêques américains réunis en retraite spirituelle à Chicago offre une clé de lecture pour comprendre son regard sur la crise des abus, aussi en vue de la rencontre de février au Vatican. Dans son discours à la Curie romaine du 21 décembre dernier, le Pape s’était exprimé d’une façon vaste, déterminée et forte sur ce thème. Maintenant, dans le message aux évêques des États-Unis, il n’élude pas l’examen du phénomène des abus de pouvoir, de conscience et sexuels vis-à-vis de mineurs et d’adultes vulnérables, et va à la racine du problème en indiquant une voie de sortie.

    «La crédibilité de l’Église, reconnaît encore une fois le Pape, a été fortement remise en question et a été affaiblie par ces péchés et ces crimes, mais spécialement pas la volonté de les dissimuler et de les cacher». Mais c’est dans la réponse suggérée que doit être recherché le nœud central de la Lettre. François met en effet en garde contre le fait de trop se fier à des actions qui apparaissent «utiles, bonnes et nécessaires», et même «justes», mais qui n’ont pas «la saveur de l’Évangile» si elles tendent à réduire la réponse au mal seulement à un problème d’organisation.

    Un Église transformée en «agence de ressources humaines» n’a pas toujours «la saveur de l’Évangile», si elle met sa propre confiance seulement dans les stratégies, dans les organigrammes, dans les best practices d’entreprise, au lieu de se confier avant tout dans la présence de Celui qui depuis 2000 ans la guide, dans la force salvifique de la grâce, dans l’œuvre silencieuse et quotidienne de l’Esprit Saint.

    Désormais, depuis quelques années, les Papes ont introduit des normes plus adéquates et sévères pour contrer le phénomène des abus : d’autres indications viendront du débat collégial entre les évêques du monde entier unis avec Pierre. Mais le remède pourrait rester inefficace s’il n’est pas accompagné «par la conversion de notre état d’esprit (metanoia), de notre façon de prier, de gérer le pouvoir et l’argent, de vivre l’autorité et aussi de vivre nos relations entre nous et avec le monde».

    La crédibilité ne se reconstruit pas avec les stratégies de marketing. Elle pourra être le fruit d’une Église qui sait surmonter les divisions et les oppositions internes. Une Église dont l’action jaillit de sa façon de refléter une lumière qui n’est pas la sienne propre mais qui lui est continuellement donnée. Une Église qui ne s’annonce pas elle-même, faite de pasteurs et de fidèles qui, comme l’affirme le Pape, se reconnaissent pécheur et invitent à la conversion parce qu’ils ont expérimenté et expérimentent sur eux le pardon et la miséricorde.

    Andrea Tornielli

     


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