• Les leaders religieux du Québec dénoncent une injustice
     

    Publié le : 2020-09-21 a 00h00 | Catégorie : Communiqués


    Reconfiner les lieux de culte à 25 ou 50 personnes

     

    Montréal, le 21 septembre 2020 — Depuis le début de la crise de la Covid-19 que connaît le Québec, les leaders des groupes religieux du Québec ont collaboré étroitement avec les autorités de la santé publique. À bien des égards, les mesures sanitaires mises en place dans les lieux de culte dépassent les exigences gouvernementales. Avec le résultat qu’à ce jour, à notre connaissance, aucune éclosion n’a eu lieu dans un lieu de culte. En ces temps difficiles, les leaders religieux font tout le nécessaire pour mettre en place les mesures qui assurent la protection de la santé de leurs fidèles.

    En ces temps troublés, des milliers de Québécoises et de Québécois trouvent dans la pratique de leur religion un réconfort et une source de résilience qui bénéficie à l’ensemble de la population. Quoi qu’on puisse en penser, la spiritualité et la recherche de sens ont une place essentielle dans la vie humaine. Ce service à la communauté nous apparaît nécessaire pour aider nos fidèles à traverser cette crise sanitaire.

    Les leaders religieux n’ont pas ménagé les efforts pour tenter d’entreprendre un dialogue franc et ouvert avec les autorités gouvernementales, dans un esprit de collaboration. Les lettres qui n’ont pas même reçu d’accusésé de réception, les appels téléphoniques et les courriels laissés sans réponse ne se comptent plus. Alors que dans les provinces voisines, les autorités gouvernementales sont en contact direct et constant avec les leaders religieux, il n’y a aucune communication du même genre au Québec. Cette situation est décevante et inacceptable.

    Le ministre de la Santé a annoncé dimanche après-midi une série de mesures plus strictes visant à protéger la population de la Covid-19. Toutefois, le manque de dialogue que nous dénonçons fait en sorte que le gouvernement place encore une fois dans la même catégorie les lieux de culte et les bars. Dans son communiqué, le ministère de la Santé parle du même souffle des « activités dans les lieux de culte et dans les salles où est permis la vente ou le service de boissons alcooliques pour consommation sur place ». À sa face même, cet amalgame est injustifié et faux.

    À l’évidence, les rassemblements dans les lieux de culte sont en vérité assimilables à ceux qui ont lieu dans les cinémas et les salles de spectacle, selon les critères mêmes du gouvernement : « Les lieux où les personnes sont assises, relativement immobiles et parlent peu ou pas, par exemple les salles de spectacle, cinémas, théâtres et studios de captation audiovisuelle, peuvent continuer d’accueillir un maximum de 250 personnes. »  [1] Le gouvernement nous semblait avoir déjà reconnu cette similarité dans l’arrêté numéro 2020-059 du ministre de la Santé et des Services sociaux en date du 26 août 2020, qui permet aux personnes assises dans les lieux de culte d’enlever leur masque ou couvre-visage lorsqu’elles sont immobiles et de s’asseoir à 1,5 mètre les unes des autres, comme dans les salles de spectacle et les cinémas. De plus, les protocoles de réouverture sécuritaire des lieux de culte établis conjointement avec les autorités de santé publique font en sorte que les communautés réunies dans les lieux de culte prennent soin de limiter au maximum les prises de parole des assemblées.

    Par conséquent, nous exigeons des autorités gouvernementales qu’elles reclassifient dès aujourd’hui les lieux de culte dans la catégorie des salles de spectacles, des cinémas et des théâtres, ce qui permettrait de continuer à accueillir jusqu’à 250 personnes dans nos lieux de culte au lieu d’être limité à 25 ou à 50. Nous demandons également qu’un canal de communication franc et ouvert soit instauré entre nous et les autorités gouvernementales. Nous ne demandons pas un privilège. Nous nous présentons comme des partenaires et souhaitons simplement être considérés justement par le gouvernement.

    Nous, leaders religieux membres de la Table interreligieuse du Québec, tenons à rappeler que nous aspirons à un dialogue ouvert avec les autorités gouvernementales. Nous espérons sincèrement que la présente demande sera suffisante pour faire valoir nos droits et recevoir du gouvernement la reconnaissance qui est due aux citoyens qui pratiquent leur religion en tout respect des règles sanitaires.

    Au nom des membres de la Table interreligieuse[2],

     

    + Christian Rodembourg
    Évêque de Saint-Hyacinthe
    Président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec

     
    [1] Communiqué du 20 septembre 2020 : https://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/salle-de-presse/communique-2322/. Consulté le 20 septembre 2020.

    [2] La Table interreligieuse de concertation regroupe des représentants de l’Église catholique, de l’Église anglicane, des Églises évangéliques, de différentes traditions juives, de différentes mosquées, et du Centre canadien d’œcuménisme qui œuvre dans le dialogue entre les Églises et dans le dialogue interreligieux.

     

    © 2020 Assemblée des évêques catholiques du Québec
    source https://evequescatholiques.quebec/fr

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  • Vatican : nouveau protocole d'accord
    sur la lutte contre la corruption

    Le Secrétariat pour l’Économie et le bureau du Réviseur général vont travailler encore plus étroitement ensemble pour une mise en œuvre plus efficace des règles de transparence et de concurrence dans les marchés publics du Saint-Siège et du Vatican.
     

    Vatican News

    Le préfet du Secrétariat pour l'Économie, le père Juan Antonio Guerrero, et le Réviseur général par intérim, Alessandro Cassinis Righini, ont signé ce vendredi 18 septembre 2020 un protocole d'accord sur la lutte contre la corruption. Cette information a été rendue publique par le Bureau de presse du Saint-Siège.

    «Les deux autorités du Saint-Siège, indique le communiqué, collaboreront encore plus étroitement pour identifier les risques de corruption et pour une mise en œuvre efficace des règles récemment approuvées en matière de transparence, de contrôle et de concurrence des marchés publics du Saint-Siège et de l'État de la Cité du Vatican».

    Commentant ce protocole d'accord, Alessandro Cassinis a déclaré qu'il s'agit d'un «autre acte concret qui démontre la volonté du Saint-Siège de prévenir et de combattre la corruption à l'intérieur et à l'extérieur de l'État de la Cité du Vatican, et qui a déjà conduit à des résultats importants au cours des derniers mois». Pour sa part, le père Guerrero a souligné que «la lutte contre la corruption, en plus de représenter une obligation morale et un acte de justice, permet également de lutter contre le gaspillage dans un moment difficile en raison des conséquences économiques de la pandémie, qui touche le monde entier, en particulier les plus faibles, comme l'a rappelé à plusieurs reprises le pape François».

    En juin dernier, le Vatican s’est doté d’un code unique pour la gestion des contrats et des marchés publics. Cette loi-cadre contenant des règles valables pour le Saint-Siège et l'État de la Cité du Vatican sur la transparence, le contrôle centralisé et la concurrence dans les procédures d'attribution, doit permettre une meilleure gestion des ressources et une réduction des risques de corruption.

    En février 2019, le Pape avait approuvé une modification des statuts du Réviseur général du Vatican, en l’élevant au rang d’autorité anticorruption.

    source  https://www.vaticannews.va/

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  • Saint François d'Assise.Saint François d'Assise. 

    Des frères en cadeau: l'expérience de saint François d'Assise

    Dans la vie de saint François, la fraternité n'est pas une théorie abstraite, mais un don concret de Dieu à chacun. Le “Poverello” d'Assise nous rappelle, aujourd'hui encore, que nous ne pouvons pas être de vrais frères si nous ne nous reconnaissons pas comme les enfants d'un seul Père.
     

    Alessandro Gisotti – Cité du Vatican

    François d'Assise revient pour inspirer le pape qui, le premier dans l'histoire, a pris son nom. Si, il y a cinq ans, c'est la louange à Dieu pour la création, le Cantique des Créatures, qui a donné une âme à l'encyclique Laudato Si’, cette fois, c'est la fraternité (et l'amitié sociale) qui est au centre de l'attention du nouveau document magistériel qui, sur la terre même du Poverello, sera signé le 3 octobre prochain. Mais quels sont-ils, ou plutôt qui sont les frères de saint François ? Une réponse intime et révélatrice se trouve au début de son Testament, où, après avoir raconté la rencontre avec les lépreux - auxquels le Christ l'a conduit, alors qu’il en avait peur et ressentait du dégoût - il dit : «Après que le Seigneur m'eut donné des frères, personne ne m'a montré ce que je devais faire, mais le Très-Haut Lui-même m'a révélé que je devais vivre selon la forme du Saint Évangile».

    Les frères se présentent à François avant tout comme un don de Dieu. Un cadeau inattendu et, à vrai dire, non indolore, car ils apportent une situation nouvelle qui le force à demander l'aide du Seigneur, car personne ne sait lui dire quoi faire. Ils ne sont pas notre conquête, les frères, et ils ne sont pas non plus comme nous le souhaiterions. Ils sont l'œuvre vivante du Créateur offerte gratuitement à chacun d'entre nous. Ils sont donnés, précisément, et nous ne pouvons donc pas les choisir ou les posséder, mais seulement les accueillir et les aimer tels qu'ils sont, avec leurs faiblesses et leurs différences. Ces différences, et parfois ces dissonances, seul le Seigneur peut les recomposer en fin de compte parce que, comme le dirait le Pape, l'harmonie n'est pas faite par nous, mais par l'Esprit Saint.

    La fraternité n’est pas une idée abstraite

    Ce qui ressort clairement chez François d'Assise, et qui trouve confirmation dans cet écrit fondamental dans la parabole conclusive de sa vie terrestre, c'est que la fraternité pour lui n'est pas une idée, une théorie abstraite, mais un fait concret, une expérience qui change la vie. À côté de ce principe de réalité, et d'autant plus pertinent qu'il en est la source, nous découvrons que pour François il n'y a pas de fraternité si nous ne reconnaissons pas et n'acceptons pas la filiation commune de notre Père céleste. Nous sommes tous frères parce que nous sommes tous les enfants d'un même Père.

    Personne n'est donc étranger à l'autre. Cette révolution de perspective, dans la vie de François, conduira à des choix surprenants qui trouvent leur point culminant dans la célèbre visite au sultan d'Égypte. Cette fraternité vécue est le noyau de la conversion du Saint d'Assise, et un tel noyau se trouve en chaque femme et chaque homme qui a rencontré authentiquement Jésus Christ. En fait, si nous ne reconnaissons pas le projet commun d'amour du Père pour nous, il ne suffira pas d'être sœurs ou frères. Même pas biologiquement. D’ailleurs, c'est un frère de sang qui a tué Abel. Et il le tue parce que la haine a fermé les yeux de Caïn qui, ne voyant plus l'amour du Père, ne reconnaît même pas son frère comme tel.

    Une ligne de conduite toujours actuelle

    Pour François d'Assise, cependant, la fraternité n'est pas un don statique, une fin en soi. Elle se nourrit et grandit en se nourrissant de la charité. Et cela apporte toujours la paix. La relation avec les frères trace un chemin, initie un processus qui se développe dans une dimension communautaire. C'est après la rencontre avec ses frères, en effet, que le Seigneur lui révèle qu'il doit se conformer à l’Évangile, prendre la forme même du «saint Évangile», et le faire donc de manière radicale, «sans tranquillisants», afin de reprendre une image efficace du Pape François.

    Pour le Saint-Patron de l'Italie, prendre soin des autres comme soi-même devient la voie et l'espace privilégié de l'évangélisation. Il ne peut donc pas y avoir un frère qui se retire dans un état d’isolement. Ce serait un contre-sens, un contre-témoignage. Pour le saint, en effet, l'amour pour le Père grandit autant que l'amour pour le frère au visage duquel se trouvent les traits du Créateur. Un amour qui, chez François, s'étend jusqu'à devenir cosmique car la fraternité devient une étreinte envers toute créature: même le Soleil est appelé frère et la Lune sœur.

    Huit siècles plus tard, malgré la croissance des égoïsmes et la montée des barrières de toutes sortes, le monde a toujours soif de fraternité et de paternité. Il est constamment à sa recherche. Le témoignage du Poverello d'Assise, qui a voulu devenir «frère de tous les hommes», est très actuel et nous pousse, avec un autre François, à parcourir le chemin de la fraternité.

    source https://www.vaticannews.va/
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  • Contemplation et compassion, les ingrédients de l’écologie intégrale

    En salle Paul VI, le Saint-Père a rencontré en fin de matinée environ 250 participants à la rencontre des communautés “Laudato Si’”, petits groupes répandus à travers l’Italie ayant pour but de diffuser et mettre en pratique l’enseignement du Saint-Père contenu dans son encyclique sur la protection de la Maison commune.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Cinq ans après la publication de l’encyclique Laudato Si’, et alors que l’Église vit une année spéciale consacrée à ce texte du magistère, en même temps que le “Temps de la Création” jusqu’au 4 octobre prochain,  l’audience qui s’est déroulée ce samedi au Vatican revêtait une signification particulière, en montrant un peu du dynamisme insufflé par l’encyclique du Pape François.

    Le mouvement des communautés Laudato Si’ est né sur le territoire italien peu après la publication de l’encyclique dédiée à l’écologie, ses initiateurs étant Mgr Domenico Pompili, évêque de Rieti, et Carlo Petrini, président et fondateur du mouvement international Slowfood.

    Les membres de plus de soixante communautés étaient présents ce matin pour rencontrer le Saint-Père, qui leur a délivré un discours sur les principaux axes de l’écologie intégrale, la contemplation et la compassion.

    Équité et écologie vont de pair

    François a d’abord tenu à rappeler que «la négligence de la création et les injustices sociales s'influencent mutuellement: on peut dire qu'il n'y a pas d'écologie sans équité et qu'il n'y a pas d'équité sans écologie». L’engagement pour la protection de l’environnement est «une tâche qui concerne tout le monde, en particulier les responsables des nations et des activités productives»«Ce qu'il faut, c'est une réelle volonté de s'attaquer aux causes profondes des bouleversements climatiques actuels. (…) Nous devons regarder loin devant nous, sinon l'histoire ne pardonnera pas. Nous devons travailler aujourd'hui pour demain, pour tout le monde. Les jeunes et les pauvres nous demanderont des comptes», a martelé le Pape, avant d’en venir aux deux «mots-clés» précédemment mentionnés.

    Savoir être présent à ce(lui) qui nous entoure

    Concernant la contemplation, le Saint-Père a d’abord regretté que le «regard sur la réalité» soit «de plus en plus rapide, distrait, superficiel, alors qu'en peu de temps les nouvelles et les forêts sont brûlées. Malades de la consommation, nous nous battons pour la dernière "app", mais nous ne connaissons plus le nom de nos voisins, et encore moins savoir comment distinguer un arbre d'un autre», a-t-il fait remarquer.

    Le retour à la contemplation est donc nécessaire. Et François de préciser: «pour ne pas être distrait par mille choses inutiles, il faut trouver le silence ; pour que le cœur ne tombe pas malade, il faut s'arrêter». Ce qui consiste concrètement à «se libérer de l'enfermement du téléphone portable, regarder dans les yeux nos voisins et la création qui nous a été donnée».

    «Contempler, c'est se donner le temps de se taire, de prier», c’est «l'antidote aux choix hâtifs, superficiels et peu concluants», a poursuivi le Pape. Les contemplatifs découvrent alors, sous le regard du Créateur, que «chacun est important aux yeux de Dieu, chacun peut transformer un petit monde pollué par la voracité humaine». Et cela les pousse à l’action, motivée par la compassion.

    Compassion rime avec action

    La compassion, définie par François comme «le fruit de la contemplation», consiste en un changement regard, à l’«opposé de notre indifférence», peu à peu semblable à celui de Dieu qui «nous voit toujours comme des enfants bien-aimés», « les frères et sœurs d'une même famille, qui vivent dans la même maison».

    Notre compassion, a affirmé le Saint-Père «est le meilleur vaccin contre l'épidémie d'indifférence»«Le monde a besoin de cette charité créative et active, de personnes qui ne se tiennent pas devant un écran pour commenter, mais se salissent les mains pour supprimer la dégradation et restaurer la dignité. Avoir de la compassion est un choix: c'est choisir de ne pas avoir d'ennemis pour voir en chacun mon voisin».

    Mais ce choix ne suscite pas la mollesse ou le renoncement paresseux. Il engage au contraire à «une dure lutte quotidienne contre le rejet et le gaspillage, le rejet des autres et le gaspillage des choses». Et le Pape de s’élever contre ces deux fléaux, avant de plaider pour des «choix politiques qui allient progrès et équité, développement et durabilité pour tous».

    François a enfin adressé des paroles d’encouragement aux membres des communautés Laudato Si’, afin qu’ils continuent «de cultiver la contemplation et la compassion, ingrédients indispensables de l'écologie intégrale», sans oublier de «travailler comme des frères. Construire la fraternité universelle. Et c'est le moment, c'est le défi d'aujourd'hui», a ajouté le Saint-Père. «Merci encore pour votre présence et pour votre engagement», a-t-il conclu avant de les bénir.

    source https://www.vaticannews.va/
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  • Le Pape rappelle à des médecins l’importance de la relation humaine dans les soins

    Dans la vaste salle Paul VI, le Saint-Père a rencontré ce matin pour une audience environ 300 participants au congrès annuel de la "International Gynecologic Cancer Society". À ces personnes, principalement des gynécologues-oncologues, le Pape a rappelé l’importance d’offrir un «soin intégral» aux patientes, et de lutter contre une approche purement économique du monde de la santé.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Ne pas négliger la relation humaine avec les malades, c’est en substance la demande formulée par le Saint-Père aux membres de la “Société Internationale de Gynécologie oncologique” venus au Vatican ce 11 septembre. «Il est indispensable de prendre soin, avec grande sensibilité et respect, de la condition – psychologique, relationnelle, spirituelle – de chaque patiente», leur a-t-il rappelé au début de son discours.

    Ce «soin intégral» est essentiel, «y compris dans les cas où le traitement est essentiellement palliatif»«C’est vraiment la proximité de l’amour qui ouvre les portes à l’espérance. Et aussi à la guérison», a ajouté le Pape.

    Mettre l’économie à sa juste place

    «La personne malade est toujours plus – beaucoup plus ! - qu’un protocole à l’intérieur duquel on la place d’un point de vue clinique», a estimé François, et en ce sens «la relation, la rencontre avec le personnel soignant, fait partie des soins». Le Souverain Pontife a regretté que cette dimension humaine du suivi des patients soit souvent laissée «à la “bonne volonté” du seul médecin, au lieu de la considérer comme une partie intégrante du soin offert par les structures sanitaires».

    Puis cette mise en garde du Pape vis-à-vis de la place toujours plus prépondérante de l’économie dans le monde de la santé «au point d’en pénaliser des aspects essentiels, tels que la relation avec les malades». Il s’agit de trouver un équilibre entre de nécessaires exigences économiques et d’autres facteurs, en mettant toutefois «à la première place» les personnes, malades et soignants, afin que ces derniers puissent «travailler dans des conditions adéquates» et «prendre un temps de repos» pour refaire leur forces.  

    Confiance et proximité

    Les malades, a poursuivi le Saint-Père, «nous rappellent des aspects de la vie que nous oublions parfois, comme la précarité de notre existence, le besoin l’un de l'autre, l'absurdité d'une vie centrée uniquement sur nous-mêmes, la réalité de la mort comme faisant partie de la vie elle-même». «La condition de la maladie rappelle cette attitude décisive pour l'être humain qu’est le fait de se confier: se confier à l'autre frère et sœur, et à l'Autre avec une majuscule qui est notre Père céleste», a-t-il ajouté. «Elle rappelle également la valeur de la proximité, du fait de devenir proche, comme nous l'enseigne Jésus dans la parabole du bon samaritain. Combien, combien une caresse guérit-elle dans le moment opportun !»

    Le Pape a conclu en invoquant sur ses hôtes la bénédiction de Dieu, «source d’espérance, de force et de paix intérieure». 

    SOURCE https://www.vaticannews.va/
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    (photo sur https://africa.la-croix.com/)

    Les évêques centrafricains lancent un appel à l’unité nationale

    La situation du pays, où des élections doivent se tenir en décembre, reste extrêmement précaire compte tenu de la présence de nombreux groupes armées. Depuis le renversement de François Bozizé en 2013, et malgré la signature d’un accord de paix en février 2019 entre le gouvernement et 14 groupes armés, la République centrafricaine n’est pas parvenue à sortir de la violence.
     

    Dans ce long texte de 18 pages, les évêques de ce pays s’attristent du fait que 70 à 80% du territoire demeurent sous le contrôle des groupes armés qui «sont impliqués dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes environnementaux et des pillages à grande échelle de nos ressources minières».

    «Sûrs de la protection de leurs parrains, ils soutiennent, organisent, installent et enracinent partout dans le pays la transhumance armée et tiennent une administration parallèle. Ils s’opposent à la restauration effective de l’autorité de l’État par les conquêtes de nouvelles localités et les attaques armées contre les institutions de l’État», dénoncent les évêques, parmi lesquels le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, qui est devenu le porte-parole de son peuple sur la scène internationale.

    Un message directement adressé aux miliciens

    L’épiscopat s’adresse aux milices armées avec fermeté : «Depuis décembre 2012, vous tenez le pays en otage. En signant l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine, en février 2019, vous avez accepté de disparaitre pour rétablir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire. Aujourd’hui, satisfaits du statu quo, vous faites parfois semblant de désarmer vos combattants alors que vous renforcez vos positions.»

    L’épiscopat centrafricain dresse la liste des priorités que les acteurs politiques doivent prendre en considération«la promotion humaine, la consolidation des institutions de l’Etat, la mise en œuvre du programme du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), l’opérationnalisation de la Commission Vérité-Justice-Réparation-Réconciliation (CVJRR), la mise en valeur et la gestion rationnelle des ressources naturelles, le renforcement de la coopération internationale.» Ils saluent les efforts menés depuis mars 2016 pour instaurer un réel système judiciaire et des institutions crédibles.

    Combattre les maux dont souffre la population

    Néanmoins les maux qui affligent le pays persistent et les évêques en établissent une liste glaçante : «ethnicisme, tribalisme, régionalisme, clanisme, corruption, népotisme, clientélisme, détournement, bradage des biens publics ou privés appartenant aux appauvris de la guerre, déplacés, réfugiés, veuves et orphelins…»

    «Quand on parcourt la République Centrafricaine, il est terrifiant de rencontrer des villages entiers contraints à l’abandon par leurs populations ou incendiés par des criminels impunis, s’attristent les évêques. L’état d’insécurité rend des milliers de maisons inhabitables. Des familles préfèrent vivre en exil ou rester sur des sites des déplacés qui sont parfois situés à une centaine de mètres de chez eux. Les victimes attendent désespéramment d’être rétablies dans leurs droits. A quand les réparations maintes fois promises ? Que dire à ces jeunes qui risquent de passer toute leur jeunesse dans des sites de déplacés dans leur propre pays? A quand la réparation des crimes? Quels leaders pourront sortir le peuple centrafricain de l’oppression, de la misère, de l’ignorance?»

    En développant une méditation sur l’exemple de Moïse, les évêques soulignent que le pays a besoin de «leaders charismatiques» et d’un appui de la communauté internationale pour «cette partie du monde que Dieu a aussi choisi de sauver par l’ouverture de la Porte sainte du Jubilé de la Miséricorde le 29 novembre 2015 en la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui», qui avait donné lieu à une visite historique du Pape François.

    Un processus électoral pour rétablir la confiance

    Ils invitent à renforcer l’Autorité Nationale des Élections et à éviter toute interférence avec d’autres échelons administratifs. Parmi les priorités sur lesquelles tous les partis en lice devraient s’engager figurent notamment «l’unité nationale»«le respect des droits humains»«la justice sociale et la réparation des victimes» ou encore la coopération internationale. Dans le cadre de ce processus électoral et de reconstruction de l’État, les acteurs internationaux sont invité à êtres «neutres, impartiaux, honnêtes et indépendants».

    Les évêques adressent aussi un message vibrant d’hommage et d’encouragement aux femmes centrafricaines, dont l’action politique est soulignée : «Vous êtes la matrice bénie de Dieu, mères nourricières de la société, véritables actrices résolues de la paix. Sans la poursuite de votre engagement civique, moral et spirituel auprès de vos familles, du leadership politique, économique et social, notre pays manquerait d’humanité dans la conduite du destin commun», soulignent-ils.

    Les catholiques du pays sont exhortés à se montrer exemplaires : «Ne cédez pas à la division, à l’incivisme, à la corruption et au rejet de l’autre. Soyez rassembleurs, fidèles à la Parole du Christ qui nous éclaire et nous rend libres en toutes circonstances comme des modèles de témoignage de la présence de l’Esprit qui renouvelle la face de la terre dans l’amour.»

    «La République Centrafricaine, pays effondré, se trouve dans une période délicate de son destin, nécessitant un leadership avisé et courageux, humaniste et responsable face aux enjeux nationaux, régionaux, continentaux et internationaux auxquels nous appartenons. Nous avons plus que besoin de rassembler les compétences, les talents, les expertises des Centrafricains à travers le monde pour bâtir une société de réussite qui nous fera sortir durablement de l’échec auquel nous assistons depuis plusieurs décennies», concluent les évêques.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • * Basilique de saint François d'Assise

    "Tous frères": le Pape François signera sa nouvelle encyclique à Assise

    Le directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège l'a annoncé ce samedi: le 3 octobre prochain, le Pape se rendra à Assise, afin de prier sur la tombe de saint François, dont ce sera la fête le lendemain. Il y signera également sa nouvelle encyclique consacrée au thème de la fraternité.
     

    Fratelli tutti«Tous frères»: c’est le nom de cette nouvelle encyclique du Pape François, la 3e de son pontificat après Lumen Fidei en 2013 et Laudato Si' en 2015. Ce titre se réfère aux Admonitions de saint François (6, 1: FF 155) : «Considérons, tous frères, le bon Pasteur: pour sauver ses brebis, il a souffert la Passion et la Croix».

    Le Saint-Père choisit donc un lieu très solennel, très significatif pour parapher ce texte: Assise, la ville du Poverello dont il a pris le nom comme Pape, et qui prêchait cette fraternité «cosmique», universelle, unissant toutes les créatures de Dieu, unique père de tous.

    Jeudi 3 octobre donc, l’évêque de Rome se rendra sur la tombe de saint François, de manière privée et sans participation de fidèles, en raison de la situation sanitaire. Il y célébrera la messe, au terme de laquelle il signera le texte qu’il a rédigé ces derniers mois, avant de rentrer au Vatican, a précisé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.

    Le thème de la fraternité, une ligne directrice du pontificat

    De ce texte, on connait uniquement le thème: la fraternité humaine et l'amitié sociale. Thème qui lui est cher, qu’il développe et décline sans cesse dans son magistère et qui est d'ailleurs au cœur du Document signé en 2019 à Abou Dhabi avec le Grand Imam d’Al-Azhar.

    Un thème qu’il a abordé de façon récurrente aussi lors des messes à Sainte Marthe ces derniers mois, en plein pic de la pandémie, appelant tous les hommes de bonne volonté, de toutes les traditions religieuses à prier ensemble pour la fin de la crise sanitaire : frères et sœurs en humanité, unis aussi par l’épreuve et par l’espérance.

    Il s'agira de la 4e visite du Pape à Assise, après celles du 4 octobre 2013 et de 2016 (4 août et le 20 septembre). Un retour que l'évêque de la ville, Mgr Domenico Sorrentino, attend avec «émotion et gratitude", comme on peut le lire dans une déclaration. «Alors que le monde souffre d'une pandémie qui met tant de peuples en difficulté et nous fait nous sentir frères dans la douleur, nous ne pouvons que ressentir le besoin de devenir avant tout des frères dans l'amour», écrit Mgr Sorrentino. «Ce geste du pape François, conclut l'évêque d'Assise, nous donne un nouveau courage et une nouvelle force pour "redémarrer" au nom de la fraternité qui nous unit tous».

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Journée Mondiale pour la Création: le Pape donne les axes du Jubilé pour la Terre

    Ce 1er septembre (avait) lieu la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Elle ouvre le Temps de la Création, qui se tient jusqu’au 4 octobre, en étant célébré cette année comme un “Jubilé pour la Terre”. Dans un message publié ce mardi le Saint-Père a décrit le Jubilé autour de cinq grands axes aux fondements bibliques, qui revêtent un sens particulier en cette période où «la pandémie nous a conduits à un carrefour». Écoute, justice et réparation doivent être au cœur des relations entre l’homme et l’environnement.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Une célébration aux racines millénaires, qui répond parfaitement aux enjeux et aux aspirations de la société actuelle: le “jubilé” est la forme que prend l’édition 2020 du Temps de la Création, qui s’ouvre ce 1er septembre avec la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, pour se conclure le 4 octobre prochain, en la fête de saint François d’Assise.

    Durant cette période œcuménique, «les chrétiens, dans le monde entier, rappelle le Saint-Père dans son message publié ce mardi, renouvellent la foi en Dieu créateur et s’unissent de façon spéciale dans la prière et dans l’action pour la sauvegarde de la maison commune».

    Le Pape se réjouit de cette année jubilaire, «justement en cette année marquant le cinquantième anniversaire du Jour de la Terre»«Dans les Saintes Écritures, poursuit-il, le Jubilé est un temps sacré pour se souvenir, revenir, se reposer, réparer et se réjouir». Cinq axes autour desquels s'articule le message du Saint-Père, dont le verset retenu pour thème est: “Et vous sanctifierez la cinquantième année, et vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants. Ce sera pour vous le jubilé” (Lv, 25-10)

    Un temps pour se souvenir

    François commence par décrire la première caractéristique d’un jubilé, se souvenir. «Nous sommes par-dessus tout invités à nous rappeler que le destin ultime de la création est d’entrer dans le "sabbat éternel" de Dieu», explique-t-il. «Le Jubilé est aussi un temps de grâce pour faire mémoire de la vocation originelle de la création à être et à prospérer comme communauté d’amour». Et le Pape d’évoquer les multiples liens qui tissent «la famille commune», ses membres étant eux-mêmes liés de manière unique à leur Créateur.

    «Le Jubilé est donc un temps pour le souvenir, où il faut conserver la mémoire de notre existence interrelationnelle», souligne le Pape, en écho à l’expression employée dans son encyclique Laudato Si’«tout est lié» (LS, n. 70).

    Réconciliation et contemplation

    Le Saint-Père voit ensuite en ce jubilé «un temps pour retourner en arrière et se repentir», «un temps de retour à Dieu, notre créateur bien aimé». «Nous avons brisé les liens qui nous unissaient au Créateur, aux autres êtres humains et au reste de la création», observe le Pape, et ce temps est l’occasion de les réparer.

    «Le Jubilé nous invite à penser de nouveau aux autres, spécialement aux pauvres et aux plus vulnérables», poursuit le Saint-Père, dénonçant aussi les «diverses formes d’esclavage moderne, dont la traite des personnes et le travail des mineurs». Il appelle à délaisser tout esprit de «compétition déréglée», et à opter pour «une communion joyeuse, où l’on se soutient et se protège mutuellement».

    Le Saint-Père invite aussi «à l’écoute de la terre» et du «battement de la création», afin d’y retrouver «une juste place» - «nous sommes une partie, et non pas les patrons, du réseau interconnecté de la vie», écrit-il - et de la considérer à nouveau comme «un lieu de prière et de contemplation».

    Un temps changer ses habitudes

    «Aujourd’hui, constate ensuite François, nos styles de vie poussent la planète au-delà de ses limites». La «création gémit», et il est urgent de trouver «des styles de vie équitables et durables, qui restituent à la terre le repos qui lui revient, des moyens de subsistance suffisants pour tous, sans détruire les écosystèmes qui nous entretiennent», recommande le Pape.

    La pandémie de coronavirus a permis «en quelque sorte» de faire un premier pas, en donnant la possibilité «de développer de nouvelles façons de vivre»«L’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu», constate le Saint-Père.

    «La pandémie nous a conduits à un carrefour». Il est donc temps de faire les bons choix «pour mettre fin à des activités et à des finalités superflues et destructrices, et cultiver des valeurs, des liens et des projets génératifs».

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    Le Jubilé peut aussi être envisagé comme «un temps pour réparer l’harmonie originelle de la création et pour assainir des rapports humains compromis». Autrement dit, «le Jubilé est le temps d’une justice réparatrice». Et le Pape de renouveler son appel «à effacer la dette des pays les plus fragiles à la lumière des graves impacts des crises sanitaires, sociales et économiques qu’ils doivent affronter suite au Covid-19». François demande aussi que «les mesures pour la reprise, en cours d’élaboration et d’actualisation au niveau mondial, régional et national, soient effectivement efficaces avec des politiques, des législations et des investissements centrés sur le bien commun, et avec la garantie que les objectifs sociaux et environnementaux mondiaux soient atteints».

    Le Saint-Père insiste ensuite sur la «restauration d’un équilibre climatique», notamment face au réchauffement. «En préparation à l’important Sommet sur le Climat de Glasgow, au Royaume-Uni (COP 26), j’invite chaque pays à adopter des objectifs nationaux plus ambitieux pour réduire les émissions», écrit-il.

    Il aborde aussi le thème de la «restauration de la biodiversité», en exhortant la communauté internationale à collaborer «pour garantir que le Sommet sur la biodiversité de Kumming, en Chine, constitue un tournant vers le rétablissement de la Terre comme maison où la vie soit abondante, selon la volonté du Créateur».

    Autre sujet évoqué par François: la protection «des communautés autochtones contre les compagnies, surtout multinationales» qui exploitent leur environnement. «Il est nécessaire de consolider les législations nationales et internationales, afin qu’elles règlementent les activités des compagnies d’extraction et garantissent l’accès à la justice à ceux qui subissent des dommages», plaide le Pape.

    Place à la joie et à l’espérance

    Outre une mobilisation face à l’état inquiétant de la planète, le Jubilé pour la Terre doit aussi susciter la joie, l’enthousiasme.  

    «Dans la tradition biblique, le Jubilé est un évènement joyeux, inauguré par un son de trompette qui résonne sur toute la terre», rappelle le Souverain Pontife.

    Or, «nous assistons à l’émergence progressive d’une grande mobilisation de personnes, qui, à la base et dans les périphéries, travaillent généreusement pour la protection de la terre et des pauvres», note François avec une espérance perceptible. «Cela procure de la joie, poursuit-il, de voir tant de jeunes et de communautés, en particulier autochtones, en première ligne pour répondre à la crise écologique».

    Le Pape salue aussi «l’Année spéciale de l’anniversaire de Laudato si’», qui «inspire de nombreuses initiatives au niveau local et mondial pour le soin de la maison commune et des pauvres».

    La dimension œcuménique du Temps de la Création, voire interreligieuse dans la réponse apportée pour protéger la planète, réjouit également le Saint-Père. «Continuons à grandir dans la conscience que nous tous, nous avons une maison commune en tant que membres de la même famille !», encourage-t-il.

    «Réjouissons-nous parce que, dans son amour, le Créateur soutient nos humbles efforts pour la Terre», conclut François. Une Terre aimée de Dieu, car elle est le lieu où «sa Parole « s’est faite chair, elle a habité parmi nous » (Jn 1, 14), le lieu constamment renouvelé par l’effusion de l’Esprit Saint».

    Pour lire le message en intégralité 

    source  https://www.vaticannews.va/

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  • "Contraints à fuir comme Jésus": partager pour grandir

    Le message du Pape François pour la Journée mondiale des migrants et des réfugiés, le 27 septembre prochain, est consacré aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays. En préparation à cette Journée, la Section "Migrants et Réfugiés" a préparé une 4e vidéo incarnant ce thème à travers l'histoire d'une personne. Ce mois-ci, le témoignage est celui d'Eric Estrada Buenaño, 38 ans, originaire du Venezuela, qui quitte un jour sa ville de Tariba, dans une zone frontalière, parce que la vie est devenue impossible, en raison de la pauvreté et de l'insécurité. La vie d'Eric change le jour où, dans un autre lieu, une famille l'accueille, lui donne de la nourriture, un toit et l'aide à trouver un emploi. Ses mots font écho à ceux de François : «Nous devons apprendre à partager pour grandir ensemble, sans laisser personne de côté.»
    source https://www.vaticannews.va/fr
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