• Où est ton frère? De Lampedusa à la Covid-19, le défi de la fraternité

    Sept ans après sa visite sur l'île, l'appel du Pape François à nous regarder comme des frères est encore plus urgent. Dans l'ère post-pandémique, il ne sera pas possible de se sauver seul. La fraternité est l’unique façon de construire l'avenir.
     

    Alessandro Gisotti – Cité du Vatican

    «Où est ton frère ? La voix de son sang crie vers moi, dit Dieu. Ce n’est pas une question adressée aux autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous». Sept ans se sont écoulés depuis la visite du Pape François à Lampedusa et cette question a été adressée à l'humanité lors de la messe célébrée sur le terrain de sport de la petite île au cœur de la Méditerranée. La visite n'a duré que quelques heures mais elle était en quelque sorte «programmatique» pour le pontificat. Là, à la pointe sud de l'Europe, François a montré ce que signifiait pour lui cette «Église en sortie» dont il parle souvent. Il a rendu visible l'affirmation selon laquelle la réalité peut être mieux vue de la périphérie que depuis le centre. Au milieu des migrants qui ont fui la guerre et la misère, il a fait vivre son rêve d'une «Église pauvre et pour les pauvres». À Lampedusa, en revanche, en parlant de Caïn et d'Abel, il a également mis la question de la fraternité au premier plan. Une question fondamentale pour notre époque. Ou peut-être, de tous les temps. 

    L’ensemble du pontificat de François s’articule autour de la fraternité. «Frères» est précisément le premier mot qu'il a adressé au monde en tant que Pape le soir du 13 mars 2013. La dimension de la fraternité est, si l'on peut dire, dans l'ADN de ce pontife qui a choisi le nom du Pauvre d'Assise, un homme qui voulait comme seul titre celui de «frère». Fraternelle, c’est aussi la façon dont il définit sa relation avec son prédécesseur, le Pape émérite Benoît XVI. Après la signature de la Déclaration sur la fraternité humaine, cet aspect du pontificat apparaît certainement plus marqué et plus évident pour tous. Pourtant, en remontant les sept premières années du pontificat de François, on trouve plusieurs jalons sur le chemin qui a conduit à la signature, avec le Grand Imam d'Al Azhar, du document historique à Abu Dhabi le 4 février 2019. Un chemin qui continue aujourd’hui encore, car cet événement sur le sol arabe a été, certes, un point d'arrivée, mais aussi un nouveau départ.

    Pour en revenir à la «question de Lampedusa» (où est ton frère ?), la reprise des mêmes paroles à l’occasion d’une autre visite hautement symbolique, celle effectuée au sanctuaire militaire de Redipuglia à l'occasion du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, est particulièrement significative. Ici aussi, en septembre 2014, le dialogue entre Dieu et Caïn, après le meurtre de son frère Abel, résonnera de tout son drame. «Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ?» (Gen 4:9). Pour François, dans ce refus de se considérer le gardien de son frère, de chaque frère, se trouve la racine de tous les maux qui secouent l'humanité. Cette attitude, souligne le Pape, «est exactement à l'opposé de ce que Jésus nous demande dans l’Évangile» : «Celui qui prend soin de son frère, entre dans la joie du Seigneur ; celui qui ne le fait pas ; celui qui, avec ses omissions, dit : “Je ne sais pas”, reste au dehors». En parcourant le pontificat, nous constatons que l'appartenance commune à la fraternité humaine se décline dans tout son dynamisme multiforme, allant de l'œcuménisme à l'interreligieux, de la dimension sociale à la dimension politique. Une fois de plus, le polyèdre est la figure qui représente le mieux la pensée et l'action de François. La fraternité, en fait, a de nombreuses facettes. Autant qu'il y a d'hommes et de relations entre eux.

    François parle de «frères» lors de la rencontre de prière et de paix dans les jardins du Vatican avec Shimon Peres et Mahmoud Abbas. «Votre présence», souligne-t-il en s'adressant aux dirigeants israélien et palestinien, «est un grand signe de fraternité, que vous accomplissez en tant que fils d'Abraham, et une expression concrète de confiance en Dieu, le Seigneur de l'Histoire, qui aujourd'hui nous regarde comme des frères et des sœurs les uns pour les autres et désire nous conduire sur son chemin». Une autre rencontre a lieu au nom de la fraternité, animée par une foi commune dans le Christ ; rencontre impensable quelques années auparavant, entre l'évêque de Rome et le patriarche de Moscou. Un événement béni par le patriarche de Constantinople, le «frère» Bartholomée Ier. À Cuba, François et Kirill signent un document commun qui, dès les premiers mots, souligne : «Avec joie, nous nous sommes trouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour parler d'une voix forte». La fraternité est également le mot clé qui nous permet de décoder l'un des actes les plus forts et les plus surprenants du pontificat : le geste de s'agenouiller et de baiser les pieds des dirigeants du Soudan du Sud convoqués au Vatican pour une retraite spirituelle et de paix. «À vous trois qui avez signé l’Accord de paix, dit le Pape avec des mots qui lui viennent du cœur, je demande, comme frère: demeurez dans la paix. Je vous le demande avec le cœur. Allons de l’avant».

    Ainsi, si la Déclaration d'Abou Dhabi a été comme la floraison des graines plantées au début, puis tout au long du pontificat, il est certain que le «changement d'époque» que nous vivons, accéléré par la pandémie, rend impératif de prendre en charge la question de la fraternité humaine. «Où est ton frère ?» Cette question, comme un appel, soulevée le matin ensoleillé du 8 juillet 2013 à Lampedusa, est aujourd'hui «la» question. Le monde, convaincu qu'il peut avancer seul, suivant la logique égoïste du «on a toujours fait comme ça», s'est au contraire retrouvé à terre, incrédule et impuissant face à un ennemi invisible et insaisissable. Et maintenant, il peine à se relever car il ne trouve pas de base robuste sur laquelle s’appuyer. Cette base, nous répète François, c'est la fraternité. Ce sont les seules fondations sur lesquelles on peut construire un foyer solide pour l'humanité.

    Le coronavirus a montré de façon spectaculaire que, quelles que soient les différences de niveau de développement entre les nations et de revenu au sein des nations, nous sommes tous vulnérables. Nous sommes frères dans le même bateau, secoués par les vagues d'une tempête qui frappe chacun d’entre nous sans distinction. «À la faveur de la tempête, dit le Pape sous une pluie battante le 27 mars place Saint-Pierre, le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos ‘ego’ toujours préoccupés par notre image, est tombé, laissant à découvert, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères». C'est ce qui peut réveiller nos consciences anesthésiées face aux nombreuses «pandémies», telles que la guerre et la faim, qui ont frappé à nos portes, mais dont nous ne nous sommes pas souciés parce qu'elles n’ont pas réussi à entrer dans notre maison. «Il y a beaucoup d'autres pandémies qui font mourir les gens - a rappelé le Saint Père lors de la messe à Sainte-Marthe le 14 mai, et on ne s'en rend pas compte, on regarde de l’autre côté». Aujourd'hui, tout comme il y a sept ans à Lampedusa, François nous dit que nous ne devons pas détourner notre regard, car si nous nous sentons vraiment comme des frères, comme des membres les uns des autres, alors, «l'autre côté» n'existe pas. L'autre côté, c'est nous. 

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Assise, Basilique Saint François, en août 2019Assise, Basilique Saint François, en août 2019 

    Assise: une “nuit de lumière” le 11 juillet, après l’obscurité de la pandémie

    Les basiliques et églises d’Assise seront le cadre d'une veillée spéciale le 11 juillet prochain. Un signe d’espérance offert aux habitants et pèlerins du village d’Ombrie, après des mois éprouvants.
     

    “Assise, nuit de lumière” est le nom de cette initiative promue par le diocèse d'Assise - Nocera Umbra - Gualdo Tadino, et qui se déroulera samedi 11 juillet au soir. De 20h30 à minuit, quelques églises d'Assise – la cathédrale San Rufino, la Chiesa Nuova, Santa Maria sopra Minerva, l’abbaye San Pietro, et bien sûr la basilique San Francesco et la basilique Santa Maria degli Angeli - garderont leurs portes ouvertes, offrant un espace de prière, de silence et de réflexion là où a fleuri, il y a huit siècles, la vocation de saint François et de sainte Claire.

    «Nous repartons de la lumière de nos églises, de la beauté de nos basiliques, du message de nos sanctuaires pour donner un signe d'espoir après cette longue période d'obscurité du Coronavirus», commente l'évêque du diocèse, Mgr Domenico Sorrentino. «En tant qu'église locale, nous voulons contribuer à la reprise par ce geste symbolique, en ouvrant nos lieux de culte pour une soirée de spiritualité à Assise; une soirée qui, je l'espère, sera accueillie par les citoyens et les pèlerins comme un élan de renaissance, une invitation à l'espoir et à repartir avec l'aide de Dieu». «Notre souhait, conclut le prélat italien, est que les forces économiques locales et l'administration municipale puissent faire leur part pour rendre cette nuit de lumière à Assise aussi accueillante que possible».

    Dans la péninsule italienne, le coronavirus a fait près de 241 000 malades et 35 000 décès. La plupart des églises sont demeurées ouvertes pendant le confinement, mais la suspension de toutes les cérémonies religieuses s’est étendue du 9 mars au 18 mai. À Assise, l’un des sanctuaires les plus fréquentés d’Italie, les pèlerins reviennent désormais, mais sont encore peu nombreux. 

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • Le Saint-Siège inquiet des possibles actions unilatérales au Proche Orient

    L'inquiétude du Saint-Siège a été exprimée par le Secrétaire d'État Pietro Parolin aux ambassadeurs américain et israélien. Elle concerne notamment le projet d'annexion d'une partie de la Cisjordanie contenu dans le plan de paix américain. Le Vatican espère des négociations directes pour trouver un juste compromis qui tienne compte des aspirations légitimes des deux peuples à vivre en paix à l'intérieur de frontières internationalement reconnues.
     

    Dans la journée du 30 juin, le cardinal Pietro Parolin a rencontré les ambassadeurs des États-Unis d'Amérique et de l'État d'Israël pour exprimer la préoccupation du Saint-Siège au sujet d'éventuelles actions unilatérales qui pourraient compromettre davantage la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens et la situation délicate au Proche-Orient, a annoncé ce mercredi soir un communiqué de la Salle de Presse du Saint-Siège.

    Le projet d’annexion d’une partie de la Cisjordanie, comme prévu par le plan de paix américain, et qui doit ces jours-ci être débattu au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahu soulève une série de questions au sein de la communauté internationale. De son coté, comme déjà souligné le 20 novembre 2019 et le 20 mai 2020, le Saint-Siège réaffirme que l'État d'Israël et l'État de Palestine ont le droit d'exister et de vivre en paix et en sécurité, à l'intérieur de frontières internationalement reconnues.

    Le Secrétaire d’État du Vatican appelle les parties à œuvrer pour la réouverture de négociations directes, en partant des résolutions pertinentes des Nations unies. Le Saint-Siège soutient des mesures visant à rétablir la confiance mutuelle et ayant «le courage de dire oui à la rencontre et non à la confrontation ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des pactes et non à la provocation ; oui à la sincérité et non à la duplicité», pour reprendre les propos du Saint-Père lors de l’invocation pour la paix en Terre Sainte depuis les jardins du Vatican, le 8 juin 2014.

    Le communiqué du Saint-Siège intervient après l'annonce lundi dernier par le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, que les colonies israéliennes dans les territoires de Cisjordanie n'étaient pas contraires au droit international. L'administration Trump fait le choix de mettre de côté le mémorandum Hansell de 1978 et réécrit la nouvelle orientation de la politique de la Maison Blanche envers Israël. Selon le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, la décision des États-Unis est «nulle et non avenue, inacceptable et à condamner». Pour le Bureau des droits de l'Homme des Nations unies, les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens sont une violation du droit international. L'Union européenne, par l'intermédiaire du Haut représentant aux Affaires étrangères et à la Politique de Sécurité, Josep Borrell, a également pris ses distances par rapport à Washington et continue de considérer les colonies comme illégales. Cette condamnation est partagée par de nombreux pays qui estiment que la position des États-Unis constitue une menace pour le processus de paix au Proche-Orient.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Le Pape invite les médias catholiques à "l'unité dans la diversité"

    Le Pape invite les médias catholiques à "l'unité dans la diversité"

    Pour la première fois de son histoire, la conférence annuelle des médias catholiques, promue par la Catholic Press Association (Association de la presse catholique) se tiendra en mode virtuel les 1-2 juillet. Dans un message qu’il leur adresse à cette occasion, le Pape François invite les participants à être entre eux signes d’unité; pour le Saint-Père, le monde a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes de principes pour protéger une information de tout ce qui pourrait l’altérer.
     

    «L'expérience de ces derniers mois a montré combien la mission des médias est essentielle pour maintenir les gens ensemble, en réduisant les distances, en fournissant les informations nécessaires et en ouvrant les esprits et les cœurs à la vérité», écrit le Pape aux conférenciers. Ce rendez-vous annuel majeur de la presse catholique réunit d’ordinaire aux États-Unis nombre de journalistes, professionnels du monde de la communication et de l’édition, ainsi que plusieurs évêques. En raison de la crise sanitaire actuelle et des restrictions de déplacements qu’elle induit, cette conférence se déroulera cette année en mode virtuel sur le thème «ensemble bien que séparés» (Together while apart), lequel exprime «de manière éloquente, selon le Pape, le sentiment d'union qui a paradoxalement émergé de l'expérience de la distance sociale imposée par la pandémie». C’est d'ailleurs cette prise de conscience qui conduisit à la création des premiers journaux catholiques américains, remarque François, citant l’exemple du Catholic Miscellany, publié pour la première fois à Charleston en 1822 et qui fut suivi par d’autres revues et périodiques.

    Protéger la communication

    «L’unité dans la diversité» («Et pluribus Unum», qui est la devise des États-Unis) doit inspirer le service des journalistes et communicants au service du bien commun, écrit encore le Pape. Ce besoin se fait toujours plus criant dans un monde marqué par la polarisation et les conflits, qui n’épargnent pas les catholiques eux-mêmes. «Nous avons besoin de médias capables de construire des ponts, de défendre la vie et d'abattre les murs, visibles et invisibles, qui empêchent un dialogue sincère et une véritable communication entre les personnes et les communautés. Nous avons besoin de médias qui peuvent aider les gens, en particulier les jeunes, à distinguer le bien du mal, à porter des jugements corrects, fondés sur une présentation claire et impartiale des faits, à comprendre l'importance de l'engagement en faveur de la justice, de l'harmonie sociale et du respect du foyer commun. Nous avons besoin d'hommes et de femmes de principes pour protéger la communication contre tout ce qui pourrait la déformer ou la plier à d'autres fins», plaide François qui demande à ces médias d’être signes d’unité dans la foi, forts «face aux modes culturelles fugaces qui n’ont pas le parfum de la vérité évangélique».

    Attester personnellement de la véracité du message transmis

    La communication n’est «pas seulement une question de compétence professionnelle»; le vrai communicant doit en effet se consacrer entièrement au bien-être des autres, s’impliquer personnellement, attester de la véracité du message qu’il transmet. «Toute communication a sa source ultime dans la vie du Dieu trinitaire, qui partage avec nous la richesse de sa vie divine et nous demande, à notre tour, de communiquer ce trésor à d'autres, unis au service de sa vérité».

    Seul le regard de l’Esprit-Saint «nous permet de ne pas fermer les yeux» devant la souffrance de l’humanité. «C'est seulement avec ce regard que nous pouvons travailler efficacement pour vaincre les maladies du racisme, de l'injustice et de l'indifférence qui défigurent le visage de notre famille commune», et ainsi, aider les autres à contempler la réalité des personnes précisément avec ce regard de l’Esprit. «Là où notre monde parle trop souvent avec des adjectifs et des adverbes, puissent les communicants chrétiens parler avec des noms qui reconnaissent et encouragent la revendication silencieuse de la vérité et favorisent la dignité humaine. Là où le monde voit des conflits et des divisions, regardez la souffrance et les pauvres pour donner une voix aux demandes de nos frères et sœurs qui ont besoin de miséricorde et de compréhension», conclut le Saint-Père.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Fraternité humaine : de l’aide humanitaire envoyée en Amazonie

    Fraternité humaine : de l’aide humanitaire envoyée en Amazonie - VAC’est le fruit de la collaboration entre le Saint-Siège et les Emirats arabes unis, 50 tonnes de produits médicaux et chirurgicaux ont été envoyés au Pérou jeudi 25 juin. 

    Une nouvelle voie de solidarité s’ouvre entre le Vatican, Abou Dhabi et Lima. Jeudi 25 juin, un avion transportant 50 tonnes d’aide humanitaire est parti des Émirats en direction de la capitale péruvienne. L’aide rejoindra sa destination finale, Iquitos une ville de 400 000 habitants au coeur de la forêt amazonienne, par voie terrestre. 

    Le vol transporte du matériel pour contenir la propagation de la pandémie, dont le nouvel épicentre mondial se trouve en Amérique du Sud. Les masques, les gants, l'oxygène médical et la nourriture seront triés par l'Église locale : une partie sera destinée aux établissements de santé et d'enseignement ; le reste sera distribué aux familles de la région.

    Les fruits de la rencontre d’Abou Dhabi 

    L'initiative voit la collaboration de la Fondation pontificale Gravissimum Educationis, active au sein de la Congrégation pour l'Éducation catholique du Saint-Siège. Le cheikh Mohammed bin Zayed, prince héritier d'Abou Dhabi, a répondu à l'invitation du Pape François à aider les populations les plus pauvres du monde en faisant don de matériel de soins de santé. Cette collaboration fait suite au Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé à Abou Dhabi à l'occasion de la visite du pape François 

    «Des populations entières sont non seulement confrontées à une pandémie, mais aussi à la pauvreté, que l'enfermement a exacerbée», commente Mgr Guy-Réal Thivierge, Secrétaire général de la Fondation, «Dans cette situation, leur priorité est de survivre. C'est pourquoi nous devons d'abord satisfaire les besoins de base (nourriture et produits de santé), puis les besoins éducatifs. C'est une approche qui ouvre la voie à l'éducation intégrale».

    source https://www.vaticannews.va/

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  • À Jérusalem, le 26 mai 2014, le Pape François au Mur des Lamentations avec le rabbin Abraham Skorka et l'imam Omar Abboud.   (Vatican Media)

    Nostra Aetate: et le Concile ouvrit la voie au dialogue entre religions

    Les années passées, l’on se confrontait sur l’interprétations des textes. Aujourd’hui sont mis en discussion les textes mêmes de Vatican II. Rappelons comment est née la déclaration conciliaire qui a marqué l'histoire de l'Église.
     

    Andrea Tornielli – Cité du Vatican

    La déclaration conciliaire Nostra Aetate approuvée par les pères du Concile Vatican II et promulguée par Paul VI le 28 octobre 1965 a marqué un tournant irréversible dans les relations entre l'Église catholique et le judaïsme à la suite des mesures prises par Jean XXIII. Elle a modifié de manière significative l'approche du catholicisme à l'égard des religions non chrétiennes. Elle est considérée comme un texte fondateur pour le dialogue avec les autres confessions religieuses, fruit d'un long travail rédactionnel.

    La relation unique entre le christianisme et le judaïsme

    La partie centrale du document concerne le judaïsme: «Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham.... Du fait d’un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le saint Concile veut encourager et recommander la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel.». 

    Des paroles qui représentent la reconnaissance des racines juives du christianisme et la relation unique qui existe entre la foi chrétienne et le judaïsme, comme l'avait souligné Jean-Paul II en avril 1986 lors de sa visite à la synagogue de Rome. Un thème sur lequel Joseph Ratzinger a également réfléchi en tant que théologien, et qui, en tant qu'évêque de Rome, en visite à la synagogue de Rome en janvier 2010, a rappelé comment «la doctrine du Concile Vatican II représentait pour les catholiques un point fixe auquel se référer constamment dans leur attitude et leurs relations avec le peuple juif, marquant une étape nouvelle et significativeLe Concile a donné une impulsion décisive à l'engagement de suivre un chemin irrévocable de dialogue, de fraternité et d'amitié».

    Terminée l'accusation de déicide dirigée contre le peuple juif

    Une autre affirmation décisive du document concerne la condamnation de l'antisémitisme. En plus de déplorer «les haines, les persécutions et les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs», la déclaration du Concile explique que la responsabilité de la mort de Jésus ne doit pas être attribuée à tous les Juifs. «Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps».

    Le rayon de vérité que reflètent les autres religions

    Dans la première partie de Nostra Aetate, sont cités l'hindouisme et le bouddhisme et d'autres religions en général, en expliquant que «de même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés. L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes».

    L'estime pour les croyants de l'Islam

    Un paragraphe important est consacré à la foi musulmane. «L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.».

    "Descendants d'Abraham"

    En novembre 1979, rencontrant la petite communauté catholique d'Ankara, Jean-Paul II a réaffirmé l'estime de l'Église pour l'Islam et a déclaré que "la foi en Dieu, professée en commun par les descendants d'Abraham, chrétiens, musulmans et juifs, lorsqu'elle est vécue avec sincérité et mise en pratique, est le fondement sûr de la dignité, de la fraternité et de la liberté des hommes et le principe d'une conduite morale juste et de la coexistence sociale. Et ce n'est pas tout : en conséquence de cette foi en Dieu le Créateur et transcendant, l'homme se trouve au sommet de la création".

    Le discours de Casablanca

    Une étape importante sur ce chemin est représentée par un autre discours de Jean-Paul II, prononcé en août 1985 à Casablanca, au Maroc, devant de jeunes musulmans. «Chrétiens et musulmans, nous avons beaucoup de choses en commun, en tant que croyants et en tant qu'hommes, a déclaré Jean-Paul II devant ces milliers de jeunes Marocains. Nous vivons dans le même monde, sillonné par de nombreux signes d'espoir, mais aussi par de nombreux signes d'angoisse. Abraham est pour nous le même modèle de foi en Dieu, de soumission à sa volonté et de confiance en sa bonté. Nous croyons au même Dieu, le Dieu unique, le Dieu vivant, le Dieu qui crée les mondes et amène ses créatures à leur perfection». Jean-Paul II a rappelé que «le dialogue entre chrétiens et musulmans est aujourd'hui plus nécessaire que jamais. Elle découle de notre fidélité à Dieu et suppose que nous sachions reconnaître Dieu par la foi et lui témoigner par la parole et l'action dans un monde de plus en plus sécularisé et, parfois, athée.»

    À Assise, avec Jean-Paul II et Benoît XVI

    L'année suivante, le 27 octobre 1986, le Souverain Pontife a convoqué à Assise les représentants des religions du monde pour prier pour la paix menacée, une rencontre qui était devenue un symbole de dialogue et d'engagement commun entre les croyants de différentes confessions. «Le rassemblement de tant de chefs religieux pour prier est en soi une invitation au monde d'aujourd'hui à prendre conscience qu'il y a une autre dimension à la paix et une autre façon de la promouvoir, qui n'est pas le résultat de négociations, de compromis politiques ou de marchandages économiques. Mais le résultat de la prière, qui, malgré la diversité des religions, exprime une relation avec un pouvoir suprême qui dépasse notre seule capacité humaine.»

    Célébrant à Assise le 25e anniversaire de cet événement, Benoît XVI a mis en garde contre la menace que représente l'abus du nom de Dieu pour justifier la haine et la violence, citant à cet égard l'usage de la violence perpétrée par les chrétiens tout au long de l'histoire («nous le reconnaissons, plein de honte»), mais il a également observé que "le "non" à Dieu a produit une cruauté et une violence sans mesure, qui n'était possible que parce que l'homme ne reconnaissait plus aucune norme et ne jugeait plus au-dessus de lui-même, mais ne prenait comme norme que lui-même. Les horreurs des camps de concentration montrent en toute clarté les conséquences de l'absence de Dieu".

    Du Concile au document d'Abu Dhabi

    La déclaration conciliaire Nostra Aetate se termine par un paragraphe consacré à la "Fraternité universelle": «Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu. La relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : "Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu" (1 Jn 4, 8). Par là est sapé le fondement de toute théorie ou de toute pratique qui introduit entre homme et homme, entre peuple et peuple, une discrimination en ce qui concerne la dignité humaine et les droits qui en découlent». Il est fait référence à cette tradition dans le Document sur la fraternité humaine signé par le Pape François et le grand imam d'Al-Azhar Ahmad Al-Tayyeb le 4 février 2019 à Abu Dhabi, écrit «Au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité, et les a appelés à vivre ensemble comme des frères entre eux, afin de peupler la terre et d'y répandre les valeurs de bonté, de charité et de paix».

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Covid-19 : aggravation probable du travail des enfants

    La pandémie de Covid-19 aura sans aucun doute des conséquences sur le travail des enfants. C'est le cri d'alarme lancé par l'Organisation internationale du Travail et l'Unicef à l'occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants. Les progrès enregistrés depuis des années pourraient être effacés en quelques mois.
     

    Xavier Sartre – Cité du Vatican

    Ce vendredi 12 juin est célébrée la Journée mondiale contre le travail des enfants. Mercredi, à l'issue de l'audience générale, le Pape François a lancé un appel aux autorités de tous les pays pour combler «les lacunes économiques et sociales qui sous-tendent la dynamique faussée dans laquelle ils [les enfants] sont malheureusement impliqués», car ce «phénomène» «prive les garçons et les filles de leur enfance et met en danger leur développement intégral». 

    «Dans plusieurs pays, de nombreux enfants et jeunes sont contraints d'occuper des emplois inadaptés à leur âge, pour aider leurs familles dans des conditions d'extrême pauvreté», a encore souligné le Saint-Père. «Dans de nombreux cas, il s'agit de formes d'esclavage et d'emprisonnement, qui entraînent des souffrances physiques et psychologiques».

    Les améliorations depuis l'an 2000 menacées

    L'Organisation internationale du Travail (OIT) et l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'Enfance, ont publié à l'occasion de cette journée une étude conjointe sur les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur les enfants. Il en ressort que des millions d'entre eux pourraient être contraints de travailler, faisant augmenter alors pour la première fois depuis vingt ans leur nombre. En 2017, ils étaient 152 millions dans le monde, soit 94 millions de moins qu'en 2000.

    70 % d'entre eux «travaillent dans le secteur agricole, dans l'agriculture commerciale, dans les plantations surtout et contribuent aux besoins des familles dans les zones rurales», détaille pour Vatican News Francesco D'Ovidio, responsable de l'unité de Solutions et Innovations au sein de l'OIT. «De ces 73 millions d'enfants, presque 50 % travaillent dans des conditions particulièrement dures considérées comme les pires formes de travail de mineurs : prostitution infantile, traite des mineurs, servitude pour dettes et autres formes d'exploitation comme l'utilisation des mineurs dans les conflits armés et des occupations retenues comme particulièrement dangereuses par les autorités nationales», poursuit-il.

    Pérenniser les politiques exceptionnelles

    La crise née de la pandémie de Covid-19 montre que «la protection sociale s'avère vitale car elle permet de venir à la rescousse des plus vulnérables» affirme Guy Rider, le directeur général de l'OIT. «Il est donc véritablement essentiel d'intégrer la question du travail des enfants dans le cadre plus large des politiques en matière d'éducation, de protection sociale, de justice, de marché du travail ainsi que des droits humaines et des droits au travail» ajoute-t-il.

    Pour que cette crise devienne une opportunité, il faut que les politiques socio-économiques mises en place principalement en Europe mais aussi dans d'autres pays de manière exceptionnelle et pour lesquelles ont été trouvés des fonds, «ne soient pas oubliées une fois la pandémie passée et qu'elles soient maintenues sur le long terme» estime Francesco D'Ovidio. Ces politiques étaient «des demandes très fortes que nous avons toujours conçues comme des instruments pour lutter conte le travail des mineurs ou pour renforcer l'éducation, les système sanitaire et de protection sociale».

    La priorité : éduquer les enfants

    L'éducation, c'est l'arme privilégiée par l'Unicef pour faire reculer le travail des enfants. «On peut changer la donne grâce à une éducation de qualité, des services de protection sociale et de meilleurs opportunités économiques» affirme ainsi Henrietta Fore, la directrice générale du Fonds pour l'enfance.

    Avec la fermeture des établissements à cause du confinement, près d'un milliard d'apprenants à travers le monde sont ou ont été touchés. Et la réouverture des classes ne sera pas toujours synonyme de retour des enfants sur les bancs, de nombreux parents n'ayant plus forcément les moyens de les y renvoyer, craint l'Unicef. Les ravages sociaux de la Covid-19 ne font que commencer.  

    source https://www.vaticannews.va/fr/

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  • Le Pape François lors de la procession du Corpus Domini à Rome, le 3 juin 2018 -archive

    Corpus Domini: messe du Pape le 14 juin en la basilique Saint-Pierre

    Le Pape François présidera une messe pour la Solennité du Corpus Domini depuis l'autel de la Chaire de Saint-Pierre, dimanche 14 juin prochain. Une cinquantaine de fidèles seront présents. À l’issue de la célébration auront lieu l'exposition du Saint Sacrement ainsi qu’une bénédiction eucharistique.
     

    Dimanche prochain 14 juin 2020, le Pape François présidera la messe de la Solennité du Corps et du Sang du Christ (aussi appelée Corpus Domini ou Fête-Dieu) à l'autel de la Chaire en la basilique saint-Pierre.

    Une cinquantaine de fidèles prendront part à la célébration, qui commencera à 9h45 et se terminera par l'exposition du Saint Sacrement et la bénédiction eucharistique, comme ce fut le cas lors des messes à Sainte-Marthe lorsqu’elles étaient diffusées en direct du 9 mars au 17 mai dernier.

    Les précédentes célébrations

    L'année dernière, le Pape avait présidé la messe du Corpus Christi sur le parvis de l'église de Santa Maria Consolatrice dans le quartier romain de Casal Bertone et en 2018 sur la place devant la paroisse de Santa Monica à Ostie, périphérie populaire et balnéaire de la Ville éternelle. De 2013 à 2017, il célébrait cette solennité en la Basilique Saint-Jean du Latran, suivi de la procession eucharistique le long de la via Merulana, une grande artère de la capitale italienne, qui mène à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. 

     
     

    Origines de la Solennité

    Les racines de la Solennité du Corpus Christi remontent au XIIIe siècle. En 1215, devant ceux qui affirment la présence symbolique et non réelle du Christ dans l'Eucharistie, le Concile de Latran IV énonce la vérité de la Transsubstantiation, que le Concile de Trente en 1551 réaffirme définitivement: avec la consécration du pain et du vin, la conversion de toute la substance du pain en substance du Corps du Christ et de toute la substance du vin en substance de son Sang. En Belgique, suite aux expériences mystiques de Sainte Julienne de Cornillon, une fête locale a été instaurée en 1247 à Liège.

    Quelques années plus tard, en 1263, un prêtre bohémien arrivé à Bolsena fut affligé par un doute sur la présence réelle de Jésus pendant la célébration de la messe: pendant la consécration, quelques gouttes de sang sortirent de l'Hostie brisée. Après cet événement, le pape Urbain IV a décidé en 1264 d'étendre la solennité du Corpus Christi à l'ensemble de l'Église.

    Du jeudi au dimanche 

    Au Vatican, depuis le XVe siècle, la solennité de Corpus Domini était célébrée un jeudi, en mémoire du Jeudi Saint et de l'institution de l'Eucharistie. En 2016, le Pape François décide de déplacer la traditionnelle procession au dimanche suivant, -jour officiel de la fête dans la calendrier liturgique-, afin qu’un maximum de fidèles puissent y prendre part.

    source https://www.vaticannews.va/fr/
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    François: aucune tolérance envers le racisme, et non à la violence

    Lors de l'audience générale de ce mercredi 3 juin, le Saint-Père s’est exprimé sur les protestations en cours aux États-Unis après la mort de George Floyd, tué par un policier: nous ne pouvons pas prétendre défendre le caractère sacré de toute vie humaine et fermer les yeux sur le racisme et l'exclusion, a-t-il affirmé.
     

    Saluant les pèlerins de langue anglophone après avoir prononcé sa catéchèse hebdomadaire, le Pape François a expliqué suivre «avec une grande inquiétude les douloureux troubles sociaux qui se produisent» aux États-Unis ces jours-ci, «à la suite du décès tragique de M. George Floyd», cet Afro-Américain de 46 ans mort asphyxié par un policier lors de son interpellation à Minneapolis le 25 mai dernier.

    Contre la violence autodestructrice

    «Chers amis, nous ne pouvons tolérer ou fermer les yeux sur aucune forme de racisme ou d'exclusion et prétendre défendre le caractère sacré de toute vie humaine», a poursuivi le Pape. «Dans le même temps, nous devons reconnaître que “la violence des dernières nuits est autodestructrice et court à sa perte. La violence n'apporte rien et elle fait perdre beaucoup de choses”», a-t-il aussi déclaré, reprenant les mots de Mgr José H. Gomez, archevêque de Los Angeles et président de la conférence épiscopale américaine (USCCB), dans le communiqué qu’il a publié dimanche dernier.

    «Aujourd'hui, je me joins à l'Église de Saint-Paul et de Minneapolis, et à tous les États-Unis, pour prier pour le repos de l'âme de George Floyd et de tous les autres qui ont perdu la vie à cause du péché de racisme», a assuré le Saint-Père, avant de conclure par cette demande de prière: «Prions pour le réconfort des familles et des amis endeuillés, prions pour la réconciliation nationale et la paix à laquelle nous aspirons. Que Notre-Dame de Guadalupe, Mère de l'Amérique, intercède pour tous ceux qui travaillent pour la paix et la justice sur ta terre et dans le monde».

    Le mouvement de colère contre le racisme et les violences policières s'est poursuivi mardi aux États-Unis. Neuf jours après la mort de George Floyd, cette vague de contestation historique ne connaît pas de répit. Les troubles se sont propagés dans plus d'une centaine de villes américaines, avec des milliers d'arrestations et plusieurs morts.

    source https://www.vaticannews.va/fr/pape/news

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  • 28 Mai 2020, by Mario Bard in ACN Internationaladaptation : Mario BardCAMPAGNE AEDCOVID19HaitiUkraine

    Ukraine : Sœur ­Magdalena apporte la consolation.

    COVID-19 

     « Pourquoi avez-vous si peur ? » « Cum Petro per Mariam ad Jesum » — à travers tous les âges, ce fut toujours le chemin des chrétiens vers Dieu. C’est encore le cas par temps de coronavirus.

    Propos recueillis AED International
    Adaptation : Mario Bard, AED Canada
    Publié sur le web le 28 mai, 2020

    Le nouveau coronavirus ébranle le monde. Comme une tempête, il renverse toutes les garanties. C’était la même situation quand Jésus demanda aux disciples, dans la barque : « Pourquoi avez-vous si peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (Mc 4,40). Les actes d’amour de tous les serviteurs de Dieu que nous aidons depuis des années dans leur détresse sont comme des réponses vivantes. Par exemple, quand les Sœurs Borroméennes, aux Philippines, apportent des colis alimentaires aux familles pauvres et confinées. Ou quand les « petites communautés chrétiennes » en Inde, avec leurs évêques et leurs diacres, distribuent dans la rue de l’eau, des masques de protection et des désinfectants. Et quand Sœur Magdalena à Kiev rend visite aux personnes âgées et malades, leur donnant ainsi une réponse par ses œuvres d’amour. Tout comme Mgr Désinord Jean, en Haïti, qui sonne la cloche pour appeler les fidèles à prier contre la pandémie.

    Quels exemples de charité ! En Haïti, les gens n’ont rien. Une personne sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté. Quatre Haïtiens sur cinq sont au chômage. La vie publique s’est arrêtée, car une flambée de l’épidémie précipiterait le pays le plus pauvre du monde occidental dans un abîme profond.

    Pour les pauvres, la situation n’est pas très différente en Inde. Sœur Christin Joseph, qui dirige les « petites communautés chrétiennes », organise ce temps de coronavirus : « Nous avons introduit la prière familiale. Tous les jours à 19 heures, la famille se rassemble et prie le chapelet pour les personnes atteintes du coronavirus, partout dans le monde. » Elle sait que la plupart des personnes en prière sont des travailleurs journaliers sans sécurité sociale. L’arrêt du travail les prive du peu qu’ils ont. Ils sont nombreux à regarder l’avenir avec inquiétude. Mais leur foi est vivante.

    Les nombreux prêtres du monde entier qui ont accompli leur mission sacerdotale au service des malades du coronavirus jusqu’à leur mort ont donné la même réponse. Ils croyaient. Dans la barque, les disciples effrayés ont crié : « Nous allons périr ! » Ils manquaient de foi. Mais après Pâques, ils se sont affermis les uns les autres. Pierre et Marie étaient les piliers visibles de la jeune Église. C’est encore le cas aujourd’hui. Nos frères et sœurs en détresse sont des piliers invisibles, mais les témoins de la foi, dans cette crise.


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