• Avant de décoller pour Chypre, le Pape a rencontré deux groupes de réfugiés

    Le Pape François a entamé ce matin son 35e voyage apostolique à Chypre et en Grèce du 2 au 6 décembre, dont l’un des thèmes principaux sera le soutien aux migrants.
     

    Vatican News

    Le Pape François a quitté l'aéroport de Rome Fiumicino à 11h00, heure locale, en direction de l'aéroport international de Larnaca à Chypre où il doit arriver dans l'après-midi pour la première étape de ce voyage de 5 jours, qui le mènera également en Grèce du 4 au 6 décembre.

    Un groupe de réfugiés s'est rassemblé au Vatican pour lui le saluer alors qu'il quittait la Maison Sainte-Marthe pour l'aéroport en voiture. Ces personnes, originaires de Syrie, du Congo, de Somalie et d'Afghanistan, étaient accompagnées par l'aumônier du Pape, le cardinal Konrad Krajewski. Elles ont transité dans le camp de migrants de Moria, à Lesbos, avant de se rendre en Italie. Parmi eux se trouvaient certains de ceux que le Pape François a ramenés à bord de l'avion papal après sa visite à Lesbos en avril 2016.

    Sur la route de l’aéroport, le Pape a ensuite fait un bref arrêt à la paroisse de Notre-Dame des Anges à Fiumicino, où il a prononcé une prière devant l'image de Notre-Dame de Lorette. Il a également rencontré quelques réfugiés qui sont les hôtes de la paroisse, avant de rejoindre l'avion papal.

    source https://www.vaticannews.va/

    -------------------------------

    Avant de décoller pour Chypre, le Pape a rencontré deux groupes de réfugiés - VA

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Articles récents

    votre commentaire
  • Pour Noël, Israël va donner 500 permis aux chrétiens de Gaza

    Christophe Lafontaine
    26 novembre 2021

    Pour Noël, Israël va donner 500 permis aux chrétiens de Gaza -Terre Sainte

    Les gens se rassemblent autour de l'arbre de Noël dans la ville de Gaza
    avant la fête de Noël, le 3 décembre 2019 © Hassan Jedi/Flash90
     

    Israël a l’intention de donner des permis à 500 membres de la petite communauté chrétienne de la bande de Gaza pour entrer en Israël et en Cisjordanie, à Noël. Une bonne nouvelle après la guerre de mai dernier, mais…


    « C’est un signe d’espoir, un signe d’espérance », se réjouit le curé catholique de Gaza, le père Gabriel Romanelli. L’Associated Press a rapporté hier que le Cogat, l’organisme de liaison militaire d’Israël avec les Territoires palestiniens, a annoncé que 500 chrétiens de Gaza pourront être autorisés à visiter leurs familles et célébrer Noël en Israël et en Cisjordanie. C’est-à-dire notamment à Bethléem, à Nazareth ou à Jérusalem.

    Et « même si c’est un permis pour moins de la moitié des chrétiens à Gaza », souligne le père Gabriel Romanelli, il reconnaît que l’annonce israélienne est bienvenue « tant la pression au quotidien est immense » pour les habitants de Gaza. Et le pasteur de la paroisse latine de la Sainte-Famille de préciser que « contrairement aux autres années, les autorités israéliennes ont annoncé qu’il n’y aurait pas de restrictions selon les âges ».

    Pas de permis distribués depuis deux ans

    Pendant des années, explique-t-il, les jeunes entre 16 et 35 ans n’ont jamais eu de permis. Israël a souvent défendu sa politique de limiter le nombre de permis pour les Gazaouis voyageant à l’extérieur, affirmant que de nombreux Palestiniens de Gaza restaient illégalement lorsqu’ils obtenaient des permis de courte durée (généralement un mois).

    Lire aussi >> Les chrétiens de Gaza privés d’aller à Bethléem pour Noël

    C’est pour cela aussi qu’en guise de dissuasion, les autorisations de sortie de la bande de Gaza ne concernaient généralement qu’une catégorie d’âge ou qu’une partie de la famille. Les autorités ne distribuant par exemple qu’un permis au père mais pas à la mère et aux enfants. « La dernière fois que les autorités israéliennes ont donné des autorisations, cela a concerné surtout des personnes très âgées, des enfants ou les personnes qui voulaient aller en Jordanie ».

    Si Israël a plusieurs fois, dans le passé, autorisé les chrétiens gazaouis à quitter l’enclave palestinienne à l’occasion des fêtes de la Nativité, cela fait deux ans que ce n’était pas arrivé. L’an dernier pour raison de Covid. En 2019, pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, Israël prévoit aussi d’élargir l’accès à Jérusalem pour les chrétiens vivant en Cisjordanie et d’autoriser à quelque 200 chrétiens de Gaza de traverser Israël pour se rendre en Jordanie.

    Derrière Noël, la question des mariages

    Pour les Gazouis, la nouvelle intervient alors que les déplacements hors de la bande de Gaza ont été restreints depuis la guerre de mai dernier qui a duré 11 jours entre Israël et les dirigeants du Hamas, au pouvoir à Gaza. « Ces derniers mois, cependant, Israël a commencé à assouplir certaines des restrictions, accordant à plusieurs milliers de Gazaouis des permis pour travailler à l’intérieur d’Israël dans le cadre de tentatives égyptiennes discrètes de négocier un cessez-le-feu à long terme », a fait savoir l’Associated Press.

    Le père Gabriel Romanelli explique qu’une liste de 761 fidèles catholiques et orthodoxes, préparée en septembre, a déjà été présentée. Et l’Eglise orthodoxe a rajouté la semaine dernière 150 noms, dit-il. Selon les chiffres officiels qu’il cite, les chrétiens – majoritairement grecs-orthodoxes – sont 1 077 dans la bande de Gaza dont 134 catholiques. Une infime minorité au regard des plus de 2 millions d’habitants musulmans qui vivent dans cette enclave de moins de 400 km².

    Lire aussi >> Aboud, futur prêtre et originaire de Gaza

    Et si les permis accordés à Noël permettent de visiter les familles, de prier sur les lieux saints, ils donnent également aux jeunes femmes et aux jeunes hommes chrétiens de Gaza l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes. Car à l’aune des statistiques démographiques, la problématique des futurs mariages des chrétiens Gazouis se pose. « Cela commence à être un grand problème », s’émeut le père Gabriel.

    « Nous rêvons de fêter Noël tout seuls un jour ici »

    Les mouvements à Noël et à Pâques vers Israël, la Cisjordanie ou l’étranger sont régis par un régime de permis militaire fondé par l’Etat hébreu en 1991. C’est de la même époque que remonte la tradition qui voit le patriarche latin de Jérusalem célébrer la messe de Noël à Gaza de manière anticipée comme un signe d’encouragement pour les paroissiens de la Sainte-Famille. Cette année, Mgr Pizzaballa s’y rendra les 17, 18 et 19 décembre. Il visitera quelques familles et écoles. Il célèbrera la messe solennelle de Noël, le 19 décembre.

    Lire aussi >> Le Patriarche de Jérusalem en visite pastorale à Gaza : « Ne perdez pas courage et espoir ».

    A l’occasion de sa visite, les enfants joueront une crèche vivante. En attendant, si le temps de l’Avent n’est pas encore là, les paroissiens commencent déjà à décorer l’église. Et pour ceux qui n’auront pas obtenu de permis pour les vacances, la messe de Noël aura lieu le 24 décembre à 19h, suivie d’un chocolat chaud, d’un loto dans une ambiance festive et musicale.

    Et le père Gabriel, au nom des prêtres et des religieuses qui servent à Gaza, conclut songeur : « Nous rêvons de fêter Noël tout seuls un jour ici. Cela signifierait que tous les chrétiens auront réussi à aller à Bethléem comme c’est leur droit. Nous prions pour ça, nous travaillons pour ça. »

    Source https://www.terresainte.net/

    -----------------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Fr. Jean-Pierre Schumacher, une "figure de moine en milieu musulman"

    Le père Jean-Marie Lassausse est prêtre de la Mission de France depuis 40 ans, et résidant en Algérie depuis 21 ans. Envoyé en 2001 à Tibhirine, sur demande de l’archevêque d’Alger, il reprend l’héritage du monastère tel que laissé par les frères quelques années auparavant. Il quitte Tibhirine en 2016 pour Mostaganem, au nord-ouest de l’Algérie. Il rend ici hommage au frère Jean-Pierre Schumacher, son compagnon de mission en terre musulmane.
     

    Entretien réalisé par Claire Riobé – Cité du Vatican

    Père Jean-Marie Lassausse, vous aviez pris la succession de frère Jean-Pierre Schumacher au monastère de Tibhirine peu après son départ vers le Maroc, en 2001. Comment vivez-vous son décès aujourd'hui ?

    J’avais rencontré frère Jean-Pierre quatre fois à Midelt, au Maroc, et je connaissais bien aussi frère Amédée. Le départ de Jean-Pierre me touche profondément, parce qu’il est une très, très belle figure de moine en milieu musulman, c’est-à-dire quelqu’un qui aimait les gens. Et les petites gens. J’ai eu la chance inouïe de lui succéder dans son rôle [au monastère de Tibhirine] en apportant les légumes au marché […], je me suis fait des amis grâce à lui. Jean-Pierre, dans la région de Tibhirine à Médéa, était vraiment la façade visible du monastère.

    Quand les gens de la région vont apprendre la nouvelle, ils seront très peinés : pour eux, frère Jean-Pierre était vraiment quelqu’un de tellement bon, agréable, doux, souriant… Nous étions tous les deux Lorrains, lui de Moselle et moi des Vosges. Il avait un bon caractère, mais une douceur qui désarmerait quiconque!

    Lors de son départ de l’Algérie vers le Maroc à Midelt, au début des années 2000, frère Jean-Pierre Schumacher a continué de faire vivre cet esprit de Tibhirine…

    Nous seulement il l’a fait vivre, mais il l’a prolongé et développé! Cela, je m’en suis rendu compte lorsque j’ai passé trois mois au monastère il y a quelques années. Et l’insertion humaine du monastère dans la région était plus profonde encore que celle du monastère de Tibhirine. C’est-à-dire que les relations avec les gens se traduisaient régulièrement par des invitations dans des familles musulmanes en particulier pendant le Ramadan, ce que n’avaient pas vraiment vécu les frères de Tibhirine. Ils avaient de très bonnes relations [avec les personnes musulmanes], très très bonnes, mais ce signe de l’hospitalité de la table, les frères de Midelt le vivent de manière plus intense aujourd’hui qu'hier à Tibhirine.

    On le voit quand on se promène aujourd’hui dans le village et le quartier. Evidemment, nous sommes les seuls étrangers, et tout de suite, on se met à parler des frères. Et pour la population qui environne le monastère, ce sont vraiment des frères.

    Frère Jean-Pierre Schumacher a été artisan du dialogue interreligieux avec l'Islam. Que retenez-vous de l’héritage que laisse aujourd’hui à l’Église ce missionnaire ?

    Je retiens une phrase que lui a dite une mère abbesse... car il a fallu que frère Jean-Pierre vive ce drame de ne pas avoir été enlevé avec ses frères – il faut quand meme imaginer -, sept de ses frères sont enlevés et lui reste vivant. Mais cette mère abbesse lui a dit un jour: «Tu as été épargné pour que tu puisses témoigner». Et je crois que cela fait 25 ans que le frère Jean-Pierre est un témoin vivant du long film de Tibhirine, à la fois de ce drame mais aussi de la vie concrète de la communauté, en particulier pendant les dix années noires de l’Algérie.

    Jean-Pierre n’était pas un naïf pour autant. Il était joyeux, mais avait une analyse sur les évènements. À côté de sa bonhommie, il témoignait de cela. Un des exemples les plus criants, selon moi, est son accord de fond avec le film Des hommes et des dieux. Il a donné son "imprimatur" à ce film car il s’est retrouvé tout à fait dans cette manière de témoigner de la vie d’une communauté cistercienne dans le monde musulman.

    Vous êtes vous-même l’auteur de N’oublions pas Tibhirine, paru 2018 aux éditions Bayard. Comment l’esprit de Tibhirine continuera-t-il à être vécu, selon vous, dans les années à venir ?

    Nous n’avons pas attendu 2021 pour répandre cet esprit de Tibhirine. Il se traduit par de multiples associations de dialogues inter-religieux en France et ailleurs. Plusieurs groupes s’appellent aujourd’hui «fils ou filles de Tibhirine». Le dialogue religieux trouve son épanouissement dans la vie de ces moines qui ont mené une vie de convivialité et de fraternité vraiment ajustée dans le monde musulman. Et Je crois que Tibhirine a été comme un starter pour le lancement ou la relance du dialogue interreligieux, en particulier avec l’islam.


    votre commentaire
  • Audience: saint Joseph, une figure centrale de l’histoire du salut

    Poursuivant son cycle de catéchèses sur saint Joseph, François est revenu ce mercredi sur le rôle du père putatif de Jésus dans l’histoire du salut. Il invite les hommes et les femmes d’aujourd’hui à être «les gardiens de leur frère», a également montré le Pape.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Parmi les évangélistes, saint Matthieu et saint Luc accordent une place au rôle de Joseph, dans leurs récits sur l'enfance de Jésus. «Tous deux composent une "généalogie" pour mettre en évidence l'historicité de Jésus», a rappelé le Pape François au début de cette audience générale.

    D’une manière différente, ils «présentent Joseph non pas comme le père biologique, mais comme le père à plein titre de Jésus», par lequel celui-ci «accomplit l'histoire de l'alliance et du salut entre Dieu et l'homme».

    Éloge de la vie cachée

    Avec saint Matthieu d’une part, l’on comprend que la figure discrète de saint Joseph, «apparemment marginale», est cependant «un élément central de l’histoire du salut», a souligné l’évêque de Rome. Assumant sa mission sans jamais se mettre au premier plan, il est un véritable modèle : «tous peuvent trouver en saint Joseph, l'homme qui passe inaperçu, l'homme de la présence quotidienne, de la présence discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments difficiles, a expliqué le Saint-Père. Il nous rappelle que tous ceux qui sont apparemment cachés ou en "seconde ligne" ont un rôle sans égal dans l'histoire du salut. Le monde a besoin de ces hommes et de ces femmes», a lancé le Pape.

    Être attentif les uns envers les autres

    Avec saint Luc d’autre part, Joseph apparaît «comme le gardien de Jésus et de Marie». Il est donc aussi le gardien de l’Église qui est le prolongement du Corps du Christ dans l’histoire, a rappelé François, et il continue depuis le ciel à la protéger. Et de poursuivre :

    “«Joseph, par sa vie, semble vouloir nous dire que nous sommes toujours appelés à nous sentir les gardiens de nos frères et sœurs, les gardiens de ceux qui nous sont proches, de ceux que le Seigneur nous confie à travers les circonstances de la vie».”

    L’évocation du père putatif de Jésus dans les évangiles manifeste aussi «l’importance des liens humains». «Le Fils de Dieu, pour venir au monde, a choisi la voie des liens», a fait remarquer le Souverain Pontife.

    Prière à saint Joseph

    Et à tous ceux que la carence de liens humains plonge dans la solitude ou le découragement, le Pape François a dédié une prière, prononcée en conclusion de cette audience hebdomadaire :

    «Saint Joseph,

    toi qui as gardé le lien avec Marie et Jésus,
    aide-nous à prendre soin des relations dans nos vies.
    Que personne ne ressente ce sentiment d'abandon
    qui vient de la solitude.
    Que chacun se réconcilie avec sa propre histoire,
    avec ceux qui l'ont précédé,
    et reconnaisse, même dans les erreurs commises
    une manière par laquelle la Providence s'est frayé un chemin,
    et le mal n'a pas eu le dernier mot.
    Révèle-toi ami avec ceux qui luttent le plus,
    et comme tu as soutenu Marie et Jésus dans les moments difficiles,
    de même soutiens-nous aussi dans notre chemin. Amen.»

    Plusieurs fois au cours de cette catéchèse, le Souverain Pontife a cité des extraits de Patris corde, lettre apostolique écrite à l'occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l'Église universelle, et publié le 8 décembre dernier. D’ici peu, le premier anniversaire de ce document marquera également la fin de l’année spéciale dédiée à saint Joseph.

     source https://www.vaticannews.va/

    ---------------------------

    Articles récents
     

    votre commentaire
  •  

     

    USA : le nonce apostolique invite les évêques à mettre la synodalité en pratique

    S'adressant mardi aux évêques américains lors de leur Assemblée générale d'automne à Baltimore, Mgr Christophe Pierre, nonce apostolique aux États-Unis, a évoqué l'importance de la synodalité pour faire face aux défis auxquels la nation et l'Église sont confrontées, dans l'ouverture à l'Esprit Saint.
     

    Robin Gomes – Cité du Vatican

    La synodalité n'implique pas de changer les «vérités traditionnelles de la doctrine chrétienne»; elle se préoccupe plutôt de «la manière dont l'enseignement peut être vécu et appliqué dans les contextes changeants de notre époque» par le biais du discernement apostolique. Le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Christophe Pierre, a fait cette remarque mardi devant la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), qui tient actuellement son assemblée générale d'automne à Baltimore, dans le Maryland, du 15 au 18 novembre. Il leur a parlé de la synodalité, et de la nécessité d'un discernement apostolique.

    Tout en restant fidèle à la Tradition vivante de l'Église, la synodalité, qui signifie marcher ensemble, doit apporter une vraie réforme avec des gestes concrets impliquant la participation de toute l'Église. La conversion, surtout dans notre mentalité, qu'entraîne le processus synodal nous laisse dans un meilleur état, a dit Mgr Pierre.

    Il a souligné que la synodalité permet d'apporter des réponses aux défis et à la confrontation qui menace de diviser les États-Unis et dont les échos se font sentir également dans l'Église. Beaucoup sont impliqués par inadvertance dans cette confrontation, s'affirmant sur la base de certaines vérités, qui restent dans le domaine des idées et ne sont pas appliquées à l'expérience des fidèles dans des situations concrètes.

    Le défi pro-vie

    Parlant du défi pro-vie, il a déclaré que «l'Église doit être pro-vie, sans ambages», et doit défendre la vie humaine innocente et les personnes vulnérables. À cet égard, l'approche synodale cherchera à mieux comprendre les raisons pour lesquelles les gens cherchent à mettre fin aux grossesses et font des choix contre la vie et à former un consensus avec des stratégies concrètes pour construire la culture de la vie et la civilisation de l'amour.  

    Mgr Pierre a salué l'initiative "Walking with Moms in Need", qui vise à marcher dans les chaussures des futures mères locales et de leurs enfants afin de répondre à leurs besoins, soulignant qu'il s'agit d'une approche synodale.

    Idée vs réalité

    «Les réalités sont plus importantes que les idées», a déclaré le nonce apostolique aux évêques américains, en insistant sur l'expérience eucharistique pratique de la synodalité. «Nous pouvons avoir toutes les idées théologiques sur l'Eucharistie - et, bien sûr, nous en avons besoin - mais aucune de ces idées n'est comparable à la réalité du mystère eucharistique, qui doit être découvert et redécouvert à travers l'expérience pratique de l'Église, vivant en communion, en particulier en ce temps de pandémie.»

    Mgr Pierre a ajouté: «Nous pouvons être tellement concentrés sur la sacralité des formes de la liturgie que nous manquons la véritable rencontre avec Sa Présence réelle. La tentation est grande de traiter l'Eucharistie comme quelque chose à offrir à quelques privilégiés plutôt que de chercher à marcher avec ceux dont la théologie ou la vie de disciple laisse à désirer, en les aidant à comprendre et à apprécier le don de l'Eucharistie et en les aidant à surmonter leurs difficultés.» «Plutôt que de rester enfermé dans une "idéologie du sacré", la synodalité est une méthode qui nous aide à découvrir ensemble une voie à suivre», a déclaré le nonce.

    Approcher les questions dans la synodalité

    Parlant de l'injustice raciale aux États-Unis, que tous les évêques condamnent, il a déclaré que l'Église doit plutôt répondre de manière tangible à la réalité vécue de ce que certains membres de la société doivent affronter quotidiennement. Tout en soulignant la nécessité d'une «Église samaritaine», le nonce apostolique a également déclaré que l'Église elle-même a besoin de guérir des blessures infligées par la crise des abus, les effets persistants de la pandémie et la polarisation de la société.

    Il a ajouté que l'Église doit impliquer chacun dans des actions concrètes, qui transmettent la présence du Christ dans la réalité humaine de notre monde en souffrance.  Selon l'archevêque, «la manière dont cette action concrète est mise en œuvre est la synodalité».

    La synodalité, a-t-il poursuivi, est «une manière de vivre la foi de façon permanente dans les diocèses, les paroisses, la famille et les périphéries, en impliquant tous les membres de l'Église dans la mission d'évangélisation».

    L'Esprit Saint dans l'écoute et le discernement

    «Une Église qui enseigne doit d'abord être une Église qui écoute.» Celle-ci a besoin de créativité pour répondre aux exigences de notre temps dans la fidélité à la tradition, dans l'ouverture à une conversion plus profonde au Christ.

    Pour avancer dans l'unité, il faut de la patience et du discernement, c'est pourquoi la communion fait partie intégrante du prochain Synode d'octobre 2023.  La véritable voie synodale doit être enracinée dans la Tradition, les évêques locaux servant de garants de la Vérité, cheminant en communion avec le Pape, à la rencontre du Christ, le Chemin, la Vérité et la Vie.

    Une synodalité guidée par Dieu

    Soulignant que la synodalité est guidée par Dieu, le nonce aux États-Unis a indiqué que la charité, la conversion, la vérité et le salut sont les quatre dimensions du dialogue.  «Notre dialogue et notre écoute, a-t-il dit, doivent impliquer, non seulement de parler entre nous - évêques, clergé, religieux et laïcs - mais aussi d'écouter Dieu - écouter ce que l'Esprit a à dire.»  L'Église aux États-Unis a plus que jamais besoin de cette écoute attentive si elle veut surmonter la polarisation qui afflige le pays.

    Le processus synodal devrait conduire à une vie de disciple missionnaire, dont le modèle, selon le nonce, est la Sainte Vierge Marie. Marie et l'Esprit Saint «cheminent ensemble» de l'Annonciation à la Pentecôte.

    À cet égard, il a partagé une pensée du Pape François, qui a déclaré que lorsque nous sommes ouverts à Dieu au milieu d'un désaccord ou d'une impasse apparente, il se produit généralement une percée ou un «débordement» de l'Esprit Saint qui «brise les berges qui confinaient notre pensée, et fait jaillir, comme d'une fontaine débordante, les réponses qui auparavant... ne nous permettaient pas de voir». Il s'agit d'écouter humblement, les uns les autres et l'Esprit, et d'être ouvert à ce que l'Esprit nous réserve.

    Un discernement apostolique commun

    Mgr Pierre a également souligné la nécessité du discernement apostolique dans la synodalité, de ne pas marcher seul, mais de s'appuyer les uns sur les autres en tant que frères et sœurs sous la direction des évêques, dans le but de servir le peuple par l'annonce de l'Évangile.  

    «Trois expressions qui aident à comprendre le discernement sont: reconnaître; interpréter; et choisir, qui ont aussi été décrites comme voir, juger, et agir.  Pour faire face aux situations et aux difficultés de la vie, les diocèses doivent former les personnes et les communautés à l'écoute et à la reconnaissance des mouvements intérieurs de l'Esprit. Les individus, les paroisses et les diocèses doivent apprendre à interpréter et à juger les expériences à la lumière de l'Esprit. Dans cette tâche, l'implication des laïcs n'est pas une abdication de l'autorité mais une invitation à la responsabilité partagée», a précisé le représentant du Pape et du Saint-Siège.

    «En nous écoutant les uns les autres et en écoutant l'Esprit, en marchant avec nos frères et sœurs, a déclaré Mgr Pierre, nous sortirons ensemble des crises actuelles comme l'Église que le Christ nous a appelés à être», a-t-il martelé.

    source https://www.vaticannews.va/

    ---------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Niger : Monseigneur Lompo exhorte les jeunes à vivre la pauvreté du cœur

    L’archevêque de Niamey Monseigneur Laurent Lompo a présidé une messe dimanche 14 novembre 2021 en la paroisse Saint–Paul Horobanda à l’occasion de la célébration de la 5e journée mondiale des pauvres et de la rentrée pastorale 2021- 2022 des jeunes du secteur de ladite ville. Il a recommandé aux jeunes de vivre la pauvreté du cœur pour être des véritables témoins du Christ.
     

    Françoise Niamien- Cité du Vatican

    Ils étaient plus de trois cent jeunes gens et jeunes filles, venus des 9 paroisses et de l’aumônerie des étudiants qui composent le secteur de Niamey, pour participer à la messe marquant la célébration de la 5e journée mondiale des pauvres et leur rentrée pastorale 2021- 2022. Dans son homélie, Monseigneur Lompo les a remerciés pour leur engagement pour la transformation de leur milieu de vie par le témoignage de leur vie chrétienne.

    « Des pauvres vous en aurez toujours avec vous »

    Rappelant le thème de la 5e journée mondiale des pauvres, « des pauvres vous en aurez toujours avec vous », l’archevêque de Niamey a fait remarquer que « les pauvres dont parle Jésus sont de toutes les conditions matérielle, spirituelle et morale ». « Nous sommes aussi de la catégorie des pauvres » a affirmé Monseigneur Lompo, en soulignant que « ceux qui ne se reconnaissent pas pauvres et qui ignorent les pauvres ne peuvent pas être de vrais disciples du Christ ; car ils trahissent son enseignement. »
    L’ordinaire de Niamey, a invité les fidèles présents et, particulièrement les jeunes à vivre les paroles du Christ qui proclament bienheureux ceux qui ont « une âme de pauvre car le Royaume des cieux est à eux. »
    « Engageons-nous, tous, à vivre la pauvreté de cœur dans ce monde qui passe afin d'être des vrais témoins du Christ. »

    Responsabilité et engagement

    Dans l’archidiocèse de Niamey, l’année pastorale 2021-2022 a pour thème : « Église famille de Dieu à travers un laïcat formé et engagé soit davantage responsable dans ton milieu de vie ». Monseigneur Laurent Lompo a appelé les jeunes du secteur de Niamey à être davantage responsables et conscients que leur avenir passe par le sérieux de leur vie de foi dans l'Eglise. Dans ce sens, il les a invités à prendre « appuis sur le Seigneur qui nous connaît plus que nous-mêmes. Mettons notre confiance en Lui à temps et à contretemps ». « Enracinons-nous dans sa parole qui ne passe jamais et engageons-nous pendant qu'il est temps à préparer notre avenir en étant responsable dès aujourd’hui » a t- il conseillé.

    Ne pas craindre la fin des temps

    Les textes liturgiques du dimanche 14 novembre 2021 qui évoquent les fins derrières, ont permis à Monseigneur Lompo de rassurer les jeunes sur cette question. « La fin des temps n'est pas une fatalité même si la littérature profane s'est contenté d'annoncer la catastrophe finale et ne savait qu’engendrer que la peur, a-t-il expliqué. « La fin des temps nous annonce un message essentiel qu’il ne faut jamais oublier : l’Espérance. » ainsi : « au lieu de craindre la fin des temps, la Parole de Dieu nous invite à prendre au sérieux notre manière de vivre dans la vérité à travers nos paroles et les actes ».

    « Qu’as-tu fait de ta vie ? »

    La fin des temps mettra à nu notre responsabilité, assure l’archevêque, une question nous sera posée: « qu’as-tu fais de ta vie ? » « Tout homme aura à répondre du don reçu. En nous détournant de Dieu, en fuyant nos responsabilités, en vivant de manière incohérente notre vie de foi, en respirant le mensonge au lieu de la vérité, en restant indifférent à la souffrance des autres en bafouant les droits des pauvres ; nous serons certainement déçus au soir de notre mort » a expliqué Monseigneur Laurent Lompo.
    Pour éviter la mort qu’annonçait l’Ancien Testament, l’archevêque nigérien a invité ses diocésains « à vivre au quotidien sans peur, les yeux tournés vers le Christ ; l’esprit ouvert au souffle de Dieu ; le cœur disposé à aimer, les mains ouvertes pour partager et les pieds prêts à marcher à la rencontre de nos frères et sœurs et surtout des pauvres. »

    source https://www.vaticannews.va/

    -----------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Audience générale: Joseph rappelle que Dieu regarde les périphéries

    Après une série de catéchèses sur la lettre de Paul aux Galates, le Pape François a ouvert mercredi 17 novembre en salle Paul VI du Vatican un nouveau cycle dédié à la figure de saint Joseph, patron de l’Église universelle. Le Saint-Père a décrit Joseph de Nazareth, en ces temps de crises, comme un soutien, un réconfort et un guide, dont l’exemple et le témoignage peuvent nous éclairer.
     

    Xavier Sartre – Cité du Vatican

    Saint Joseph sera donc au cœur des prochaines catéchèses du Pape François en cette année spéciale qui lui est dédiée et après la publication par le Saint-Père de la Lettre apostolique Patris corde. L’étymologie de son nom nous aide tout d’abord à mieux le cerner : Joseph signifie en hébreu «Que Dieu augmente, que Dieu fasse grandir». Joseph est ainsi «un homme plein de foi en Dieu, en sa providence» souligne François. «Toutes ses actions relatées dans l’Évangile, sont dictées par la certitude que Dieu "fait croître", "augmente", "ajoute", c'est-à-dire que Dieu poursuit son dessein de salut. Et en cela, Joseph de Nazareth ressemble beaucoup à Joseph d'Égypte» avec qui il partage le nom.

    Les villes qui lui sont liées contribuent aussi à la compréhension de sa figure. Bethléem signifie «Maison du pain» ou «Maison de la viande», ce qui renvoie «au mystère eucharistique» explique François. Joseph est lié à cette ville via sa lignée qui remonte à Ruth. Et c’est à Bethléem que devra sortir celui qui doit gouverner Israël comme l’avait prédit le prophète Michée. «Le Fils de Dieu ne choisit pas Jérusalem comme lieu de son incarnation, mais Bethléem et Nazareth, deux villages périphériques, loin des clameurs de la chronique et du pouvoir de l'époque» relève le Pape.

    Ce choix «nous indique que la périphérie et la marginalité sont favorisées par Dieu. Ne pas prendre au sérieux cette réalité revient à ne pas prendre au sérieux l'Évangile et l'œuvre de Dieu, qui continue à se manifester dans les périphéries géographiques et existentielles. En particulier, Jésus va à la recherche des pécheurs, entre dans leurs maisons, leur parle, les appelle à la conversion. Il va chercher les pécheurs qui ont fait du mal, et il va chercher aussi ceux qui n’ont pas fait de mal mais qui l’ont subi, comme les malades, les affamés, les pauvres, les derniers. Jésus va toujours vers les périphéries et cela doit nous donner beaucoup de confiance, non ?» poursuit le Saint-Père.

    Regarder ce qu'on rejette

    François dresse ensuite un parallèle avec notre époque, pas très différente de celle de Joseph. C’est à partir des périphéries que l’Église est appelée à annoncer la bonne nouvelle affirme-t-il. Joseph, par sa confiance dans le plan de Dieu pour lui et sa fiancée «rappelle à l'Église de fixer son regard sur ce que le monde ignore délibérément»«En ce sens, il est véritablement un maître de l'essentiel».

    Le Pape exhorte donc à lui demander d’intercéder pour que «toute l'Église retrouve cette clairvoyance, cette capacité de discerner et d'évaluer l'essentiel. Repartons de Bethléem, repartons de Nazareth». Et de s’adresser aux hommes et femmes qui vivent dans les périphéries géographiques les plus oubliées du monde ou qui connaissent des situations de marginalisation existentielle : «puissiez-vous trouver en saint Joseph le témoin et le protecteur vers lequel vous tourner». Le Saint-Père a conclu en adressant cette prière:

    Saint Joseph,
    toi qui toujours as fait confiance à Dieu,
    et as fait tes choix
    guidé par sa providence
    apprends-nous à ne pas tant compter sur nos projets
    mais sur son dessein d'amour.
    Toi qui viens des périphéries
    aides-nous à convertir notre regard
    et à préférer ce que le monde rejette et marginalise.
    Réconforte ceux qui se sentent seuls
    et soutiens ceux qui travaillent en silence
    pour défendre la vie et la dignité humaine. Amen. 


    votre commentaire
  • François et le tiers-ordre franciscainFrançois et le tiers-ordre franciscain  (Vatican Media)

    Le Pape invite l'Ordre franciscain séculier à aller vers les périphéries

    François a reçu ce midi au Vatican les membres de l’Ordre franciscain séculier. Dans son discours, il est revenu sur leur vocation et leur mission, rappelant l’importance de la conversion et exhortant à répondre aux nouvelles formes de la pauvreté comme le fit saint François en son temps.
     

    «La vocation du franciscain séculier est de vivre dans le monde l’Évangile dans le style du Poverello, sine glossa ; assumer l’Évangile comme “forme et règle“ de vie» : le Pape exhorte ainsi le tiers-ordre franciscain à «embrasser l’Évangile comme vous embrassez Jésus». C’est parce que Jésus forme leur vie qu’ils assumeront la pauvreté, la minorité et la simplicité comme des signes distinctifs devant tous. 

    Ces séculiers, qui font partie de l’Église en sortie, se plaisent au milieu des gens, souligne François. C’est là qu’ils rendent témoignage de Jésus par «une vie simple, sans prétentions, toujours contents de suivre le Christ pauvre et crucifié, comme le fit saint François et tant d’hommes et de femmes de votre Ordre», explique le Saint-Père. D’où cet encouragement à sortir vers les périphéries existentielles d’aujourd’hui et d’y faire résonner la parole de l’Évangile.

    Faire preuve de créativité

    «N’oubliez pas les pauvres qui sont la chair du Christ» précise le Pape qui invite les séculiers franciscains à faire preuve de créativité pour faire face aux nouvelles formes de pauvreté. Le Saint-Père souhaite que leur sécularité soit pleine de proximité, de compassion et de tendresse, à témoigner dans «les situations concrètes de chaque jour, dans les relations humaines, dans l’engagement social et politique, alimentant l’espérance dans un lendemain qui soulage la douleur d’aujourd’hui».

    Le Pape souhaite aussi aux séculiers que «leur grande famille soit toujours unie, certes dans le respect de la diversité et de l’autonomie des différentes composantes et de chaque membre mais toujours dans une communion vitale réciproque pour rêver ensemble d’un monde où tous sont et se sentent frères».

    Ces séculiers franciscains, appelés à la sainteté, se sont convertis, explique le Pape. «Dieu a pris l’initiative», rappelle-t-il et «le pénitent répond en acceptant de se mettre au service des autres et en usant avec eux de miséricorde. Et le résultat est le bonheur». Et de les inviter à s’ouvrir au Christ et à vivre au milieu des gens, comme saint François. «Comme saint François fut miroir du Christ, puissiez-vous ainsi devenir aussi des miroirs du Christ».

    LIRE AUSSI
     source https://www.vaticannews.va/
     
    ------------------------------
    Articles récents

     


    votre commentaire
  • Visite du Pape au monastère sainte Claire d'Assise

    Visite du Pape au monastère sainte Claire d'Assise (ANSA) - Merci ANSA

    Le Pape aux Clarisses : portez sur vos épaules les douleurs et les péchés de l'Église

    Vendredi matin, après son arrivée à Assise, le Pape s'est rendu au monastère de sainte Claire pour saluer les Clarisses avant de se rendre à la Basilique de Sainte Marie des Anges pour une rencontre avec les pauvres. Il a demandé aux religieuses de prier pour que l'Église ne soit pas corrompue et pour que les évêques et les prêtres soient de vrais bergers.
     

    Amedeo Lomonaco - Cité du Vatican

    «J'ai peur que le Seigneur passe et que je ne le remarque pas». Cette phrase de saint Augustin est la prémisse du discours prononcé ce matin par le Pape François aux Clarisses du monastère de sainte Claire à Assise, avant la rencontre qui a eu lieu dans la Basilique de Sainte-Marie-des-Anges en vue de la Journée mondiale des pauvres. Le Souverain Pontife a exhorté les religieuses à être des contemplatives attentives. L'attention, a-t-il expliqué, n'est pas celle de quelqu'un qui regarde par la fenêtre ce qui se passe dans la journée : un esprit qui pense bien «ne perd pas de temps en pensées pour bavarder». Pour être à l'écoute du Seigneur, il faut avoir «un cœur serein» et se reporter en souvenir au moment de la vocation, à «ce que le cœur a ressenti à ce moment-là»: «la joie de suivre Jésus, de l'accompagner». Le Pape les a ensuite invitées à se poser des questions cruciales précisément liées au temps de la vocation. «Pourquoi ai-je été appelé ? Pour faire carrière ? Pour arriver à cet endroit, cet autre endroit ? Non : pour aimer et me laisser aimer.»

    Intercéder pour l'Église

    A la sérénité de l'esprit, il faut ajouter celle des mains qui doivent bouger non seulement pour prier mais aussi «pour travailler». S'attardant sur ce point, François a rappelé ce que saint Paul écrivait dans sa lettre aux Thessaloniciens : «Que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus». Lorsque l'esprit, le cœur et les mains font ce qu'ils doivent faire, l'équilibre des personnes consacrées «est plein d'amour et de passion». Et il est facile de remarquer «quand le Seigneur passe, et ne pas le laisser passer sans écouter ce qu'il veut dire». «Votre travail, a encore déclaré François, est le suivant : portez sur vos épaules les problèmes de l'Église, les douleurs de l'Église et aussi - j'ose le dire - les péchés de l'Église, nos péchés, les péchés des évêques, nous sommes des évêques pécheurs, nous tous ; les péchés des prêtres ; les péchés des âmes consacrées... Et portez-les devant le Seigneur : “Ce sont des pécheurs, mais, pardonne-leur”, toujours en intercédant pour l'Église

    Ne vous laissez pas corrompre par le péché

    Le danger, a-t-il ajouté, n'est pas d'être pécheur, mais de se laisser corrompre par le péché : «le corrompu est incapable de demander pardon». La voie de cette corruption, qui conduit à considérer le péché comme «une attitude normale», n'a qu'un «billet aller-simple, à peine un billet retour». La vie des pécheurs, en revanche, «ressent un besoin de demander pardon» qui ne doit jamais être perdu. Le Souverain Pontife a exhorté les religieux à prier pour que «l'Église ne soit pas corrompue». Il faut toujours avoir «l'humilité de se sentir pécheur, parce que le Seigneur pardonne toujours, il regarde de l'autre côté. Il pardonne tout.»

    Ne jamais cesser de demander le pardon

    François a ensuite rappelé les paroles d'un confesseur capucin de 94 ans à Buenos Aires, qui accueille, aujourd’hui encore, de nombreuses personnes à son confessionnal : «hommes, femmes, enfants, jeunes, ouvriers, prêtres, évêques, religieuses, tout, tout le troupeau du peuple de Dieu va se confesser à lui parce qu'il est un bon confesseur». Un jour, ce religieux était allé à l'archevêché et avait dit au futur évêque de Rome : «Parfois je me sens mal parce que je pardonne trop. Alors je vais à la chapelle, je regarde le tabernacle : “Seigneur, pardonne-moi, j'ai trop pardonné !”. Mais à un moment donné, je me suis dit : '“attention : je fais ainsi parce que c'est toi, Seigneur qui m'as donné le mauvais exemple !” ». Rappelant ces paroles du prêtre, le Pape a souligné que Dieu «ne demande que notre humilité pour demander le pardon».

    Priez pour que les prêtres soient des pasteurs et non des chefs de bureau

    François a ensuite adressé une exhortation spéciale aux Clarisses : «Pensez à l'Église. Pensez aux personnes âgées, aux grands-parents, qui sont souvent considérés comme des matériaux de de déchets».

    «Pensez aux familles, combien de fois les mères et les pères doivent travailler pour joindre les deux bouts, pour avoir de la nourriture. Priez pour les familles afin qu'elles sachent comment bien éduquer leurs enfants. Pensez aux enfants, aux jeunes et aux nombreuses menaces du monde qui font tant de mal. Et priez pour l'Église. Pensez aux religieuses, aux femmes consacrées comme vous, à celles qui doivent travailler dans les écoles et les hôpitaux. Pensez aux prêtres. La petite Thérèse est entrée au Carmel pour prier pour les prêtres : nous en avons besoin, nous en avons besoin

    «Priez, a conclu le Pape, pour que nous sachions être des bergers et non des chefs de bureau : que les prêtres puissent être des évêques, les prêtres, puissent avoir cette pastoralité, être des pasteurs

    source https://www.vaticannews.va/
     
    -------------------------------
    Articles récents

    1 commentaire
  • Le Pape invite les dirigeants à agir contre la «délinquance» de la pédopornographie

    Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire français Paris Match, le Souverain Pontife aborde plusieurs questions parmi lesquelles celle des abus sexuels dans l'Église, redisant «sa honte» face à ce fléau.
     

    Olivier Bonnel - Cité du Vatican

    Le Pape François a accordé un entretien privé à l'hebdomadaire français Paris Match publié ce mercredi 10 novembre, dans lequel il revient sur divers sujets d'actualité. Parmi eux, le dossier brûlant des abus sexuels mis en lumière par la Ciase. «J’ai parlé des résultats de l’enquête lancée par l’épiscopat français sur les abus, dès le lendemain de sa publication. C’était lors de la partie française de l’audience générale du mercredi. Le mot clé est “honte” qui se rapporte d’abord à la parole du Prophète : “À Toi, Seigneur, la gloire, à moi la honte.” (Dn 9, 4-10, NDLR)» répond-il ainsi à Caroline Pigozzi qui le questionne sur sa réaction à la publication du rapport Sauvé. Grand reporter à l'hebdomadaire français, la journaliste, qui a rencontré plusieurs fois le Pape argentin, a mené cet entretien dans le cadre de son dernier livre (Pourquoi eux, Plon). Un ouvrage qui relate trente années de reportages et ses rencontres avec des personnalités importantes. Les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI en font ainsi partie, et un chapitre entier est dédié au Pape François.  

    Le centre et les périphéries

    Réagissant toujours au drame des abus sexuels, le Pape évoque également «une autre question de taille», qui est «grave», à savoir celle de la pédopornographie. «Je crois que les gouvernements devraient agir contre cette délinquance le plus vite possible. Les groupes responsables se comportent comme des mafias qui se dissimulent et se défendent» explique François. Au cours de cet entretien, le Souverain Pontife aborde d'autres thématiques comme celle de la pandémie mondiale de Covid-19, rappelant la mise en place de la commission qu'il a souhaitée au sein du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral. Le Saint-Père, qui confirme être en bonne santé malgré son opération estivale, rappelle aussi son attachement à la dialectique "centre-périphérie". «Cette question essentielle est un sujet qui crée d’inévitables tensions parce qu’il définit la manière dont s’exerce la collégialité des évêques»., explique le Pape. Un thème, précise t-il «sur lequel va se concentrer le synode des évêques». 

    AUSSI  


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique