• L'un des ateliers organisés en visioconférence.L'un des ateliers organisés en visioconférence. 

    L’Économie de François : le serment des jeunes d'Assise

    L’Économie de François, l’événement organisé à la demande du Pape pour favoriser une économie plus inclusive et humaine, a pris fin ce samedi soir au terme de trois jours d’intenses débats, en direct sur internet. Les jeunes engagés dans ce processus ont promis d’être «les citoyens actifs» d’une conversion économique qui respectera toujours l’héritage du poverello d’Assise.
     

    Marie Duhamel - Cité du Vatican

    «L’Économie de François est une communauté solide, pleine d’énergie et d’espérance», s’est réjoui sœur Alexandra Smerilli, professeur d’économie politique et conseillère au Vatican, à l’issue des trois jours de rencontre virtuelle organisée depuis Assise. Membre du comité scientifique de l’événement, la religieuse salésienne a été frappée par la joie des jeunes ayant pris part au débat, des très jeunes et des plus âgés.

    Depuis le report de la rencontre prévue au printemps en raison de la pandémie, quelques 2000 jeunes entrepreneurs ou universitaires ont participé volontairement et manifestement avec enthousiasme à une des dizaines de table ronde, des «villages» thématiques portant sur "le bonheur et la politique" "la finance et l’humanité" ou encore "Co2 et inégalités".

    Tous ces jeunes seront reçus, une fois la pandémie surmontée, à Assise. Les membres du comité scientifique, en tant qu’«ainés», ont promis d’aider ces «acteurs du changement» et «leaders de demain»  à poursuivre leurs échanges. Ils veilleront à ce que le réseau constitué perdure et s’élargisse à de nouveaux venus.

    Se faire maçon comme saint François

    A Assise, les jeunes ont fait une promesse : ils feront vivre l’héritage de saint François qui entendit cet appel du Crucifix situé au-dessus de l'autel de la chapelle de San Damiano: «Françoi,s va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines». Huit siècles plus tard, cet appel reste d’actualité. «Il n’y aura pas de fraternité universelle tant qu’un seul pauvre restera au bord de la route», affirme un jeune. Il interpelle ses camarades à se faire maçon comme saint François. «Nos entreprises, nos universités sont nos chantiers de construction», il ne faut pas avoir peur de s’y salir les mains pour en prendre soin et en faire «des ateliers d’espérance» où il est possible d’impulser un changement, de lutter contre le gaspillage, proposer de nouveaux styles de vie et donner une voix à tous ceux qui n’en ont pas. «Il faut cultiver le rêve d’une nouvelle économie et reconstruire notre maison pour réaliser la prophétie qui ne s’est pas encore accomplie» conclut une jeune femme.

    Et dès à présent les initiatives ne manquent pas. Aidé par le réseau de son village, Luca a fait de l’entreprise familiale une entreprise sociale. Henrique et les acolytes de son groupe «Vocation et profit» a créé un podcast intitulé «PodQuest» pour raconter le parcours de jeunes engagés pour une économie durable, afin d’inspirer de futur acteurs du changement. On se lance des défis pour être, au moins le temps d'une semaine, «plus Laudato Si’».

    Les acteurs de chaque village ont proposé une extrême synthèse de leurs mois de réflexion proposant tour à tour des étiquettes transparentes sur tous les produits afin de voir s’ils respectent l’environnement, des échanges de savoir entre les universités afghanes et américaines, un revenu universel pour permettre à tous de vivre dignement, de soutenir les marchés locaux pour être plus résilient face aux catastrophes ou encore de valoriser dans les politiques publiques le sport, vecteur de bien-être, de fraternité et de développement. 30% des panneaux publicitaires pourraient aussi être dédiés à des contenus sociaux, promouvant la santé, de meilleures solutions d’habitat ou de transport.

    Chercher les justes ressources

    La liste de proposition est longue, portée aussi par des adolescents de 13 à 17 ans, qui se sont engagés contre l’usage de sacs plastiques dans leur pays, contre le gaspillage de l’eau dans leur ville ou pour un orchestre aux instruments faits à base de produits recyclables.

    Deux économistes anglophones se sont montrés admiratifs face à la variété des propositions. L’américain John Perkins, fondateur de l’organisme à but non lucratif DreamChange qui incite les gens à façonner une société d’équilibre social et de sensibilisation à l’environnement, les a encouragés à poursuivre des objectifs à long terme pour parvenir à l’économie inclusive et intégrale défendue par le Pape François. «Il faut chercher les justes ressources pour développer les énergies renouvelables, les techniques pour recycler les matériaux ou nettoyer la planète», actuellement menacée par une consommation effrénée et une recherche perpétuelle du profit.

    Actuellement «nous sommes tous les pays en voie de développement» a affirmé la britannique Kate Raworth, ancienne du PNUD (le Programme des Nations Unies pour le Développement) et d’Oxfam, aujourd’hui enseignante à l'Environmental Change Institute de l’université d’Oxford. Elle a exposé la thèse de son livre paru en 2017, La Théorie du Donut. Si les pays riches garantissent globalement un accès aux droits sociaux à leurs ressortissants (accès à l’eau, à la nourriture, à l’éducation, à l’emploi), ils ne respectent pas les limites de la planète, contrairement à des pays plus pauvres tels que le Vietnam ou le Rwanda, finalement plus vertueux.

    Parce que «le début de notre décennie est critique», l’économiste appelle les pays les plus riches à l’humilité pour qu’ils reconnaissent leur production de Co2, leur travail d’exploitation des ressources parfois ailleurs que sur leur sol, afin de réduire de moitié les abus nuisibles à la planète. «La prospérité du XXIe siècle n’est pas l’expansionnisme. Il faut inverser le cours de l’histoire», insiste-t-elle. Il semble que les jeunes impliqués dans cette rencontre soient d’ores et déjà bien conscients de l’urgence. Ils comptent y faire face ensemble et avec créativité, en s’inspirant toujours de saint François.

     
    Le Pape invite les jeunes à se mettre au service du bien commun
    21/11/2020
     

    Le Pape invite les jeunes à se mettre au service du bien commun

    Une intervention vidéo du Pape a été présentée ce samedi après-midi, en conclusion de l’évènement "l’Économie de François". 
     

    1 commentaire
  • L’Économie de François : pour une conversion du système financier

    Des dizaines d'entrepreneurs et étudiants de plus de 40 pays étaient à nouveau connectés en visioconférence pour la deuxième journée de "The Economy of Francesco". L'événement diffusé en direct d'Assise vise à construire une économie inclusive. Plusieurs thématiques étaient à l'honneur ce vendredi. Il fut notamment question de la nécessité d'instaurer une finance tournée vers le bien commun, mais aussi de l'exemplarité des femmes, selon l'exemple de sainte Claire.
     

    Marie Duhamel - Cité du Vatican

    Comment réduire durablement une pauvreté endémique? Comment offrir aux plus démunis de quoi se nourrir, ou un travail digne? Comment changer le modèle économique actuel pour éviter de nourrir encore les inégalités dans un monde à bout de souffle? Ce vendredi, quelques-uns des 2 000 jeunes et experts qui se sont engagés ces derniers mois à travailler en ligne sur l’économie selon François, ont abordé ces différentes questions lors de six ateliers organisés de manière simultanée en visioconférence.

    Les monts-de-piété

    Des interventions très denses et techniques entrecoupées d’intermèdes de méditation sur la vie de saint François. Choqué par les inégalités qui l’entourent dans la ville prospère ville d’Assise au XIIIe siècle, le jeune homme aisé décide d’abandonner les richesses de sa famille pour se faire pauvre. D’autres suivirent son exemple.

    À la tribune, depuis le palais du Monte Frumentario, un ancien hôpital reconvertit sur l'impulsion de l’Église en une banque prêtant du blé et des semences, des jeunes narrent tour à tour l’expérience de frères mineurs qui au XVe siècle créèrent, inspirés par saint François, les Monts-de-piété, des banques prêtant gratuitement ou à très faibles taux d’intérêt aux plus démunis «pour libérer les pauvres». Avec «ces institutions à but non-lucratif», ils voulaient lutter contre le phénomène d’usure, dévastateur, et réduire les inégalités. «La gratuité donne sa juste valeur à l’argent» explique un jeune. «Quand un pauvre est dans la ville, c’est toute la ville qui est malade», poursuit un autre.

    Récompensé en 2006 par le prix Nobel de la Paix pour avoir fondé en 1976 la Grameen Bank, la première institution de microcrédit au monde, Muhammad Yunus, aujourd’hui à la tête d’un think-tank pour éradiquer la pauvreté, a répondu pendant une heure aux interrogations de plusieurs jeunes engagés au sein de The Economy of Francesco. Le débat portait sur la manière dont la finance pourrait «être un chemin vers une écologie intégrale»

    Le microcrédit au service de la communauté

    L’économiste bangladais a eu des mots très durs contre la «maximisation des profits» sur laquelle repose le système financier actuel, qui relaie le bien des autres ou de la planète au second plan. «La finance a été créée pour faciliter les échanges mais elle s’est fourvoyée en cours de route pour mettre à une minorité de continuer à s’enrichir», a-t-il dénoncé, en soulignant qu'aujourd’hui «1% de la population détient 99% des richesses, cela ne va tout simplement pas». La pandémie a d’ailleurs révélé les faiblesses du système : les personnes vivant en marge, les travailleurs journaliers ont été privés d’accès à la nourriture et aux soins. Il met en garde contre la concurrence entre entreprises et entre pays pour acquérir des vaccins contre la Covid. «C’est, regrette-t-il, l’occasion d’un super profit, et aucune concession ne sera faite pour sauver des vies».

    Il faut se méfier des mots. Le système financier actuel est «durable du point de vue des affaires» mais «dangereux» et «suicidaire» pour l’humanité. Entre la pauvreté et le changement climatique, «nous sommes en voie d’extinction !» avertit le prix Nobel de la paix. La pandémie a arrêté «le train qui nous conduit à la mort», mais il semble que le monde ne souhaite pas saisir cette «dernière opportunité». «On veut revenir à ce que l’on connaît déjà», regrette Muhammad Yunus.

    Il comprend que l’instinct de survie de l’homme le pousse à penser à ses propres intérêts mais l’homme vit en collectivité et doit penser à la communauté, estime l’économiste. Ainsi, lorsqu’il accordait aux plus pauvres des microcrédits, ce n’était pas de la charité, mais une entreprise sociale visant aussi à résoudre les problèmes de la communauté.

    La finance doit servir un monde meilleur

    Lors de son intervention, Muhammad Yunus a insisté sur la question de la finalité de la finance, «ce doit être quelque chose de désirable, qui sert le plus grand nombre.» Il estime qu’elle peut aujourd’hui avoir pour objectif de construire un monde sans émissions de gaz à effet de serre, sans chômage et sans concentration des richesses, même si cela passe, reconnaît-il, par une baisse du PIB mondial. Il faut juste trouver les nouvelles routes pour y parvenir.

    Lorsqu’il pensa au microcrédit, explique-t-il, il décida de renverser les règles établies. Il ne prêtait pas aux hommes riches des grandes villes, mais aux femmes pauvres des campagnes.

    Le changement peut venir de grandes institutions de réglementation, que ce soient les banques centrales ou les États, qui pourraient imposer aux banques d'accorder 50% des crédits aux pauvres pour leur permettre de s’en sortir, sous peine de fermeture… mais lui plaide avant tout pour l’action individuelle. «On peut demander à sa banque quels investissements sont faits à partir du salaire qui lui est confié chaque mois. Si cela ne convient pas à notre ligne éthique, on peut changer de banque», Muhammad Yunus.

    «Il faut inverser les valeurs et cela n’est pas impossible» insiste le prix Nobel de la paix qui plaide, comme le Pape François, pour une conversion de la finance afin qu’elle se mette au service du plus grand nombre, et salue l’attention que le Saint-Père porte aux pauvres.

    Le génie féminin à l'honneur 

    Il fut aussi question de microcrédit en fin de journée, lorsque Miriam expliqua le fonctionnement de sa «rescue women foundation» en Ouganda grâce à laquelle de nombreuses femmes ont cessé de mendier pour ouvrir de petites activités et pouvoir nourrir leurs enfants.

    Plusieurs initiatives vertueuses ont été mises à l’honneur. Des initiatives notamment féminines, celle d’une adolescente en lutte contre les 70 milliards de sacs plastiques produits chaque année en Thaïlande ou celle d’une jeune femme australienne travaillant pour un urbanisme prenant soin du développement communautaire.

    La fin de cette journée était spécifiquement dédiée au génie féminin. «Combien de richesses, l’économie a perdu en excluant les femmes dont les talents ont été confinés à la sphère privée ?» s’interroge un jeune homme. Sont soulignées leurs capacités relationnelles, d’attention à l’autre, de prendre sur elles pour éviter des conflits, de réagir concrètement et avec intelligence dans les situations d’urgence, leur «instinct vital qui les amène à choisir la vie à tout prix».

    Depuis la basilique de Saint-Claire, un hommage appuyé a été rendu à la femme qui fut la première à choisir de suivre saint François, rompant à son tour avec sa famille et les codes de son temps pour se vouer à une vie évangélique et contemplative. Avec sainte Claire, «tout se concentre sur la prière, souffle de la vie».

    Un jour, le pain vient à manquer. Il n’en reste plus qu’un pour nourrir tant la communauté d’hommes que celle des sœurs, Claire demande alors à son économe de tailler le pain en deux, puis d’en découper 50 tranches dans chaque part. «Claire suivait une logique de gratuité absolue, résume une jeune femme, elle ne s’accapare de rien et fait confiance à la Providence. Dans ses mains, le flux du don de Dieu reste intact (…) C’est ainsi que Claire est le levain d’une économie plus juste et solidaire».

    Un marathon de prière

    À l'issue de cette seconde journée de débat, un marathon de prière pour les victimes de la pauvreté dans le monde a débuté. Sur la chaîne Youtube de l'événement vous pourrez suivre les initiatives de prières qui se relayeront du Portugal au Brésil, de l'Argentine au Mexique, du Vietnam à plusieurs pays d'Afrique avant de revenir demain en Italie.

    LIRE AUSSI

     source  https://www.vaticannews.va/

    ------------------------------------

    Articles récents

     


    1 commentaire
  • * IA = INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

    POUR UNE IA AU SERVICE DU GÉNIE HUMAIN ET DE LA CRÉATIVITÉ

     

    Le Pape François a parlé à plusieurs reprises des sujets pour lesquels il nous appelle à prier ce mois-ci :

    “Prions pour que les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle soient toujours au service de l’être humain.”

    Ecoutons-le :

    En janvier 2018, dans son message au Forum Economique de Davos

     « L’intelligence artificielle, la robotique et les autres innovations technologiques doivent être employées afin de contribuer au service de l’humanité et à la protection de notre maison commune et non à l’exact opposé, comme malheureusement le prévoient certaines estimations. »

    En février 2019,  aux membres de  de l’Académie Pontificale pour la Vie, il  rappelle combien il est nécessaire et urgent  de réfléchir à « l’utilisation sans discrimination des moyens techniques ».

     «  Il existe d’ailleurs déjà le risque que l’homme soit ‟technologisé”, plutôt que la technique humanisée : on attribue trop vite à de soi-disant ‟machines intelligentes” des capacités qui sont proprement humaines. »

    En février 2020, Mgr Vicenzo Paglia, président de l’Académie Pontificale pour la Vie rappelle ses propos lors d’une  conférence de presse :

    « Le pape François demande à l’Académie de  développer la réflexion  sur le versant  des nouvelles technologies définies aujourd’hui comme émergentes et convergentes, comme les technologies de la communication, les biotechnologies, les nanotechnologies et la robotique. Avec les résultats obtenus par la physique, la génétique et les neurosciences, ainsi que par la capacité de calcul de machines toujours plus puissantes, il est aujourd’hui possible d’intervenir en profondeur dans l’humain. […]

    L’innovation numérique, en effet, touche tous les aspects de la vie, personnels et sociaux ; elle affecte notre manière de comprendre non seulement le monde mais aussi nous-mêmes. Les décisions, notamment les plus importantes comme celles qui concernent le domaine médical, économique ou social, sont aujourd’hui le fruit du vouloir humain et d’une série de contributions algorithmiques. La vie humaine se trouve au point de convergence entre l’apport proprement humain et le calcul automatique, de sorte qu’il est de plus en plus complexe d’en comprendre l’objet, d’en prévoir les effets et d’en définir les responsabilités ».

     S’en suivra, quelques jours plus tard l’ « Appel de Rome pour une éthique de l’intelligence artificielle » :

    « Le 28 février 2020. L’Académie pontificale pour la vie, Microsoft, IBM, FAO et le gouvernement italien, ont signé comme premier «Appel à une éthique de l’IA», un document élaboré pour soutenir une approche éthique de l’intelligence artificielle et promouvoir un sens des responsabilités parmi les organisations, les gouvernements et les des institutions dans le but de créer un avenir dans lequel l’innovation numérique et le progrès technologique servent le génie humain et la créativité et non leur remplacement progressif .»

    Claire Ranquet, Equipe France

    Download PDF Télécharger au format PDF
    SOURCE https://www.prieraucoeurdumonde.net/
    ------------------------------
    Articles récents

    votre commentaire
  • MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

    4ème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES

    15 novembre 2020, 33ème dimanche du Temps Ordinaire 

    « Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32) 

    « Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32). La sagesse antique a fait de ces mots comme un code sacré à suivre dans la vie. Ils résonnent encore aujourd’hui, avec tout leur poids de signification, pour nous aider, nous aussi, à concentrer notre regard sur l’essentiel et à surmonter les barrières de l’indifférence. La pauvreté prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière : dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles (cf. Mt 25, 40).

    1. Prenons entre les mains le texte du Livre de Ben Sira, un des livres de l’Ancien Testament. Nous y trouvons les paroles d’un maître de sagesse qui a vécu environ deux cents ans avant le Christ. Il était en recherche de la sagesse, celle qui rend les hommes meilleurs et capables de scruter à fond les événements de la vie. Il le faisait à un moment de dure épreuve pour le peuple d’Israël, un temps de douleur, de deuil et de misère, à cause de la domination de puissances étrangères. Étant un homme de grande foi, enraciné dans les traditions des pères, sa première pensée était de s’adresser à Dieu pour lui demander le don de la sagesse. Et l’aide du Seigneur ne lui manqua pas.

    POUR LIRE LA SUITE...

    Télécharger « Journée Mondiale des Pauvres, 2020_ « Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32) _ François.pdf »

     Pour agir, une suggestion... via Développement et Paix (Caritas Canada)

    ----------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Rappel : Mercredi Rouge, 18 novembre 2020 - AED

    Montréal, jeudi 5 novembre 2020 – Mercredi 18 novembre prochain, l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) soulignera pour une troisième année consécutive le Mercredi Rouge, et ce, malgré la pandémie de la COVID-19. Grâce à l’utilisation de la technologie, l’archevêque d’Abuja au Nigeria Mgr Ignatius Kaigama, Sœur Micheline Lattouf du Liban, les archevêques de Montréal, Toronto et Vancouver et plusieurs autres personnes, seront réunies pour deux diffusions à 19 h et à 21 h, heure normale de l’Est, pour écouter, réfléchir et prier. (Voir plus bas comment s’inscrire sur Eventbrite).

    Mercredi Rouge au Canada – 2019

    « Fort de notre expérience virtuelle avec la campagne de prière Un million d’enfants, nous désirons maintenant réunir des gens qui témoigneront des grandes difficultés qu’ils vivent, ainsi que ceux et celles qui sont solidaires avec
    eux », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED Canada. « Même en temps de pandémie, nous avons besoin de rappeler avec force que la violence antireligieuse, et en particulier la persécution contre les chrétiens, est toujours aussi présente que l’an dernier. Pire, elle semble augmenter sensiblement cette année. L’exemple récent du Chili (photo ci-contre), où deux églises ont été brûlées en marge de manifestations demandant des changements socioéconomiques, inquiète au plus haut point, dans un pays pourtant réputé comme pacifique. »

    Rio de Janeiro, Brésil

    Puis, la crise vécue par les Nigérians ne montre aucun signe d’essoufflement. Au Nigeria, les chrétiens continuent d’être les victimes des bergers peuls et des groupes terroristes comme Boko Haram. Mgr Ignatitus Kaigama, archevêque de la capitale Abuja – qui est déjà venu au Canada en juin 2018 à l’invitation de l’AED –, rappellera dans une vidéo les problèmes vécus sur le terrain et le manque d’action de son propre gouvernement. « Peu de choses ont changé depuis qu’il est venu. En fait, la situation s’est même détériorée », indique Mme Lalonde.

    Sœur Micheline Lattouf de la communauté des religieuses de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur témoignera de la situation au Liban. L’explosion du 4 août dernier dans le port de Beyrouth a carrément rendu la situation catastrophique pour la population, déjà appauvrie par des années de corruption. D’autres invités s’ajouteront à la liste des témoins, dont un du Pakistan qui demeure à confirmer. (Ajout, 11 novembre 2020) Le père James Channan, op, a confirmé sa présence. Il est directeur du Centre pour la paix de Lahore au Pakistan. Puis, l’histoire d’Asia Bibi sera racontée durant l’événement, cette femme pakistanaise qui est devenue un véritable symbole de la lutte pour la liberté religieuse.

    Philippines, 2018

    « Enfin, nous aurons aussi le bonheur d’accueillir trois archevêques canadiens lors de cette rencontre virtuelle », indique Mme Lalonde. « Mgrs Christian Lépine de Montréal et John Michael Miller de Vancouver, ainsi que le cardinal Thomas Collins de Toronto, ont accepté notre invitation. »

    Du côté de l’illumination d’édifices en rouge, de grandes parties des cathédrales de Montréal et de Toronto seront illuminées, alors que l’ambassade de Hongrie à Ottawa a également confirmé sa participation pour une troisième année consécutive.

    Des témoins, acteurs de paix dans leur milieu

    « Les invités de cette année sont liés par des points communs, mais l’un d’eux retient davantage mon attention : ils croient tous au dialogue interreligieux », explique Marie-Claude Lalonde. « En effet, en réfléchissant sur leur vie et leurs actions, je me suis rendue compte qu’ils portent ce trait commun, en droite ligne avec l’une des grandes orientations de la plus récente encyclique du pape François, Fratelli tutti, Tous frères. J’en suis très heureuse, car en cette période de violence contre les chrétiens, la tentation de la vengeance peut se loger dans n’importe quel cœur, y compris celui des chrétiens. Nos témoins sont les signes vivants, à leur échelle, que l’on peut faire autrement. Encore faut-il savoir les écouter. »

    Le Mercredi Rouge sera donc l’occasion « d’écouter, de prier et d’espérer en un temps où, malheureusement, la violence semble l’emporter sur la paix », rappelle encore Mme Lalonde.

    Les participants devront s’inscrire à l’activité virtuelle, sur Eventbrite à l’adresse suivante : https://www.eventbrite.ca/e/inscription-mercredirouge-128123997325.

    Les personnes et organismes intéressés à recevoir plus d’informations sur cet événement, ou bien qui comptent illuminer un édifice en rouge, peuvent contacter MarieClaude Lalonde à l’AED Canada, soit à l’adresse courriel mcl@acn-canada.org ou bien en téléphonant au 1-800-588-6333, poste 223.

    -----------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • 22 novembre 2020 (avant ou après) : collecte pour Développement et Paix

     
    Developpement_PAix_1.jpg
     

    La collecte annuelle Carême de Partage de Développement et Paix était censée avoir lieu la fin de semaine du 28 et 29 mars, mais à cause de la pandémie de COVID-19, les messes ont été annulées. Cette collecte spéciale, sur laquelle nous comptons beaucoup, a été remise au dimanche 22 novembre prochain. (dans nos églises et surtout par vos dons en ligne et ou par téléphone)

    Or, nous recevons des nouvelles du terrain nous avertissant que nos partenaires dans divers pays sont grandement affectés par les effets dévastateurs de cette pandémie.

    Nos sœurs et frères des pays du Sud en souffrent encore plus que nous et ont besoin de notre aide, maintenant plus que jamais. C’est pourquoi Développement et Paix a lancé la campagne d’automne COVID-19 : Se rétablir ensemble, campagne qui cherche à récolter de l’argent pour soutenir les populations du Sud touchées par la pandémie.

    Nous représentons Développement et Paix Estrie et par conséquent, nous essayons de diffuser le message de cette collecte exceptionnelle afin que les gens soient conscients que malgré les possibilités limitées d’assister à des messes en personne dans le contexte actuel, ils peuvent faire un don en ligne, par téléphone ou par la poste.

    1. En ligne : En cliquant ici
    2. Par téléphone : 1-888-664-3387
    3. Par la poste : En faisant un chèque à « Développement et Paix » et en l’envoyant au 1425, boulevard René-Lévesque O, 3e étage, Montréal, QC, H3G 1T7

    Nous comprenons que nous traversons toutes et tous une période très incertaine en ce moment, et que pour beaucoup de gens, le don sera un défi, ou le don sera d’un petit montant.

    Cela dit, tout montant peut faire une GRANDE différence et nous permet d’avoir un véritable impact sur le terrain. Il y a toujours l’option de devenir une donatrice/un donateur Partageons en donnant 5$, 10$ ou plus par mois: http://devp.org/partagens. Vous pouvez commencer ou arrêter de donner à tout moment!

    Aussi, nous aimerions avoir votre aide pour partager ce message et comme nous, demander à votre famille et vos amis de considérer un don à Développement et Paix. Si vous avez un compte Facebook, vous pouvez partager la publication ci-dessous. Nous avons besoin de faire passer le message au plus grand nombre de gens possible.

    En toute solidarité,

    Le C/A de Développement et Paix

    ---------------------------------


    votre commentaire
  • .

    Liberté d’expression: les évêques de France appellent à plus de fraternité

    Dans un communiqué intitulé «Pas de vraie liberté sans respect et sans fraternité» paru samedi 7 novembre, veille de la clôture de son Assemblée plénière, l’épiscopat français appelle à «défendre la liberté sans faiblesse», et à faire grandir, à ses côtés, la fraternité.
     

    «Profondément meurtris», et condamnant sans réserve les crimes des récents attentats islamistes survenus en France, -visant un professeur à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines, et visant trois catholiques dans une église de Nice-, les évêques de France ont publié une déclaration commune sur la liberté d’expression, samedi 7 novembre.

    Ils rappellent la position du Pape François dans son encycliqueFratelli Tutti: «Le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. »

    Le respect, plus que des lois supplémentaires

    S’associant à l’hommage national rendu samedi à Nice aux trois victimes assassinés le 29 octobre, les évêques de France ont souhaité «interpellé» les Français: «Et si nous commencions par le respect et la fraternité? La liberté doit être défendue, sans faiblesse. Est-ce à dire que la liberté d’expression ne doit connaitre aucune retenue vis-à-vis d’autrui et ignorer la nécessité du débat et du dialogue?»

    «Oui, les croyants, comme tous les citoyens, peuvent être blessés par des injures, des railleries et aussi par des caricatures offensantes», assurent les évêques, invitant chacun «en conscience» au respect, «plus qu’à des lois supplémentaires». 

    «’’Liberté, égalité, fraternité’’: la fraternité est une valeur républicaine. Notre exercice de la liberté ne peut pas l’ignorer. Nous devons en tenir compte dans nos comportements individuels et collectifs, personnels et institutionnels».

    La liberté grandit avec la fraternité

    Et les évêques de partager la conviction suivante: «la liberté grandit quand elle va de pair avec la fraternité», s’appuyant sur la lettre de Saint Paul aux Corinthiens: «‘Tout est permis ‘, dit-on, mais […] tout n’est pas bon’, ‘Tout est permis, mais tout n’est pas constructif’. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui»
    (1 Cor 10, 23-24).

    L’Église de France exhorte donc là à réfléchir à la manière dont plus de respect puisse être promu, de fraternité puisse être déployée par les institutions collectives ou les comportements individuels. «Une réflexion urgente doit être engagée par les pouvoirs publics», concluent-ils dans ce communiqué intitulé «Pas de vraie liberté sans respect et sans fraternité».

    LIRE AUSSI

     


    1 commentaire
  • Bethléem – Le coronavirus a détruit notre vie

    Bethléem – Le coronavirus a détruit notre vie - AED
    PAR FIONN SHINER POUR L'AED INTERNATIONALE - ADAPTATION : MARIO BARD, AED CANADA NOVEMBRE 6, 2020

    La pandémie de coronavirus a mis en lambeaux l’économie touristique de Bethléem, selon un propriétaire de magasin qui en appelle aux pèlerins, disant qu’il attend avec impatience le jour où ils pourront revenir en toute sécurité.

    Rony Tabash, propriétaire du magasin de la Crèche de Bethléem, a déclaré à l’œuvre catholique de bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED) que la crise du Covid-19 est la pire crise qu’il ait connue de toute sa vie.


    Il a déclaré : « Mon grand-père a ouvert un magasin près de l’église de la Nativité en 1927. Mon père a pris la relève en 1955 et moi en 2003. Je suis la troisième génération. Pendant tout ce temps, nous avons eu beaucoup de difficultés avec notre magasin, en particulier des problèmes politiques.

    Nous avons toujours dit “nous devons continuer, nous devons garder le sourire”. Nous avons toujours espéré des touristes. Pourtant, avec l’arrivée du coronavirus, nous avons perdu tout espoir. Le coronavirus a détruit notre vie ».

    Décrivant comment le nombre de visiteurs étrangers à Bethléem – normalement de deux millions par an – s’est effondré, il a indiqué : « Pour nous, c’est presque la fin. Neuf mois sans travail – alors que Bethléem dépend à 80 pourcents du tourisme. Nous avons besoin de pèlerins et de touristes parce que nous n’avons rien d’autre ».

    Il a ajouté : « Nous avons près de 100 cas de coronavirus par jour. On ne voit personne entrer dans l’église de la Nativité. Habituellement, il y aurait un minimum de 6 000 personnes par jour et un maximum de 12 000 personnes. Tout le monde ici dépend des touristes ».

    Selon Vera Baboun, maire de Bethléem, la population de Bethléem et des villages environnants était à 86 pourcents chrétienne en 1950, mais en 2016 elle ne l’était plus qu’à hauteur de 12 pourcents.

    Bethléem – Le coronavirus a détruit notre vie - AED

    « Sans les pèlerins, il manque quelque chose en Terre Sainte »
    Selon les médias, jusqu’à 90 pourcents des travailleurs de l’industrie touristique de Bethléem sont chrétiens.

    M. Tabash a affirmé : « Ce problème affecte toute la population de Bethléem et de Terre Sainte. Les chrétiens sont minoritaires, et on peut clairement voir la pression qui s’exerce sur eux… Nous avons eu beaucoup de problèmes politiques, mais nous disons que nous ne perdons jamais espoir… »

    Il a ajouté : « Dites aux pèlerins que nous attendons leur retour. L’Église, c’est nous tous. Nous sommes un. L’esprit des pèlerins, c’est l’Église. Sans les pèlerins, il manque quelque chose en Terre Sainte ».

    source https://acn-canada.org/

    --------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  •  

    Le Pape lance un appel pour les victimes du terrorisme en Europe

    Après avoir délivré une catéchèse sur les caractéristiques de la prière chrétienne, le Pape François a lancé un appel très fort contre le terrorisme en Europe à l’issue de l’audience générale du mercredi 4 novembre au Vatican.
     

    «En ces jours de prière pour les morts, nous nous sommes souvenus et nous nous souvenons encore des victimes sans défense du terrorisme, dont l'escalade de cruauté se répand dans toute l'Europe», a d’abord assuré le Souverain pontife.

    Le Pape pense en particulier à «la grave attaque de ces derniers jours à Nice dans un lieu de culte, et à l'attentat dans les rues de Vienne hier, qui a provoqué la consternation et la désapprobation de la population ainsi que de ceux qui ont à cœur la paix et le dialogue».

    «Je confie à la miséricorde de Dieu les personnes qui ont tragiquement disparu et j'exprime ma proximité spirituelle à leurs familles et à tous ceux qui souffrent à la suite de ces événements regrettables, qui cherchent à compromettre par la violence et la haine la coopération fraternelle entre les religions», a-t-il conclu dans cet appel.

    Le Pape a suivi de près les attentats

    Après l’attentat de Nice jeudi 29 octobre, le Pape François s’était dit proche des catholiques français en deuil, et priait «pour que le peuple français bien-aimé réagisse, uni, au mal par le bien».

    Cette attaque dans la cité azuréenne déjà éprouvée en juillet 2016 a fait trois morts dont le sacristain de la basilique Notre-Dame de Nice.

    Enfin, après l’attaque terroriste de Vienne en Autriche ayant fait quatre morts lundi 2 novembre,  le Souverain pontife a demandé à ce que cessent la haine et la violence, assurant le peuple autrichien de sa bénédiction et proximité.


    2 commentaires
  •  


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique