• François: la vieillesse n'est pas une maladie, mais un privilège

    Le Saint-Père a envoyé un message aux prêtres âgés et malades qui participaient ce 16 septembre à une Journée de la fraternité avec les évêques de Lombardie, au Nord de l’Italie. À cette occasion, une messe a aussi été célébrée en mémoire des prêtres décédés de la Covid-19 dans cette région durement frappée par la pandémie.
     

    Salvatore Cernuzio - Cité du Vatican

    Dans une lettre adressée aux participants à cette journée de retraite à Caravaggio, au sanctuaire Santa Maria del Fonte, le Saint-Père assure: «Vous vivez une saison, la vieillesse, qui n'est pas une maladie, mais un privilège», le privilège de «ressembler à Jésus qui souffre», en portant sa croix «comme Lui». La missive de François a été remise aux prêtres âgés et malades et aux évêques de Lombardie par l'évêque émérite de Mantoue, Mgr Roberto Busti.

    La communauté qui s'occupe des malades doit être «fermement enracinée en Jésus». Dans cette communauté, les prêtres âgés ne sont pas seulement des «objets d'assistance» mais des «protagonistes actifs», souligne le Souverain Pontife, car ils sont «porteurs de rêves chargés de mémoire, et donc très importants pour les jeunes générations».

    «De vous vient la sève pour s'épanouir dans la vie chrétienne et le ministère», souligne le Saint-Père dans les dernières lignes de sa lettre. Il conclut par son habituelle demande de prière, évoquant avec humour son état de santé après l'opération du côlon en juillet dernier: «Je vous demande, s'il vous plaît, de prier pour moi qui suis un peu vieux et un peu malade, mais pas si malade que ça !».

    Prière pour les prêtres emportés par le coronavirus

    La Journée de la fraternité, informe l'Église de Milan, a eu lieu à l'occasion de la réunion habituelle de la Conférence épiscopale de Lombardie et a été promue par des organismes et fondations catholiques locales. Une messe a notamment été célébrée dans le sanctuaire de Santa Maria del Fonte, présidée par l'archevêque de Milan, Mgr Mario Delpini, et les autres évêques de Lombardie. Des prières ont été dites en mémoire de tous les prêtres lombards victimes de la pandémie de Covid-19: 92 des 300 prêtres environ morts en Italie étaient originaires de Lombardie.

     


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  • Conférence de presse du Pape François : l'Église est proche et compatissante, pas politique

    S'adressant aux journalistes sur son vol de retour de Slovaquie, François a évoqué le dialogue avec les autorités hongroises, l'antisémitisme et les vaccins, ainsi que la question de l’accès à la communion pour les politiciens qui approuvent les lois sur l'avortement.
     

    Vatican News

    «L'avortement est un meurtre» : le Pape a répété que l'Église ne change pas de position, tout en remarquant que «chaque fois que les évêques n’ont pas traité un problème en tant que pasteurs, ils ont pris parti pour le côté politique». C'est ce qu'a déclaré le Pape François en s'adressant aux journalistes sur le vol Bratislava-Rome, au terme de son voyage à Budapest et en Slovaquie.

    Voici une traduction intégrale de son échange avec les journalistes :

    Istávan Károly Kuzmányi (Magiar Kurir) :

    Saint-Père, merci pour votre visite à Budapest où vous avez cité le cardinal Mindszenty qui avait dit: «S'il y a un million de Hongrois qui prient, je n'ai pas peur de l'avenir...». Pourquoi avez-vous décidé de participer après 21 ans au Congrès eucharistique de Budapest et comment voyez-vous le christianisme en Europe ?

    Certains ont mal vu la visite à Budapest, c'était prévu comme ça, mais j'ai promis à votre Président de voir si je peux revenir l'année prochaine ou la suivante. Il y a tellement de valeurs des Hongrois, j'ai été frappé par le sens de l'œcuménisme avec une grande, grande profondeur.

    De manière générale, l'Europe - je le dis toujours - doit reprendre les rêves de ses pères fondateurs. L'Union européenne n'est pas une réunion pour faire des choses, il y a un esprit derrière l'UE dont Schuman, Adenauer, De Gasperi ont rêvé. Il y a un risque qu'elle ne soit qu'un bureau de gestion, et ce n'est pas bon, elle doit aller jusqu'à la mystique, chercher les racines de l'Europe et les faire avancer. Et tous les pays doivent aller de l'avant. Il est vrai que certains intérêts, peut-être pas européens, tentent d'utiliser l'Union européenne à des fins de colonisation idéologique, et ce n'est pas bon.

    J'étais avec vous l'année dernière en Transylvanie, cette messe était magnifique. (ndr : en 2019, lors de sa visite en Roumanie, le Pape avait célébré une messe à Sumuleu-Ciuc, dans l’ouest du pays, en présence de nombreux catholiques de la minorité hongroise et de pèlerins venus directement de Hongrie).

    Bohumil Petrik (Dennik Standard) :

    La vaccination a divisé les chrétiens en Slovaquie. Vous dites que c'est un acte d'amour de vacciner, mais il y a eu différentes approches dans les diocèses. Comment pouvons-nous nous réconcilier sur cette question ?

    C'est un peu étrange car l'humanité a une histoire d'amitié avec les vaccins : rougeole, polio... peut-être que cette virulence est due à l'incertitude, pas seulement de la pandémie. Il y a la diversité des vaccins et aussi la réputation de certains vaccins qui sont un peu plus que de l'eau distillée, et cela a créé une crainte. Il y en a d'autres qui disent que c'est un danger parce qu'ils disent qu'avec le vaccin on reçoit le virus en soi.

    Même dans le collège des cardinaux, il y a des négationnistes, et l'un d'entre eux, le pauvre, est hospitalisé avec le virus. L'ironie de la vie. Je ne peux pas bien l'expliquer… Certains disent que les vaccins ne sont pas suffisamment testés. Il faut que ce soit clair: tout le monde au Vatican est vacciné, à l'exception d'un petit groupe qui fait l'objet d'une étude pour l'aider.

    Daniel Verdú Palai (El Pais) :

    Dimanche matin, vous avez eu une réunion avec Orban et vous pouvez comprendre certaines des différences. Nous avons voulu savoir comment s'est déroulée la rencontre, s'ils ont abordé la question des migrants et ce qu'il pense des lois sur les homosexuels qu'il a promulguées.

    J'ai reçu une visite, le président est venu me voir, il a eu cette courtoisie, c'est la troisième fois que je le rencontre, et il est venu avec le premier ministre et le vice-ministre. Le Président a pris la parole. Il a expliqué comment ils purifient les rivières, des choses que je ne connaissais pas. J'ai ensuite demandé quel était l'âge moyen, car je m'inquiète de l'hiver démographique.

    En Italie, l'âge moyen est de 47 ans, et je pense que c'est encore pire en Espagne, où de nombreux villages sont vides ou comptent de nombreuses personnes âgées. Comment résoudre ce problème? Le président m'a expliqué la loi dont ils disposent pour aider les jeunes couples à se marier et à avoir des enfants. C’est intéressant. C'est une loi qui est assez similaire à la loi française, mais plus développée.

    Ils m'ont expliqué cela, là ils ont ajouté quelque chose, le premier ministre et le vice-ministre sur comment était cette loi. Sur l'immigration, rien. Puis nous sommes retournés à l'écologie aussi.

    La famille, au sens de la démographie : vous pouvez voir qu'il y a de nombreux jeunes, de nombreux enfants. En Slovaquie aussi, il y a beaucoup de jeunes couples. Le défi consiste maintenant à trouver des emplois, afin qu'ils ne se mettent pas à en chercher. Mais ce sont les choses... Le président a toujours parlé, les deux ministres ont ajouté quelques données. La réunion a duré assez longtemps, environ 40 minutes.

    Gerard O'Connell (America) :

    Je voulais tout d'abord vous dire que nous sommes tous ravis de l'opération, qui a donné un résultat splendide, vous êtes rajeuni!

    On m'a dit que certaines personnes voulaient faire l'opération..... Mais ce n'était pas une chose esthétique !

    Vous avez souvent dit que nous sommes tous pécheurs, et que l'Eucharistie n'est pas une récompense, mais un médicament et une nourriture pour les faibles. Comme vous le savez, aux États-Unis, après les dernières élections, il y a eu une discussion entre les évêques sur le fait de donner la communion aux politiciens qui ont soutenu les lois sur l'avortement. Certains évêques veulent refuser la communion au président et aux autres officiels. D'autres évêques y sont favorables, d'autres disent de ne pas utiliser l'Eucharistie comme une arme. Qu'en pensez-vous et que conseillez-vous de faire aux évêques? Et avez-vous, en tant qu'évêque, pendant toutes ces années, refusé publiquement l'Eucharistie à quelqu'un ?

    Je n'ai jamais refusé l'Eucharistie à personne, je ne sais pas si quelqu'un est venu dans ces conditions! Ceci en tant que prêtre. Je n'ai jamais été conscient d'avoir en face de moi une personne comme celle que vous décrivez, c'est vrai.

    La seule fois où il m'est arrivé quelque chose de sympathique, c'est quand je suis allé servir la messe dans une maison de retraite, j'étais dans le salon, et j'ai dit : qui veut la communion? Toutes les personnes âgées ont levé la main. Une petite vieille dame a levé la main, a pris la communion et a dit: «Merci, je suis juive». Et j'ai dit : «Ce que je t'ai donné aussi est juif!».

    La communion n'est pas une récompense pour les parfaits - pensons au jansénisme - la communion est un don, un cadeau, c'est la présence de Jésus dans l'Église et dans la communauté. Ensuite, ceux qui ne sont pas dans la communauté ne peuvent pas prendre la communion, comme cette dame juive, mais le Seigneur a voulu la récompenser à mon insu. Ils sont hors de la communauté - excommuniés - parce qu'ils ne sont pas baptisés ou se sont éloignés.

    Le deuxième problème, celui de l'avortement: c'est plus qu'un problème, c'est un meurtre. Qui pratique l'avortement tue, sans demi-mesure. Prenez n'importe quel livre sur l'embryologie pour les étudiants en médecine. La troisième semaine après la conception, tous les organes sont déjà là, même l'ADN... C'est une vie humaine, cette vie humaine doit être respectée, ce principe est tellement clair!

    À ceux qui ne peuvent pas comprendre, je poserais cette question : est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il juste d'engager un tueur à gages pour tuer une vie humaine? Scientifiquement, c'est une vie humaine. Est-il juste de la supprimer pour résoudre un problème? C'est pourquoi l'Église est si dure sur cette question, car si elle accepte cela, c'est comme si elle acceptait le meurtre au quotidien. Un chef d'État m'a dit que le déclin démographique avait commencé parce que à l’époque, la loi sur l'avortement était si forte que six millions d'avortements furent pratiqués, ce qui a entraîné une baisse des naissances dans la société de ce pays.

    Maintenant, allons vers cette personne qui n'est pas dans la communauté, qui ne peut pas recevoir la communion. Ceci n'est pas une punition, cette personne est en dehors (de la communauté, ndr). Mais le problème n'est pas théologique, il est pastoral, comment nous, évêques, gérons ce principe d’un point de vue pastoral. Si nous regardons l'histoire de l'Église, nous verrons que chaque fois que les évêques n'ont pas géré un problème en tant que pasteurs, ils ont pris parti sur un versant politique.

    Pensez à la nuit de la Saint-Barthélemy, les hérétiques, oui, «égorgeons-les tous»... Pensez à la chasse aux sorcières, à Campo di Fiori, à Savonarole. Lorsque l'Église ne défend pas un principe de manière non pastorale, elle se positionne sur le plan politique, et cela a toujours été le cas, il suffit de regarder l'histoire. Que doit faire le pasteur ? Être un pasteur, ne pas condamner. Être un pasteur, car celui qui est pasteur l’est aussi pour les excommuniés. Des pasteurs avec le style de Dieu, dans la proximité, la compassion et la tendresse. La Bible toute entière le dit. Un pasteur qui ne sait pas gérer en tant que pasteur...

    Je ne connais pas très bien les détails des États-Unis... Mais si vous êtes proches, tendres, et que vous donnez la communion? C'est une hypothèse. Le pasteur sait ce qu'il doit faire à tout moment. Mais si vous sortez de la pastorale de l'Église, vous devenez un politicien, et vous pouvez le voir dans toutes les condamnations non pastorales de l'Église... Si vous dites que vous pouvez donner ou ne pas donner, c'est de la casuistique...

    Vous souvenez-vous de la tempête qui s’est soulevée avec Amoris laetitia«Hérésie, hérésie!» Heureusement, il y avait le cardinal Schönborn, un grand théologien, qui a clarifié les choses... Ce sont des enfants de Dieu et ils ont besoin de notre proximité pastorale, au pasteur de résoudre les situations comme l'Esprit l'indique...

    Stefano Maria Paci (Sky Tg 24):

    Je pense que vous considérerez le message que je vais vous remettre comme un cadeau, c'est Edith Bruck, l'écrivaine juive que vous avez rencontrée chez elle, qui m'a demandé de vous le remettre. Un long message signé «votre sœur Edith», dans lequel elle vous remercie pour vos gestes et vos appels contre l'antisémitisme au cours de ce voyage.

    L'antisémitisme resurgit, il est à la mode, c'est une chose affreuse, affreuse.....

    Vous en avez parlé avec les autorités hongroises et une résolution est venue de Strasbourg demandant la reconnaissance des mariages homosexuels. Qu'en pensez-vous ?

    Le mariage est un sacrement, l'Église n'a pas le pouvoir de changer les sacrements tels que le Seigneur les a institués. Il existe des lois qui tentent d'améliorer la situation de nombreuses personnes ayant une orientation sexuelle différente. C'est important, les États ont la possibilité civilement de les soutenir, de leur offrir une sécurité sur l'héritage, la santé, etc., pas uniquement pour les homosexuels, mais pour toutes les personnes qui veulent s'associer.

    Mais le mariage est le mariage. Cela ne signifie pas les condamner, ce sont nos frères et sœurs, nous devons les accompagner. Il y a des lois civiles, pour les veuves par exemple, qui veulent s'associer grâce à une loi pour accéder à des services... Il y a le PACS français, mais rien à voir avec le mariage comme sacrement, qui est entre un homme et une femme.

    Parfois, la confusion se crée. Tous sont frères et sœurs égaux, le Seigneur est bon, il veut le salut de tous, mais s'il vous plaît, ne faites pas renier sa vérité à l'Église. De nombreuses personnes d’orientation homosexuelle font une démarche de pénitence. Ils demandent conseil au prêtre, l'Église les aide, mais le sacrement du mariage, c'est autre chose.

    Le Saint-Père a ensuite ajouté:

    J'ai lu une belle chose sur l'un d'entre vous, qui disait que cette journaliste est disponible 24 heures sur 24 pour travailler et qu'elle laisse toujours les autres passer en premier et elle derrière, elle donne la parole aux autres et elle reste silencieuse. C’est Manuel Beltran qui le dit, à propos de notre Eva Fernandez, merci !

    (traduction de travail)

    source https://www.vaticannews.va/

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    Les Papes et le 11 septembre : compassion et dialogue, antidotes à la violence

    Les attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué un immense choc à l’échelle mondiale, aussi au Vatican. Au 20e anniversaire de cette tragédie, retour sur la façon dont les Papes successifs ont réagi à ce bouleversement géopolitique en continuant à promouvoir la non-violence et le dialogue.
     

    C’est d’une voix émue et affaiblie que le mercredi 12 septembre 2001, lors de l’audience générale, Jean-Paul II exprime sa compassion pour les plus de 3000 victimes des attentats commis la veille aux États-Unis. Le Pape, qui avait visité ce pays à sept reprises durant son pontificat, dénonce alors un «jour sombre dans l’histoire de l’humanité» et une «terrible offense à la dignité humaine».

    Dans une intervention lue en anglais, devant 25 000 pèlerins rassemblés sur la Place Saint-Pierre dans une atmosphère de gravité, Jean-Paul II déclare que sa «sympathie la plus sincère va au peuple américain, soumis hier à des attaques terroristes inhumaines qui ont coûté la vie à des milliers d’êtres humains innocents et causé une tristesse indicible dans le cœur de tous les hommes et femmes de bonne volonté». Le Pape polonais, lui-même marqué dans sa chair par une attaque terroriste en mai 1981, «demande à Dieu d’accorder au peuple américain la force et le courage dont il a besoin en ce moment de tristesse et d’épreuve».

    Benoît XVI et François sur les lieux du drame

    Parallèlement aux efforts diplomatiques du Saint-Siège voués à éviter l’engrenage de la violence, les deux successeurs de Jean-Paul II se rendront à New York sur les lieux des attentats du World Trade Center. Le 20 avril 2008, à Ground Zero, Benoît XVI prie en anglais pour les victimes et leurs familles, et pour tous ceux qui exercent des responsabilités politiques. «Donne-nous la sagesse et le courage de travailler sans relâche pour un monde où la paix et l'amour véritables règnent entre les nations et dans le cœur de tous», supplie le Pape dans sa prière à Dieu.

    Et le 25 septembre 2015, ce fut au tour du Pape François de se rendre sur le site du World Trade Center. Lors d’une rencontre interreligieuse, le Pape François martèle alors à tous les croyants que «malgré nos différences et désaccords, nous pouvons expérimenter un monde de paix».

    Entre diplomatie et consolation, les Papes successifs ont donc cherché à mener le bon combat, en refusant la violence qui engendre la violence et en suivant la voie de la compassion, seul moyen de sortir de ces cycles de guerre et de terrorisme qui ont marqué ces deux premières décennies du XXIe siècle.


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  • Un million d’enfants qui prient le chapelet peuvent changer le monde

    La Vierge Marie et saint Joseph unie à la campagne de prière de cette année

    Le 18 octobre prochain, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) invite le les paroisses, les maternelles, les écoles et les familles à participer cette année encore à la campagne Un million d’enfants prient le chapelet. L’objectif de la campagne de prière est la paix et l’unité dans le monde entier, ainsi que d’encourager les enfants à chercher de l’aide et un soutien auprès de Dieu dans les moments difficiles, comme l’explique le Cardinal Mauro Piacenza, président de l’AED.

    Cette année, la campagne met en valeur la figure de saint Joseph, en citant dans ses textes des parties de la lettre Patris corde (Cœur de Père), par laquelle le pape François a déclaré une Année jubilaire qui se terminera le 8 décembre. La campagne de cette année encourage les enfants à prier « avec Marie et sous la protection de saint Joseph ». Le Cardinal Piacenza rappelle que saint Joseph, patron de l’Église, « est pour nous un grand exemple de la façon dont Dieu peut tout canaliser vers le bien, par notre prière, notre fidélité et notre obéissance à Sa Parole ».

    Bien que l’on se soit attendu à ce que les restrictions liées au coronavirus prennent fin en 2021, la situation demeure grave à maints endroits. En outre, la crise sanitaire n’est pas la seule menace pour le monde. « La faim, la pauvreté, la corruption, les guerres et la terreur, la profanation de la vie humaine et la destruction de la création affectent d’innombrables personnes », déclare le Cardinal Piacenza. C’est pourquoi le prélat souligne l’importance de la prière et, en particulier, celle des enfants qui intercèdent pour que « Dieu donne le salut au monde ».

    « Un million d’enfants prient le chapelet » a battu un record de participation en 2020 en rassemblant dans la prière des enfants de 136 pays, dont la Syrie, l’Irak, le Mexique, l’Arménie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Nigeria ou la République Démocratique du Congo. Rien que sur le site web, plus de 509 000 enfants se sont inscrits.

    Le site web de l’œuvre au Canada fournit du matériel gratuit permettant de prier en paroisse, dans les écoles, les groupes d’enfants ou en famille. Le matériel d’ensemble disponible contient comme chaque année des instructions sur la façon de prier le chapelet, des réflexions sur les mystères du rosaire à l’intention des enfants et une consécration des enfants à la Mère de Dieu.

    Comment cela est-il né ?

    La campagne Un million d’enfants prient le chapelet remonte à 2005, alors qu’un groupe d’enfants priait le chapelet dans une chapelle de Caracas, capitale vénézuélienne, et que plusieurs des personnes présentes se sont souvenues des paroles de Padre Pio : « Quand un million d’enfants prieront, le chapelet, le monde changera ». La campagne s’est rapidement étendue à travers le monde. Pour s’inscrire à l’événement et pour télécharger du matériel, rendez-vous au lien suivant : unmilliondenfants2021.eventbrite.ca/

    source  https://acn-canada.org/

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  • Le Pape François en Hongrie et en Slovaquie: «Ce sera un voyage spirituel» - VA

    Le Pape François en Hongrie et en Slovaquie: «Ce sera un voyage spirituel»

    Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a présenté ce 9 septembre lors d’une conférence de presse le 34ème voyage du pontificat de François, qui aura lieu du 12 au 15 septembre prochain en Hongrie et en Slovaquie. Il a donné quelques clés de lecture pour mieux comprendre ce déplacement.
     

    Salvatore Cernuzio - Cité du Vatican

    Le 34e voyage international du Pape François se veut «un pèlerinage au cœur de l'Europe, au cours duquel le Pape abordera des questions qui touchent l'ensemble du continent», a expliqué ce jeudi Matteo Bruni aux journalistes présents en Salle de Presse. Il s’agira avant tout d’un «parcours spirituel», commençant par l'adoration de l'Eucharistie et se terminant devant Notre-Dame des Douleurs qui, en ce siècle, n'a jamais cessé de veiller sur les terres slaves blessées par le totalitarisme.

    En l’honneur du Saint-Sacrement

    À cet égard, il est donc bon «d'éviter de mélanger d'autres types de lectures avec celle qui est plus spirituelle», a déclaré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, répondant à ceux qui l’interrogeaient sur la rencontre du Souverain Pontife avec le Premier ministre Viktor Orbán, dimanche matin, avant la messe de clôture – aussi appelée Statio Orbis - du Congrès eucharistique mondial sur la place des Héros. «Il s'agit d'une rencontre avec les plus hautes autorités du pays, et évidemment parmi elles se trouve Orbán», a ajouté Matteo Bruni, expliquant que la présence du Premier ministre avec sa famille à la messe papale «sera confirmée par les Hongrois».

    «Il s'agit d'un pèlerinage en l'honneur du Saint-Sacrement», a-t-il poursuivi, rappelant que la genèse de ce voyage remonte précisément au désir du Pape d'être proche des centaines d'hommes et de femmes qui, depuis dimanche dernier, participent au Congrès eucharistique.

     Dans le sillage de Jean-Paul II en Slovaquie

    «La Hongrie a ensuite ouvert les portes de la Slovaquie», a rappelé Matteo Bruni. Le Pape lui-même, lors de la conférence de presse sur son vol de retour d'Irak en mars dernier, avait expliqué qu'il avait été conseillé par l'un de ses collaborateurs de passer de Budapest à Bratislava, qui est «à deux heures de voiture». Une courte étape hypothétique qui s'est transformée en un voyage de soixante-douze heures dans les principales villes de cette région d'Europe centrale et orientale, dont beaucoup avaient déjà été visitées par Jean-Paul II lors de trois voyages: en 1991, 1996 et 2003, deux ans avant sa mort.

    À cette époque, le Pape Wojtyla avait appelé l'Église et les communautés chrétiennes à participer à la reconstruction d'une société qui se remettait lentement des horreurs du nazisme et des «erreurs et souffrances» du régime communiste. Un scénario différent de celui que François rencontrera la semaine prochaine, cependant, «les peuples et les terres sont les mêmes» et dans l'âme de nombreux hommes et femmes, les blessures de ces années sombres pèsent encore lourdement. «Le Pape visite des peuples qui ont souffert d'un régime répressif de la foi et de la liberté religieuse», y compris des évêques, des prêtres, des religieuses, des laïcs emprisonnés, torturés, martyrisés, des prêtres ordonnés en secret dans les usines où ils étaient employés, mais aussi «des chrétiens fiers d'avoir résisté, parfois jusqu'au sang, au mal et à la persécution».

    De nombreuses rencontres

    Par le souvenir de personnalités tels que le cardinal hongrois József Mindszenty (1892-1975) ou le cardinal slovaque Ján Chryzostom Korec (1924-2015), pilier de l'Église slovaque dite clandestine, le Saint-Père voudra tourner son regard «vers l'avenir de l'évangélisation et de la mission». C’est pourquoi il rencontrera les jeunes d'abord, puis les représentants des autres confessions chrétiennes et des autres religions, au cours de journées intenses, avec un total de sept discours, trois homélies, un salut et un Angélus, tous prononcés en italien.

    «La souffrance et le martyre ont uni mais aussi divisé les différentes confessions, c'est pourquoi les rencontres œcuméniques sont importantes», a souligné Matteo Bruni. Toutes deux se tiendront le premier jour, dimanche 12 septembre : la première le matin avec des représentants du Conseil œcuménique des Églises, à Budapest, au Musée des Beaux-Arts ; l'autre, l'après-midi, à la nonciature de Bratislava.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Une session du Synode des évêquesUne session du Synode des évêques (Vatican Media) VERS LE SYNODE

    Le Document préparatoire du Synode des évêques de 2023 a été publié

    Le Secrétariat Général du Synode des évêques a rendu public ce mardi 7 septembre le Document préparatoire et le Vademecum qui accompagneront le prochain Synode sur la synodalité. Celui-ci sera ouvert les 9-10 octobre à Rome et le 17 octobre dans les Églises particulières, et se conclura par l'assemblée générale au Vatican en 2023.
     

    Salvatore Cernuzio - Cité du Vatican

    Écouter, «sans préjugés». Prendre la parole, «avec courage et parresia». Dialoguer avec l'Église, la société et les autres confessions chrétiennes. Le Secrétariat général du Synode a publié le Document préparatoire et le Vademecum, textes essentiels indiquant les lignes directrices du prochain chemin synodal.

     Télécharger le  Document préparatoire Synode 2023

    Pour une Église synodale : communion, participation et mission 

    Une boussole et non «un livre de règles»

    Le Document préparatoire se veut avant tout «un outil» pour faciliter la première phase d'écoute et de consultation du Peuple de Dieu dans les Églises particulières, qui débutera en octobre 2021 et se terminera en avril 2022. Le Vademecum est quant à lui conçu comme «un manuel» offrant un «soutien pratique» aux référents diocésains pour préparer le peuple de Dieu. Il comprend des prières en ligne, des exemples de synodes récents, un glossaire des termes relatifs au processus synodal. Ce n’est «pas un livre de règles», mais «un guide pour soutenir les efforts de chaque Église locale».

    Une question fondamentale sous-tend ces deux publications: «Comment se réalise aujourd'hui, à différents niveaux (du local à l'universel), ce "marcher ensemble" qui permet à l'Église d'annoncer l'Évangile, conformément à la mission qui lui a été confiée, et quels pas l'Esprit nous invite-t-il à faire pour grandir en tant qu'Église synodale ?»

    Inclure tous les baptisés

    Pour répondre à cette question, le Secrétariat du Synode souligne la nécessité de «vivre un processus ecclésial participatif et inclusif» qui offre à chaque personne, en particulier à celles qui sont en marge, la possibilité de s'exprimer et d'être entendues; puis de reconnaître et d'apprécier la variété des charismes et d'examiner «comment la responsabilité et le pouvoir sont vécus dans l'Église». Il s’agit aussi d'«accréditer la communauté chrétienne en tant que sujet crédible et partenaire fiable» sur les voies du dialogue, de la réconciliation, de l'inclusion et de la participation. Et aussi de «régénérer les relations» avec les représentants d'autres confessions, les organisations de la société civile et les mouvements populaires.

    Des mesures concrètes, donc, qui s'inscrivent dans un cadre historique marqué par la «tragédie» du Covid et dans un contexte où l'Église est confrontée à un manque de foi interne, à la corruption et aux abus. Mais c'est précisément dans ces «sillons creusés par la souffrance» que fleurissent les «voies nouvelles» pour «refonder le chemin de la vie chrétienne et ecclésiale». 

     Vidéo - Sr Becquart: « Il n’y a pas de synodalité sans spiritualité »
     
    Sr Becquart: «Il n’y a pas de synodalité sans spiritualité»
    23/07/2021 

    La place des laïcs

    Le Document préparatoire consacre également une large place aux laïcs. Il réaffirme que tous les baptisés sont des «sujets actifs de l'évangélisation» et qu'il est fondamental que les pasteurs «n'aient pas peur d'écouter le troupeau». Dans une Église synodale, en effet, chacun «a quelque chose à apprendre» de l'autre.

    Le texte préparatoire propose ensuite des questions pour guider la consultation du peuple de Dieu, en commençant par une question: Comment le «marcher ensemble» est-il réalisé aujourd'hui dans son Église particulière? Il est donc vivement conseillé de relire les expériences de son propre diocèse à cet égard, en tenant compte des relations internes au diocèse entre les fidèles, le clergé, les paroisses, mais aussi entre les évêques, avec les différentes formes de vie religieuse et consacrée, avec les associations, les mouvements et les institutions telles que les écoles, les hôpitaux, les universités, les organisations caritatives. Il convient également d'envisager des relations et des initiatives communes avec d'autres religions et avec le monde de la politique, de la culture, des finances, du travail, des syndicats et des minorités.

    Des pistes de réflexion précises

    Enfin, le Document évoque dix noyaux thématiques sur la «synodalité vécue», à explorer afin d'enrichir la consultation. Il s'agit notamment de réfléchir à qui fait partie de ce que nous appelons «notre Église» ; d'écouter les jeunes, les femmes, les personnes consacrées, les rejetés et les exclus ; d'examiner si un style de communication authentique est promu dans la communauté, sans duplicité ; d'évaluer comment la prière et la liturgie guident ce «marcher ensemble» ; de réfléchir à la manière dont la communauté soutient les membres engagés dans un service ; de repenser les lieux et les méthodes de dialogue dans le diocèse, avec les diocèses voisins, avec les communautés et les mouvements religieux, avec les institutions, avec les non-croyants. Il faut également s'interroger sur la manière dont l'autorité est exercée dans l'Église en question, sur la manière dont les décisions sont prises, sur les outils promus pour la transparence et la responsabilité, sur la formation des personnes occupant des postes à responsabilité.

    Le fruit des réflexions, explique le Secrétariat du Synode, sera condensé en une dizaine de pages. L'objectif «n'est pas de produire des documents», est-il affirmé, mais de faire naître des rêves, des prophéties et des espoirs.

    Le Synode sur la synodalité sera ouvert solennellement les 9-10 octobre à Rome et le 17 octobre dans les Églises particulières, et s’achèvera par l'assemblée des évêques au Vatican en 2023.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Le Pape encourage les "Leaders pour la Paix" face aux défis de l'après-pandémie

    Le Pape François a reçu ce matin une délégation des "Leaders pour la Paix", menée par le président de cette organisation, l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin. Il a axé son intervention sur les conséquences politiques de la pandémie de coronavirus.
     

    Vatican News

    Le Pape François a débuté son intervention en s’arrêtant sur les conséquences sociales et économiques de la pandémie de coronavirus. «Non seulement elle a appauvri la famille humaine de nombreuses vies, chacune précieuse et irremplaçable, mais elle a aussi semé la désolation et augmenté les tensions». Face à «l’aggravation convergente des multiples crises, politiques et environnementales», l’engagement des Leaders pour la Paix «n’a jamais été autant nécessaire et urgent».

    François a insisté sur la nécessaire prise de responsabilité des citoyens, car «nous voyons souvent que c’est “du bas” que proviennent les sollicitations et les propositions», a-t-il remarqué, tout en reconnaissant le risque de dérives idéologiques. Les Leaders pour la Paix sont appelés à jouer un «rôle constructif» dans cette «éducation à la paix».

    «La pandémie, avec sa longue période d’isolement et d’“hypertension” sociale, a inévitablement mis en crise l’agir politique en lui-même, la politique en tant que telle. Mais cependant ceci peut devenir une opportunité, pour promouvoir une “meilleure politique», sans laquelle est rendu impossible «le développement d’une communauté mondiale, capable de réaliser la fraternité à partir des peuples et des nations qui vivent l’amitié sociale», a insisté François en citant son encyclique Fratelli tutti.

    Mettre la personne humaine au centre de la politique

    «Il s’agit donc de travailler simultanément à deux niveaux: culturel et institutionnel», a détaillé François. Le premier niveau implique de développer une «culture des visagesqui mette au centre la dignité de la personne, le respect de son histoire particulièrement de ses blessures et de ses exclusions», et une «culture de la rencontre dans laquelle nous nous écoutons et nous accueillons nos frères et sœurs, avec confiance dans les réserves de bien qui sont dans le cœur des gens»

    «Au second niveau il est urgent de favoriser le dialogue et la collaboration multilatérale, parce que les accords multilatéraux garantissent mieux que les accords bilatéraux, la sauvegarde d’un bien commun réellement universel et la protection des États les plus faibles», a-t-il souligné.

    «N’en restons pas aux discussions théoriques, touchons les blessures, palpons la chair des personnes affectées», a martelé François, toujours en reprenant des paroles contenues dans Fratelli tutti«J’encourage votre engagement pour la paix et pour une société plus juste et fraternelle. Que Dieu vous accorde d’expérimenter dans votre vie la joie qu’il a lui-même promise aux artisans de paix», a conclu le Saint-Père.

    source https://www.vaticannews.va/

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    01/09/2021

     

    Interrogé par une radio espagnole, le Pape réfute toute idée de démission  - VA

     
     

     

    La longue interview du Pape François par Carlos Herrera, sur Radio Cope, a été diffusée ce mercredi matin. Pour la première fois, il a parlé de son opération chirurgicale en juillet et a également abordé les questions sensibles de l’actualité de cet été, notamment l'Afghanistan, la Chine, ... 

     

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    Source  https://www.vaticannews.va/

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  • Corée: la paix est le fruit de la justice mais aussi de la charité

    A l'occasion du forum global coréen pour la paix qui s'est ouvert ce mardi à Séoul, le cardinal Pietro Parolin a prononcé un discours enregistré dans lequel il revient sur le «rôle des Eglises dans l'établissement de la paix dans la péninsule coréenne».
     

    Une nouvelle édition du Forum pour la paix en Corée (Korea Global Forum for Peace, KGFP) s'est ouverte à Séoul ce mardi 31 août et se poursuivra jusqu'au 2 septembre. Organisé par le ministère de l'unification de Corée du Sud, ce forum annuel rassemble des chercheurs, experts et représentants gouvernementaux de plus de vingt pays pour discuter des questions concernant la Corée du Nord et l'établissement d'une paix durable de la péninsule coréenne. Cette année marque par ailleurs le 30e anniversaire de l'accord fondamental intercoréen qui permit de poser les bases de discussions de paix entre les deux Corée.

    Le Saint-Siège, qui suit de près la situation dans la péninsule, participe à cette réunion par la voix du cardinal Pietro Parolin. Dans un message enregistré, le Secrétaire d'État du Saint-Siège est revenu sur «le rôle des Eglises dans l'établissement de la paix dans la péninsule coréenne», précisant quelques principes, valeurs et idéaux que les Églises - et l'Église catholique en particulier - peuvent offrir à la cause de la paix dans cette région.

    «L'une des tâches essentielles confiées aux hommes et aux femmes, à notre liberté et à notre créativité humaines, est de créer les conditions d'un développement intégral et solidaire de l'humanité» a rappelé le cardinal, citant notamment le Pape Paul VI qui soulignait que «les nations doivent rencontrer les nations, comme des frères et des sœurs, comme des enfants de Dieu».

    Accueillir, accompagner et écouter

    Pour bâtir la paix il faut savoir passer des paroles aux actes, poursuit le Secrétaire d'État du Saint-Siège. Cela peut se résumer en trois verbes: accueillir, accompagner et écouter. «Le premier pas pour accueillir vraiment les autres est de se rapprocher d'eux, de leur faire une place dans notre vie, d'être prêts à partager nos joies et nos peines, et de construire des relations authentiques» explique le cardinal Parolin. «Nous, chrétiens, restons fermes dans notre intention de respecter les autres, de guérir les blessures, de construire des ponts, de renforcer les relations et de "porter les fardeaux les uns des autres (Gal 6, 2)».

    Accompagner signifie savoir mettre en œuvre «des stratégies communes visant le respect de la vie humaine et l'accompagnement progressif des personnes». Écouter implique enfin de «consacrer consciemment une partie de notre temps précieux et de notre attention à décoder soigneusement les signaux que nous recevons». Si certains pensent qu'écouter peut être un signe de faiblesse ou une perte de temps, c'est pourtant cette écoute «qui peut favoriser la résolution des conflits, la médiation culturelle et le rétablissement de la paix dans les communautés et les groupes».

    Dialogue et charité

    Le dialogue est surtout «un signe de grand respect» poursuit le cardinal Parolin, il est aussi «une expression de charité car, sans ignorer les différences, il peut nous aider à rechercher et à partager le bien commun». «Nous pouvons donc dire que la paix est le fruit non seulement de la justice mais aussi de la charité, ou de l'amour» précise le cardinal. La charité fait en effet ressentir les besoins des autres comme les nôtres. 

     
     

    Dans son message, le Secrétaire d'État du Saint-Siège rappelle aussi «la richesse de la tradition orientale, dans laquelle l'amitié représente l'un des piliers de la société» et s'arrête sur le concept de bienveillance que Confucius résuma dans un célèbre aphorisme: «Ne fais pas aux autres ce que tu ne désires pas toi-même». «Sur la base de cette dernière affirmation, nous pouvons dire qu'"agir avec la plus grande loyautéet "ne pas imposer aux autres ce que l'on ne souhaite pas pour soi-même" est comparable au précepte chrétien "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"» précise le cardinal Parolin. 

    La réconciliation pour façonner l'avenir

    Dans les relations complexes et parfois tendues au sein de la communauté internationale, «il n'est pas facile de percevoir des résultats concrets; dans certains cas, il faut des années avant d'entrevoir un petit progrès» souligne encore le cardinal. Citant l'encylique Fratelli Tutti du Pape François selon lequel «un amour capable de transcender les frontières est à la base de ce qui, dans chaque ville et chaque pays, peut être appelé "amitié sociale"», le cardinal invite, à la lumière des enjeux de réconciliation entre les deux voisins coréens à «emprunter une nouvelle voie qui exige le courage de tracer des chemins, d'élargir les horizons, de créer un sentiment d'appartenance».

    Cela implique d'accepter de nouvelles façons d'aborder nos paradigmes politiques et économiques familiers, ainsi qu'une nouvelle vision des relations interpersonnelles, précise le Secrétaire du Saint-Siège. Mais si la réconciliation est essentielle pour ouvrir de nouvelles perspectives pour l'avenir, elle exige un principe de réciprocité. Citant Jean-Paul II qui rappelait dans son message pour la Journée mondiale de la paix 2004 «que le pardon est nécessaire pour réduire les problèmes des individus et des peuples» le numéro 2 du Saint-Siège rappelle ainsi que «l'amour est la forme la plus élevée et la plus noble de relation possible entre les êtres humains».

    La paix n'est pas une faiblesse

    «Notre chemin ne sera jamais complet tant que la justice ne sera pas complétée par la réconciliation» conclut le cardinal Parolin qui souligne que «si nous voulons "progresser" vers une nouvelle vision, chacun d'entre nous doit être prêt à travailler avec les autres pour ouvrir de nouvelles perspectives d'amitié et de réconciliation en vue de façonner un avenir commun». «La paix véritable et durable, une paix ancrée dans le tissu social, ne peut être obtenue par des instruments qui en contredisent le sens même, ni par la simple force des mots, précise t-il. La véritable paix grandit dans le cœur et la conscience des individus». Une paix qui n'est pas une faiblesse ni un signe d'insuffisance ou de lâcheté; mais bien «fille de la justice et de l'amour».

    source  https://www.vaticannews.va/

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  • Bartholomée Ier: ne pas rester inactif face à la souffrance de la Création

    Le message du patriarche œcuménique de Constantinople pour la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le 1er septembre, couvre toute une série de questions d'actualité. Bartholomée Ier rappelle que les initiatives visant à limiter la pandémie sont un devoir pastoral pour l'Église.
     

    Debora Donnini - Cité du Vatican

    «Prions pour que les conséquences de la crise sanitaire soient rapidement surmontées et pour que les gouvernants du monde soient éclairés d'en haut», afin qu'ils ne persistent pas dans les principes d'organisation de la vie économique, de production et de consommation, et d'exploitation épuisante des ressources naturelles qui étaient en vigueur avant la pandémie.

    C'est l'une des directions dans lesquelles s'oriente le message de Bartholomée Ier, patriarche œcuménique de Constantinople, à l'occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création célébrée le 1er septembre. L'un des fronts actuels sur lequel son regard se porte est sans aucun doute celui provoqué par la propagation du Covid-19. Dans ce sens, le Patriarche espère également que la «diffusion d'opinions pseudo-scientifiques sur la prétendue dangerosité des vaccins contre le coronavirus», la diffamation des experts et la sous-estimation déséquilibrée de la gravité de la maladie, prendront fin. «Malheureusement, écrit le patriarche, des thèses similaires se répandent également sur le changement climatique, ses causes et ses conséquences fatales. La réalité est tout autre, et "un sens des responsabilités est nécessaire».

    Le devoir pastoral à limiter la pandémie

    Toujours au sujet de la propagation du Covid-19, Bartholomée Ier rappelle qu'en cette période difficile, prendre des initiatives pour limiter la pandémie constitue «un devoir pastoral fondamental pour l'Eglise». Une injonction éthique catégorique, a-t-il souligné, est également de soutenir l'accès général à la vaccination contre le coronavirus, en premier lieu pour les populations les plus pauvres.

    L'indifférence est un outrage à Dieu

    Pour le patriarche œcuménique de Constantinople, il est donc «inconcevable de rester inactif» tout en étant «conscient des grands défis communs auxquels l'humanité est actuellement confrontée». «L'indifférence à l'égard de nos semblables qui souffrent et de la destruction de la "très belle" création, soutient-il clairement, est un outrage à Dieu et un mépris de ses commandements. Là où il y a le respect de la création et l'amour tangible de l'homme 'aimé de Dieu', là Dieu est présent».

    L’interconnexion des éléments

    Le contexte mondial dans lequel s'inscrit son discours, et dans lequel s'inscrit cette année la Journée mondiale de prière pour le soin de la Création elle-même, est marqué par des phénomènes météorologiques intenses dus au changement climatique, des inondations et des incendies catastrophiques, ainsi que par la pandémie de coronavirus et ses conséquences sociales et économiques. Face à cette réalité, Bartholomée I constate toutefois que les mesures restrictives en matière de déplacement et l'imposition de limites à la production biomécanique ont conduit à une réduction des polluants, ce qui représente «une leçon significative sur l'interconnexion de toute chose dans le monde».

    Respect de la création, soin des personnes

    Ensuite, concernant l'engagement du Patriarcat œcuménique de Constantinople, il est rappelé qu'une Commission officielle de théologiens a été nommée «pour préparer un texte sur les conséquences sociales de notre foi et sur la mission sociale et le témoignage de l'Église orthodoxe dans le monde contemporain». «Pour la vie du monde. Vers une éthique sociale de l'Eglise orthodoxe» est le titre de ce texte approuvé «par notre Saint et Sacré Synode», écrit Bartholomée Ier. Il est donc souligné que «tant les comportements respectueux de l'environnement que la reconnaissance du caractère sacré de la personne humaine sont une "liturgie après la liturgie", des dimensions vitales de la réalité eucharistique de l'Église». «La vie de l'Église, a enfin souligné le patriarche œcuménique, est un respect tangible de la Création et un lieu et un mode de la culture de la personne et de la solidarité.»

     source https://www.vaticannews.va/

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