• Pas de bonne décision sans entendre les femmes, affirme le pape

    Pas de bonne décision sans entendre les femmes, affirme le pape

    Conférence de presse dans l’avion Erevan-Rome

    Pas de bonne décision sans entendre les femmes, affirme le pape

    Conférence De Presse Dans L'avion Rome-Erevan (C) L'Osservatore Romano

    « On ne peut pas prendre une bonne décision, bonne et juste, sans entendre les femmes », a affirmé le pape François le 26 juin 2016, dans l’avion qui le ramenait de Erevan (Arménie) à Rome. Durant sa traditionnelle conférence de presse de retour de voyage, le pape a confirmé l’avancée de la création d’une commission sur le thème des diaconesses des premiers siècles.

    Le pape répondait à une question sur ses propos du 12 mai dernierconcernant la création d’une commission pour étudier le thème des femmes diaconesses. Une possibilité évoquée devant des religieuses de l’Union internationale des supérieures générales (UISG), lors d’une audience au Vatican.

    « Quand tu veux que quelque chose ne soit pas résolu, fais une commission ! », a d’abord plaisanté le pape François devant les journalistes. Puis il a confié sa surprise devant l’ampleur médiatique qu’ont pris ses propos : « le dialogue avec les religieuses (…) c’était dans cette ligne : ‘Nous avons entendu que dans les premiers siècles, il y avait les diaconesses. Pourra-t-on étudier cela ? Faire une commission ?’ (…) ‘Oui, je dirai à la [Congrégation pour la] doctrine de la foi qu’elle fasse cette commission’. Le lendemain [dans les journaux] : ‘L’Église ouvre la porte aux diaconesses !’ ». « Vraiment, a ajouté le pape, je me suis un peu mis en colère contre les médias parce que cela, ce n’est pas dire la vérité des choses aux gens ».

    « La femme pense différemment de nous, les hommes. Et on ne peut pas prendre une bonne décision, bonne et juste, sans entendre les femmes », a poursuivi le pape François avant de souligner qu’il avait créé, il y a un an et demi, « une commission de femmes théologiennes qui ont (…) fait un beau travail ».

    « Parfois, à Buenos Aires, s’est-il souvenu, je faisais une consultation avec mes consulteurs, je les écoutais sur un thème ; puis je faisais venir certaines femmes et elles voyaient les choses avec une autre lumière, et cela enrichissait beaucoup, beaucoup ; et puis la décision était très, très féconde, très belle. »

    Et le pape d’assurer : « La manière qu’ont les femmes de comprendre, de penser, de voir les choses est plus importante que la fonction de la femme. Et puis je répète ce que je dis toujours : l’Église est femme, c’est ‘une’ Église. Et ce n’est pas une femme ‘vieille fille’, c’est une femme mariée au Fils de Dieu, son époux est Jésus-Christ ».

    Le pape a précisé que la création de cette éventuelle commission sur les diaconesses avait avancé : « J’ai parlé avec la présidente [des supérieures générales] et je lui ai dit : ‘S’il vous plaît, faites-moi parvenir une liste de personnes (…) pour faire cette commission’. Et elle m’a envoyé la liste. Le préfet [de la Congrégation pour la doctrine de la foi] aussi m’a envoyé une liste et maintenant elle est là, sur mon bureau, pour faire cette commission ». Une création qui attendra cependant la restructuration du Conseil pontifical pour les laïcs au sein du grand dicastère laïcs-famille-vie.

    « Je crois, a admis encore le pape, qu’on a beaucoup étudié ce thème, à l’époque des années quatre-vingt et il ne sera pas facile de faire la lumière sur cette question ».

    Comme il l’avait fait devant les femmes consacrées, le pape a cité ses conversations avec un théologien syrien qu’il rencontrait à Rome (Italie) lorsqu’il était cardinal : « Il m’a dit : ‘on ne sait pas très bien ce que [les diaconesses] étaient, si elles avaient reçu l’ordination’ ». Ces femmes, a-t-il précisé, aidaient l’évêque « dans trois domaines : le premier, le baptême des femmes (…) ; le second, les onctions pré et post baptismales des femmes ; et le troisième – cela fait rire – lorsque l’épouse allait voir l’évêque pour se lamenter parce que son mari la battait, l’évêque appelait une de ces diaconesses qui voyait le corps de la femme pour trouver des traces, pour preuve ».

    Avec une traduction de Constance Roques

    source ZENIT.org

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