• Racine de... LA LECTIO DIVINA - Élizabeth

    Racine de...

     LA LECTIO DIVINA

    Racine de... LA LECTIO DIVINA - Élizabeth

    L'homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu.

    (Deut 8)

     La lecture du livre de la parole de Dieu se fonde dans le judaïsme, dans le livre d’Ezra et Néhémie (8)

    En -516 à  l’occasion de l’inauguration du second Temple  le scribe Ezra institue la lecture publique de la Torah accompagnée de son enseignement. Cette tradition est toujours d’actualité. Chaque shabbat et jour de fête ainsi que les lundis et jeudis en semaine,  on déroule le rouleau de la Thora dans la synagogue pour le lire devant l’assemblée en prière. Les pères de l'église à leur suite,   invitent les fidèles  à faire de cette lecture le centre de leur vie, leur nourriture quotidienne.

     

    L’hébreu n'a pas de terme pour dire la Bible. Ce mot vient du grec Byblos qui signifie bibliothèque par ce que les écrits juifs  étaient une succession de rouleaux. La tradition juive pour  désigner la Bible emploie le mot Tanah acrostiche de trois mots Thora(le Pentateuque), Néviim(les prophètes), ketouvim(les écrits). Nos sages se sont demandé si cet acrostiche avait une signification. Ils ont trouvé que ces lettres formaient  le mot tenoukh lobe de l'oreille. La Bible serait donc de l'ordre d'une oreille attentive. Rien de surprenant pour un peuple qui est le peuple du Shéma, (écoute). L'oreille se dit ozen, du verbe izen  équilibrer, balancer. Entrer dans la lecture de la Bible c'est plonger dans une écoute intérieure afin de trouver un équilibre  car l'homme est un être en mouvement, en marche qui se doit de trouver le juste équilibre du point de vue du sens de sa vie  autant que celui des Ecritures, un équilibre sémantique pourrait-on dire.

     

    En hébreu pour ouvrir les sens d'un mot, on a recours à plusieurs méthodes dont celle de la permutation des lettres, le tserouph du verbe seraph   tailler, purifier, comme le ferait un orfèvre lorsqu'il taille une pierre précieuse. Chaque facette renvoie alors la lumière d'une manière différente c'est ce qui fait l'éclat de sa beauté. Pratiquer la lectio divina c'est lire un livre mais il s'agit tout autant d'ouvrir, de lire et d'interpréter son livre, celui de son histoire personnelle,  que celui de Dieu qui se donne dans  la Torah et les Évangiles  jusqu'à ce que ces deux livres n'en fassent plus qu'un, jusqu'à faire de son  histoire une histoire Sainte. C'est cela aussi, à mon sens,  la bonne nouvelle de la  résurrection de la chair ( bassar, lu bessor devient annonce).

     

    Lire se dit koré qui signifie aussi appeler, crier, se produire. Dans le  même temps que je lis je suis lu, j'appelle et  je suis appelé et quelque chose se produit en moi et en dehors de moi.  La lecture est un appel mutuel du lecteur et du verset pour découvrir le je suis en devenir en moi. Le verbe être au présent n'existe pas aussi je ne suis pas je deviens dans le mouvement de la vie, dans le mouvement de ma marche qui est l'essentiel de mon être. Et cette marche c'est mon questionnement : le ma (le pourquoi) ma nourriture céleste, man hou qui veut dire littéralement quoi c’est, traduit par la manne,  mon Pain du Ciel qui m’amène à une seconde naissance dans le souffle de l’Esprit.

     Élisabeth

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