• *FRATERNITÉ 2014*

    RENCONTRE ANNUELLE DES FRATERNITÉS OFS

    La rencontre fraternelle annuelle de l’OFS s’est tenue comme habituellement au Campus Notre-Dame-de-Foy à Saint- Augustin de Desmaures, les 6,7 et 8 juin 2014. La Fraternité régionale de Montréal avait la responsabilité de l’organiser. Plus de 120 frères et sœurs ont participé avec enthousiasme à cette rencontre. L’équipe du SIAF était représentée par Huguette Matte. Le thème choisi cette année était : « Partageons et Célébrons - La joie de l’Évangile », thème fort actuel et évocateur pour la grande Famille franciscaine.


    L’ouverture officielle a été faite par Gilles Métivier, Vice-ministre national, le vendredi soir après que Sylvie Tardif, nouvelle Ministre de la Fraternité de la région de Montréal nous ait adressé un mot de bienvenue et nous ait présenté l’équipe de Fraternité 2014. Le chant-thème choisi « Réveille-toi, fils de lumière » était rassembleur et bien vivant. Le Frère Louis Cinq-Mars, ofmcap a présidé l’Eucharistie du vendredi.


    Samedi matin, la journée débute par la présentation de Sylvie Tardif, d’une longue et impressionnante biographie du conférencier, le Frère Guylain Prince, ofm. À partir de son propre chemine- ment, de son expérience auprès des adultes et surtout des jeunes et des nom- breuses leçons tirées des divers projets auxquels il a été impliqué, Guylain nous a dressé un portrait éloquent de la situation et des enjeux actuels de la « La Nouvelle Évangélisation ». Ce thème n’est pas nouveau puisqu’il appa- raissait déjà sous le pontificat de Jean-Paul II et qui ressurgit avec le Pape François. Notre conférencier nous a introduit au thème de sa conférence :
    « La Nouvelle Évangélisation – un exemple par le chant Gospel » en distinguant trois niveaux : l’éveil de la foi, l’initiation chrétienne et la maturation dans la foi. Ces divers niveaux constituent avant tout, pour Guylain, une occasion de faire une rencontre avec le Christ dans une relation vivante.


    Il nous a interpellés à plusieurs occasions sur la qualité de la relation que nous entretenons avec le Dieu de Jésus-Christ, sur le besoin de « faire autrement », d’éveiller ou réveiller une relation vivante, personnelle et réciproque avec l’Autre et les autres, et surtout, devenir des témoins crédibles et joyeux car la seule façon de transmettre l’Évangile, c’est par l’attraction. Aussi, les efforts pastoraux devraient cibler les adolescents et les jeunes adultes avec un accueil inconditionnel car tous et toutes sont aimés de Dieu. On ne peut pas justifier l’exclusion et le mépris. La priorité devraient être pour les marginalisés et les personnes appauvris dû à un système injuste.


    Puis, en conclusion Guylain a résumé en quelques pistes du « comment » on peut faire de la nouvelle évangélisation dans le Québec actuelle ? En favorisant une qualité de relation au Dieu de Jésus-Christ, comme François avait si bien compris ; par l’initiation chrétienne : amour ou mission de l’Église ? ; par les efforts pastoraux, cibler les adolescents et les jeunes adultes ; présentement, la foi se transmet davantage par des témoins que par les institutions catholiques ; les jeunes apprennent davantage par le jeu et les arts (ex. Brebis de Jésus) ; l’incarnation du message évangélique tout en assumant la dimension corporelle ; avoir une idée claire de sa position minoritaire et ses conséquences, tout en proposant la sagesse chrétienne ; développer un accueil inconditionnel (toutes et tous sommes aimés de Dieu) ; priorité pour les marginalisés et les appauvris ; aller rejoindre les jeunes là où ils sont ? Comprendre leur culture (ex. Café Bière et foi), initiative à Trois-Rivières ; l’Évangile restera une Bonne Nouvelle : sommes-nous des bonnes nouvelles quand nous nous présentons ? Laissons-nous l’Esprit Saint résonner en nous, avant même que nous ouvrons la bouche ?


    Les ateliers subséquents ont permis un échange fructueux entre les participant(es)s et de développer des questions aux- quelles Frère Guylain a réussi avec clarté et vivacité, à nous fournir
    des pistes de réflexions afin de nous aider à devenir des témoins cohérents et joyeux de l’Évangile.
    En soirée, lors de la partie fraternelle et récréative, les quelques 120 participant(es) et l’ajout de dizaines de visiteurs pour la soirée, ont eu droit à un programme de chants bien dosé et très intéressant. Frère Guylain nous a présenté différentes facettes de cette chorale Gospel dont 17 membres s'étaient déplacés pour nous offrir cette joie de vivre qu'ils partagent ensemble et avec l’auditoire.

    Huguette Matte

    source Écho de la Famille Franciscaine du Canada francophone

    Articles récents


    votre commentaire
  • Album photo de la rencontre annuelle ''FRATERNITÉ 2014''

    Voici un faible aperçu de la belle fin de semaine que nous avons vécu. J'espère avoir un texte a publier bientôt. Cliquez sur l'image pour voir les 24 photos, il est possible que d'autres viennent s'ajouter.

     

    Album photo de la rencontre annuelle ''FRATERNITÉ 2014''

    Articles récents

     


    votre commentaire
  • La Fraternité Ste-Colette à fêté ses 60 ans

    La Fraternité Ste-Colette à fêté ses 60 ans

     Le 24 août 2013 dernier avait lieu une rencontre retrouvailles des membres de la Fraternité Sainte-Colette-de-Corbie de Sherbrooke, Fraternité de jeunes laïques franciscains qui fêtait son 60e anniversaire de fondation. Au-delà de cent personnes se sont retrouvées avec bonheur au monastère des Sœurs Missionnaires de  Notre-Dame-des-Anges, à Lennoxville.

     Une journée où la grande famille franciscaine a renoué avec la simplicité et la fraternité qui nous habitaient il y a 40, 50 ou 60 ans... cheveux gris en moins ! Des valeurs que nous avons découvertes grâce à Pauline Goyette, notre chère fondatrice (décédée) qui, avec l’accompagnement de plusieurs frères franciscains de Lennoxville, nous ont fait connaître la spiritualité de Saint François d’Assise.

     Et 60 ans plus tard, c’est dans la même simplicité franciscaine que s’est déroulée cette journée, sans formalité, pas de grands discours, avec un programme bâti pour faire en sorte de favoriser les rencontres fraternelles. Des activités diversifiées : en avant-midi du temps pour échanger autour d’une petite exposition de photos souvenirs ou archives à consulter. Une visite de l’ancien monastère des Franciscains, le « Buisson Ardent », a aussi été organisée et où la Famille Marie Jeunesse nous y accueillait.

     Après un pique-nique dans la convivialité, en après-midi, un diaporama a été présenté pour le rappel de nos souvenirs, lequel a pu être réalisé grâce à la collecte de photos fournies par les anciens.  Le tout accompagné d’anecdotes savoureuses et souvent accentuées par les bas prix que les activités du temps nous ont coûtées, avec tout ce que ça comprenait. De vraies aubaines !

    La Fraternité Ste-Colette à fêté ses 60 ans Une splendide journée couronnée par une Eucharistie préparée par des anciens, textes et chants et présidée par le Frère Henri Éthier, franciscain, qui a su s’adresser à chacune et chacun de nous, dans le ton de la journée. En guise d’Action de Grâce, une voix d’ange, Dominic la fille de Micheline et Richard Chamberland, nous a interprété un Panis Angelicus de façon sublime. Un grand moment de recueillement.

     À la fin de la journée, les commentaires nombreux étaient unanimes : une journée dont on se souviendra longtemps, à l’image de ce que nous avons vécu lors de nos nombreuses rencontres chez les Franciscains. Tout comme dans le temps, des moments de fraternité, d’amitié, de prière et de recueillement, dans la Simplicité et la Joie, à l’image de notre saint patron, François d’Assise.

     On ne peut passer sous silence l’accueil généreux des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame des Anges qui nous ont ouvert tout grand les portes de leur monastère, ne ménageant aucun effort, répondant à toutes nos demandes, pour nous rendre possible cette magnifique journée. Nous leur adressons toute notre reconnaissance et leur souhaitons : Paix et Joie.

    Claire Laliberté,

    pour le Comité organisateur

    Les membres  sont:

    Micheline Côté-Chamberland, Michel Bibeau, Lucie Dutremble, Claire Laliberté,  Micheline Morin, René Desmarais, Réjean Beaudoin, Sylvia Turcotte-Beaudoin, Francine Ash, Robert Gagné, Richard Chamberland

    Pour agrandir la photo

    Télécharger « photo.JPG »

    ------------------------------------------

    RETOUR À L'ACCUEIL


    3 commentaires
  • Pour vous, deux comptes rendus de la rencontre

    tenu à Sherbrooke le 16 mars 2013

    Nouvelle-image--1-.jpg Nouvelle-image--2-.jpg

    De Jean-Guy Dupuis et suivi d'Irène Brouillette

     

     

    François chez le sultan… et les musulmans chez nous

     

    Le SIAF (Service intercommunautaire d’animation franciscaine) est venu à Sherbrooke nous présenter le 2e thème de la saison 2012-2014 en ce samedi 16 mars.

     

    À 9h00, ce fut l’ouverture et la présentation des 4 objectifs de notre rencontre avec insistance sur le 4e qui est : identifier les points de ressemblance qui nous unissent. Par la suite, on nous présenta les personnes ressources de cette rencontre.

     

    Ensuite, nous nous sommes mis dans l’ambiance par le chant thème dont le refrain dit :

                              Ne ferme pas la porte à l’étranger,

                              Tu risquerais de la fermer sur l’Ange du Seigneur

     

    Puis, nous avons procédé à notre prière matinale.

     

    Pour lancer le thème, nous avons eu à mettre à l’épreuve nos connaissances sur l’Islam en petits groupes en répondant à un questionnaire. Samia Hanafi-2 16 mars-13

     

    Par la suite, le premier conférencier, M. Hanafi Tessa, nous a présenté sommairement l’Islam et sa présence dans le monde.

     

    J’ai pu retenir entre autres que l’Islam est réparti dans 200 pays dont 60% sont asiatiques. Il nous a expliqué aussi l’ori-gine des 2 courants principaux : les chiites et les Sunnites.  En 2e partie, il nous a parlé de la vie spirituelle au quotidien en précisant entre autres les 5 piliers de l’Islam qui sont :

    1-     profession de foi en un Dieu unique

    2-    prière quotidienne à 5 moments de la journée

    3-    obligation sociale du partage des richesses

    4-    la pratique du ramadan 1 fois par année

    5-    le pèlerinage à la Mecque si possible une fois dans sa vie

     

    En 3e partie, il nous a raconté son insertion sociale dans le Québec. Il est arrivé à l’âge de 8 ans en 1994 au moment de l’Halloween. Dû à son jeune âge, son intégration fut assez facile. Il a approfondi l’Islam ici, par ses rencontres, ses lectures et par ses recherches sur internet.

     

    Finalement, il nous invite à faire la différence entre l’Islam comme religion envers un Dieu unique et la politique qui parfois utilise l’Islam pour en faire plus ou moins bon usage.

     

    En fin d’avant-midi, nous avons pu voir un extrait d’un film qui nous présente concrètement l’intégration d’une musulmane dans le contexte québécois et qui a repéré l’Oratoire St-Joseph comme premier lieu de silence et de paix pour rencontrer Dieu. Cette personne était présente sur place avec quelques membres de sa famille.

     

    Dans l’après-midi, nous avons eu l’exposé de Mme Samia Amor. Elle s’est attardée à nous situer le contexte dans lequel François d’Assise rencontre le sultan. Elle mentionne l’audace de François d’aller à la rencontre du sultan pour favoriser la paix durant cette 5e croisade.

     

    En deuxième lieu, elle élabore sur la soumission que doit avoir le chrétien comme le musulman. Pour elle, cette soumission n’est pas une obéissance passive, mais une grande confiance en ce Dieu d’amour et de miséricorde. Et cet abandon m’invite aussi à la confiance envers l’autre, à m’ouvrir humblement à l’autre, à chercher avec l’autre des compromis pour un vivre ensemble dans la paix.

     

    Elle exprime aussi que la prière individuelle ou collective est un moyen de s’extraire des exigences de la vie temporelle et nous permet de trouver un sens à notre vie.

     

    Par la suite, elle nous invite à oser dire notre foi dans différents milieux. Finalement, elle nous invite à l’ouverture à l’autre. L’ouverture favorise davantage la compréhension, alors que la fermeture crée des préjugés, de la méconnaissance les uns des autres.

     

    Après ces entretiens très enrichissants, nous nous sommes déplacés dans la chapelle pour des moments d’intériorisation et d’engagement.

     

    Et en quittant, on nous remettait une brochure pour compléter encore notre réflexion.

    J-G D 

     

     

     

    ===================================================================

     

     

    Irène Brouillette

     

    Quelle belle journée ai-je vécue chez les Clarisses de Lennoxville. Il y eu d’abord la présentation des intervenants suivi d’un chant-prière de Noël Colombier dont voici les mots du refrain :

    « Ne ferme pas la porte à l’étranger,

    Tu risquerais de la fermer sur l’Ange du Seigneur

    Sur l’ange du Seigneur venu te visiter

    Sur l’ange du Seigneur qui passe dans ta vie. »

     

    participants.jpg La sœur générale des MNDA a prononcé une prière nous invitant à vivre cette journée dans la fraternité et l’unité.

     

    Cette journée a permis de réaliser ce regard croisé des chrétiens que nous sommes chez les musulmans et d’une musulmane chez les chrétiens.

     

    Nous avons plus d’éléments  communs que nous ne le pensions dans nos religions respectives : La foi en un Dieu unique, des livres sacrés, la croyance aux anges, aux prophètes à partir d’Adam jusqu’à Muhammed.

    Il y a un credo et des commandements divins qui entrainent des devoirs.

     

    Les animateurs nous ont appris qu’être soumis ne veut pas dire être assujetti et asservi mais être en confiance et en humilité; vivre en amitié et en paix. Pour y arriver, il faut se situer en vérité face à soi-même et en confiance face aux autres et dans la vie. Ainsi, nous engendrons l’amitié, l’entente et la paix autour de nous.

     

    L’activité commune qui se dégage de nos deux religions monothéistes c’est la louange à Dieu. Autant chez les moniales que dans les familles musulmanes pratiquantes, la prière est requise cinq fois par jour. «  La prière commune est un moyen de détachement de la vie mondaine et d’attachement à la vie spirituelle. Elle est un témoignage de la présence de Dieu. »

     

    Comme nous percevons beaucoup d’inquiétude face à l’étranger, ici au Québec,

    nous avons pu dialoguer sur des aspects qui nous posent question. Par exemple, en cas d’adultère, la femme reçoit des coups de fouet s’il n’y a pas de repentance. La lapidation est une pratique culturelle semble-t-il. Elle n’est pas en lien avec Abraham et les prophètes jusqu’à Muhammed auxquels se doit de croire tout bon musulman. Par conséquent, certains participants ont pu s’étonner d’apprendre que Jésus et Marie sont nommés dans le Coran. Autre distinction qui me semble fort importante est celle d’Islam et Arabe car dans les faits, l’Islam est présente avec 200 millions de membres en Indonésie. Le 1,5 milliard de membres sont répartis dans 200 pays et 60% sont asiatiques et non arabes.

     

    Lors de son témoignage, Ali nous a mentionné que le jeune musulman qui arrive au Québec porte des lunettes de curiosité. Il nous dit que le Ramadan vécu pendant un mois c’est un travail de maîtrise de soi en vu de sortir de son égo. « Dans une logique de vie normale, pas d’antagonisme qui peut être créé. »

    Dans une insécurité économique, ils veulent une meilleure sécurité et, bien que hautement qualifiés, ils ont du mal à obtenir un emploi dans leur sphère de compétence. La famille algérienne venue de Montréal nous a présenté un film réalisé par elle. Il s’intitule : Deux prières, une foi. Ce film évocateur de la profondeur de foi de « Maman » nous la présente méditant dans sa maison ici au Québec comme en Algérie et même à l’Oratoire saint Joseph. C’est l’espérance que cette dame place en Dieu face à sa pauvre destinée; c’est cette espérance ferme placée en l’autre que nous sommes invités à partager avec nos contemporains.

     

    L’engagement réciproque dans lequel on fait confiance réduit la crainte et le sentiment de rejet. Nous sommes invités « à envisager sereinement notre propre identité au Québec sinon, on va s’exacerber de l’identité de l’autre. » Aux catholiques, nous demandons de faire respecter respectueusement nos droits sinon on risque le maintien d’un clivage entre la laïcité de l’État et la communauté citoyenne qui doit apprendre à s’assumer comme croyante.

    I.B.


    2 commentaires
  • La Fête de clôture du 8e Centenaire de fondation des Clarisses fut très belle chez nos sœurs de Sherbrooke, elles n’ont rien négligé pour cette réussite, à tel point que la chapelle et la salle de réception n’ont pu contenir toutes les personnes qui se sont présentées.

    les-celeb.jpg
    Mgr Luc Cyr, archevêque du diocèse présida l’Eucharistie, alors que le frère Marc LeGoanvec, Provincial des franciscains assurait la très belle homélie (que vous pouvez télécharger ici) en word

    et ICI en pdf

     

    Robert Lebel prêtre et chansonnier bien connu, était l’artiste invité pour la plus grande joie de chacun-e.


    Voici quelques photos illustrant cette belle rencontre.

    La-Table-est-mise.jpg  Une-petite-partie-de-l-assemblee.jpg
     l-abondance-du-repas.jpg  degustation-et-fraternisation.jpg
     Robert-Lebel-et-Therese.jpg  quelques-soeurs-qui-echange-evec-Robert.jpg

    Votre serviteur

    Richard Chamberland ofs

    ------------------------------------

    Autres dossiers


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique