• Homélie du 1er dimanche de l’Avent (C)

    Abbé Jean Compazieu

    Tournés vers le Christ qui s’annonce 

    Homélie du 1er dimanche de l’Avent - 28 novembre 2021

    Textes bibliques : Lire

    En ce premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans une nouvelle année liturgique. Dans quatre semaines, nous fêterons Noël. Dans les magasins, tout est mis en place pour l’organisation des festivités. On se dit que le plus important, c’est la joie de se retrouver en famille. Oui, bien sûr ! Mais le vrai Noël, c’est bien plus : ce jour-là, nous fêtons la naissance du Christ Sauveur. Le grand message de Noël, c’est que Jésus est “Dieu avec nous”. Il nous rejoint dans nos tribulations. Il est avec nous tous les jours pour nous guider sur le chemin de la Vie. 

    Alors oui, c’est important de fêter Noël, mais il ne faut pas oublier Celui qui en est l’origine. Sinon ce serait comme si nous organisions un anniversaire en oubliant celui qui devrait y occuper la place centrale. Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à sortir de cette insouciance. C’est très bien de faire la fête ; mais il faut savoir pourquoi et le dire au monde. Si nous faisons la fête, c’est d’abord parce que Dieu rejoint son peuple dans ses tribulations. Le Dieu que nous attendons est fidèle à sa promesse de bonheur. Il est toujours “Dieu avec nous”.

    C’est cette bonne nouvelle que nous trouvons dans la première lecture biblique de ce dimanche. Jérémie s’adresse à un peuple très éprouvé par la défaite et la misère. C’est vraiment la désolation. Mais voilà que le prophète lui annonce la consolation. Cette “promesse de bonheur” s’accomplira sans que le peuple la mérite. Dieu n’abandonne pas son peuple blessé. Ce qu’il veut, c’est le bonheur de tous. Mais il attend une réponse de leur part.

    Dans la lettre aux Thessaloniciens, il est également question de la “venue du Seigneur dans la gloire”. Au moment où il écrit, Paul croit fermement que ce retour du Christ est pour bientôt. Il invite les membres de la communauté à progresser chaque jour dans la foi et dans l’amour. Cet amour doit être ouvert à tous, même à ceux qui ne partagent pas leur foi. La dynamique de l’Avent doit les pousser (et nous pousser) à faire chaque jour des nouveaux progrès dans le domaine de l’amour fraternel.

    L’Évangile de ce dimanche nous renvoie à la fin des temps, au retour définitif de Jésus. Aujourd’hui, il voudrait nous remettre en éveil. Il est absolument urgent de sortir de notre insouciance. Le jour J approche. “Que votre cœur ne s’alourdisse pas dans la débauche et les soucis de la vie !” Voilà une parole du Christ qui interpelle notre société de consommation. Il n’y a rien de changé sous le soleil. Remplir les caddies, faire la fête, ce n’est pas un mal. Mais nous ne devons jamais oublier que préparer Noël c’est nous disposer à accueillir Jésus qui vient. Tous nos préparatifs devraient être orientés vers ce seul but.

    Dans l’évangile de ce dimanche, nous avons entendu des paroles inquiétantes. Ce retour du Christ semble associé à des catastrophes : “Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire.” À première vie, il y a de quoi être effrayé. Mais ce n’est pas le but de Jésus. Lui-même nous avertit : “Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche”. Nous devons partager l’enthousiasme de Jean-Paul II quand il disait au début de son ministère : “N’ayez pas peur !” L’Évangile est une bonne nouvelle : Dieu nous aime comme un Père et rien ne saurait nous séparer de son amour.

    En ce temps de l’Avent, nous demandons au Seigneur qu’il nous apprenne à l’accueillir chez nous et à demeurer avec lui. Il ne cesse de nous inviter à la vigilance. Le temps de l’Avent nous fait entendre ses appels avec encore plus d’insistance. Prions-le pour qu’il nous donne un cœur attentif. Qu’il ouvre nos yeux pour le reconnaître quand il vient. Car c’est vrai, le Seigneur vient à nous dans les événements de nos journées et à travers les personnes que nous rencontrons. S’il vient c’est pour nous apporter la vie, la paix, l’amour. Ces cadeaux, il les offre à un monde trop souvent imprégné de violence et de mort, à un monde affolé par le fracas de la tempête et la crainte des malheurs. L’actualité nous en donne de nombreux exemples chaque semaine.

    Ces paroles d’espérance, Jésus les adresse encore et toujours aux pauvres de cœur, à ceux qui pleurent, aux artisans de paix, tous ceux qui étaient cités dans l’évangile des béatitudes le jour de Toussaint. Le Christ rejoint aussi à tous ceux qui se débattent dans le péché et qui sans cesse font tout leur possible pour se relever. Ce Jésus qui a relevé tant d’hommes et de femmes malades et pécheurs nous invite à ne pas nous laisser tomber. Il est là justement et il ne nous laisse pas tomber.

    “Redressez-vous et relevez la tête. Votre rédemption est proche”. Ce temps de l’Avent est un appel à entrer dans l’espérance. Le Seigneur est là au cœur de nos vies. Par l’Eucharistie qui nous rassemble, il nous partage sa vie et sa joie. Il nous donne son Esprit de Lumière et de force dans nos difficultés. Accueillons de tout notre cœur Celui qui vient nous éveiller à l’Amour qui sauve le monde.

    Sources : « pour la célébration de l’eucharistie » (J. Feder) – homélies pour l’année C (Amédée Brunot) – heureuse de faiblesse (André Louf) – Parole de Dieu pour chaque dimanche (Noël Quesson) – revue feu nouveau – L’intelligence des Écritures (Marie-Noëlle Thabut)

    source https://dimancheprochain.org/

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  • Sainte Claire, patronne de la télévision depuis 63 ans

    FÉVRIER 18, 2008 00:00 ZENIT STAFFE GLISES LOCALES

    (...)
    Elle fut proclamée patronne de la télévision par Pie XII le 14 février 1958, car, la nuit de Noël 1252, la première disciple de saint François reçut la grâce de voir de sa cellule la célébration qui se déroulait dans l’église.

    « Une expérience de télévision mystique », a commenté le cardinal Tarcisio Bertone au cours de la messe, selon une synthèse de Radio Vatican.

    source https://fr.zenit.org/

    Et depuis le 21 novembre 1996 - 

    L’UNESCO célèbre le 21 novembre la Journée mondiale de la télévision, proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1996 pour encourager des échanges mondiaux de programmes télés se concentrant sur la paix, la sécurité, le développement social et économique et l’amélioration de l'échange culturel. 

    Source: https://www.journee-mondiale.com/108/journee-mondiale-de-la-television.htm

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  • Cinéma : « Brother » François, franciscain des temps modernes

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    SAJE Distribution

    François, un jeune ingénieur français qui a tout quitté pour devenir Brother François, un frère franciscain dans le ghetto de Newark.

    Louise Alméras - published on 17/11/21

    Au cœur de la ville de Newark, dans la banlieue new-yorkaise, la communauté des Franciscains du Renouveau œuvre auprès des plus démunis. Dans le film "Brother", en salles depuis le 17 novembre, on y suit "Brother" François et on y voit la souffrance du ghetto qui se transfigure au contact de la charité des frères, en pleine montée vers Pâques.

    C’est un documentaire qui transpire l’espérance. Parce qu’il révèle très simplement le pouvoir de la charité et de l’amour contre la violence, la déshérence d’une âme, la solitude et la pauvreté auxquels sont confrontés de nombreux habitants de Newark, dans la banlieue new-yorkaise. La plupart ont un passé lourd ou douloureux. C’est justement pour cela que la communauté des Franciscains du Renouveau, née dans le Bronx en 1987, s’est installée ici. La communauté est réellement une oasis au milieu du désert. 

    Le réalisateur suit le frère François, un Français rencontré à Paris avant la révélation de sa vocation, quelques années plus tôt. Posant sa caméra dans le quotidien de la communauté, il nous montre les visages radieux de jeunes hommes à la barbe fournie et récemment devenus franciscains. 

    Pour lire la suite ICI

    source https://fr.aleteia.org/

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    USA : le nonce apostolique invite les évêques à mettre la synodalité en pratique

    S'adressant mardi aux évêques américains lors de leur Assemblée générale d'automne à Baltimore, Mgr Christophe Pierre, nonce apostolique aux États-Unis, a évoqué l'importance de la synodalité pour faire face aux défis auxquels la nation et l'Église sont confrontées, dans l'ouverture à l'Esprit Saint.
     

    Robin Gomes – Cité du Vatican

    La synodalité n'implique pas de changer les «vérités traditionnelles de la doctrine chrétienne»; elle se préoccupe plutôt de «la manière dont l'enseignement peut être vécu et appliqué dans les contextes changeants de notre époque» par le biais du discernement apostolique. Le nonce apostolique aux États-Unis, Mgr Christophe Pierre, a fait cette remarque mardi devant la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), qui tient actuellement son assemblée générale d'automne à Baltimore, dans le Maryland, du 15 au 18 novembre. Il leur a parlé de la synodalité, et de la nécessité d'un discernement apostolique.

    Tout en restant fidèle à la Tradition vivante de l'Église, la synodalité, qui signifie marcher ensemble, doit apporter une vraie réforme avec des gestes concrets impliquant la participation de toute l'Église. La conversion, surtout dans notre mentalité, qu'entraîne le processus synodal nous laisse dans un meilleur état, a dit Mgr Pierre.

    Il a souligné que la synodalité permet d'apporter des réponses aux défis et à la confrontation qui menace de diviser les États-Unis et dont les échos se font sentir également dans l'Église. Beaucoup sont impliqués par inadvertance dans cette confrontation, s'affirmant sur la base de certaines vérités, qui restent dans le domaine des idées et ne sont pas appliquées à l'expérience des fidèles dans des situations concrètes.

    Le défi pro-vie

    Parlant du défi pro-vie, il a déclaré que «l'Église doit être pro-vie, sans ambages», et doit défendre la vie humaine innocente et les personnes vulnérables. À cet égard, l'approche synodale cherchera à mieux comprendre les raisons pour lesquelles les gens cherchent à mettre fin aux grossesses et font des choix contre la vie et à former un consensus avec des stratégies concrètes pour construire la culture de la vie et la civilisation de l'amour.  

    Mgr Pierre a salué l'initiative "Walking with Moms in Need", qui vise à marcher dans les chaussures des futures mères locales et de leurs enfants afin de répondre à leurs besoins, soulignant qu'il s'agit d'une approche synodale.

    Idée vs réalité

    «Les réalités sont plus importantes que les idées», a déclaré le nonce apostolique aux évêques américains, en insistant sur l'expérience eucharistique pratique de la synodalité. «Nous pouvons avoir toutes les idées théologiques sur l'Eucharistie - et, bien sûr, nous en avons besoin - mais aucune de ces idées n'est comparable à la réalité du mystère eucharistique, qui doit être découvert et redécouvert à travers l'expérience pratique de l'Église, vivant en communion, en particulier en ce temps de pandémie.»

    Mgr Pierre a ajouté: «Nous pouvons être tellement concentrés sur la sacralité des formes de la liturgie que nous manquons la véritable rencontre avec Sa Présence réelle. La tentation est grande de traiter l'Eucharistie comme quelque chose à offrir à quelques privilégiés plutôt que de chercher à marcher avec ceux dont la théologie ou la vie de disciple laisse à désirer, en les aidant à comprendre et à apprécier le don de l'Eucharistie et en les aidant à surmonter leurs difficultés.» «Plutôt que de rester enfermé dans une "idéologie du sacré", la synodalité est une méthode qui nous aide à découvrir ensemble une voie à suivre», a déclaré le nonce.

    Approcher les questions dans la synodalité

    Parlant de l'injustice raciale aux États-Unis, que tous les évêques condamnent, il a déclaré que l'Église doit plutôt répondre de manière tangible à la réalité vécue de ce que certains membres de la société doivent affronter quotidiennement. Tout en soulignant la nécessité d'une «Église samaritaine», le nonce apostolique a également déclaré que l'Église elle-même a besoin de guérir des blessures infligées par la crise des abus, les effets persistants de la pandémie et la polarisation de la société.

    Il a ajouté que l'Église doit impliquer chacun dans des actions concrètes, qui transmettent la présence du Christ dans la réalité humaine de notre monde en souffrance.  Selon l'archevêque, «la manière dont cette action concrète est mise en œuvre est la synodalité».

    La synodalité, a-t-il poursuivi, est «une manière de vivre la foi de façon permanente dans les diocèses, les paroisses, la famille et les périphéries, en impliquant tous les membres de l'Église dans la mission d'évangélisation».

    L'Esprit Saint dans l'écoute et le discernement

    «Une Église qui enseigne doit d'abord être une Église qui écoute.» Celle-ci a besoin de créativité pour répondre aux exigences de notre temps dans la fidélité à la tradition, dans l'ouverture à une conversion plus profonde au Christ.

    Pour avancer dans l'unité, il faut de la patience et du discernement, c'est pourquoi la communion fait partie intégrante du prochain Synode d'octobre 2023.  La véritable voie synodale doit être enracinée dans la Tradition, les évêques locaux servant de garants de la Vérité, cheminant en communion avec le Pape, à la rencontre du Christ, le Chemin, la Vérité et la Vie.

    Une synodalité guidée par Dieu

    Soulignant que la synodalité est guidée par Dieu, le nonce aux États-Unis a indiqué que la charité, la conversion, la vérité et le salut sont les quatre dimensions du dialogue.  «Notre dialogue et notre écoute, a-t-il dit, doivent impliquer, non seulement de parler entre nous - évêques, clergé, religieux et laïcs - mais aussi d'écouter Dieu - écouter ce que l'Esprit a à dire.»  L'Église aux États-Unis a plus que jamais besoin de cette écoute attentive si elle veut surmonter la polarisation qui afflige le pays.

    Le processus synodal devrait conduire à une vie de disciple missionnaire, dont le modèle, selon le nonce, est la Sainte Vierge Marie. Marie et l'Esprit Saint «cheminent ensemble» de l'Annonciation à la Pentecôte.

    À cet égard, il a partagé une pensée du Pape François, qui a déclaré que lorsque nous sommes ouverts à Dieu au milieu d'un désaccord ou d'une impasse apparente, il se produit généralement une percée ou un «débordement» de l'Esprit Saint qui «brise les berges qui confinaient notre pensée, et fait jaillir, comme d'une fontaine débordante, les réponses qui auparavant... ne nous permettaient pas de voir». Il s'agit d'écouter humblement, les uns les autres et l'Esprit, et d'être ouvert à ce que l'Esprit nous réserve.

    Un discernement apostolique commun

    Mgr Pierre a également souligné la nécessité du discernement apostolique dans la synodalité, de ne pas marcher seul, mais de s'appuyer les uns sur les autres en tant que frères et sœurs sous la direction des évêques, dans le but de servir le peuple par l'annonce de l'Évangile.  

    «Trois expressions qui aident à comprendre le discernement sont: reconnaître; interpréter; et choisir, qui ont aussi été décrites comme voir, juger, et agir.  Pour faire face aux situations et aux difficultés de la vie, les diocèses doivent former les personnes et les communautés à l'écoute et à la reconnaissance des mouvements intérieurs de l'Esprit. Les individus, les paroisses et les diocèses doivent apprendre à interpréter et à juger les expériences à la lumière de l'Esprit. Dans cette tâche, l'implication des laïcs n'est pas une abdication de l'autorité mais une invitation à la responsabilité partagée», a précisé le représentant du Pape et du Saint-Siège.

    «En nous écoutant les uns les autres et en écoutant l'Esprit, en marchant avec nos frères et sœurs, a déclaré Mgr Pierre, nous sortirons ensemble des crises actuelles comme l'Église que le Christ nous a appelés à être», a-t-il martelé.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Niger : Monseigneur Lompo exhorte les jeunes à vivre la pauvreté du cœur

    L’archevêque de Niamey Monseigneur Laurent Lompo a présidé une messe dimanche 14 novembre 2021 en la paroisse Saint–Paul Horobanda à l’occasion de la célébration de la 5e journée mondiale des pauvres et de la rentrée pastorale 2021- 2022 des jeunes du secteur de ladite ville. Il a recommandé aux jeunes de vivre la pauvreté du cœur pour être des véritables témoins du Christ.
     

    Françoise Niamien- Cité du Vatican

    Ils étaient plus de trois cent jeunes gens et jeunes filles, venus des 9 paroisses et de l’aumônerie des étudiants qui composent le secteur de Niamey, pour participer à la messe marquant la célébration de la 5e journée mondiale des pauvres et leur rentrée pastorale 2021- 2022. Dans son homélie, Monseigneur Lompo les a remerciés pour leur engagement pour la transformation de leur milieu de vie par le témoignage de leur vie chrétienne.

    « Des pauvres vous en aurez toujours avec vous »

    Rappelant le thème de la 5e journée mondiale des pauvres, « des pauvres vous en aurez toujours avec vous », l’archevêque de Niamey a fait remarquer que « les pauvres dont parle Jésus sont de toutes les conditions matérielle, spirituelle et morale ». « Nous sommes aussi de la catégorie des pauvres » a affirmé Monseigneur Lompo, en soulignant que « ceux qui ne se reconnaissent pas pauvres et qui ignorent les pauvres ne peuvent pas être de vrais disciples du Christ ; car ils trahissent son enseignement. »
    L’ordinaire de Niamey, a invité les fidèles présents et, particulièrement les jeunes à vivre les paroles du Christ qui proclament bienheureux ceux qui ont « une âme de pauvre car le Royaume des cieux est à eux. »
    « Engageons-nous, tous, à vivre la pauvreté de cœur dans ce monde qui passe afin d'être des vrais témoins du Christ. »

    Responsabilité et engagement

    Dans l’archidiocèse de Niamey, l’année pastorale 2021-2022 a pour thème : « Église famille de Dieu à travers un laïcat formé et engagé soit davantage responsable dans ton milieu de vie ». Monseigneur Laurent Lompo a appelé les jeunes du secteur de Niamey à être davantage responsables et conscients que leur avenir passe par le sérieux de leur vie de foi dans l'Eglise. Dans ce sens, il les a invités à prendre « appuis sur le Seigneur qui nous connaît plus que nous-mêmes. Mettons notre confiance en Lui à temps et à contretemps ». « Enracinons-nous dans sa parole qui ne passe jamais et engageons-nous pendant qu'il est temps à préparer notre avenir en étant responsable dès aujourd’hui » a t- il conseillé.

    Ne pas craindre la fin des temps

    Les textes liturgiques du dimanche 14 novembre 2021 qui évoquent les fins derrières, ont permis à Monseigneur Lompo de rassurer les jeunes sur cette question. « La fin des temps n'est pas une fatalité même si la littérature profane s'est contenté d'annoncer la catastrophe finale et ne savait qu’engendrer que la peur, a-t-il expliqué. « La fin des temps nous annonce un message essentiel qu’il ne faut jamais oublier : l’Espérance. » ainsi : « au lieu de craindre la fin des temps, la Parole de Dieu nous invite à prendre au sérieux notre manière de vivre dans la vérité à travers nos paroles et les actes ».

    « Qu’as-tu fait de ta vie ? »

    La fin des temps mettra à nu notre responsabilité, assure l’archevêque, une question nous sera posée: « qu’as-tu fais de ta vie ? » « Tout homme aura à répondre du don reçu. En nous détournant de Dieu, en fuyant nos responsabilités, en vivant de manière incohérente notre vie de foi, en respirant le mensonge au lieu de la vérité, en restant indifférent à la souffrance des autres en bafouant les droits des pauvres ; nous serons certainement déçus au soir de notre mort » a expliqué Monseigneur Laurent Lompo.
    Pour éviter la mort qu’annonçait l’Ancien Testament, l’archevêque nigérien a invité ses diocésains « à vivre au quotidien sans peur, les yeux tournés vers le Christ ; l’esprit ouvert au souffle de Dieu ; le cœur disposé à aimer, les mains ouvertes pour partager et les pieds prêts à marcher à la rencontre de nos frères et sœurs et surtout des pauvres. »

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Audience générale: Joseph rappelle que Dieu regarde les périphéries

    Après une série de catéchèses sur la lettre de Paul aux Galates, le Pape François a ouvert mercredi 17 novembre en salle Paul VI du Vatican un nouveau cycle dédié à la figure de saint Joseph, patron de l’Église universelle. Le Saint-Père a décrit Joseph de Nazareth, en ces temps de crises, comme un soutien, un réconfort et un guide, dont l’exemple et le témoignage peuvent nous éclairer.
     

    Xavier Sartre – Cité du Vatican

    Saint Joseph sera donc au cœur des prochaines catéchèses du Pape François en cette année spéciale qui lui est dédiée et après la publication par le Saint-Père de la Lettre apostolique Patris corde. L’étymologie de son nom nous aide tout d’abord à mieux le cerner : Joseph signifie en hébreu «Que Dieu augmente, que Dieu fasse grandir». Joseph est ainsi «un homme plein de foi en Dieu, en sa providence» souligne François. «Toutes ses actions relatées dans l’Évangile, sont dictées par la certitude que Dieu "fait croître", "augmente", "ajoute", c'est-à-dire que Dieu poursuit son dessein de salut. Et en cela, Joseph de Nazareth ressemble beaucoup à Joseph d'Égypte» avec qui il partage le nom.

    Les villes qui lui sont liées contribuent aussi à la compréhension de sa figure. Bethléem signifie «Maison du pain» ou «Maison de la viande», ce qui renvoie «au mystère eucharistique» explique François. Joseph est lié à cette ville via sa lignée qui remonte à Ruth. Et c’est à Bethléem que devra sortir celui qui doit gouverner Israël comme l’avait prédit le prophète Michée. «Le Fils de Dieu ne choisit pas Jérusalem comme lieu de son incarnation, mais Bethléem et Nazareth, deux villages périphériques, loin des clameurs de la chronique et du pouvoir de l'époque» relève le Pape.

    Ce choix «nous indique que la périphérie et la marginalité sont favorisées par Dieu. Ne pas prendre au sérieux cette réalité revient à ne pas prendre au sérieux l'Évangile et l'œuvre de Dieu, qui continue à se manifester dans les périphéries géographiques et existentielles. En particulier, Jésus va à la recherche des pécheurs, entre dans leurs maisons, leur parle, les appelle à la conversion. Il va chercher les pécheurs qui ont fait du mal, et il va chercher aussi ceux qui n’ont pas fait de mal mais qui l’ont subi, comme les malades, les affamés, les pauvres, les derniers. Jésus va toujours vers les périphéries et cela doit nous donner beaucoup de confiance, non ?» poursuit le Saint-Père.

    Regarder ce qu'on rejette

    François dresse ensuite un parallèle avec notre époque, pas très différente de celle de Joseph. C’est à partir des périphéries que l’Église est appelée à annoncer la bonne nouvelle affirme-t-il. Joseph, par sa confiance dans le plan de Dieu pour lui et sa fiancée «rappelle à l'Église de fixer son regard sur ce que le monde ignore délibérément»«En ce sens, il est véritablement un maître de l'essentiel».

    Le Pape exhorte donc à lui demander d’intercéder pour que «toute l'Église retrouve cette clairvoyance, cette capacité de discerner et d'évaluer l'essentiel. Repartons de Bethléem, repartons de Nazareth». Et de s’adresser aux hommes et femmes qui vivent dans les périphéries géographiques les plus oubliées du monde ou qui connaissent des situations de marginalisation existentielle : «puissiez-vous trouver en saint Joseph le témoin et le protecteur vers lequel vous tourner». Le Saint-Père a conclu en adressant cette prière:

    Saint Joseph,
    toi qui toujours as fait confiance à Dieu,
    et as fait tes choix
    guidé par sa providence
    apprends-nous à ne pas tant compter sur nos projets
    mais sur son dessein d'amour.
    Toi qui viens des périphéries
    aides-nous à convertir notre regard
    et à préférer ce que le monde rejette et marginalise.
    Réconforte ceux qui se sentent seuls
    et soutiens ceux qui travaillent en silence
    pour défendre la vie et la dignité humaine. Amen. 


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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

     Crédit d'image : Rose B. Simpson, Le secret du vol (détail), 2015, sculpture.
     

    Liberté de choisir la vie et l'amour 

     

    L'auteur et psychothérapeute Gerald May (1940-2005) était un ami et un des premiers mentors du père Richard. Dans ce passage , May explore comment la dépendance nous empêche de vivre avec l'amour et la liberté pour lesquels nous avons été créés :

    Il me semble que le libre arbitre nous est donné dans un but : afin que nous puissions choisir librement, sans coercition ni manipulation, d'aimer Dieu en retour, et de nous aimer les uns les autres d'une manière tout aussi parfaite. C'est le désir le plus profond de nos cœurs. En d'autres termes, notre création est par amour, dans l'amour et pour l'amour. C'est à la fois notre droit de naissance et notre destin authentique de participer pleinement à cet amour créatif, et la liberté de volonté est essentielle pour que notre participation se produise.

    Mais notre liberté n'est pas complète. La force puissante de la dépendance s'y oppose. Psychologiquement, la dépendance épuise le désir. C'est comme une malignité psychique, aspirant notre énergie vitale dans des obsessions et des compulsions spécifiques, laissant de moins en moins d'énergie disponible pour d'autres personnes et d'autres activités. Spirituellement, la dépendance est une forme profondément enracinée d'idolâtrie. Les objets de nos addictions deviennent nos faux dieux. Ce sont ce que nous adorons, ce à quoi nous nous occupons, où nous donnons notre temps et notre énergie, au lieu de l'amour. La dépendance, alors, déplace et supplante l'amour de Dieu comme source et objet de notre vrai désir le plus profond. . . .

    Pour moi, l'énergie de notre désir fondamental pour Dieu est l'esprit humain, planté en nous et nourri sans cesse par le Saint-Esprit de Dieu. Dans cette optique, la signification spirituelle de la dépendance n'est pas seulement que nous perdons la liberté par l'attachement aux choses, ni même que les choses deviennent si facilement nos préoccupations ultimes. Ce qui est beaucoup plus important, c'est que nous essayons de satisfaire notre aspiration à Dieu à travers des objets d'attachement. Par exemple, Dieu veut être notre amant parfait, mais au lieu de cela, nous recherchons la perfection dans les relations humaines et sommes déçus lorsque nos amants [ Richard : ou parents, enfants et églises] ne peut pas nous aimer parfaitement. Dieu veut assurer notre sécurité ultime, mais nous recherchons notre sécurité dans le pouvoir et nos possessions, puis nous découvrons que nous devons continuellement nous en préoccuper. Nous recherchons la satisfaction de notre désir spirituel d'une multitude de manières qui peuvent avoir très peu à voir avec Dieu. Et, tôt ou tard, nous sommes déçus.

    Le Père Richard le dit ainsi :

    Après quelques années de rétablissement, nous saurons que notre désir profond et insatiable était pour Dieu depuis le début. Nous avons fait un petit détour, cherché l'amour dans tous les mauvais endroits, et maintenant avons trouvé ce que nous voulions vraiment de toute façon. Dieu est prêt à attendre cela. Comme Jacob au pied de son échelle de rêve, où les anges marchent entre ciel et terre, nous poserons notre tête même sur un oreiller de pierre et dirons : « Tu étais ici tout le temps, et je ne l'ai jamais su ! . . . Ce n'est rien de moins que la maison de Dieu, c'est la porte même du ciel » (Genèse 28 :16-17). [1]

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    [1] Richard Rohr, Breathing Under Water : Spirituality and the Twelve Steps (Franciscan Media : 2011, 2021), 61. 

    Gerald G. May, Addiction and Grace (HarperSanFrancisco: 1991), 13, 92-93. 

    Crédit d'image : Rose B. Simpson , Le secret du vol (détail), 2015, sculpture.

    Nous avons présenté l'artiste de ces sculptures, Rose B. Simpson, lors de notre récente conférence CONSPIRE. Nous avons tellement été touchés par ses créations que nous avons décidé de partager son travail avec notre communauté Daily Meditations pour le mois de novembre.

    Inspiration d'image : Je suis cet être post-colonial, bi-culturel dans le monde qui a fait l'expérience. . . le don de la perspective en contexte dans cette fondation mais aussi cette profonde interrogation sur le pourquoi. Pourquoi faisons-nous les choses que nous faisons ? Pourquoi vivons-nous comme nous le faisons ? Pourquoi les choses qui nous sont arrivées et pourquoi continuons-nous à nous maltraiter les uns les autres ainsi qu'à notre environnement et à nous-mêmes ? —Rose B. Simpson, entretien de CONSPIRE, 2021

    En savoir plus sur l'équipe éditoriale de Daily Meditations.

    source https://cac.org/

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  • François et le tiers-ordre franciscainFrançois et le tiers-ordre franciscain  (Vatican Media)

    Le Pape invite l'Ordre franciscain séculier à aller vers les périphéries

    François a reçu ce midi au Vatican les membres de l’Ordre franciscain séculier. Dans son discours, il est revenu sur leur vocation et leur mission, rappelant l’importance de la conversion et exhortant à répondre aux nouvelles formes de la pauvreté comme le fit saint François en son temps.
     

    «La vocation du franciscain séculier est de vivre dans le monde l’Évangile dans le style du Poverello, sine glossa ; assumer l’Évangile comme “forme et règle“ de vie» : le Pape exhorte ainsi le tiers-ordre franciscain à «embrasser l’Évangile comme vous embrassez Jésus». C’est parce que Jésus forme leur vie qu’ils assumeront la pauvreté, la minorité et la simplicité comme des signes distinctifs devant tous. 

    Ces séculiers, qui font partie de l’Église en sortie, se plaisent au milieu des gens, souligne François. C’est là qu’ils rendent témoignage de Jésus par «une vie simple, sans prétentions, toujours contents de suivre le Christ pauvre et crucifié, comme le fit saint François et tant d’hommes et de femmes de votre Ordre», explique le Saint-Père. D’où cet encouragement à sortir vers les périphéries existentielles d’aujourd’hui et d’y faire résonner la parole de l’Évangile.

    Faire preuve de créativité

    «N’oubliez pas les pauvres qui sont la chair du Christ» précise le Pape qui invite les séculiers franciscains à faire preuve de créativité pour faire face aux nouvelles formes de pauvreté. Le Saint-Père souhaite que leur sécularité soit pleine de proximité, de compassion et de tendresse, à témoigner dans «les situations concrètes de chaque jour, dans les relations humaines, dans l’engagement social et politique, alimentant l’espérance dans un lendemain qui soulage la douleur d’aujourd’hui».

    Le Pape souhaite aussi aux séculiers que «leur grande famille soit toujours unie, certes dans le respect de la diversité et de l’autonomie des différentes composantes et de chaque membre mais toujours dans une communion vitale réciproque pour rêver ensemble d’un monde où tous sont et se sentent frères».

    Ces séculiers franciscains, appelés à la sainteté, se sont convertis, explique le Pape. «Dieu a pris l’initiative», rappelle-t-il et «le pénitent répond en acceptant de se mettre au service des autres et en usant avec eux de miséricorde. Et le résultat est le bonheur». Et de les inviter à s’ouvrir au Christ et à vivre au milieu des gens, comme saint François. «Comme saint François fut miroir du Christ, puissiez-vous ainsi devenir aussi des miroirs du Christ».

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     source https://www.vaticannews.va/
     
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  • Chers frères sœurs et ami-e-s des Missions des Franciscains,
     
    Le numéro automne-hiver 2021 de la Revue des Missions des Franciscains vient de sortir ! Le thème est DROITS ET MISSIONS DES ENFANTS.
     
    Un tour d'horizon de la situation des enfants dans quelques pays où nous avons tissé des liens de solidarité débute notre numéro. Puis le texte de Anne-Marie Lavoie brosse l'histoire et les aspects juridiques des droits des enfants dans le monde. Quant à Pierre Brunette, OFM, il pose une question pertinente: est-ce que saint François se préoccupait du sort des enfants ? Suit un plongeon dans l'action avec le MIDADE, un mouvement dynamique qui propose des projets et des activités avec et pour les enfants. On y retrouve également la réflexion et la prière de Francine Vincent autour du thème du numéro.
     
    Dans la section projets missionnaires, nous vous invitons à poser un geste de solidarité avec nos frères et la population d'un village du TOGO.
     
    POUR LIRE, TÉLÉCHARGER ET CONSULTER GRATUITEMENT LE NUMÉRO VEUILLEZ CLIQUER ICI.
     
    Bonne lecture,
     
     
    Richard Chartier 
    Directeur
    Missions des Franciscains
    Province Saint-Esprit du Canada
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  • Le Christ roi de l’univers

    Abbé Jean Compazieu

    Suivons le Christ Serviteur,
    Roi de l’univers

     

     

    Textes bibliques : Lire


    En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons la solennité du Christ roi de l’univers. Les textes bibliques de ce jour nous adressent un message d’espérance. 

    Nous avons tout d’abord un texte du prophète Ézéchiel. Il s’adresse à un peuple qui vit une situation désespérée. Le pays est détruit ; il vit sous une domination étrangère ; c’est vraiment la catastrophe ; beaucoup se posent des questions : “Où est-il notre Dieu ? Que fait-il ?” C’est en réponse à ce doute que le prophète intervient pour annoncer une bonne nouvelle : Dieu enverra un “fils d’homme” c’est-à-dire un homme pour relever son peuple et lui redonner toute sa place parmi les nations. Cet homme recevra une autorité sûre et confiante. Plus tard, les chrétiens comprendront que ce titre de “Fils de l’homme” désignait la royauté de Jésus.

    La 2ème lecture est extraite de l’Apocalypse de saint Jean. Ce livre a été écrit bien après la résurrection du Christ. Il s’adresse à des chrétiens persécutés. L’empereur de Rome est très dur pour eux. C’est dans ce monde hostile et violent que saint Jean annonce le triomphe de Celui qui est l’Amour. Par sa mort et sa résurrection, il a vaincu la mort et le péché et il veut nous associer tous à sa victoire. Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous dit que “rien ne peut nous séparer de son amour”.

    Ces deux premières lectures sont une bonne nouvelle pour notre monde d’aujourd’hui. De nombreux dictateurs y règnent en maîtres. Ils font peser leur pouvoir sur les plus faibles. Dans de nombreux pays, les chrétiens sont victimes de la haine et de la violence des hommes. Mais un jour, les dictatures finissent par tomber. Il n’est pas question de vengeance : cela ne ferait qu’ajouter de la violence à la violence. Ce n’est pas par la force des armes qu’on peut obtenir la victoire contre le mal mais par celle des paroles et surtout celle de l’amour.

    L’Évangile de ce jour nous montre Jésus face à Pilate : il se présente à lui en tant que roi d’un Royaume « qui n’est pas de ce monde ». Sa Royauté ne repose pas sur l’ambition ni sur la compétition. Elle n’utilise pas les armes de la peur ni le chantage ni la manipulation des consciences. Sa royauté s’exprime dans l’humilité et la gratuité. Les royaumes de ce monde se fondent parfois sur les abus de pouvoir, les rivalités, les oppressions. Le Royaume du Christ est un « Royaume d’amour, de justice et de paix » (Préface).

    Jésus s’est révélé comme roi dans l’événement de la croix. Aux yeux du monde, c’est un échec. Mais l’Évangile nous invite à changer notre regard. La croix du Christ c’est l’échec du péché. C’est en levant les yeux vers le Christ en croix que nous prenons conscience de son amour gratuit pour nous et pour le monde entier. Sa puissance et sa force sont celles de l’amour, un amour solide et intègre, même face aux refus.

    Sur le Calvaire, on ridiculise ce « roi des juifs ». On lui lance un défi : « Sauve-toi toi-même en descendant de la croix ». Mais Jésus ne cherche pas à se sauver lui-même. Il a donné sa vie pour chacun de nous. Lui-même nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. En passant par la mort et la résurrection, il nous a ouvert un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle « le Royaume de Dieu ».

    Aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux qui refusent cette royauté du Christ. On fait tout pour l’effacer en supprimant ses disciples. Dans notre société sécularisée, on le relègue à l’exil, on le ridiculise sur les écrans de télévision et dans les salles de cinéma. Et surtout, nous ne devons pas oublier les très nombreux martyrs dans de nombreux pays du monde. Mais le mal, la violence et la haine n’auront pas le dernier mot. Encore une fois, c’est l’amour qui triomphera.

    Le premier qui a compris a été l’un des malfaiteurs crucifié en même temps que Jésus, celui qu’on appelle « le bon larron ». Nous connaissons sa supplication : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». Cet homme était un malfaiteur, un corrompu. Il était condamné à mort pour toutes les brutalités qu’il avait commises dans sa vie. Mais il a vu qu’avec Jésus, l’amour peut triompher de la haine. Comme cet homme, nous pouvons redire cette prière : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». Et nous avons la ferme espérance qu’un jour, il nous dira : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »

    Télécharger :  Le Christ Roi de l’univers

    Sources : Revue Feu nouveau – Homélies du dimanche (Monseigneur Léon soulier) – Homélies pour l’année B (Amédée Brunot) – homélies de l’année liturgique B (Simon Faivre) – Reste avec nous quand vient le soir (Lorette Lepage) – Lectures bibliques des dimanches année B (Albert Vanhoye) – François selon Saint Jean

    source https://dimancheprochain.org/

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