• Le péché contre l'Esprit-Saint

    Un texte de l'abbé Gilles Baril

      Nouvelles   2021-10-27

    Le péché contre l'Esprit-Saint - abbé Gilles BarilJésus dit dans les Évangiles : "Les êtres humains pourront être pardonnés de tous les péchés... sauf celui contre l'Esprit-Saint, car un être mauvais habite en lui."

    Quand les cardinaux du monde entier se rassemblent à Rome pour élire un nouveau pape pendant que l'humanité entière prie pour cette élection, il y a là une évidence que l'Élu est le choix de l'Esprit-Saint.

    Or quand j'entends des gens dire que le pape François est un Anté-Christ, je suis sidéré car il y a bien là un péché contre l'Esprit-Saint.  Alors ceux qui calomnient le pape devraient s'abstenir de continuer de se mettre en évidence dans nos communautés et prier Dieu de les aider à discerner leur vécu... Condamner le pape, c'est condamner l'Église entière et développer un esprit sectaire malveillant.

    Le premier signe d'une vie dans l'Esprit-Saint est l'humilité et le premier fruit de l'humilité consiste à ne jamais juger les autres.

    Comme pasteur, je prie pour ces gens qui jugent les autres et je demande à Dieu de leur faire miséricorde même si au dire du Christ, ils sont habités "par un esprit mauvais".  Que Dieu leur permette de discerner la Vérité en leur donnant le courage de sortir de leur esprit de pharisien.

    Gilles Baril, curé 

    Unité pastorale de la Croix-Glorieuse

    Source  https://diocesedesherbrooke.org/

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  • Vers la COP26 de Glasgow - Petit lexique du climat

    Six ans après la COP21 et l'accord de Paris, tandis que l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante, 197 pays se retrouvent à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre pour décider des grands axes de la politique environnementale mondiale. Décryptage des termes essentiels pour mieux comprendre les enjeux de cette conférence internationale.
     

    Marine Henriot - Cité du Vatican 

    Biodiversité

    La biodiversité est un terme global. Il désigne la totalité du tissu vivant de notre planète, sur laquelle les premiers organismes vivants ont été découverts il y a plus de 3,5 milliards d’années.

    Çe terme «biodiversité» englobe l’ensemble des milieux naturels, des formes de vie et les relations entre eux. Elle se compose de trois niveaux interdépendants, rappelle le site du ministère français de la transition écologique :

    -       la diversité des milieux de vie à toutes les échelles : des océans, prairies, montagnes… Du contenu des cellules aux feuilles des légumes de son potager ;

    -       la diversité des espèces (y compris l’espèce humaine) qui vivent dans ce milieu ;

    -       la diversité génétique des individus au sein de chaque espèce.

    L’écosystème désigne lui uniquement la diversité des milieux.

    Depuis le Sommet de la Terre de 1992, il est établi que la biodiversité est gravement menacée par les activités humaines et s’appauvrit d'année en année à un rythme sans précédent.

    Développement durable

    Le terme est en vogue depuis plusieurs décennies et représente une des pistes pour lutter contre la dégradation de la planète Terre.

    La première définition de développement durable apparaît en 1987 dans le rapport «Notre avenir à tous», communément appelé le rapport Brundtland publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement : «Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs».

    Cette notion de développement durable implique deux concepts, celui de besoins «et plus particulièrement des besoins essentiels les plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité» et le concept de «limitation» des effets des activités humaines sur l’environnement.

    L''éolien représente 4% de la production énergique mondiale.
    L''éolien représente 4% de la production énergique mondiale.

    Décarbonation ou décarbonisation

    Le réchauffement climatique est en grande partie dû à l’effet de serre: certains gaz de l’atmosphère terrestre agissent comme les parois d’une serre, ils permettent à l’énergie solaire d’entrer dans l’atmosphère mais l’empêchent de s’en échapper, provoquant ainsi une hausse des températures.

    La décarbonation ou décarbonisation correspond à l’ensemble des mesures permettant la réduction des émissions de dioxyde de carbone d’une entreprise, d’un secteur d’activité ou d’un pays.

    A l’échelle d’un pays par exemple, une politique de décarbonation peut consister à limiter les énergies primaires, émettrices de gaz à effet de serre, au profit des énergies renouvelables.

    C’est le cœur du «Green deal» de l’Union européenne : ce plan appelle à la neutralité climatique pour 2050, donc une situation où les rejets anthropiques de gaz à effet de serre sont aspirés par les puits (naturels ou non) de carbone, que sont les sols (forêts, tourbières etc…), les océans et les sous-sols. Pour y parvenir, il faut mettre en place des mesures de décarbonation, comme réduire les émissions des navires de pêches.

    Puit de carbone

    Un puit de carbone est un réservoir (naturel ou artificiel) qui absorbe le carbone présent dans l’air. Ils sont essentiels à la survie de notre planète car ils stabilisent la quantité de CO2 présent dans l’atmosphère et donc limitent l’effet de serre. On parle alors du phénomène de séquestration du carbone.

    Le bois, mais aussi le sol, le sous-sols, les océans, constituent des puits naturels de carbone. La biosphère absorbe ainsi 20% du carbone anthropique émit dans l’air.

    Mais les puits de carbone sont en danger : par exemple, en 2015, la flore mondiale ne stocke plus qu'environ 450 pétagrammes de carbone par an, au lieu de 916 pétagrammes par an si l'humanité n'avait pas affecté la biodiversité.


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  • Homélie du 31ème dimanche du temps ordinaire (B)

    Abbé Jean Compazieu

    Dieu te dit : “Écoute” 

     

    Textes bibliques : Lire

    « Écoute Israël, tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ». Ces quelques versets de la première lecture sont le cœur de la foi d’Israël. Ils insistent dès le départ sur l’importance de l’écoute. On devait se les répéter chaque jour. Et pourtant, tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons que bien souvent, le peuple d’Israël n’a pas su écouter. À plusieurs reprises, les prophètes sont intervenus pour les inviter à entendre la Parole de Dieu et à revenir vers lui.
     

    L’histoire du peuple de Dieu dans l’Ancien Testament est aussi notre histoire personnelle. La Parole de Dieu nous interpelle et nous dérange. Trop souvent, nous nous laissons imprégner par la mentalité et les bruits de ce monde. L’Ancien Testament nous demande d’aimer l’immigré, la veuve et l’orphelin. Nous avons dépassé l’Ancien Testament mais le problème des immigrés reste toujours bien présent. Il suffit de voir comment on en parle. On les laisse se noyer dans la mer. De nombreux enfants sont victimes d’abus et de violences. Notre monde est loin d’être un monde d’amour et de paix, de respect de Dieu et de sa loi.

    Les textes bibliques de ce dimanche nous appellent à une vraie conversion : aimer Dieu, aimer notre prochain. L’un ne va pas sans l’autre. La source de cet amour c’est Dieu lui-même. Dans l’Ancien Testament, nous lisons qu’il est celui qui a vu la misère de son peuple et il veut le sauver. L’Évangile va plus loin : Jésus s’y présente comme celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est pour nous et pour le monde entier qu’il a donné sa vie sur une croix. Il est vraiment celui qui nous a aimés comme on n’a jamais aimé.

    Aujourd’hui, nous recevons le grand commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Cela ne peut être qu’une réponse à celui qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Mais pour bien accueillir cet amour qui vient de Dieu, nous avons besoin de prendre du recul par rapport à la mentalité et aux bruits du monde. Ce n’est pas pour rien que le Seigneur nous demande d’écouter sa Parole et de la mettre en pratique. Notre attention doit être constamment attirée vers cet appel de Dieu.

    Nous sommes donc créés pour aimer. Dieu qui est amour nous a créés pour que nous puissions, nous aussi, aimer et demeurer unis à lui. Nous ne trouverons la vraie joie qu’en aimant. Il ne nous est pas demandé de faire beaucoup de choses. Ce qui est primordial, c’est de vivre dans un esprit filial envers Dieu et fraternel envers les autres. En nous faisant le prochain des autres, nous nous approchons de Dieu qui est amour. Mon prochain, c’est celui dont je me fais proche, celui que je prends le temps de rencontrer et d’écouter. C’est un seul et même amour qui nous attire vers Dieu et vers les autres.

    Pour répondre à cet amour infini de Dieu pour nous, nous ne pouvons pas nous contenter d’un « programme minimum », une « petite messe de temps en temps, une « petite prière » le soir. L’amour de Dieu doit prendre toute notre vie, de la tête aux pieds, du matin au soir, de la prime enfance jusqu’aux cheveux blancs. Cet amour doit prendre en compte notre vie intime mais aussi nos responsabilités et engagements collectifs. Rien de ce que nous vivons ne peut lui être étranger.

    L’amour du prochain doit être compris à la lumière de l’Évangile. Pour Jésus, c’est clair, le seul véritable amour c’est de donner sa vie pour ceux qu’on aime. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » c’est-à-dire d’un amour respectueux du bonheur de l’autre comme si c’était le nôtre. « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même ». Dans l’Évangile de saint Matthieu, nous trouvons cette règle d’or : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. Chaque Eucharistie nous prépare à cet amour selon Jésus.

    En ce jour, la Parole de Dieu nous interpelle. Elle nous invite à changer notre regard sur Dieu et le prochain. Le Christ veut nous entraîner tous à sa suite. Il veut nous apprendre à voir tous nos frères et sœurs avec le cœur même de Dieu. Célébrer l’Eucharistie c’est communier à l’amour du Christ pour le Père et pour chaque être humain. C’est se mettre en disposition d’aimer. En ce jour, nous te prions Seigneur : Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre. Amen

    Télécharger : 31ème dimanche du Temps ordinaire

    Autres approches : Préparons dimanche

    Sources : Revues Feu Nouveau et fiches dominicales, Homélies des prochains dimanches (Diocèse de Blois), Les entretiens du dimanche (Noël Quesson), Ta Parole est ma joie (Jseph Proux), lectures bibliques des dimanches (Albert Vanhoye)…

    source https://dimancheprochain.org/

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

     Crédit image : Barbara Holmes, Untitled 4 (détail), 2021, photographie, États-Unis.
     

    Une fondation pleine d'espoir 

    Nous ne sommes pas aimés parce que nous sommes si beaux et bons. Nous sommes beaux et bons parce que nous sommes aimés. —Jürgen Moltmann, Théologie de la joie (interview vidéo, 2014)

    Il y a beaucoup de preuves dans le monde pour conclure qu'il y a quelque chose de fondamentalement défectueux avec l'humanité. Cependant, le P. Richard Rohr pense que nous avons négligé une autre « histoire d'origine » plus utile, celle de la Bonté originelle.

    L'histoire de notre création dit que nous avons été créés à « l'image et à la ressemblance » même de Dieu, et par amour générateur (Genèse 1:27 ; 9:6). Cela nous lance sur une base absolument positive et pleine d'espoir, que l'on ne saurait trop insister.

    Nous avons entendu cette phrase si souvent que nous n'avons pas le choc existentiel de ce que « créé à l'image et à la ressemblance de Dieu » dit de nous ! C'est la meilleure affirmation thérapeutique que l'on puisse espérer ! Si cela est vrai, cela dit que notre famille d'origine est divine. Notre cœur est la bénédiction originelle, pas le péché originel . Cela dit que notre point de départ est totalement positif. Comme le dit le premier chapitre de la Bible, c'est "très bon" (1:31). Nous avons un bon endroit où rentrer. Lorsque le début est bon, le reste est considérablement facilité.

    La Bible s'appuiera sur cette bonté fondamentale, une véritable identité « cachée dans l'amour et la miséricorde de Dieu », [1] comme l'a dit Thomas Merton. Cette bonté est l'endroit auquel nous essayons toujours de revenir. Il y a de nombreux détours le long du chemin, et de nombreux « démons » semant le même doute suggéré à Jésus, « Si vous êtes un fils (ou une fille) de Dieu » (Matthieu 4:3, 6). Toute la Bible essaie d'illustrer à travers diverses histoires l' unité objective de l'humanité avec Dieu. C'est tellement important à savoir et à croire.

    En raison de ce manque de mysticisme et d'esprit contemplatif, je trouve que beaucoup, sinon la plupart, des chrétiens n'ont toujours aucune connaissance de l'union objective de l'âme avec Dieu (voir 2 Pierre 1:4). En fait, ils me combattent souvent là-dessus, me citant que «toutes les choses humaines sont mauvaises et dépravées», ou «les humains sont comme des tas de fumier, recouverts par Christ». Un tel point de départ négatif aura beaucoup de mal à créer des personnes aimantes, dignes ou réactives.

    Pour prêcher et connaître l'évangile, nous devons avoir raison du « qui » ! Avec quel soi travaillons-nous ? Qui sommes nous? Où demeurons-nous objectivement ? D'où sommes-nous venus? Notre ADN est-il divin ou est-il dépravé ?

    La grande illusion que nous devons tous surmonter est l'illusion de la séparation. C'est presque la seule tâche de la religion : communiquer non pas la dignité mais l'union, reconnecter les gens à leur identité originelle « cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 3:3). La Bible appelle cet état de séparation « péché », et sa perte totale est fréquemment mentionnée comme la description claire du travail de Dieu : « Mon cher peuple, nous sommes déjà les enfants de Dieu ; c'est seulement ce qui est dans l'avenir qui n'a pas encore été révélé, et alors tout ce que nous savons, c'est que nous serons comme lui » (1 Jean 3:2).

     
     

    [1] Thomas Merton, New Seeds of Contemplation (New Directions : 1972), 35.

    Adapté de Richard Rohr, Things Hidden: Writing as Spirituality (Franciscan Media: 2008), 27-29.

    Crédit image : Barbara Holmes, Untitled 4 (détail), 2021, photographie, États-Unis.

    L'équipe créative du CAC a envoyé un appareil photo à usage unique au Dr B dans le cadre d'une exploration de la photographie contemplative et elle a rendu cette magnifique photo.

    Inspiration de l'image : Les bleus et les verts de ce ciel tranquille nous parlent d'harmonie, de plénitude et d'invitation au repos. Commencer par la bonté et la beauté invite à la contemplation de la même chose.

    En savoir plus sur l'équipe éditoriale de Daily Meditations.

    source  https://cac.org/

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  • Le Pape François a reçu le Premier ministre français Jean Castex

    Le Premier ministre français a été reçu en audience par le Saint-Père dans la matinée du lundi 18 octobre, en prélude à un déplacement destiné à commémorer le centenaire des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège.
     

    Le Premier ministre français Jean Castex a été reçu lundi matin 18 octobre au Vatican par le Pape François. C'est la première fois que le chef d'un gouvernement français est reçu en visite officielle par un Souverain pontife, depuis 2009 où François Fillon avait été accueilli par le Pape Benoît XVI. Jean Castex, accompagné de son épouse mais aussi des ministres français des Affaires étrangères et  de l'Intérieur est arrivé au Palais apostolique peu avant 10 heures. Avec le Pape François, il se sont entretenus durant trente-cinq minutes, avant que le chef du gouvernement français n'aille visiter la chapelle Sixtine et la basilique Saint-Pierre. 

    Lors de leur traditionnel échange de cadeaux, le Saint-Père a offert à Jean Castex une mosaïque représentant les "Vignerons" avec l'inscription «Que le fruit de la vigne et du travail de l'homme soit pour nous la boisson du salut», ainsi que le Message pour la Journée mondiale de la paix de cette année et le Document sur la fraternité humaine. Le Premier ministre français a quant à lui offert une édition de «Notre Dame de Paris» de Victor Hugo datant de 1836, ainsi qu'un maillot de foot dédicacé de la star argentine Lionel Messi qui s'est engagé au club du Paris-Saint-Germain cette année. 

    Le chef du gouvernement français était attendu à la mi-journée à la Villa Bonaparte, siège de l'ambassade de France près le Saint-Siège, pour un temps consacré au centenaire des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Il devait remettre au cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Saint-Siège les insignes de Commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur avant un déjeuner de travail auquel était également convié Mgr Paul Richard Gallager, le chef de la diplomatie vaticane.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Revue WEB - Chemins franciscains

    L’HUMANITÉ À L’AUBE DE RETOMBÉES

    CLIMATIQUES CATASTROPHIQUES


    ÉDITORIAL

    GASTON SAUVÉ

     

    Nous sommes entrés dans une période où l’humanité et toute la planète terre sont confrontées à d’immenses revirements climatiques. Nous sommes au début, à l’aube de ces bouleversements dans l’environnement et le climat qui affectent pratiquement tous les pays, toutes les communautés humaines où qu’elles soient.

    Les retombées du climat provoquent des catastrophes à grande échelle. En tentant de faire face et d’agir, nous réalisons que tout est lié dans cette crise, la croissance et la conception que nous en avons, la consommation démesurée, le mode de vie, l’attitude égoïste et cupide dans l’usage des biens, l’individualisme aveugle, un orgueil sans limite.


    Nous sommes mis à l’épreuve et interpelés à retrouver l’humilité et le respect face à la création et à toute vie, tournés vers « la sauvegarde de la maison commune » qui est menacée. LAUDATO SI, ce texte phare que le Pape François a lancé en 2015, continue d’ouvrir notre prise de conscience.

    L’HUMANITÉ À L’AUBE DE RETOMBÉES CLIMATIQUES CATASTROPHIQUES. -Chemins franciscains

    Dans ce numéro, nous avons des collaborateurs qui viennent du Québec, de la Belgique, de l’Afrique, soulignant ainsi que c’est l’humanité qui est touchée dans sa totalité. 

    Le premier texte de notre Dossier, que signe Mgr Bertrand Blanchet est un article scientifique très pertinent. La crise climatique est observée depuis un bon moment et le travail des scientifiques sonne l’alarme, proclame l’urgence d’agir et de changer et identifie des pistes d’action. Un groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié des rapports depuis 1990. L’ensemble des phénomènes climatiques observés sont décrits, mesurés, analysés. Chaque fois, « on détecte l’influence des activités humaines dans le réchauffement de l’atmosphère et de l’océan… » Les décideurs ont les outils pour agir, l’individu peut, à son échelle, modifier sa façon de vivre et adopter une attitude nouvelle marquée par la reconnaissance et le respect. 

    Dans un deuxième texte, Sylvain Richer, franciscain capucin, vivant au Lac Bouchette à l’Ermitage Saint Antoine, nous dévoile comment il prend soin de l’aménagement et des plantes dans son lieu de vie. Habité par l’amour de la nature, il nous partage toute cette beauté qu’il découvre. »… L’émerveillement est une vertu à cultiver dans notre monde actuel». 

    Depuis deux ans, les pèlerins peuvent bénéficier dans leur prière d’une approche « écologie et spiritualité ». « Si chacun fait de ces gestes quotidiens, habituels, des gestes qui semblent souvent banals, qui sont du domaine de se soucier de son environnement, il agira localement ». 

    Le troisième texte nous transporte en Belgique sous la plume de Jean Cambier. L’expérience des inondations vécues au mois de juillet 2021, le week-end du 10-11 juillet, a été un véritable traumatisme pour les populations vivant dans les régions de Liège et Verviers dans l’est du pays. La rapidité de débordement destructeur d’un petit cours d’eau prend tout le monde par surprise et les précipite dans un drame où surviennent la destruction des habitations et des biens, les noyages et les disparitions, la rupture des services essentiels touchant la vie quotidienne. 

    Bien sûr, on y vit une grande solidarité, mais le désarroi domine. « Ces inondations nous laissent une grande leçon d’humilité devant les éléments de la nature déchaînée et surtout beaucoup de questionnement… » On sent dans cette réflexion l’impact inouï sur chaque personne et son moral d’une catastrophe climatique. Nous sommes vulnérables. 

    Dans le quatrième texte, Sœur Marie-Florence Razanadramanana, nous parle de l’île de Madagascar, terre d’espoir maintenant contrainte au « désespoir ». Là vit une population de 27 millions de personnes réparties à travers cette île, la cinquième plus grande au monde. Les effets du réchauffement sont concrets et très éprouvants, chaleur torride exceptionnelle et desséchement des rivières dont le niveau d’eau diminue, élevage difficile, maladies aviaires, feux de forêts. Le pays est à cours de ressources pour affronter l’ensemble des effets de la crise climatique et aider adéquatement ceux qui cultivent la terre. 

    Le portrait est sombre mais l’on voit comment le gouvernement, les forces vives, et les différents mouvements du pays font des efforts.

    L’HUMANITÉ À L’AUBE DE RETOMBÉES CLIMATIQUES CATASTROPHIQUES. -Chemins franciscains

    Nous vous offrons trois chroniques dans ce numéro, toutes en lien avec le thème proposé. 

    Gens qui inspirent que rédige le frère Roger Bélisle met en valeur l’action de Claude Lefebvre, un homme au grand cœur. Il se joint à la communauté des Fils de la Charité vers l’âge de 24 ans. Il s’est engagé comme prêtre ouvrier dans les paroisses où il a été envoyé. Sa formation à l’École Missionnaire d’Action Catholique et d’Action Sociale à Lille en France l’a marqué profondément et a déterminé son orientation ainsi que son engagement comme prêtre et comme animateur social. 

    Il ressort de ce texte que là où la personne vit, elle peut agir et influencer son environnement, mobiliser sa communauté, humaniser le milieu. « Claude Lefebvre, un homme à la foi enracinée ». 

    En pleine action, chronique de Lévi Cossette, franciscain, nous partage les réflexions de jeunes de 15 ans sur le thème de l’environnement. Ils estiment « vivre en un pays aux multiples avantages devant les changements climatiques ». « Ils sont scolarisés très jeunes et sensibilisés sur les questions environnementales ». « On pourrait dire qu’il faut une mondialisation de l’effort et une vision renouvelée sur l’évolution de la planète. Loïc et Ilam affirment clairement que c’est la mondialisation de l’engagement qui déterminera l’ampleur de la catastrophe ou la non catastrophe ».

    Écologie. « Espérer malgré tout » nous dit Bernard Hudon, jésuite, biologiste, membre du Centre Justice et Foi. « Face à la crise climatique, j’ai pris la position éthique d’espérer malgré tout en l’humanité ». 

    Nous sommes en présence de percées technologiques positives qui contribueront à la solution du problème climatique. Les gouvernements, les partis politiques prennent position. Et souvent les populations sont rendues plus loin que leurs dirigeants. 

    Nous espérons que ce numéro et le thème abordé vous rejoindra dans vos préoccupations. Comme dans toute crise, nous sommes interpelés à discerner la voie à prendre et à nous y engager. 

    Bonne lecture.

    Pour tout lire, c'est ICI

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  • Le Pape : « L'épiscopat est le nom d'un service, non d'un honneur »

    Le Pape François a présidé dans la matinée du dimanche 17 octobre dans la basilique Saint-Pierre la messe d’ordination épiscopale de Mgr Guido Marini et Mgr Andrés Gabriel Ferrada Moreira. Dans son homélie, le Souverain pontife a rappelé de manière très précise le rôle de l’évêque : «Pensez que la proximité est la marque la plus caractéristique de Dieu», a-t-il exhorté.
     

    Mgr Guido Marini, italien, et Mgr Andrès Garbriel Ferrada Moreira, chilien, ont reçu l'ordination épiscopales des mains du Pape François ce dimanche 17 octobre, lors d’une messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre.

    Dans son homélie, le Saint Père est revenu sur le rôle que doivent tenir les nouveaux évêques et plus globalement, les évêques du monde entier. «Réfléchissez que vous avez été choisis parmi les hommes et pour les hommes, vous avez été constitués - non pour vous-mêmes, mais pour les autres - dans les choses qui concernent Dieu», leur a-t-il rappelé. 

    Mission de service

    Car «épiscopat» est le nom d’un service, a insisté François, «il n'y a pas de véritable épiscopat sans service - et non d'un honneur, comme le voulaient les disciples, l'un à droite, l'autre à gauche», car la tâche de l’évêque «est plus de servir que de dominer», «pour servir», a-t-il répété. «Avec ce service, vous préserverez votre vocation et vous serez de vrais bergers en servant, non pas dans les honneurs, dans le pouvoir, dans la puissance... Non, servir, toujours servir.»

    Autre exhortation du Saint-Père aux évêques : «Proclamez la Parole en toute occasion, à temps et à contretemps», «admonestez, réprimandez, exhortez en toute magnanimité et doctrine, continuez à étudier».

    Ordination épiscopale du 17 octobre 2021.
    Ordination épiscopale du 17 octobre 2021.

    Proximité avec le peuple, Dieu, les évêques et les prêtres

    Pour continuer, François est revenu sur un point essentiel de la mission de l’évêque : la proximité. «Vous serez les gardiens de la foi, du service, de la charité dans l'Eglise, et pour cela vous voulez être proches de nous. Pensez que la proximité est la marque la plus caractéristique de Dieu.»

    Une proximité qui est compassion et tendresse, a expliqué François : «S’il vous plaît, ne quittez pas cette proximité, rapprochez-vous toujours du peuple, rapprochez-vous toujours de Dieu, rapprochez-vous des frères évêques, rapprochez-vous des prêtres, ce sont les quatre proximités de l'évêque», a invité François, avant de détailler ces types de proximité.

    «La première tâche de l'évêque est de prier et pas comme un perroquet, non ! Prier avec le cœur, prier. "Je n'ai pas le temps". Non ! Enlevez toutes les autres choses mais prier, c'est la première tâche de l'évêque. Proximité avec Dieu dans la prière», a détaillé François, puis d’inviter les évêques à la proximité entre eux. «Soyez des évêques, il y aura des discussions entre vous, mais comme des frères, proches. Ne jamais dire du mal des frères évêques, jamais.» 

    «N'oubliez pas que les prêtres sont vos plus proches voisins», a encore déclaré François. «Combien de fois peut-on entendre des plaintes, qu'un prêtre dit : "J'ai appelé un évêque mais le secrétaire m'a dit que son agenda est plein, que peut-être dans 30 jours il pourrait me recevoir...". Ce n'est pas bien. Si vous apprenez qu'un prêtre vous a appelé, appelez-le le jour même ou le lendemain. Avec cela, il saura qu'il a un père. Proximité avec les prêtres, et s'ils ne viennent pas, allez les voir : proximité».

    Enfin, proximité avec le peuple : «Ce que Paul a dit à Timothée : "Souviens-toi de ta mère, de ta grand-mère...". N'oubliez pas que vous avez été "retirés du troupeau", et non d'une élite qui a fait des études, a de nombreux titres et est évêque. Non : du troupeau

    Après une franche accolade pleine d’émotion entre les ordinands, le Pape et les concélébrants, les nouveaux évêques se sont vus remettre la mitre et la crosse et l’anneau, avant de saluer et bénir leurs proches présents dans la basilique.

    Ordination épiscopale du 17 octobre 2021.
    Ordination épiscopale du 17 octobre 2021.

    Qui sont les nouveaux évêques ?

    Mgr Guido Marini a exercé durant 14 ans la charge de maître des célébrations pontificales, d'abord durant le pontificat de Benoît XVI, à Rome et lors de ses voyages dans le monde. Au moment de l'élection de François en 2013, il s'est mis avec dévouement au service du nouveau Pape, interprétant sa sensibilité liturgique, sobre et essentielle, avec une compréhension mutuelle qui dure depuis plus de huit ans. En janvier 2019, François lui a également confié la responsabilité du chœur de la chapelle Sixtine, le chœur musical pontifical. Mgr Marini a supervisé la réalisation de la Statio Orbis du 27 mars 2020, la prière solitaire du souverain pontife, sur une place Saint-Pierre vide et détrempée par la pluie, pour invoquer la fin de la pandémie. Mgr Guido Marini a été nommé évêque de Tortone, diocèse situé au nord de Gênes en Italie, en août 2021.

    Mgr Andrés Gabriel Ferrada Moreira, 52 ans, est le nouveau secrétaire de la Congrégation pour le clergé, il fut nommé en septembre dernier. D'origine chilienne, il est prêtre depuis 1999 et a reçu son doctorat en théologie à l'Université Grégorienne en 2006. Parmi ses diverses affectations pastorales dans l'archidiocèse de Santiago du Chili, il a été directeur des études et préfet de théologie au Séminaire pontifical de la capitale chilienne Mayor de los Santos Ángeles Custodios. Mgr Ferrada Moreira est un «survivant» des abus de l’ancien prêtre chilien Fernando Karadima: il est l’un des dix prêtres qui l’ont dénoncé en 2010.

    Messe d’ordination épiscopale

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