• Synode 2023 : le Pape invite à devenir ensemble une « Église différente »

    Plus qu'une journée avant l'ouverture officielle du Synode sur la synodalité. Un temps préparatoire d'échanges et de prière s'est déroulé ce samedi matin au Vatican, en présence du Pape François. Dans son discours, le Saint-Père a rappelé les opportunités liées à ce moment ecclésial, et mis en garde contre les tentations d’immobilisme ou d’élitisme. L’avancée du Peuple de Dieu ne pourra être constructive sans une écoute docile de l’Esprit Saint.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Ce sont les premiers pas d’un long itinéraire qui conduira à l’assemblée des évêques en 2023 à Rome. Près de 300 participants venus de quatre continents étaient présents ce 9 octobre en salle du Synode pour un temps de réflexion sur le Synode sur la synodalité. Cardinaux, évêques, prêtres, religieuses et religieux, laïcs – dont 20 jeunes -, sans oublier le Pape François : l’assistance était comme un échantillon de l’Église universelle, annonçant déjà la volonté d’impliquer tous les membres du Corps du Christ dans ce parcours commun.

    Les participants en salle du Synode pendant le discours du Pape François
    Les participants en salle du Synode pendant le discours du Pape François

    Ni parlement, ni enquête d’opinion

    Après la proclamation d’un extrait de la Parole de Dieu (Ap 1,9-20) et un temps de méditation, le Saint-Père s’est adressé aux participants.

    Ce n’est ni un «parlement» ni «une enquête d’opinion» mais un «moment ecclésial» dont l’acteur principal est l’Esprit Saint. Les premiers mots du Souverain Pontife ont résonné comme un avertissement: «s’il n’y a pas d’Esprit, il n’y aura pas de Synode».

    «Nous vivons ce Synode dans l’esprit de la prière que Jésus a adressée de tout son cœur au Père pour ses disciples : “Que tous soient un” (Jn 17, 21)», a souligné le Pape, résumant le sens de cet évènement: «Dans l’unique Peuple de Dieu, nous cheminons donc ensemble, pour faire l’expérience d’une Église qui reçoit et qui vit le don de l’unité et s’ouvre à la voix de l’Esprit».

    La souffrance de fidèles mis de côté

    François est ensuite revenu sur les mots clés qui font le thème de ce synode sur la synodalité : «communion, participation et mission». «La communion, c’est-à-dire la cohésion et la plénitude intérieure, dans la grâce, dans la vérité, dans la collaboration [...] et la mission, c’est-à-dire l’engagement apostolique dans le monde contemporain», a-t-il précisé, citant saint Paul VI. Mais «communion et mission risquent de rester des termes un peu abstraits si l’on ne cultive pas une pratique ecclésiale qui exprime la réalité concrète de la synodalité, à chaque étape du chemin et du travail, favorisant l'implication effective de tous et de chacun». D’où l’importance d’une «vraie participation».

    Le Souverain Pontife a déploré à cet égard des difficultés persistantes, et plus généralement sur la participation de tous les baptisés à la vie de l’Église et à sa mission. «Il faut bien constater les désagréments et la souffrance de beaucoup de travailleurs pastoraux, d’organismes de participation des diocèses et des paroisses, de femmes qui sont encore souvent à la marge. Tous doivent participer : c’est un engagement ecclésial indispensable !», a déclaré François.

     

    Le Pape aux fidèles de Rome: la synodalité exprime la nature de l'Église
    18/09/2021
     

    Le Pape aux fidèles de Rome: la synodalité exprime la nature de l'Église

    Dans un discours aux fidèles du diocèse de Rome, le Pape François décrit le processus synodal qui doit débuter en octobre et l'importance du diocèse alors que l'Église travaille ...

     

    Plus d’interactions entre prêtres et laïcs

    Dans un second temps, les risques liés au Synode ont été évoqués. D’abord le formalisme. «Il est possible de réduire le Synode à un évènement extraordinaire, mais de façade, un peu comme si l’on restait à regarder la belle façade d’une église sans jamais y mettre les pieds», a expliqué le Pape. Une Église synodale ne tient pas seulement à sa forme mais doit aussi avoir de la substance, afin de faciliter «le dialogue et les interactions dans le Peuple de Dieu, particulièrement entre prêtres et laïcs».

    «Parfois il y a une sorte d’élitisme dans l’ordre presbytéral qui le fait se séparer des laïcs, et finalement le prêtre devient le patron de la baraque», a lancé François, avant de recommander: «Cela exige de transformer certaines visions verticales, déformées et partielles de l’Eglise, du ministère presbytéral, du rôle des laïcs, des responsabilités ecclésiales, des rôles de gouvernement, et ainsi de suite».

    Tenir compte de la réalité

    Le second risque est celui de l’intellectualisme, «une sorte de "parler de soi", où l'on procède de manière superficielle et mondaine, pour finir par retomber dans les classifications stériles idéologiques et partisanes habituelles, et se détacher de la réalité du Peuple saint de Dieu, de la vie concrète des communautés dispersées à travers le monde».

    Enfin le Saint-Père a mis en garde contre la «tentation de l’immobilisme», un véritable «venin» qui fait tomber «dans l'erreur de ne pas prendre au sérieux le temps dans lequel nous vivons» - «on a toujours fait comme ça !». Pour éviter cet écueil, il est nécessaire que le chemin synodal implique «les Églises locales dans un travail passionné et incarné ; qu’il imprime un style de communion et de participation marqué par la mission».

     

     
    Synodalité : apporter du sang neuf à l’Église
    08/10/2021
     

    Synodalité : apporter du sang neuf à l’Église

    Ce samedi s’ouvre le chemin en vue du synode sur la synodalité qui aura lieu en 2023. Dans chaque diocèse, le peuple de Dieu est invité à participer aux débats pour donner son avis ...

     

    Une Église qui adopte le «style de Dieu»

    À ces trois dangers, le Souverain Pontife a opposé trois opportunités offertes par l’itinéraire synodal, qui font de celui-ci un «temps de grâce». «La première est de s’orienter non pas occasionnellement mais structurellement vers une Église synodale : un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer. Le Synode nous offre aussi l'opportunité de devenir une Église de l'écoute : faire une pause dans nos rythmes, réfréner nos angoisses pastorales pour s'arrêter et écouter», a détaillé le Pape, invitant à redécouvrir la prière d’adoration. Enfin, celle de bâtir une «Église de proximité», capable d’amitié, de compassion et de tendresse avec la société et le monde. C’est là le «style de Dieu».

    Lire tout l'article ici 

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  • « L’amour » comme vérité de ma vie

    Ceux qui découvrent « l’amour du Christ », ne peuvent qu’aller plus loin sur le chemin de liberté. Peut-être même est-ce par la gravité de la difficulté à surmonter nos aspérités, nos nœuds pulsionnels obscurs, ou encore dans une extrême difficulté à vivre que se découvre ce qui, à d’autres moins éprouvés, demeure voilé. Prenons par exemple Paul dont la violence du fanatisme contre le Christ et les chrétiens s’exerce.

    C’est à cause de cela que, découvrant « l’amour du Christ », il ne peut qu’aller plus loin sur le chemin de liberté entrant même en conflit avec d’autres piliers du christianisme primitifs, plus timorés. C’est parce que fasciné plus que d’autres par la perfection selon la loi qu’il lui faut dégager la liberté de l’homme nouveau, où le règne de la loi cesse. C’est parce qu’il est violence prise dans le faux remède de la culpabilité infinie, qu’il parle si fortement de « l’agapè », « l’amour » et qu’il annonce la fin du péché.

    Mais il reste Paul, comme chacun de nous, marqué de son passé, de ses épreuves et de ses impasses. C’est par et à travers ce qu’il doit combattre en lui, que ce qui se dit par lui prend une force exceptionnelle. Ce qui commande tout Paul, ce qui commande chaque « découvreur » c’est la nécessité de l’Evangile dont la substance est précisément la bonté, la charité : la nécessité de l’amour.

    L’amour du Christ. Croire au Christ et l’aimer. C’est par cette relation au Christ que notre vie peut être, indissociablement, amour du Dieu qui s’est manifesté en lui et amour de notre prochain, fût-il ennemi : aimons comme il nous a aimés le premier. Langage usé à fond d’avoir trop servi. Pourtant, dès qu’on l’entend avec attention, ce langage est tout sauf banal. Ce que le Christ propose à l’homme et lui indique comme le vrai chemin de la vie, ce n’est rien moins que changer son désir. Au lieu de chercher satisfaction et plaisir, se faire don : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » Au lieu de prétendre se tenir en soi-même, n’exister que par un autre : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » Au lieu de mesurer sa demande à la dure réalité, croire à l’amour fou de Dieu : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, vous le recevrez. ». Par le Christ, pour qui découvre relation juste avec lui, s’ouvre le chemin de vie.

    La puissance de la Parole.

    Cette parole est plus vaste que les mots, elle les précède et les porte. Pour défaire ou vaincre la force de mort, elle ne peut que parler avec puissance. Elle dit : A travers dons et épreuves, naissances et morts, t'est donnée la vie. Tu connais l'amour dont tu viens, tu le sais par ce souffle de vie qui t'anime mais que tu ne domines pas, par cette vérité qui t'est donnée comme pain quotidien. Tu n'en as jouissance que par l'amour que tu donnes. Alors, aucune emprise ne peut te séparer de la joie d'être né. La parole qui parle à pleine force est affrontée à ce qui se cache de mensonge et détresse derrière l'ordre des choses et le courant de la vie. C'est pourquoi cette parole "l'Evangile", annonce, exige ce qui est perçu comme l'impossible : vivre par amour, sans être régi par la violence.

    Suzanne Giuseppi Testut - ofs

     

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  • L'appel du Pape sur les abus dans l'Église en France : « C'est le moment de la honte »

    Au cours de l'audience générale, le Pape est revenu sur la publication, ce mardi 5 octobre, du retentissant rapport de la CIASE sur les abus sexuels sur mineurs commis dans l'Église de France.
     

    Cyprien Viet – Cité du Vatican

    La présentation du rapport de la CIASE a été suivie avec attention au Vatican, notamment au sein de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, où le sérieux de l’enquête et la méthodologie employée ont été très appréciés. Le Pape François lui-même a réagi par un communiqué publié mardi en début d’après-midi par la Salle de Presse du Saint-Siège.

    Comme les évêques de France en visite ad limina la semaine dernière l’avaient souhaité, il s’est également exprimé sur le sujet par une prise de parole adressée aux pèlerins de langue française, ce matin lors de l’audience générale en Salle Paul VI.

    «Hier, la Conférence épiscopale et la Conférence des religieux et des religieuses de France ont reçu le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, chargée d’évaluer l’ampleur du phénomène des agressions et des violences sexuelles commises sur les mineurs à partir de 1950. Malheureusement, le nombre en est considérable», a déclaré l’évêque de Rome.

    Compassion pour les victimes

    «Je désire exprimer aux victimes ma tristesse et ma douleur pour les traumatismes qu’elles ont subis et notre honte, ma honte, pour la trop longue incapacité de l’Eglise à les mettre au centre de ses préoccupations, et je les assure de ma prière», a insisté le Pape François avant d'asséner avec gravité: «Je prie et nous prions ensemble : à toi Seigneur la gloire, à nous la honte. C'est le temps de la honte.»

    «J’encourage les évêques et les supérieurs religieux à continuer à faire des efforts afin que de semblables drames ne se reproduisent pas. J’exprime aux prêtres de France ma proximité et mon soutien paternel devant cette épreuve, qui est dure mais salutaire, et j’invite les catholiques français à assumer leur responsabilité pour garantir que l’Église soit une maison sûre pour tous», a conclu le Saint-Père.

    Depuis le début de son pontificat, le Pape François a multiplié les initiatives dans la lutte contre les abus sexuels sur mineurs, notamment à la suite du sommet des présidents de conférence épiscopale en février 2019 à Rome.

    Prière avec une délégation de la CEF

    La publication du rapport de la CIASE a donné lieu dès ce mercredi matin à un contact direct entre le Pape et les évêques de France. Avant d'entrer dans la Salle Paul-VI pour l'audience générale, le Pape François a rencontré quatre évêques français et a vécu avec eux un moment de prière silencieuse pour les victimes.

    «Oui, une prière silencieuse. Le Pape a raison: c'est le moment de la honte face au rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église. Oui, maintenant c'est le temps de la prière, de la conversion, de demander pardon et de tout faire pour que cette honte ne répète plus jamais, a confié, profondément ému, Mgr Emmanuel Gobilliard», évêque auxiliaire de Lyon.

    Les autres évêques français présents étaient Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon, et Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans. Ils sont présents au Vatican depuis mardi, avec trois femmes consacrées, à l'occasion d''une rencontre qui se tient jusqu'au 8 octobre, organisée par la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique.

    Le Pape en prière avec quatre évêques français, le 6 octobre 2021.
    Le Pape en prière avec quatre évêques français, le 6 octobre 2021.
     
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  • Voyez-vous le magnifique travail réalisé par l'araignée petite créature de notre Père ?

    Rendons grâce aussi pour elle et les fleurs !

     

    (photo de Richard C., 6 octobre2021) 

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  • Théologie du corps.

    THEOLOGIE DU CORPS16.gif

    La plupart de mes articles analysent souvent les possibilités pour l'être Humain de s'affirmer face aux autres.

    Non, pour se mettre dans l'état d'une opposition systématique. Et encore moins pour céder à une certaine mode qui tente de résoudre tous vos problèmes existentiels en dix leçons.

    Ces textes sont inspirés par le désir de rompre les chaînes qui nous empêchent d'Aimer.

    En effet, je trouve que nous prenons souvent les problématiques à l'envers, notamment concernant le couple et la sexualité.

    Tous les pédagogues s'entendent sur le principe même qu'il faut une éducation sexuelle pour nos Jeunes.

    Je ne puis évidemment être qu'en plein accord avec ce projet. Mais, faut-il encore que nous n'enseignons pas cette matière comme étant pure fonctionnalité.

    Car, les ados même très juvéniles connaissent soit par ouïe-dire, soit par expériences personnelles la mécanisation génitale.

    Certaines personnes me diront, vous avez entièrement raison, parlons-leur davantage de la beauté intrinsèque de l'Amour.

    La fusion de deux corps qui s'aiment est une œuvre d'art de Dieu.

    Oui, bien-sûr, leur dire que l'Amour vécu dans l'authenticité et la fidélité ne peut être que résonance des cymbales Divines.

    Mais, avant de parvenir à ce point d'enseignement. Il faut se poser la question de savoir pourquoi tant de couples divorcent.

    Pourquoi tant de Tendresses qui étaient vraies au départ finissent par s'envoler aux premiers vents de l'hiver ?

    Tout simplement, si je puis m'exprimer ainsi, parce que la plupart des adultes manquent de confiance en eux.

    Et c'est là, que j'affirme que notre approche anthropologique de la sexualité et surtout du couple est tronquée d'avance.

    Ce qu'il faut apprendre et transmettre aux Jeunes, c'est la confiance en soi.

    De là, tout coule de source vers les plus grands océans de l'existence.

    Pourquoi ?

    Lorsque nous aimons, nous devons donner ( dans le sens de Don ) une partie de nous-même.

    Nous devons nous accueillir réciproquement pour mieux nous cueillir.

    Or, nous ne pouvons offrir ce que nous ne possédons point.

    Il faut travailler sur sa propre intériorité pour accepter l'autre en plénitude.

    L'amour de soi conduit à l'amour d'autrui. Une mauvaise estime de soi génère invariablement des colères, disputes, incompréhensions ou silences pesants.

    Il ne faut pas oublier que ce qui finit par nous gêner chez l'autre sont souvent nos propres défauts.

    Je m'explique. Dans un couple, si un homme trouve que sa femme est nulle, ne comprend rien c'est en fait ce qu'il pense de lui-même et projette sur son épouse.

    Attention, ces projections peuvent être perçues par le mari ou la femme comme des réalités indéniables.

    Et petit à petit, le couple devient silencieux par manque de confiance et s'étiole.

    Il existe des possibilités psychothérapeutiques pour sortir de ce gouffre.

    Mais, n'eut-il point été préférable de se préoccuper de ces problèmes en amont. Avant, qu'ils n'apparaissent.

    En fait, les couples qui divorcent sont la combinaison de deux individus immatures et manquant cruellement de confiance.

    Et dire, qu'ils font la une et la gloire des revues poeple...!

    Aimer, c'est vivre l'instant présent en relativisant son passé. C'est reconnaître que nos parents, aussi cruels soient-ils, n'ont pas d'emprise sur notre destin.

    Bien-sûr, les manques affectifs sont toujours des blessures mais, guérissables.

    Alors, ne serait-ce pas préférable d'élaborer une éducation de résilience où l'adolescent ( e ) trouverait pleine confiance en lui-même ?

    Et donc, aux autres.

    Mais, pour cela il leur faut des exemples d'adultes qui savent se donner sans se perdre dans le fusionnel.

    Il faut des hommes et des femmes qui s'aiment tels qu'ils sont sans être narcissiques.

    Sinon, comment leur dire l'importance de construire un couple. Et le risque d'aimer.

    Aimer comporte un risque également. Celui d'édifier son Bonheur chaque jour avec l'imagination du cœur pour l'offrir à l'Aimé.

    Ne croyez pas les prophètes de malheur qui disent que l'Amour est impossible et doit être d'abord vécu à l'essai. Ils parlent uniquement pour eux.

    Et ne croyez pas les spiritualistes de fausses joies qui disent que l'Amour est sans risques.

    L'Amour est combat pour accepter la différence de l'autre en vue d'une unicité.

    L'Amour, c'est d'abord s'aimer sainement pour accorder entièrement sa personne à l'être choisi.

    L'Amour est effectivement un choix. Le choix fondamental de vouloir bâtir son existence, son Bonheur avec la personne dont nous avons décidés de nous consacrer entièrement.

    L'Amour est le contraire et même une lutte intraitable contre la mort. Les gens qui n'aiment pas sont comme mortes.

    L'Amour est épanouissement constant de la Vie. L'Amour est nécessaire à notre survie sur Terre.

    Sans ce combat essentiel, notre population aurait disparue depuis longtemps.

    Sans Amour nous ne pouvons prétendre Aimer Dieu. Heureusement, Dieu nous Aime inconditionnellement. Mais, de grâce ne prétendons pas l'Aimer alors que nous ne savons pas même ce que signifie ce mot.

    Comme, je vous le disais antérieurement. La certitude est que Dieu nous Aime.

    Ce manque de confiance en Soi explique aussi la dé-spiritualisation et l'athéisme de notre société.

    Le New-age semble bien adapté au vide intérieur, ce qui explique en partie son succès absolument dangereux pour le psychisme Humain. Il entretient certaines névroses, voire psychoses qui vont jusqu'à la déréalisation. Et surtout, la fragilité mentale.

    Il nous faut dire tout cela aux Jeunes. Pour qu'ils ne se laissent pas piéger par les marchands de désespoir.

    Et surtout, leur dire que si leurs Parents sont divorcés par manque de maturité dans leur couple.

    Ce n'est pas une raison pour qu'ils le soient un jour. L'immaturité n'est pas héréditaire. Elle n'est pas atavique et n'altère aucunement les potentialités de ces ados à créer leur Vie en toute lucidité.

    Je pense que nos programmes scolaires seraient plus riches humainement si nous parlions du couple sous l'angle de fondation sociale plutôt, que la description physiologique des mutations de leurs organes génitaux. Dont, franchement ils se fichent éperdument.

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation 

    Crédit image : Barbara Holmes, Untitled 10 (détail), 2021, photographie, États-Unis.
     

    Cette semaine : François et les animaux 

    L'intelligence émotionnelle des animaux 

    Je me demande ce que je dois te dire sur l'amitié qu'il y avait entre moi et un faucon ? —Carlo Carretto, moi, François

    Carlo Carretto (1910-1988) était membre des Petits Frères de Jésus, une communauté de contemplatifs basée sur la spiritualité de saint François d'Assise. Dans cette méditation,  Carretto parle dans la voix de François, combinant la biographie de François avec ce qu'il pourrait nous dire aujourd'hui.

    J'étais dans un certain ermitage, où je m'étais retiré pour prier en paix.

    J'ai remarqué que tout près il y avait un faucon, avec son nid.

    Nous sommes devenus amis. . . .

    Alors le faucon entreprit de me tirer de mon repos à l'heure de la prière — à minuit, et de nouveau à l'aube pour les Laudes. . . .

    Il s'acquittait toujours de son devoir avec précision.

    Une fois, il est même allé au-delà de l'appel du devoir.

    Il avait remarqué que je ne me sentais pas bien — et donc il ne m'a pas réveillé la nuit, mais seulement le matin pour Laudes.

    Je pense que Dieu me guidait par le faucon.

    Vous pouvez aller de l'avant et sourire. . . . Mais cela m'est arrivé, et j'y ai pris du plaisir, allant même jusqu'à entretenir des conversations avec toutes sortes de créatures et leur prêcher divers sermons. . . .

    J'ai fait un effort pour leur faire comprendre que j'étais un ami. Au début, ils étaient stupéfaits et incrédules. Mais alors ils ont cru.

    Et ils s'approchèrent.

    Et ils m'ont écouté. . . .

    C'était comme si les dimensions du Royaume s'étaient agrandies pour moi. . . .

    C'était comme si le nombre de mes sœurs et de mes frères était devenu infiniment plus grand. [1]

    La science commence à confirmer les intuitions des mystiques à travers les âges, y compris François, selon lesquelles nous partageons la parenté avec les animaux. Considérez les idées du livre fascinant Quand les éléphants pleurent , qui explore la vie émotionnelle des animaux. L'auteur Jeffrey Masson considère les relations animales qui transcendent sûrement la simple survie et peuvent même être appelées amour :

    Les lionnes gardent les unes pour les autres, comme le font parfois les chats domestiques. . . . Les éléphants semblent tenir compte des autres membres de leur troupeau. Un troupeau africain voyageait toujours lentement car l'un de ses membres ne s'était jamais complètement remis d'une jambe cassée subie comme un veau. Un garde-parc a rapporté avoir rencontré un troupeau avec une femelle portant un petit veau mort depuis plusieurs jours, qu'elle posait par terre chaque fois qu'elle mangeait ou buvait : elle se déplaçait très lentement et le reste des éléphants l'attendait. . . . Il semble y avoir si peu de valeur de survie dans le comportement de ce troupeau, qu'il faut peut-être croire qu'ils se sont comportés de cette façon simplement parce qu'ils aimaient leur ami en deuil qui aimait son bébé mort et voulait la soutenir. [2]

    [Richard : Je pense que nous en savons si peu sur notre univers animé.] 

     

    [1] Carlo Carretto, I, Francis , trad. Robert R. Barr (Orbis Books : 1982), 49-50.

    [2] Jeffrey Moussaieff Masson et Susan McCarthy, When Elephants Weep : The Emotional Lives of Animals (Delta : 1995), 78. 

    Crédit image : Barbara Holmes, Untitled 10 (détail), 2021, photographie, États-Unis.

    L'équipe créative du CAC a envoyé un appareil photo à usage unique à « Dr. B » dans le cadre d'une exploration de la photographie contemplative et elle a rendu cette magnifique photo. 

    Inspiration de l'image :  La simple scène d'une vache en train de brouter est facile à passer sans y penser - mais c'est aussi un moment sacré. Le sacré et le mondain se retrouvent ensemble sous la forme d'une créature ordinaire.

    En savoir plus sur l'équipe éditoriale de Daily Meditations.

    source https://cac.org/

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  • Homélie du 28ème dimanche du temps ordinaire

    Abbé Jean Compazieu

    Discerne ce qui est essentiel pour toi.

    Homélie du 28ème dimanche du temps ordinaire - 10 octobre 2021 

    Textes bibliques : Lire

    Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent l’importance du regard dans notre vie. Nous connaissons le regard méfiant, celui qui ne voit que le mal chez les autres. Nous rencontrons également le regard bienveillant, celui qui est attentif aux besoins des autres, celui qui fait confiance.

    La première lecture de ce jour nous parle du regard de la Sagesse.  Dans le monde biblique, la sagesse c’est Dieu. Pour lui, “tout l’or du monde n’est que du sable… L’argent sera regardé comme de la boue.” C’est pour chacun de nous un appel à changer notre regard sur ces richesses qui risquent de nous détourner de l’essentiel. Dans notre prière, nous sommes invités à demander la sagesse de Dieu, celle de son Esprit Saint. C’est en lui seul que nous trouverons le vrai bonheur.

    La lettre aux Hébreux (2ème lecture) nous renvoie au regard de la Parole de Dieu. Nous n’oublions pas que pour l’Évangile de saint Jean, la Parole de Dieu, le Verbe fait chair, c’est Jésus lui-même. “Soumis à son regard, nous aurons à lui rendre des comptes”. Nous recevons ces paroles non comme une menace mais comme une mise en garde. L’auteur de la lettre aux Hébreux nous a présenté l’Évangile comme une “promesse d’entrer dans le repos de Dieu”. Cette promesse ne tiendra pas si nous faisons preuve d’incrédulité. Nous serons jugés d’après nos actes et nos paroles mais aussi d’après nos pensées. Cela signifie que nous subirons les conséquences ultimes de nos choix. C’est pour nous un appel à accueillir la Parole de Dieu dans la confiance et la docilité.

    Dans l’Évangile, nous lisons que Jésus regarde l’homme qui vient à lui et se met à l’aimer. Puis par deux fois, il regarde ses disciples avant de leur délivrer un message de la plus haute importance. Il est heureux de voir cet homme qui veut avoir la Vie éternelle. Cet homme a observé les commandements depuis sa jeunesse. Aujourd’hui, Jésus l’invite à aller à l’essentiel : “vends tout ce que tu as ; donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel.”

    À travers ces paroles, Jésus nous invite à changer notre regard. L’essentiel ce n’est pas l’argent ni les richesses ; ce n’est pas non plus le respect de la loi et des commandements, même si c’est important. Le seul vrai trésor c’est celui dont Jésus veut nous combler. Le vrai bonheur, c’est d’aimer, de donner et de se donner. Jésus a tout donné. Il est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Il nous a ouvert un passage vers e monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu. Pour le suivre sur le chemin qu’il nous montre, il nous faut nous détacher des richesses de ce monde et donner toute sa place à l’amour et à la générosité.

    Pour beaucoup, c’est trop demander. Les disciples eux-mêmes demeurent sceptiques. Alors, Jésus les regarde pour leur délivrer un message de la plus haute importance. C’est vrai qu’il leur demande l’impossible. Mais il leur promet que les renoncements à cause de l’Évangile leur vaudront le centuple, même si cela passe par les persécutons et l’incompréhension du monde.

    Ce qui nous est proposé, c’est de nous laisser envahir par ce regard plein d’amour du Christ. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en lui. Si nous restons en communion avec lui, nous comprendrons que ses exigences ne sont pas une menace mais un appel à vivre en plénitude. Saint Benoît nous recommande de “ne rien préférer à l’amour du Christ.” Oui c’est possible car tout est possible pour Dieu.

    Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur continue à nous appeler. Il compte sur chacun de nous ; il est avec nous tous les jours, non pour nous surveiller mais pour nous conduire sur le chemin de la vraie vie. Un sondage récent affirme que 51 % des Français ne croient pas en Dieu. Pourtant, il les regarde tous avec beaucoup d’amour. Il est saisi de pitié pour tous ces hommes, ces femmes et ces enfants qui sont comme des brebis sans berger. Il est venu pour que tous les hommes du monde entier et de tous les temps aient la vraie vie en abondance. Sa priorité est de chercher et sauver ceux qui courent à leur perte.

    Nous recevons les textes bibliques de ce jour comme un appel à nous ajuster au regard de Dieu. Se laisser regarder par l’amour, se laisser porter par la Parole, se laisser emplir de la Sagesse, c’est la porte de la Vie éternelle, c’est le chemin du vrai bonheur. Comme les disciples nous ne comprendrons pas tout. Mais ce regard de Jésus changera notre vie et la transformera. Ce regard passionné, c’est comme un feu qui ne demande qu’à se répandre dans le monde entier. Il suffit d’une étincelle. C’est de cela que nous avons à témoigner tout au long de notre vie. Prions le Seigneur pour qu’il nous garde fidèles à cette mission.

    Sources : Homélies des prochains dimanches (Diocèse de Blois), Commentaires de Marie Noëlle Thabut, Revue Feu Nouveau, Fiches dominicales…

    source  https://dimancheprochain.org/

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  • Pour rendre GRÂCE À NOTRE PÈRE

    Bonjour les amiEs comme vous le savez, le 4 octobre c'est la FÊTE DE SAINT FRANÇOIS amant de toute la création ! Je vous livre ici quelques photos prises en ce 3 octobre 2021 dans un coin de ma belle région du Québec appelée Estrie.

     

     

    À LA GLOIRE DE DIEU

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  • MOIS DE LA CRÉATION – Méditation 31

    par dlang

    MOIS DE LA CRÉATION – Méditation 31 - E&E

    source https://eglisesetecologies.com/

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