• En octobre, le Pape demande aux chrétiens d’être disciples missionnaires

    Dans La Vidéo du Pape d’octobre 2021, le Pape François demande à tous les chrétiens d’être disciples missionnaires dans leur vie quotidienne et dans leur travail de chaque jour, en témoignant, par des vies ayant saveur d’Évangile, de leur rencontre avec le Christ.
     

    « Jésus nous demande à tous, à toi aussi, d’être des disciples missionnaires. Es-tu prêt ?

    Il suffit d’être disponibles à son appel et de vivre unis au Seigneur dans les choses les plus quotidiennes, dans le travail, les rencontres, les occupations de chaque jour, les hasards du quotidien, en nous laissant toujours conduire par l’Esprit Saint.

    Si c’est le Christ qui te fait agir, si c’est Lui qui te guide, les autres n’ont aucune peine à s’en rendre compte.

    Ton témoignage de vie suscite alors l'admiration, et cette admiration qui pousse les autres à se demander : "Comment est-ce possible ?", "D’où lui vient le don de traiter les autres avec amour, bonté, affabilité ?"

    Rappelons que la mission n’est pas le prosélytisme, la mission se base sur une rencontre humaine, sur le témoignage d’hommes et de femmes qui disent: "Je connais Jésus, je voudrais te le faire connaître".

    Frères et sœurs, prions pour que chaque baptisé soit impliqué dans l’évangélisation, disponible pour la mission, à travers un témoignage de vie ayant le goût de l’Évangile.»


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  • Jésus et les pharisiens. Anthony van Dick (1599-1641). Esquisse réalisée au début du 17e siècle, 15,2 x 21,5 cm. Musée d’art métropolitain (Met), New York.

    Le projet de Dieu pour la vie conjugale

    Le projet de Dieu pour la vie conjugale - InterBibleBÉATRICE BÉRUBÉ | 27E DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE (B) – 3 OCTOBRE 2021

    Mariage et divorce : Marc 10, 2-16
    Les lectures : Genèse 2, 18-24 ; Psaume 127 (128) ; Hébreux 2, 9-11
    Les citations bibliques sont tirées de la Traduction liturgique officielle.

    Cet extrait de Marc 10,2-16 comprend deux instructions. La première aborde le cas du divorce et la deuxième traite de l’accueil réservé aux enfants. L’enseignement sur le divorce rapporte un dialogue entre Jésus et les pharisiens (vv. 2-9), puis une instruction de Jésus à ses apôtres (vv. 10-12). La doctrine relative à l’accueil réservé aux enfants comporte une scène d’introduction (v. 13), la double parole de Jésus (vv. 14-15) et une conclusion narrative (v. 16)

    L’enseignement sur le divorce

    En territoire judéen, l’audience de Jésus n’est pas uniquement composée d’auditeurs réceptifs. Elle comprend aussi différents groupes religieux, dont les pharisiens. Ceux-ci s’avancent et, pour tendre un piège à Jésus, ils lui demandent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme? (v. 2) Les adeptes du mouvement pharisaïque, caractérisés par un zèle ardent, exigent pour eux-mêmes et pour les autres une obéissance rigoureuse à la Loi et aux traditions explicatives qui l’accompagnent. Ils sont des adversaires de Jésus : celui-ci a déjà été en conflit avec eux (7,1-13) et il les attaquera et jugera éventuellement (11,27—12,40). 

    (la suite ICI)

    Source http://www.interbible.org/

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

     Crédit image : Manuel Alvarez Bravo, El ensueño (détail), 1931, photographie, Wikiart.
     Sentir comme le mouton 

    Une présence compatissante est l'un des fruits de la contemplation. Dans le livre de Richard Rohr Eager to Love, il écrit sur la grande compassion de saint François d'Assise (1182-1226) pour les autres, qui s'inspire de la grande compassion de Jésus.

    Le changement le plus évident qui résulte de la tenue et de la permission que nous apprenons dans la pratique de la prière contemplative est que nous deviendrons naturellement beaucoup plus compatissants et patients envers à peu près tout. La compassion et la patience sont les caractéristiques absolument uniques d'une véritable autorité spirituelle, et sont sans aucun doute la façon dont saint François et sainte Claire (1194-1253) ont dirigé leurs communautés. Ils ont dirigé, non pas d'en haut, ni même d'en bas, mais surtout de l' intérieur , en marchant avec leurs frères et sœurs, ou en « sentant le mouton », comme le dit le pape François. . . .  

    Un chef spirituel qui manque de compassion humaine de base n'a presque aucun pouvoir de changer les autres, parce que les gens savent intuitivement qu'il ou elle ne représente pas le Tout et le Saint. De tels dirigeants doivent s'appuyer sur des rôles, des lois, des costumes et des pouvoirs d'exécution pour effectuer tout changement chez les autres. Un tel changement ne va pas en profondeur, ni ne dure. En fait, ce n'est pas vraiment un changement du tout. C'est un simple conformisme.

    Nous voyons ce mouvement vers une compassion partagée chez tous les vrais saints. Par exemple, saint François a su distinguer à juste titre entre le mal institutionnel et l'individu qui en est victime. Il ressentait toujours de la compassion pour les soldats individuels combattant dans les croisades, bien qu'il se soit opposé à la guerre elle-même. Il a réalisé la folie et pourtant la sincérité de leur patriotisme, ce qui les a conduits, cependant, à être anti-patriotiques envers le royaume de Dieu beaucoup plus vaste, où il a placé sa première et dernière loyauté. Ce que Jésus appelle « le Règne de Dieu », nous pourrions l'appeler la Grande Compassion.

    L'auteur catholique Judy Cannato, qui a travaillé pour intégrer les Évangiles à la nouvelle cosmologie, croyait que cette Grande Compassion était l'objectif principal de Jésus. Elle écrit:

    Le royaume de Dieu pour lequel Jésus a prêché et pour lequel il est mort était connu pour sa bonté et sa générosité, sa compassion et sa guérison. Il n'y avait personne en dehors de l'amour du Saint que Jésus appelait « Père ». Personne n'était exclu de la fraternité, pas les riches ou les pauvres, les hommes ou les femmes, les esclaves ou les libres. Jésus est allé au-delà des divisions superficielles et a appelé à une culture de compassion.

    La compassion change tout. La compassion guérit. La compassion répare ce qui est brisé et restaure ce qui a été perdu. La compassion rassemble ceux qui se sont éloignés ou n'ont même jamais rêvé qu'ils étaient connectés. La compassion nous tire hors de nous-mêmes et dans le cœur d'un autre, nous plaçant sur une terre sainte où nous enlevons instinctivement nos chaussures et marchons avec révérence. La compassion jaillit de la vulnérabilité et triomphe dans l'unité. [1]

    Seules les personnes à la maison dans un endroit aussi spacieux peuvent assumer les maladies sociales de leur temps, et même la trahison des amis, et ne pas être détruites par le cynisme ou l'amertume.

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    [1] Judy Cannato, Field of Compassion: Comment la nouvelle cosmologie transforme la vie spirituelle (Sorin Books: 2010), 8.

    Adapté de Richard Rohr, Eager to Love: The Alternative Way of Francis of Assisi (Franciscan Media: 2014), 28, 157-158. 

    Crédit image :  Manuel Alvarez Bravo, El ensueño (détail), 1931, photographie, Wikiart 

    Inspiration d'images : à  quoi pense-t-elle ? Comment te sens-tu en la voyant ? Si tu pouvais, que lui dirais-tu ? Remarqueriez-vous le poids qu'elle porte ?

    source https://cac.org/

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  • Trouver le sens de notre existence.

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    Quel est le but de ta vie ? Est-ce l’amour des autres, le service envers eux, ou bien le fait de se surpasser pour un idéal précis ? Si tu es égoïste et incapable de te dépasser, tu ne pourras pas développer en toi la force d’âme avant de changer le but de ta vie. Pour devenir courageux, il te faut savoir ne pas être indifférent vis-à-vis du bien. Les adolescents sont fréquemment idéalistes. C’est une bonne chose, mais qui doit devenir réalité. Ta jeunesse et ton énergie te donnent envie de changer le monde. Si tu arrives à bien canaliser cette énergie, un grand bien découlera de ta lutte. 

    Les problèmes arrivent lorsque les choix qu’on te propose vont à l’encontre de la santé, du bonheur et de la force de caractère. Une personne forte est en mesure de dire « non » là où celle qui ne l’est pas dit « oui ». Ces décisions permettent d’atteindre plus facilement les buts qu’on se propose ou bien au contraire nous empêchent de les atteindre un jour. 

    Quel est le but de ta vie ? Y réfléchis-tu de temps en temps ? Tu vois sûrement des gens qui t’impressionnent et qui sont heureux. As-tu osé leur demander pourquoi ils étaient comme ça ? Prends-tu le temps de réfléchir lorsqu’on te propose quelque chose qui risque d’influencer ta vie et ton comportement ? Sais-tu dire non même lorsque tu te rends compte que tu seras seul à t’opposer à une chose qui te semble aller contre le bon sens, la morale ou la charité ? 

    La persévérance consiste à poursuivre un bien en dépit de toutes les difficultés que cela peut représenter. Prenons l’exemple du dentiste : on ne peut ignorer le bien que cela fait de se faire soigner les dents même si l’opération est douloureuse. La persévérance dans la soumission à des règles durant de nombreuses années constitue le meilleur test de capacité à faire preuve de courage. Par exemple, si tes parents te demandent de faire tes devoirs avant d’aller faire du foot ou voir des copains, et que tes amis t’appellent, es-tu capable d’agir droitement en obéissant à une règle qui a été créée pour ton bien ? (Il pourrait y avoir plein d’autres exemples tels que le règlement intérieur du collège, payer son titre de transport, refuser une cigarette (ou pire !) ou une mauvaise revue, blague, etc). 

    Comment devenir capable de mener à bien des projets ? En sport, si tu veux escalader une falaise, gagner une course, un match, battre un de tes records, tu te prépares et tu conditionnes ton corps et ton esprit en le rendant plus résistant et plus fort. Mais fortifier son caractère est plus difficile. Es-tu capable de te lever à l’heure, de dormir dans des conditions plus dures que le lit douillet, de continuer à marcher alors que tu commences à avoir soif, monter à cheval pendant longtemps sans te plaindre, manger ce qu’on te sert sans faire de caprices ? Si tu oublies quelque chose, est-ce que tu cries à l’aide ou bien tu tâches de contourner le problème, de développer d’autres alternatives pour surmonter les difficultés. 

    Cela demande de la force d’âme et t’aidera à développer ton caractère. 

    La prière des profondeurs pourra t’aider à scruter tes propres forces intérieures, à épurer tes marasmes qui te font stagner. Fais confiance en Dieu et tu seras confiant en la Vie et en Toi. Tu donneras alors sens à ton existence même ci celle-ci te semble parfois surnager au-dessus d’obscures brumes. Ta Force te viendra de l’Esprit saint qui saura mettre de la Lumière dans ton destin, le long de ton chemin. 

    Bruno LEROY.

    source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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  • «Ne fermons pas les portes» à l’espérance des personnes réfugiées, demande François

    Après la prière de l’angélus, à l’occasion de la 107ème Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée par l’Église catholique depuis 2019 chaque dernier dimanche de septembre , François a exhorté à ne pas fermer les portes aux personnes déracinées et à se tenir aux côtés des plus vulnérables.
     

    «Il est nécessaire de marcher ensemble, sans préjugés et sans peur, en se tenant aux côtés des personnes les plus vulnérables : les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées, les victimes de la traite et les personnes abandonnées. Nous sommes appelés à construire un monde de plus en plus inclusif qui n'exclut personne.», a rappelé le Pape François dans la foulée de la prière de l’Angélus, dimanche 26 septembre. De nombreuses associations comme la Caritas avait fait le déplacement pour célébrer avec François la Journée mondiale du migrant et du réfugié.

    La barque des anges inconscients

     

    Le Souverain Pontife a invité les fidèles à porter leurs regards sur le monument place Saint-Pierre qui représente une longue barque sur laquelle voguent des personnes cherchant refuge, des personnes de toute époque, protégées par les ailes d’un ange. Cette œuvre en bronze, intutilée «Les Anges inconscients», est signée du sculpteur canadien Timothy Schmalz. Inspirée d’un passage de l’épître de saint Paul aux Hébreux, «N’oubliez pas l’hospitalité: elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges», elle est installée depuis septembre 2019.

    «Attardez-vous sur le regard de ces personnes, saisissez dans ce regard l'espoir que chaque migrant a aujourd'hui de recommencer à vivre. Allez-y, voyez ce monument. Ne fermons pas les portes à leur espérance», a invité François, le sourire aux lèvres.

    Le Saint-Père avait également partagé un message à l’occasion de cette journée, sur le thème « «Vers un nous toujours plus grand». «Nous sommes tous dans le même bateau et nous sommes appelés à nous engager pour qu’il n’y ait plus de murs qui nous séparent, qu’il n’y ait plus les autres, mais un seul nous, aussi grand que toute l’humanité.», avait-il rappelé. La catholicité de l’Église doit être vécue grâce à l’Esprit du Seigneur qui «nous rend capables d’embrasser tout le monde pour faire communion dans la diversité, en harmonisant les différences sans jamais imposer une uniformité qui dépersonnalise», précisait François dans ce message. 

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  • “Homme et femme, il les créa” 

    Abbé Jean Compazieu 

    Textes bibliques : Lire


    L’Évangile de ce dimanche nous montre deux manières de se comporter à l’égard du Christ : D’un côté, nous trouvons celle des petits enfants ; Jésus les donne en exemple pour leur manière d’accueillir le Royaume de Dieu. Ce Royaume est offert à tous. Pour l’accueillir, il suffit de se laisser aimer par Dieu comme seuls les petits enfants savent le faire. Face à eux, l’Évangile nous montre ceux qui ne cherchent qu’à piéger Jésus. Ils n’hésitent pas à utiliser la ruse pour l’enfoncer. Ces deux attitudes, celle des petits enfants et celle des pharisiens nous interpellent : comment accueillons-nous la Parole de Dieu ? Avec droiture et générosité ? Ou dans l’indifférence et le refus ? 

    Cette différence dans l’accueil de la Parole de Dieu est illustrée par la question des pharisiens à Jésus : “Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ?” Jésus les renvoie à la loi de Moïse qu’ils connaissent par cœur. Ils savent qu’elle permet de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. Jésus leur répond que si Moïse a fait cette concession, c’est à cause de l’endurcissement de leur cœur. La Bible prend les gens là où ils en sont pour les amener progressivement vers la Révélation dans le Christ Jésus.

    Dans sa réponse, Jésus prend le parti de Dieu. Il les renvoie au livre de la Genèse (1ère lecture) : “Il les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux mais ils ne font qu’un.” Et Jésus ajoute : “Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.”

    Cet enseignement du Christ est très fort ; il défend la dignité du mariage. L’homme et la femme qui se marient sont appelés à former une communauté de vie, de partage et d’amour. À travers leur manière de s’aimer et d’aimer leurs enfants, ils disent quelque chose de l’amour passionné qui est en Dieu. Or c’est précisément cela qui a été voulu par Dieu depuis les origines. Il a voulu que leur amour soit un écho de celui qui est en lui.

    C’est vrai que tout cela ne va pas sans difficulté. Il suffit de voir tous ces couples qui n’arrêtent pas de se déchirer et qui finissent par se séparer. Nous voyons aussi des vies de familles très déroutantes : certaines se contentent d’être des familles “hôtel restaurant” ou des “familles dortoir”. Elles sont une simple juxtaposition de personnes ; il n’y a pas de vrai dialogue sur les questions essentielles.

    Un jour, Jésus a dit qu’il est “venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance.” Cela vaut aussi pour les couples. Par le sacrement du mariage il veut les aider à ne plus faire qu’un dans l’amour. Aujourd’hui, nous le prions d’ouvrir le cœur de tous les époux à son projet d’amour. Aimer c’est une aventure qui s’appuie sur la fidélité de Dieu. L’union de l’homme et de la femme nous dit quelque chose de l’alliance entre Dieu et les hommes. En vivant dans l’amour, le respect et la fidélité, ils témoignent à leur manière d’un Dieu qui aime, qui pardonne et qui se donne.

    C’est vrai que tout cela n’est pas facile à vivre. Mais aujourd’hui, Jésus nous annonce une bonne nouvelle : ce qui est impossible aux hommes ne l’est pas pour Dieu. Dieu seul peut nous donner un cœur neuf, un esprit nouveau. Le problème de chacun de nous n’est pas la conversion des autres mais la nôtre ; c’est de transformer notre propre cœur. Dieu seul peut nous apprendre à aimer comme il nous aime. Il est fidèle, même si nous le trahissons. Il nous conserve sa tendresse absolue indépendamment de la nôtre. Alors, soyons parfaits comme notre Père du ciel. Même si ce n’est pas apparent, sa volonté coïncide toujours avec notre bonheur.

    Nous recevons cet Évangile comme un appel à défendre la famille sans relâche. À son époque, le pape Jean-Paul II nous rappelait que l’avenir de l’humanité passe par la famille. C’est là que nous apprenons le sens du partage, du don et du respect de l’autre. C’est aussi là que nous apprenons à nous ouvrir à la richesse du pardon et de l’écoute, au respect des différences, à la patience qui fait grandir.

    La lettre aux hébreux ne parle pas spécialement du mariage. Mais elle nous révèle cet amour passionné de Jésus pour tous les hommes. C’est un amour qui est resté fidèle et qui s’est donné jusqu’au sacrifice de sa vie. Par sa Passion, sa mort et sa résurrection, il nous a ouvert le chemin de la vraie vie. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous venions à lui comme les petits enfants dont nous parle l’Évangile. C’est autour de lui que doit se construire l’unité des familles et celle des communautés chrétiennes.

    En ce dimanche, nous nous tournons ensemble vers notre Dieu qui est source de tout amour. L’Eucharistie, c’est Dieu qui se donne pour nous faire vivre de son amour à l’intérieur de nos familles et de nos divers lieux de vie. Dieu nous aime tous inconditionnellement quelle que soit notre situation et quels que soient nos torts. Il vient nous chercher là où nous en sommes pour nous inviter à faire un pas de plus sur le chemin de la vie. Que cette bonne nouvelle nourrisse notre espérance et notre prière !

    Sources : Revues Feu Nouveau et Signes, L’Évangile au présent (D. Sonnet, lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye), Avec saint Marc (Claire Patier)

     SOURCE https://dimancheprochain.org/

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  • Excuses officielles des évêques canadiens auprès des peuples autochtones

    Dans le cadre de leur assemblée plénière, les évêques du Canada ont fait part de leurs excuses officielles aux peuples autochtones, dont de nombreux membres ont été victimes d’abus dans les pensionnats indiens du pays. Ils redisent leur engagement à poursuivre un processus de réconciliation. Les récentes découvertes de centaines tombes d’enfants des premières nations avait remis en lumière cette page douloureuse de l’histoire canadienne. 

    Dans sa déclaration publiée ce 24 septembre, l’épiscopat canadien exprime son «profond remords» et présente «des excuses sans équivoque» face à «la souffrance vécue dans les pensionnats indiens du Canada». Pendant des décennies, jusque dans les années 1990, les autorités canadiennes ont en effet mené une politique d’assimilation forcée, s'appuyant sur des établissements d'enseignement publics, les «écoles résidentielles» - dont certaines étaient gérées par l'Église catholique - où les enfants autochtones étaient privés de contact avec leurs familles et empêchés de parler leur langue maternelle.

    «De nombreuses communautés religieuses et des diocèses catholiques ont servi dans ce système qui a conduit à la suppression des langues, de la culture et de la spiritualité autochtones, sans respecter la richesse de l’histoire, des traditions et de la sagesse des peuples autochtones», reconnaissent à cet égard les évêques. 

    Canada: découverte de 750 tombes d'enfants des premières nations25/06/2021
     

    Canada: découverte de 750 tombes d'enfants des premières nations

    Le Canada est une nouvelle fois sous le choc. Un mois après la première découverte de 215 sépultures d’enfants sur le terrain d’une ancienne école résidentielle, une autre macabre ... 

    Un «traumatisme historique et continu»

    La découverte de 215 tombes d’enfants des premières nations fin mai sur le site de l’ancien pensionnat de Kamloops, puis celle de 750 sépultures anonymes fin juin, dans un autre ancien pensionnat géré par l’Église catholique dans le Saskatchewan, avaient suscité une onde de choc dans le pays et rouvert les blessures d’un «génocide culturel», selon les termes d’une commission d’enquête canadienne.

    «Nous reconnaissons les graves abus qui ont été commis par certains membres de notre communauté catholique: physiques, psychologiques, émotionnels, spirituels, culturels et sexuels. Nous reconnaissons également avec tristesse le traumatisme historique et continu, de même que l’héritage de souffrances et de défis qui perdure encore aujourd’hui pour les peuples autochtones», écrivent les évêques dans leur déclaration. 

    Autochtones: collecte de l’Église canadienne pour la réconciliation17/09/2021
     

    Autochtones: collecte de l’Église canadienne pour la réconciliation

    Le président de l’épiscopat canadien, Mgr Richard Gagnon, s’est adressé dans une lettre aux prêtres du pays en vue de la collecte de fonds organisée pour l’Église canadienne les 25 ... 

    Avancer sur un chemin «de guérison et de réconciliation»

    Ils rappellent également être «pleinement engagés dans le processus de guérison et de réconciliation», notamment à travers des initiatives pastorales en cours dans plusieurs diocèses et une collecte de fonds.

    Les évêques canadiens parlent ensuite de leurs engagements à venir pour cheminer avec les peuples autochtones «dans une nouvelle ère de réconciliation». Il s’agit de «prioriser les initiatives de guérison, écouter l’expérience des peuples autochtones, spécialement les survivants et survivantes des pensionnats indiens, et éduquer les membres de notre clergé, les hommes et femmes consacrés, de même que les fidèles laïcs, sur les cultures et la spiritualité autochtones. Nous nous engageons à poursuivre le travail visant à fournir les documents ou les archives qui aideront à commémorer les personnes qui sont enterrées dans des sépultures anonymes», expliquent-ils.

     

     


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  • Suite et fin - III - « Péché », culpabilité, béatitude du ciel 

    Suite et fin - III - « Péché », culpabilité, béatitude du ciel - SuzanneLa fin commencée de la déviance - cette nouvelle naissance par « l’amour » - peut paraître paradoxalement comme transgression majeure.

    L’intervention du Christ thérapeute peut-elle être refusée ? Elle introduit le trouble et ébranle l’équilibre illusoire. Par ce qu’elle opère, elle met en cause toutes les évidences. Celle de la loi car la loi y paraît faite pour l’homme et non l’inverse (Mc 2, 27) ; elle n’a vérité que par ce qui la dépasse et en un sens y met fin ; et l’homme libre est juge de sa vie : « L’homme spirituel juge de tout et n’est jugé par personne » (1 Co 2, 15). Scandale, et scandale encore que les transgressions passées soient renvoyées à rien ! Les évidences de la violence établie ; aucun pouvoir, même grandiose, n’en sort indemne ; les arrangements de la violence n’y ont aucune place. Avec la fin commencée de la déviance, ce sont toutes nos fureurs et nos lois compromises avec elles, qui se trouvent menacées. Ainsi, peut-on comprendre que la thérapie proposée par le Christ provoque des résistances. On tient aux évidences acquises, chacun à sa place, et plutôt mon mal que j’ignore que cet arrachement où tout change.

    La satisfaction d’un désir interdit peut servir de prétexte. Le refus de l’intervention du Christ peut aussi prendre forme d’une défense de la loi, de l’ordre, de la raison, contre ce qu’on juge subversion, confusion, folie. Refus et défense se lient alors secrètement puisque défendre l’ordre est ici refuser ce que nous avons nommé « amour », c’est-à-dire répéter par ce refus la déviance initiale. Refus tragique et redoutable puisqu’il redouble et scelle ce qui est au principe de toute faute et toute culpabilité. La dureté, l’accusation, la colère, venant du Christ, ne sont point l’attitude première envers l’homme, fût-il, aux yeux de tous, le pécheur, le coupable (ainsi la femme adultère, Jn 8, 1-11). Autant Jésus est d’une bienveillance et patience infinies envers ceux qui, simplement, souffrent ou sont pris dans les filets de leur « péché », autant, pour les mêmes raisons, lui faut-il être intraitable envers ceux qui, contre cette bienveillance même, tirent prétexte de la Loi, de la vérité, de Dieu.

    Le refus peut prendre la forme de l’adhésion apparente, il prétend réaliser ce qu’annonce la parole nouvelle pour l’exterminer et sans que cette parole puisse plus rien y opposer puisqu’elle s’y trouve reprise et répétée. Refus de l’intervention du Christ mais qui use de son intervention en la dénaturant. Ce qui s’y cache est le refus complet de ce qui est étalé : l’amour, le don, le pardon et tout le reste. C’est infiniment plus que l’hypocrisie, qui est transgression camouflée par bienséance, vanité, intérêt. C’est plus que l’opposition simple, même cachée. C’est la perversion : intolérance et dureté sous le masque de la bonté et de l’implacable volonté de faire du bien. Mais ces passions passent toute mesure envers qui découvre l’abîme qui le sépare de ce qu’il prétend être. Culpabilité sans issue mais en même temps, monstrueuse innocence puisqu’on est « dans le vrai », que « c’est pour Dieu », « pour les autres », « pour le bien » etc. Ainsi, la frénésie de perfection peut dissimuler des transgressions essentielles (le moucheron et le chameau).

    Toutefois, il se peut que rien ne soit vain puisque sortir de là est chance de retrouver « l’amour ».
    Il faut bien que l’homme, s’impute le mal qu’il reconnait en lui, pour se connaître aussi capable d’y mettre fin. Ainsi la culpabilité « bloquée » en nous, ouvre à l’homme le bel et dur espace où faire le travail de vérité : ni déculpabilisation simple et massive ou aveuglement complaisant sur nous-mêmes, ni condamnation puisque, dès qu’engagé hors de la déviance, tout ce que l’homme vit est vivant. Il y a à la culpabilité une issue toujours offerte, c’est de ne point juger autrui. Ce n’est pas ignorer ce qu’il fait, ce qui est parfaitement idiot et impossible, c’est de ne pas le juger, lui. Je suis hors de la sphère de la condamnation, si je n’enferme pas l’autre en sa faute, lui laissant ainsi le plus grand espace où vivre, lui manifestant mon primordial désir qu’il soit.

    C’est pourquoi, il n’y a pas d’homme condamné. Quel que soit son enfoncement dans ce qui nous semble le pire, qui pratique le non-jugement est déjà hors du mal où il se croit peut-être lui-même enfermé. « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. »


    Suzanne Giuseppi Testut - ofs

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  • Plus que jamais l'humain et l'environnement ne feront qu'un... ou !

    Plus que jamais l'humain et l'environnement ne feront qu'un... ou !

     

    (Ce titre est de OFS de Sherbrooke)

    Plus que jamais l'humain et l'environnement ne feront qu'un... ou !

    Connaissez vous Lützerath ? Il s’agit d’un tout petit village à l’est de l’Allemagne, à mi chemin entre Düsseldorf et le Luxembourg. Et malheureusement pour lui, il est appelé à disparaître dans quelques mois si rien n’est fait.

    C’est Alma qui m’alerte, militante locale qui lutte contre la destruction successive de villages menacés par l’extension permanente de la plus grosse mine de charbon d’Europe, Garzweiler. La carte ci dessous donne un état des lieux, avec à gauche notamment l’évocation des villages déjà disparus

    L’entreprise RWE, qui gère le site, a de gros projets en ce sens tout au long de la décennie 2020. Mais sur place, la résistance s’organise, avec notamment un agriculteur local qui refuse de céder ses terres, soutenu par des activistes depuis plus d’un an.

    Alma explique :

     » Nous savons qu’à partir du premier octobre la police va venir déloger les activistes, l’entreprise exploitante couper les arbres, et à partir du 1er novembre, le fermier se verra exproprier de force, ses bâtiments détruits. Nous cherchons à rallier autant de soutien à l’international que possible afin de faire pression sur les décideurs politiques locaux et nationaux, mais aussi pour rendre publiques les actions en justice en cours pour protéger ces terres. Sous celles-ci se trouvent en effet l’équivalent de 650 millions de tonnes de CO2. Soit 500 de plus que ce qu’il ne reste dans le budget carbone de l’Allemagne pour ne pas dépasser les 1.5°C. L’absurdité de la situation est sans nom (et je ne parle même pas de la perte de culture, de la richesse des terres, du déracinement, de la pollution locale, de l’autoroute que l’Etat déplace toutes les quelques années aux frais du contribuable pour que la mine puisse continuer à grandir…). »

    Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est que la destruction d’un village s’accompagne aussi de la destruction… des églises qui s’y trouvent. Dans ce cas, il faut désacraliser la bâtisse. Ce qui a été fait par exemple pour l’église d’Immenrath en 2018

    https://www.youtube.com/watch?v=wSJLkdyrHNM 


    Depuis, un mouvement est né pour s’opposer à de telles opérations (Kirche in die Dörfer lassen : « Laissez les églises dans leur village ») invitant les responsables chrétiens à s’pposer d’avantage à  » l’absurdité de la destruction de la maison de Dieu pour du charbon.  » Visiblement l’évêque local, Mgr Helmut Dieser, n’entend pas (encore) leur appel. Récemment une personne a même commencé une grève de la faim sur les marches de l’église menacée de Keyenberg pour protester contre son destin. Du côté de Lützerath, il reste une croix locale avec 2m2 autour qui appartient encore à l’Eglise et qui pourrait paradoxalement être un lieu de résistance contre la destruction de ces territoires.

    Mais les responsables oseront-ils tenir tête à ces grands industriels pourvoyeur d’emplois… et de pollutions.

     A gauche, le village en plan serré. A droite, le même village, avec l’immense mine de charbon à ciel ouvert qui grignote les terres environnantes.

    Source  https://eglisesetecologies.com/

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