• Audience: l'hospitalité, une vertu œcuménique et un facteur d'unité

    Centrant sa catéchèse hebdomadaire sur le thème choisi pour la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, le Pape a affirmé que la pratique de l’hospitalité, «importante vertu œcuménique», peut contribuer à unir le peuple chrétien.
     

    Le thème de cette semaine de prière, choisi par les Églises chrétiennes de Malte et Gozo, est tiré des Actes des apôtres: «Ils nous témoignèrent une humanité peu ordinaire» (28,2). Il renvoie à l’accueil chaleureux réservé par les Maltais à saint Paul et à ses compagnons de voyage, après le naufrage de leur bateau au large de l’île méditerranéenne; un épisode auquel le Saint-Père a consacré une catéchèse il y a deux semaines.

    «Une rare humanité», signe de l’amour de Dieu

    Errant sur une mer déchainée et prête à les engloutir, les 276 passagers du navire sentent leur fin approcher; mais Paul, habité par sa foi en un Dieu-Père aimant, se charge de rassurer ses compagnons: «aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête», leur affirme-t-il.  

    Cette prophétie se réalisera effectivement lorsque tous parviendront sains et saufs sur les côtes maltaises. «En contraste  avec la violence brutale de la mer, ils reçoivent  le témoignage d’une “rare humanité” des habitants de l’île», qui se montrent «attentifs à leurs besoins». Bien que ceux-ci ne connaissent pas la Bonne Nouvelle du Christ, «ils manifestent l’amour de Dieu par des actes concrets de gentillesse», observe le Pape qui poursuit : «l’hospitalité spontanée et les gestes attentionnés communiquent quelque chose de l’amour de Dieu». Cette hospitalité leur est rendue par les miracles de guérison que Dieu accomplit à travers Paul. Ainsi donc, si les Maltais furent «un signe de la providence de Dieu pour l’apôtre, lui aussi fut témoin de l’amour miséricordieux de Dieu pour eux».

    L’hospitalité, vertu œcuménique

    L’hospitalité est une «vertu œcuménique importante», a lancé le Saint-Père. Elle signifie avant tout «reconnaitre que les chrétiens d’autres confessions sont vraiment des frères et des sœurs en Christ» ; elle requiert «la disponibilité d’écouter les autres chrétiens, dprêter attention à leurs histoires personnelles de foi et à celles de leurs communautés» ; elle comporte aussi «le désir de connaitre l’expérience que les autres font de Dieu». Et comme les Maltais, nous aussi sommes payés de retour, «parce que nous recevons ce que le Saint-Esprit a semé en nos frères et sœurs, et cela devient un don également pour nous».

    Montrer l’amour de Dieu aux migrants

    La mer reste encore aujourd’hui un lieu dangereux pour la vie de ceux qui y naviguent.  Et le Pape de prendre l’exemple de des hommes et femmes migrants, qui affrontent de périlleuses odyssées pour fuir la violence, la guerre ou la pauvreté.

    En butte à l’hostilité des éléments, ils le sont aussi à l’hostilité «bien pire des hommes» : «ils sont exploités par des trafiquants criminels ; traités comme des numéros et comme une menace par quelques gouvernements. Parfois l’inhospitalité les rejette comme une vague vers la pauvreté ou les dangers qu’ils ont fuis». «Tant de fois, on ne les laisse pas débarquer dans les ports», a encore déploré l’évêque de Rome.

    À ces migrants, les chrétiens doivent montrer l’amour de Dieu révélé en Jésus-Christ, en travaillant ensemble. «Nous pouvons et devons témoigner qu’il n’existe pas seulement l’hostilité et l’indifférence, mais que chaque personne est précieuse pour Dieu et aimée par Lui». Même si les divisions entre chrétiens les empêchent encore d’être pleinement le signe de l’amour de Dieu pour le monde, ceux-ci doivent «travailler ensemble pour vivre l’hospitalité, surtout envers celui qui est plus vulnérable» ; cela «nous fera de nous des êtres humains meilleurs, de meilleurs disciples et un peuple chrétien plus uni»… en attendant de nous rapprocher plus tard de l’unité, «qui est la volonté de Dieu pour nous».

    Vœux pour le Nouvel an lunaire

    Au terme de cette catéchèse, le Pape a évoqué le Nouvel an lunaire célébré par des millions de personnes surtout en Chine et en Extrême-Orient à partir du 25 janvier. «J’envoie (à tous) mon salut cordial, souhaitant en particulier aux familles d’être des lieux d’éducation aux vertus de l’accueil, de la sagesse, du respect pour chaque personne et de l’harmonie avec la création». «J’invite tous à prier également pour la paix, pour le dialogue et pour la solidarité entre les nations : des dons plus que jamais nécessaires au monde d’aujourd’hui».

    Cette année 4718 sera l'année du rat.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Sainte-Marthe : l'essentiel est notre relation avec Dieu

    Le pardon est le véritable remède des maladies de l'âme: c’est ce qu’a affirmé le Pape François ce vendredi matin, alors qu’il commentait dans son homélie le récit de la guérison du paralytique par Jésus. Il est juste de guérir les maladies du corps, a-t-il pointé, mais pense-t-on à celles du cœur, qui ont, elles aussi, besoin de guérison ?
     

    Adriana Masotti- Cité du Vatican

    L’Évangile de ce vendredi, en saint Marc (Mc 2, 1-12), nous raconte la guérison d'un paralytique par Jésus. Le Christ est à Capharnaüm et la foule se rassemble autour de lui. C’est alors qu’un homme paralysé, que ses amis font descendre par une ouverture pratiquée dans le toit de la maison où ils se trouvent, lui est présenté. Tous espèrent que Jésus le guérisse d’entrée, mais le Seigneur les surprend en disant: «mon enfant, tes péchés sont pardonnés». Ce n’est qu’après cela qu’il dira au paralytique de se lever, de prendre sa civière et de rentrer chez lui. «C’est un homme de Dieu» qui guérit, mais il n’est pas un guérisseur; il enseigne, mais il est plus qu’un maitre et devant son auditoire, il va à l’essentiel: «la guérison du corps et la santé physique sont un don que nous devons que nous devons chérir, mais le Seigneur nous enseigne que nous devons aussi chérir la santé du cœur, la santé spirituelle».

    La peur d'aller là où l’on rencontre le Seigneur

    Jésus va aussi à l'essentiel avec la femme pécheresse; devant ses pleurs, Jésus lui assure aussi que ses péchés sont pardonnés, au grand dam des témoins présents. «Quand Jésus va à l'essentiel, ils sont scandalisés, car il y a la prophétie, il y a la force». Il agit de même en guérissant le paralytique de la piscine de Bethzata (Jn 5, 1-18): «va, et ne pèche plus», lui dit-il. « L’essentiel est notre relation avec Dieu. Et nous l'oublions souvent, comme si nous avions peur d'aller là où il y a la rencontre avec le Seigneur, avec Dieu», souligne le Pape. «Nous nous donnons tellement de travail pour notre santé physique, nous nous donnons des conseils sur les médecins et les médicaments, et c'est une bonne chose, mais est-ce que nous pensons à la santé du cœur ?» s’interroge encore le Saint-Père, qui enjoint à penser davantage au pardon, qui est la médecine du cœur.

    La force du pardon

    Peut-être quelqu’un ne trouvera pas en lui-même des péchés à confesser, fait remarquer le Pape, mais c’est alors qu’il manque «une conscience du péché». Ces «péchés concrets», ces «maladies de l’âme» doivent être guéries, grâce au remède du pardon. «C'est une chose simple que Jésus nous enseigne quand il va à l'essentiel. L'essentiel est la santé, celle du corps et de l'âme. Gardons bien celle du corps, mais aussi celle de l'âme. Et allons voir le médecin qui peut nous guérir, qui peut pardonner nos péchés. Jésus est venu pour cela, il a donné sa vie pour cela», a conclu le Saint-Père.

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Pape François: partir de Marie pour prendre à cœur toute l’humanité

    En ce 1er janvier, où l’Église célèbre la Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu, le Pape François a présidé la traditionnelle messe pour la paix, en la Basilique Saint-Pierre de Rome. Son homélie a permis de montrer combien Marie, «femme et mère», est un modèle pour l’humanité actuelle et pour l’Église, en particulier face à ce qui porte atteinte à la vie.
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    «Né d’une femme»: cette expression, tirée de la lettre de saint Paul aux Galates (Ga 4,4), a scandé l’homélie du Souverain Pontife, qui s’exprimait devant une assemblée nombreuse venue à cette première célébration de l’année 2020. 

    Le Pape a d’abord voulu rappeler que l’Incarnation de Dieu dans le sein de la Vierge Marie signifie que «Dieu et l’humanité se sont unis pour ne jamais plus se séparer». «En Dieu, il y a notre chair humaine !». Cela veut aussi dire que par Marie «le salut est venu et donc il n’ y a pas de salut sans la femme. C’est là que Dieu s’est uni à nous, et si nous voulons nous unir à lui, il faut passer par le même chemin : par Marie, femme et mère», a souligné François.

    Respecter le corps des femmes

    Le Saint-Père a ensuite élargi sa pensée à toutes les femmes, qui sont «source de vie». «Si nous voulons tisser d’humanité les trames de nos jours, nous devons repartir de la femme». Comme le montre la Mère du Sauveur, «la renaissance de l’humanité a commencé à partir de la femme». Mais aujourd’hui, s’est indigné François, les femmes sont trop souvent victimes de multiples violences. Par exemple, «la maternité est humiliée, parce que l’unique croissance qui importe est la croissance économique». Beaucoup de mères sont ainsi «jugées en surnombre par des personnes qui ont le ventre plein, mais de choses, et le cœur vide d’amour». Finalement, a estimé le Pape, «de la façon dont nous traitons le corps de la femme, nous comprenons notre niveau d’humanité».

    Un regard intérieur pour prendre soin de tout le créé

    François s’est ensuite concentré sur l’attitude de Marie, qui «prenait tout à cœur et mettait tout en place dans son cœur, même les adversités», en confiant tout à Dieu. Un exemple du rôle de la femme tel que l’envisage la Bible: «la génération et la protection de la vie, la communion avec tout, le soin de tout».

    Ainsi, a continué le Saint-Père, «la femme montre que le sens de la vie ne consiste pas à continuer de produire des choses, mais de prendre à cœur les choses qui existent». Son regard intérieur lui permet de regarder «la personne au-delà de ses erreurs, le frère au-delà de ses fragilités, l’espérance dans les difficultés, Dieu en tout». Le Pape a alors interpellé les fidèles sur leur capacité à adopter ce regard, avant de les inviter à demander «une grâce»: «de vivre l’année avec le désir de prendre à cœur les autres, de prendre soin des autres».

    Construire la paix en estimant les femmes

    François n’a pas manqué de plaider pour la «dignité de la femme», dont le respect est indispensable «si nous voulons un monde meilleur, qui soit une maison de paix et non une cour de guerre». «La femme est donneuse et médiatrice de paix et doit être pleinement associée aux processus décisionnels», a martelé le Pape en ce 1er janvier qui est aussi la Journée Mondiale de la Paix. «Car, quand les femmes peuvent transmettre leurs dons, le monde se retrouve plus uni et plus en paix. Pour cela, une conquête pour la femme est une conquête pour l’humanité entière».

    Et pour l’Église? Avec Marie, rejeter le péché et les divisions

    Pour l’Église, suivre Marie signifie poursuivre «la révolution de la tendresse» que Jésus a commencée auprès de sa mère, comme petit enfant. En Marie, l’Église, elle aussi femme et mère, «retrouve ses traits distinctifs»«Elle la voit, féconde, et se sent appelée à annoncer le Seigneur, à l’engendrer dans les vies. Elle la voit, mère, et se sent appelée à accueillir tout homme comme son enfant».

    L’Église au «cœur de mère», retrouve grâce à Marie «son centre et son unité». La Mère de Dieu l’aide à combattre «l’ennemi de la nature humaine, le diable». Celui-ci cherche à diviser l’Église, a rappelé le Saint-Père, «en mettant au premier plan, les différences, les idéologies, les pensées partisanes et les partis»«Mais nous ne comprenons pas l’Église si nous la regardons à partir des structures, à partir des programmes et des tendances, des idéologies, des fonctionnalités», s’est élevé François, «nous en cueillerons quelque chose, mais pas le cœur».

    Le Pape a conclu cette homélie en adressant une prière à la Vierge Marie: «Ô Mère, engendre en nous l’espérance, apporte nous l’unité. Femme du salut, nous te confions cette année, conserve-la dans ton cœur». Puis il a invité tous les fidèles à se lever pour acclamer par trois fois la «Sainte Mère de Dieu».

    source https://www.vaticannews.va/fr/

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  • Méditation quotidienne de Richard Rohr

    Du Centre d'action et de contemplation

    Crédit d'image: Fuite en Égypte (détail), Henry Ossawa Turner, 1923, Metropolitan Museum of Art.
     

    Semaine cinquante-deux 

    Incarnation 

    lundi 23 décembre 2019  

    La devise officielle franciscaine est Deus Meus et Omnia - «Mon Dieu et toutes choses». Une fois que vous reconnaissez le Christ comme la vérité universelle de la matière et de l'esprit travaillant ensemble, alors tout est saint et rien n'est exclu . Une fois que vous vous abandonnez à ce mystère du Christ, à cette incarnation divine dans votre soi et votre corps si ordinaires, vous commencez également à le voir dans tous les autres endroits ordinaires. Le principe est le suivant: «Comme sait comme comme.» Comme l'écrivait saint Bonaventure (1217-1274), l'interprète philosophique de saint François: le Christ est «celui dont le centre est partout et dont la circonférence n'est nulle part». [1]

    Malheureusement, l'histoire de presque toutes les religions commence par une perception erronée massive: une distinction fatale entre le sacré et le profane. Les religions de bas niveau mettent tout leur accent sur la création de lieux sacrés exclusifs, d'époques sacrées et d'actions sacrées. Bien que j'apprécie pleinement comment cette distinction nous aide à «prêter attention» au sacré, elle laisse malheureusement la majorité de la vie «non sacrée», ce qui est catégoriquement faux.  

    Vous n'avez pas besoin d'aller dans des lieux sacrés pour prier ou attendre les jours saints pour que de bonnes choses se produisent. Vous pouvez toujours prier, et tout ce qui se passe est potentiellement sacré si vous le permettez. Une fois que nous pouvons accepter que Dieu est dans toutes les situations, et que Dieu peut et utilisera même de mauvaises situations pour le bien, alors tout devient une occasion pour le bien et une occasion pour Dieu. « C'est le jour que Dieu a rendu mémorable, réjouissons-nous et réjouissons-nous!» (Psaume 118: 24). Votre tâche est de trouver le bon, le vrai et le beau en tout, même et surtout la problématique. Faites-moi confiance: le mal n'est jamais assez fort pour contrer le bien.

    Vous pouvez le plus facilement apprendre cela à travers une certaine forme de pratique contemplative. Dans la contemplation, vous apprenez à faire confiance à votre centre vital pour tous les accrochages et secousses d'émotions et de pensées obsessionnelles. [2] Une fois que vous êtes ancré dans une âme si forte et aimante, qui est aussi l'Esprit intérieur, vous n'êtes plus attiré dans les deux sens avec chaque sentiment qui passe. Vous avez atteint une paix que rien d'autre ne peut vous donner et que personne ne peut vous enlever (Jean 14:27).

    L'incarnation divine a pris la forme d'une présence intérieure dans chaque âme humaine et sûrement toutes les créatures d'une manière ou d'une autre. Les anges, les animaux, les arbres, l'eau et, oui, le pain et le vin semblent accepter pleinement et jouir de leur merveilleux destin. Ironiquement, c'est seulement notre liberté humaine qui nous donne la capacité de résister et de nier nos identités fondamentales en refusant de participer au flux de la vie à travers des jeux de négativité, d'exclusion ou d'aimer. Nous nous faisons même ça. Si nous lisons attentivement les textes de l'Évangile, nous verrons que les seules personnes que Jésus semble «exclure» sont les exclus eux-mêmes. L'exclusion pourrait être décrite comme le péché fondamental. Ne perdez pas de temps à rejeter, éliminer ou punir qui que ce soit ou quoi que ce soit d'autre. Nous vivons tous en Christo , donc tout appartient, y compris vous.La seule différence est la mesure dans laquelle nous nous abandonnons à ce don d'inclusion gratuite . Le don objectif est appelé image ( imago ) et l'autorisation subjective est appelée ressemblance ( similitudo ). Ensemble, permis et reçus, l'image et la ressemblance de Dieu sont notre sainteté humaine. 

    Passerelle vers la présence:
    Si vous voulez approfondir la méditation d'aujourd'hui, notez quel mot ou expression vous ressort le plus. Revenez à ce mot ou à cette phrase tout au long de la journée, en étant présent à son impact et à son invitation.

     

    [1] Bonaventure, Le voyage de l'âme en Dieu , 5.8, citant Alan de Lille, Regulae Theologicae , reg. 7. Voir traduction par Ewert Cousins ​​(Paulist Press: 1978), 100.[2] Pour en savoir plus sur la façon de dépasser les dépendances émotionnelles et mentales, voir Michael A. Singer, The Untethered Soul: The Journey Beyond Yourself (New Harbinger Publications: 2007). 

    Adapté de Richard Rohr, Mysticisme franciscain: JE SUIS ce que je cherche , disque 1 (Centre d'action et de contemplation: 2012), CD , téléchargement MP3 ;

    Désireux d'aimer: la voie alternative de François d'Assise (Médias franciscains: 2014), 10; et

    «Franciscan Mysticism», un discours non publié (12 avril 2012).

    Crédit d'image: Fuite en Égypte (détail), Henry Ossawa Turner, 1923, Metropolitan Museum of Art.

    source Courriel en anglais - https://email.cac.org/t/ViewEmail/d/BBF7DB3D89E326FA2540EF23F30FEDED/0F6133129E2E9D4C6E6039C17E42EE19

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  • À Greccio, le Pape invite à partager la joie de la Nativité

    Trois ans après sa première visite pastorale à Greccio, le Pape François est revenu dans cette localité du centre de l’Italie, au nord-ouest de Rome, où saint François d’Assise eut l’intuition d’installer pour la première fois, en 1223, une reproduction vivante de la Nativité. C’est ici que le Saint-Père a présenté, ce dimanche 1er décembre, sa lettre apostolique «Admirabile signum», sur la signification et la valeur de la crèche de Noël.
     

    Cecilia Seppia - Cité du Vatican

    Avec quelques minutes d'avance, l'hélicoptère du Pape a atterri à Greccio. Des malades et des handicapés l'attendaient avec leurs familles, le Pape a pris le temps de les embrasser. Il s’est ensuite rendu en voiture au sanctuaire franciscain, où l'atmosphère de joie, d'étonnement et d'émerveillement propre à Noël était immédiatement perceptible.

    À nouveau pèlerin au pays du «poverello» d'Assise, le Pape François a décidé d’ouvrir le temps de l’Avent en ce lieu que Jean-Paul II nommait «seconde Bethléem».

    Accompagné de l’évêque de Rieti et du maire de Greccio, le Pape a contemplé dans la grotte du sanctuaire la fresque de l'école de Giotto, représentant la scène qui a changé le visage de l'Histoire, la naissance du Christ. En silence, le Pape a prié pendant quelques minutes, puis signé la lettre apostolique «Admirabile signum» qui revient sur la signification et la valeur de la crèche.

    À un groupe de religieuses et de frères franciscains se trouvant sur son chemin, le Pape a adressé quelques paroles improvisées: «prêchez l'Évangile, même avec des mots si cela est nécessaire». Il ne s'agit pas de faire du prosélytisme ou de convaincre les pécheurs, a rappelé le Pape, mais simplement de témoigner comme l’a fait Jésus, avec pauvreté et humilité.

    Saisir l'essentiel

    À l'extérieur de la Grotte, devant l'église du Sanctuaire, un chœur d'enfants de Greccio et de Rieti -certains en costume traditionnel représentant les personnages de la crèche- a accueilli François en chanson, reprenant un extrait d’une comédie musicale sur saint François d’Assise. Le Pape les a salués, avant d’entrer dans l’église où une chorale d’enfants du diocèse interprétait «douce nuit».

    Lors de la célébration de la Parole, une journaliste et un acteur italien ont lu la lettre apostolique tout juste paraphé par François, qui porte sur la joie et la beauté de la crèche à laquelle le Pape apporte son soutien y voyant un acte d’évangélisation et une belle tradition populaire.

    «La crèche que saint François installa pour la première fois dans ce petit espace, qui reflète l'étroite grotte de Bethléem, parle d'elle-même. Ici, il n'est pas nécessaire de multiplier les mots, car la scène sous nos yeux exprime la sagesse dont nous avons besoin pour saisir l'essentiel» a, à son tour, affirmé François.

    Dans le signe de la crèche, le mystère de la foi

    «Devant la crèche, nous découvrons combien il est important pour notre vie, si souvent trépidante, de trouver des moments de silence et de prière», a poursuivi le Pape. Il invite à faire silence pour contempler la beauté du visage de l’enfant Jésus, le Fils de Dieu né dans la pauvreté d'une étable. Il invite à la prière pour exprimer le «merci étonné de cet immense don d'amour qui nous est fait».

    Le grand mystère de la foi chrétienne, le fait que «Dieu nous aime au point de partager notre humanité et notre vie», se manifeste dans «ce signe simple et merveilleux» qu’est la crèche «que la piété populaire a accueillie et transmise de génération en génération». Le Pape a alors rappelé que Dieu accompagne chacun, en toute circonstance. Il accompagne les hommes «de sa présence cachée, mais non invisible», dans les moments de joie comme de douleur.

    Le sourire de Marie qui dissipe l'indifférence

    Comme l'ont fait les bergers de Bethléem, ce n'est qu'en contemplant la naissance de Dieu, qui a accepté de devenir enfant au milieu de la pauvreté et de la petitesse, que «nous sentirons notre cœur se remplir de joie». «Notre cœur sera plein de joie, a ajouté le Pape, et nous pourrons l’apporter là où il y a de la tristesse; notre cœur sera plein d'espérance, et nous pourrons la partager avec ceux qui l'ont perdue».

    Le Pape a enfin demandé aux fidèles de s’identifier à la Vierge Marie qui a placé son fils dans la mangeoire car il n’y avait pas de place dans une maison. «Avec elle et avec saint Joseph, son époux, tournons-nous vers l'Enfant Jésus. Que son sourire, épanoui dans la nuit, dissipe l'indifférence et ouvre les cœurs à la joie de ceux qui se sentent aimés par le Père qui est aux cieux».

    source https://www.vaticannews.va/

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  • Le Pape lors de la messe du 10 décembre 2019.Le Pape lors de la messe du 10 décembre 2019.  (Vatican Media)

    Sainte-Marthe : Le Seigneur console et punit avec tendresse

    Dans son homélie lors de la messe en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a répondu à la question suscitée par les lectures du jour : comment console et corrige le Seigneur ? Il rappelle que Dieu est un bon pasteur qui caresse celui qui s’approche pour demander pardon et s’ouvrir à la grâce de la réconciliation.
     

    Le Seigneur guide son peuple, le console mais le corrige aussi et le punit avec la tendresse d’un père, d’un pasteur qui «porte les agneaux sur ses épaules et conduit doucement les brebis mères». C’est la réponse que le Pape François a donné au cours de son homélie à la question que la liturgie de ce mardi a posé. La première lecture s’ouvre sur «une annonce d’espérance» a expliqué François. Mais le Seigneur ne console que si «nous nous laissons consoler» a précisé le Pape. Et «ce n’est pas un comportement didactique ou diplomatique de Dieu : ça lui vient de l’intérieur, c’est la joie qu’Il a quand un pécheur s’approche. Et la joie le rend tendre».

    Cette proximité proche du Seigneur, on peut la percevoir aussi dans la parabole de l’Enfant prodigue que le Pape a rappelée. Et dans l’Évangile, il cite le pasteur qui va chercher la brebis égarée pour faire comprendre combien le Seigneur est heureux quand il reçoit le pécheur.

    «Très souvent, explique François, nous nous plaignons des difficultés que nous rencontrons : le diable veut que nous tombions dans l’esprit de la tristesse»«abattus par la vie» ou «par nos propres péchés». Or, «la voix du Seigneur vient et nous dit : “moi, je te console, je suis proche de toi” et Il nous prend avec tendresse. Le Dieu puissant qui a créé le ciel et la terre, le Dieu-héros, pour le dire ainsi, notre frère, qui s’est laissé porter sur la croix pour mourir pour nous, est capable de nous caresser et de dire : “ne pleure pas”». C’est cette tendresse que le Seigneur utilise pour consoler la veuve de Naïm. «Nous devons croire à cette consolation du Seigneur» parce qu’après «il y a la grâce» du pardon. 

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • Représentation de la Nativité, entre les prophètes Isaïe et ÉzéchielReprésentation de la Nativité, entre les prophètes Isaïe et Ézéchiel 

    Le prophète dit l’actualité de la parole de Dieu

    « Tous prophètes ! » est le thème cette année de l’initiative “Avent dans la ville” proposée par les dominicains. L’un des prédicateurs de cette retraite en ligne, le frère Xavier Loppinet, docteur en théologie spirituelle, propose une réflexion sur ce que signifie être prophète aujourd’hui.
     

    Entretien réalisé par Hélène Destombes - Cité du Vatican

    L’Avent, temps de préparation à Noël qui ravive notre espérance dans l’attente de la naissance du Christ, appelle chaque chrétien au changement de vie. La parole des prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit en effet la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur.

    Pour entrer dans le mystère de Noël, les dominicains de la province de France animent depuis 2003 l’initiative “Avent dans la ville”, une retraite spirituelle en ligne qui propose chaque jour, du 1er au 25 décembre, de recevoir une méditation. Il s’agit de prendre du temps pour méditer, prier mais aussi partager et s’ouvrir à la nouveauté.  

    Le thème choisi cette année: «Tous prophètes !» est une citation tirée du livre des Nombres invitant chaque baptisé à annoncer la bonne nouvelle: Dieu est là, près de chacun. Ce thème, précisent les dominicains, répond à une attente profonde des chrétiens. Il s'agit de trouver un langage renouvelé pour dire la foi, parler du Christ, du Salut et du prophétisme.

    Les prophètes «des porte-paroles de Dieu»

    Le frère Philippe Verdin, du couvent de Lille, aumônier national des Associations Familiales Catholiques (AFC), responsable d' “Avent dans la ville” souligne qu’«en devenant un bébé, Dieu nous engage à être nous aussi des prophètes». Mais comment entrer dans le mystère de notre vocation de prophète et qui sont les prophètes d’aujourd’hui ? Pour nous éclairer, l’un des quatre prédicateurs d’ “Avent dans la ville”, le frère Xavier Loppinet, docteur en théologie spirituelle, prieur du couvent dominicain de Rennes.

    Les prophètes sont «des porte-paroles de Dieu, habités par la parole de Dieu au point de ne pouvoir la garder pour soi» observe le frère Loppinet, précisant que ce qui les distingue c’est «qu’ils voient juste, qu’ils voient loin et espèrent toujours». Le prophète a une forte conscience de la présence de Dieu en ce monde y compris durant des périodes troublées.

    La mission des prophètes est «d’accorder le cœur des hommes au cœur de Dieu». C’est une œuvre de conversion et les prophètes se caractérisent par «une parole extrêmement libre». «Dieu ne cesse d’envoyer des prophètes à son monde et il nous parle à travers les petits, les pauvres, ceux qui n’ont rien à perdre. Le prieur du couvent dominicain de Rennes invite ainsi les chrétiens à se mettre à leur écoute. «Eux vous diront là où vous êtes attendu».

    Le prophète transmet la lumière de l’espérance

    «Les prophètes d’aujourd’hui, dont nous avons besoin, observe le frère Xavier Loppinet, sont ceux qui envisagent un avenir à l’Église». Et alors que «l’Église n’est pas en grande forme»les prophètes diront:“Dieu nous attend, le meilleur est à venir, même si nous sommes amenés à passer par une période de purification"».

    «On reconnait un prophète à la lumière d’espérance que l’on perçoit dans ses paroles». Invité à s’interroger sur une parole qui serait prophétique dans nos sociétés actuelles, le frère Loppinet, après un temps de réflexion, nous livre son sentiment: «une parole prophétique serait aujourd’hui une lumière d’espérance, par exemple une parole qui mettrait l’accent sur le fait qu’il est possible de vivre ensemble, tournés vers Dieu». 

    Entretien avec le frère Xavier Loppinet, docteur en théologie spirituelle

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  • La prédication de Carême du père Cantalamessa, en mars 2018.La prédication de Carême du père Cantalamessa, en mars 2018.  (Vatican Media)

    Père Cantalamessa : la disponibilité de Marie est un modèle pour tous les chrétiens

    Le prédicateur de la Maison pontificale a délivré ce vendredi sa première prédication de l’Avent 2019 sur le thème «Bienheureuse celle qui a cru ! », avec une première étape sur Marie dans l’Annonciation, avant, le 13 décembre, une prédication sur Marie dans la Visitation, et enfin le 20 décembre, sur Marie lors de la Nativité.
     

    «Chaque année la liturgie nous prépare à célébrer Noël par trois grands guides : Isaïe, Jean Baptiste et Marie : le prophète, le précurseur, la mère. Le premier l’annonça de loin, le second le montra présent dans le monde, la dernière le porta dans son sein. Pour l’Avent de cet an il m’a semblé bon de nous confier entièrement à la Mère», a expliqué le père Raniero Cantalamessa au début de sa première prédication en la chapelle Redemptoris Mater.

    «Marie n’a pas célébré l’Avent, elle l’a vécu dans sa chair, a souligné le capucin italien. Comme chaque femme enceinte  elle sait bien ce que signifie être “dans l’attente” et peut nous inspirer à marcher vers Noël avec une foi pleine d’attente». La joie et la disponibilité de Marie lors de sa visite à Élisabeth sont totales. «À première vue, l’acte de foi de Marie fut un acte facile et qui allait de soi. Devenir mère d’un roi qui régnerait pour toujours sur la maison de Jacob, la mère du Messie ! N’était- ce pas le rêve de toute jeune fille juive ? Mais c’est là une manière de raisonner tout humaine et charnelle. La vraie foi n’est jamais un privilège ou un honneur, c’est toujours une certaine forme de mort.» 

    La solitude de Marie dans son “oui” à Dieu

    «Déjà sur le seul plan humain, Marie se trouve dans une totale solitude. À qui peut-elle expliquer ce qui est arrivé en elle ? Qui la croira lorsqu’elle dira que l’enfant qu’elle porte dans son sein est “l’œuvre de l’Esprit Saint” ? Cela n’est jamais arrivé avant elle et n’arrivera jamais après elle», a rappelé que le père Cantalamessa. Mais Marie a osé dire “oui” à Dieu, à l’encontre de toutes les traditions de la société de l’époque.

    «L’acte de foi de Marie est un acte absolument personnel et unique, a détaillé le prédicateur. C’est l’acte de se fier à Dieu et de se confier complètement à lui. C’est une relation de personne à personne, et qu’on appelle la foi subjective. L’accent porte ici sur le fait de croire, plus que sur le contenu de la foi. Mais la foi de Marie est aussi très objective, communautaire. Elle ne croit pas en un Dieu subjectif, personnel, détaché de tout, qui ne se révélerait qu’à elle seule dans le secret. Bien au contraire, elle croit au Dieu de ses Pères, au Dieu de son peuple. Elle reconnaît dans le Dieu qui se révèle à elle, le Dieu des promesses, le Dieu d’Abraham et de sa descendance.»

    Un exemple d’humilité pour tous les chrétiens

    Cette attitude demeurent don un exemple d’humilité et d’objectivité pour tous les chrétiens actuels, qui doivent s’intégrer dans un histoire, dans une généalogie, et non céder à la tentation de se créer leur propre style de religiosité. «En m’unissant à la foi de l’Église, je fais mienne la foi de tous ceux qui m’ont précédé : la foi des apôtres, des martyrs, des docteurs. Les saints, ne pouvant emporter la foi avec eux au ciel où elle n’a plus raison d’être, l’ont laissée en héritage à l’Église.»

    Le père Cantalamessa a donné un conseil pratique pour se situer dans la même dynamique que Marie, dans une relation dynamique avec Dieu : «après avoir prié, pour que cela ne reste pas un geste superficiel, dire à Dieu avec les paroles mêmes de Marie : “Me voici, je suis le ser­viteur, ou la servante, du Seigneur : qu’il me soit fait selon ta parole !”. Je dis “amen, oui, mon Dieu, à tout ton pro­jet, je te cède tout moi-même !”».

    La foi est contagieuse

    Ce défi d’une disponibilité totale à Dieu doit être relevé par les prêtres eux-mêmes, et c’est de cette disponibilité clairement exprimée et vécue que découle la fécondité de leur ministère. «Le signe essentiel, celui que les fidèles perçoivent immé­diatement chez un prêtre, un pasteur, c’est s’il “y croit” : s’il croit en ce qu’il dit et en ce qu’il célèbre. Celui qui, dans le prêtre, cherche Dieu avant tout, le perçoit aussitôt. Celui qui, chez le prêtre, ne cherche pas Dieu peut être facilement trompé et induire en erreur le prêtre lui-même, le laissant se croire important, brillant, en marche avec son temps, alors qu’en réalité, lui aussi, comme nous le disions dans le cha­pitre précédent, est un homme “vide”. Même l’incroyant qui s’approche du prêtre dans un esprit de recherche, saisit aussitôt la différence. Ce qui le provoquera et pourra le met­tre salutairement en crise, ce ne sont pas en général de savan­tes discussions sur la foi, mais la foi toute simple. La foi est contagieuse. On ne contracte pas une maladie contagieuse en entendant seulement parler d’un virus ou en l’étudiant, mais en entrant en contact avec lui. Ainsi en est-il de la foi», a expliqué le père Cantalamessa.

    «La force d’un serviteur de Dieu est en proportion de la force de sa foi. Il nous arrive de souffrir et de nous lamen­ter dans notre prière : “Dieu, les gens abandonnent l’Église, ils restent dans le péché, pourquoi ?” Nous parlons et parlons, sans que rien ne change. Un jour les apôtres essayèrent de chasser le démon d’un pauvre enfant. Sans succès. Jésus, lui, chassa l’esprit mauvais, et les apôtres vinrent lui demander : “Et nous, pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? Il leur dit : “A cause de la pauvreté de votre foi”», at-il souligné en citant le 17e chapitre de l’Évangile selon saint Matthieu.

    C’est donc à ce défi de la foi, de croire vraiment, que Marie nous invite en ce temps de l’Avent. «Nous aussi, croyons, pour que ce qui est arrivé en elle arrive aussi en nous. Invoquons la Vierge Marie sous ce titre plein de douceur : Virgo fidelis, Vierge fidèle, prie pour nous !», a conclu le prédicateur.

    source https://www.vaticannews.va/fr

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  • Extrait de Luc 10

    JÉSUS dit - Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

    Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

    source https://www.prionseneglise.fr/

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  • Angélus: la foi en la Résurrection, au cœur de la catéchèse du Pape

    Ce dimanche 10 novembre, le Pape a commenté l'Évangile de Luc, «Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27.34-38), lors duquel Jésus explique qu'il existe une autre dimension que la vie terrestre ; une dimension dans laquelle nous sommes les enfants de Dieu. Le Pape François a invité les fidèles à «préparer par des choix évangéliques» dès aujourd’hui, la vie éternelle qui est «notre destin».
     

    Marie Duhamel – Cité du Vatican

    L’Évangile du jour offre, nous dit François, un «merveilleux» enseignement de Jésus sur la résurrection des morts, ce qui «tombe bien» en ce mois de novembre spécialement dédié aux défunts.

    Dans ce récit évangélique, Jésus est interpellé par des Sadducéens, qui ne croient pas en la résurrection et lui demandent de qui sera l'épouse au moment de la résurrection, une femme qui a eu, suivant la loi de Moïse, sept maris successifs, tous frères, et morts les uns après les autres. «Une question pernicieuse» explique François, mais Jésus «ne tombe pas dans le piège». Il leur répond alors que dans l'au-delà, les ressuscités “ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu”.

    Avec cette réponse, explique le Pape, Jésus invite à penser que «cette dimension terrestre dans laquelle nous vivons n'est pas l’unique dimension», il en existe une autre «qui n'est plus soumise à la mort, et où il sera pleinement manifesté que nous sommes enfants de Dieu».

    Une vie après la mort, une consolation

    Cette parole «simple et claire» de Jésus sur la vie au-delà de la mort est pour François «une grande consolation et une grande espérance». Il estime qu’à notre époque «si riche en connaissance sur l'univers mais si pauvre en sagesse sur la vie éternelle», nous en avons particulièrement besoin.

    Le Pape explique que cette «certitude claire de Jésus» sur la Résurrection est entièrement basée sur «la fidélité de Dieu, qui est le Dieu de la vie». Car derrière la question pragmatique des Sadducéens se cache une question «plus profonde» à qui sera la vie de cette femme, épouse de sept hommes. «C'est un doute qui touche l'homme en tout temps, et nous aussi: après ce pèlerinage terrestre, qu’en sera-t-il de notre vie ? Appartiendra-t-elle au néant, à la mort?»

    Un nouveau genre de vie, fraternelle

    À cette question, Jésus répond aussi: la vie appartient à Dieu, qui nous aime, qui ‘n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui’ dit l’Évangile de Luc.

    «Voilà la sagesse qu'aucune science ne pourra jamais donner !» s’exclame François, car se révèle le mystère de la Résurrection, se révèle le mystère de la vie: «la vie existe là où il y a lien, communion, fraternité; et c'est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité». Au contraire, met en garde le Pape, «il n'y a pas de vie là où l'on a la prétention de n'appartenir qu'à soi-même», alors la mort prévaut.

    Le Pape va jusqu’au bout de sa pensée, en affirmant que la résurrection n'est pas seulement le fait de ressusciter après la mort, «c'est un nouveau mode de vie que nous pouvons déjà expérimenter aujourd’hui». Le Pape appelle ainsi les fidèles à préparer sur terre et dès aujourd’hui «par des choix évangéliques», la vie éternelle qui est «notre destin, l'horizon de la plénitude définitive de notre histoire».
    Il demande l’intercession de la Vierge Marie afin qu’elle aide chacun «à vivre chaque jour dans la perspective de ce que nous disons dans la dernière partie du Credo: ‘J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir’».

    source  https://www.vaticannews.va/fr

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