• Audience : seul ce qui porte la signature de Dieu perdure

    François a poursuivi sa série de catéchèses sur les Actes des Apôtres en se penchant ce mercredi, place Saint-Pierre, sur les critères de discernement du sage Gamaliel. Le Pape a souligné que les projets humains pouvaient faillir au contraire de ceux qui portaient la signature de Dieu, destinés à durer.
     

    Xavier Sartre – Cité du Vatican

    Les Apôtres, de «lâches» quand Jésus fut arrêté, devinrent «courageux» grâce à l’Esprit Saint reçu à la Pentecôte. C’est ainsi que le Pape explique dans sa catéchèse le changement d’attitude des douze Apôtres qui trouvent la force devant le Conseil suprême de prêcher malgré l’hostilité de ses membres.

    Ce «courage impressionnant», nous pouvons nous aussi l’avoir, affirme François «si nous avons à l’intérieur de nous l’Esprit Saint». Il nous permettra «d’avoir le courage d’avancer, le courage de vaincre de nombreuses luttes, non pour nous, mais pour l’Esprit Saint»«Les Apôtres sont “les mégaphones” de l’Esprit Saint, envoyé par le Ressuscité pour diffuser avec promptitude et sans hésitation la Parole qui donne le salut». Ils agissent comme l’ont fait par la suite les martyrs, y compris ceux de notre temps. 

    «Les martyrs donnent leur vie, ils ne cachent pas le fait d’être chrétiens», rappelle le Pape, qui évoque alors le souvenir des coptes égyptiens égorgés par des membres de Daesh sur une plage de Libye. «Ils n’avaient pas liquidé leur foi parce que l’Esprit Saint était avec eux», précise-t-il.              

    Une détermination qui effraie                                                    

     Cette résolution des Apôtres dans la diffusion de la Parole de Jésus ébranle ainsi «le système religieux» hébraïque, constate le Pape. C’est cette détermination qui provoque les persécutions contre les chrétiens, explique-t-il. Le sage Gamaliel, dont il est question dans l’extrait des Actes des Apôtres lu lors de la catéchèse, tranche par sa position, enseignant à ses frères l’art du discernement devant des situations inhabituelles. Il démontre que «chaque projet humain peut recueillir d'abord le consensus puis sombrer, alors que tout ce qui vient d'en haut et porte la "signature" de Dieu est destiné à durer».

    Le Pape cite alors, à valeur d’exemples, les grands empires ou les dictatures du siècle passé qui n’ont pas duré parce que Dieu n’était pas avec eux. «Pensons à l’histoire des chrétiens, à l’histoire même de l’Église, avec tous ses péchés, avec tous ses scandales, avec toutes ces choses affreuses au cours de ces deux derniers siècles. Et pourquoi ne s’est-elle pas écroulée? s’interroge François. Parce que Dieu est là. Nous sommes pécheurs, et nous faisons scandale tant de fois. Mais Dieu est avec nous et Dieu nous sauve nous d’abord, puis eux. Le Seigneur sauve toujours».

    Gamaliel permet ainsi aux membres du Conseil de «voir l’événement chrétien avec une lumière nouvelle» et offre des critères de discernement qui permettent de reconnaitre l’arbre à ses fruits.

    source https://www.vaticannews.va/

    ------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Faut-il présenter encore la psychothérapeuthe et théologienne orthodoxe Annick de Souzenelle ?  Dans un article récent du site Reporterre, elle livre le fruit de son travail sur le texte biblique et sa conception du monde.

    Elle anime désormais l’institut d’anthropologie spirituelle, après avoir créé l’association Arigah.


    Quelques extraits de son entretien sont proposés ici pour sentir l’originalité de sa démarche qui, à partir d’une lecture fine des textes hébraïques, déploie une approche où lectures psychologisantes et spirituelles se croisent sans cesse.

    (…) Les traductions les plus courantes de la Genèse décrivent la domination de la Terre et des espèces animales par l’Homme, et une supériorité de l’homme sur la femme… Avec votre exégèse, que peut-on entendre ?

    À partir du déchiffrement symbolique de l’hébreu, on peut entendre ceci : lorsque l’Adam [l’être humain] est créé, il est différencié de son intériorité, que nous appelons aujourd’hui l’inconscient, et cet inconscient est appelé Ishah, en hébreu. Nous avons fait de Ishah la femme biologique d’Adam, qui, lui, serait l’homme biologique. Dans ma lecture, il s’agit du « féminin intérieur » à tout être humain, qui n’a rien à voir avec la femme biologique. Il s’agit de l’être humain qui découvre l’autre côté [et non la côte] de lui-même, sa part inconsciente, qui est un potentiel infini d’énergies appelées « énergies animales ». Elles sont en chacun de nous. On en retrouve le symbole au Moyen-Âge, dans les représentations sculpturales : le lion de la vanité, de l’autoritarisme, la vipère de la médisance, toutes ces caractéristiques animales extrêmement intéressantes qui renvoient à des parties de nous, que nous avons à transformer. La Bible ne parle pas du tout des animaux extérieurs, biologiques, que nous avons à aimer, à protéger. Elle parle de cette richesse d’énergie fantastique à l’intérieur de l’Homme qui, lorsqu’elle n’est pas travaillée, est plus forte que lui, et lui fait faire toutes les bêtises possibles. Ce n’est alors plus lui qui décide, qui « gouverne » en lui-même. Il est extrêmement important de bien comprendre que cet Adam que nous sommes a en lui un potentiel qui est appelé « féminin » — que l’on va retrouver dans le mythe de la boîte de Pandore chez les Grecs et dans d’autres cultures — et que ce potentiel est d’une très grande richesse à condition que nous le connaissions, que ce ne soit plus lui qui soit le maître, mais que chaque animal soit nommé et transformé.

    Dans la Bible, tous les éléments, les règnes végétaux et minéraux sont très présents. Quelle est dans votre lecture la relation entre l’Homme et le cosmos ? Est-ce que cela décrit aussi le « cosmos intérieur » de l’Homme ?

    L’extérieur est aussi l’expression de ce qui est à l’intérieur de l’Homme. Le monde animal, le monde végétal et le monde minéral sont trois étapes des mondes angéliques qui sont à l’extérieur comme à l’intérieur de nous. L’intérieur et l’extérieur sont les deux pôles d’une même réalité. Il y a dans la Bible un très beau mythe où Jacob, en songe, a la vision d’une échelle sur laquelle les anges montent et descendent. L’échelle est véritablement le parcours que nous avons à faire dans notre vie présente, de ce que nous sommes au départ vers ce que nous devrions devenir. Nous avons à traverser les mondes angéliques, c’est-à-dire à les intégrer. Mais tout d’abord, à nous verticaliser.

    Ce chemin « vertical », qu’implique-t-il dans notre rapport au monde ?

    C’est tout simple : cultiver ce cosmos extérieur. Ce que nous faisons à l’extérieur a sa répercussion à l’intérieur, et vice versa, donc il est extrêmement important de cultiver ensemble le monde animal extérieur et le monde animal intérieur, et de la même manière en ce qui concerne les mondes végétaux et minéraux.(…)


    Quel est selon vous le cœur de la problématique écologique ?

    Une perte totale du monde céleste, du monde divin. L’Homme est comme un arbre. Il prend ses racines dans la terre, et ses racines dans l’air, la lumière. Il a des racines terrestres et des racines célestes. L’Homme ne peut pas faire l’économie de ces deux pôles. Jusqu’à récemment, il a vécu ses racines terrestres dans des catégories de force, car il ne connaissait que la « lutte contre » quelque ennemi que ce soit (intempéries, animaux, autres humains…). Il ne sait que « lutter contre » car il est dans une logique binaire. À partir de la fin de la dernière guerre, à partir des années 1950 et 1960 en particulier, il y a eu un renversement de la vapeur. On a envoyé promener le monde religieux, qui n’apportait que des obligations, des « tu dois », des menaces de punition de la part du ciel, c’était un Dieu insupportable. Nietzsche a parlé de la mort de Dieu. Merci, que ce dieu-là meure ! Mais on n’a pas été plus loin dans la recherche. Aujourd’hui, ce qu’il se passe, c’est qu’il y a un mouvement fondamental, une lame de fond qui est en train de saisir l’humanité, le cosmos tout entier, pour que l’humanité se retourne, dans une mutation qui va avoir lieu, qui ne peut plus ne pas avoir lieu, pour qu’elle retrouve ses vraies racines divines, qui sont là.

    (…) Ne peut-il pas y avoir une écologie sans spiritualité ?

    Il s’agit désormais de « lutter avec ». Je suis très respectueuse des actions qui sont faites dans le sens de l’équilibre écologique, et je pense qu’il faut les faire mais c’est une goutte d’eau dans une mer immense. Un raz-de-marée va se produire, des eaux d’en haut [le monde divin] peut-être, ou des eaux d’en bas, peut-être les deux en même temps ! Je respecte beaucoup les efforts actuellement déployés, mais ils sont très minimes par rapport à ce qui se joue. S’il n’y a pas en même temps que cette lame de fond un travail spirituel, cela ne suffira pas. J’espère que ce n’est pas trop difficile à entendre quand je parle ainsi, mais il me faut le dire. On ne peut pas séparer l’intérieur de l’extérieur.

    (…) L’espoir, donc, ne se situe pas seulement dans l’espoir que la crise s’arrête, mais dans l’espoir que l’Homme change à travers cette crise ?

    Exactement. C’est une mutation de l’humanité. Aujourd’hui on a terriblement peur de la mort, on veut reculer la mort. Or, il faut accepter la mort, elle est une mutation. J’ai une grande confiance. C’est impressionnant, mais on n’a pas à avoir peur. La peur est un animal qui nous dévore. De cette énergie animale, nous avons à faire de l’amour.

    Source : Entretien réalisé par Juliette Kempf

    source actuelle https://eglisesetecologies.com/

    --------------------------

    Articles récents

    2 commentaires
  • Audience générale: le Pape rappelle les exigences de la communion fraternelle

    En poursuivant sa série de catéchèses sur les Actes des Apôtres, le Pape François s’est arrêté ce mercredi matin sur la notion de communion fraternelle. Cette audience tenue en Salle Paul VI a été l’occasion pour le Pape d’expliquer que le partage du temps et des biens matériels n’est pas une simple option, mais une condition indispensable de l’appartenance à la communauté chrétienne.
     

    Cyprien Viet – Cité du Vatican

    «Si vous voulez être de bons chrétiens vous devez prier, chercher à vous rapprocher de la communion, du sacrement de la réconciliation», a expliqué le Pape François. Mais ce qui détermine l’appartenance à la communauté chrétienne, ce qui prouve la sincérité de la conversion, c’est la capacité à mettre en jeu ses biens pour aider les pauvres, car c’est la «solidarité qui édifie l’Église comme famille de Dieu».

    Le Pape a développé la notion de koinonia, un terme grec qui signifie «mettre en communion»«mettre en commun». C’est dans la cohérence entre la vie eucharistique, les prières, la prédication et l’expérience d’une communion vécue concrètement que les apôtres ont pu construire les premières communautés chrétiennes. Et toute l’histoire du christianisme témoigne de personnes qui ont su se dépouiller des choses qu’elles avaient pour les donner aux autres. «Et pas seulement de l’argent: aussi du temps», a insisté le Pape, en donnant l’exemple des nombreux Italiens, dont beaucoup ont des revenus très modestes, qui donnent du temps aux autres à travers le volontariat.

    Une nouvelle forme de relation aux autres

    Dans les récits des Actes des Apôtres, la communion devient «la nouvelle modalité de relation entre les disciples du Seigneur». Cette nouvelle façon «d’être entre eux, de se comporter», a pu amener certains témoins extérieurs à se dire: «regardez comme ils s’aiment». Avec un «amour concret», quand les plus forts aident les plus faibles, «personne n’expérimente l’indigence qui humilie et défigure la dignité humaine». L’évangélisation suppose donc «de ne pas oublier les pauvres»«pas seulement les pauvres matériels, mais aussi les pauvres spirituels, les gens qui ont des problèmes et qui ont besoin de notre proximité».

    Les chrétiens ne doivent pas être des touristes, mais «des frères les uns pour les autres». Ceux qui cherchent leur propre intérêt risquent de glisser vers la mort intérieure. Sortant de son texte, le Pape a lancé cet avertissement: «Beaucoup de personnes se disent proches de l’Église, amies des prêtres, des évêques, alors qu’elles ne cherchent que leur propre intérêt. Ce sont les hypocrisies qui détruisent l’Église.»

    Le Pape a donc conclu en espérant que le Seigneur puisse «reverser sur nous son Esprit de tendresse, qui vainc toute hypocrisie et met en circulation cette vérité qui nourrit la solidarité chrétienne, qui loin d’être une activité d’assistance sociale, est l’expression indispensable de la nature de l’Église, très tendre mère de tous, spécialement des plus pauvres».

    Source https://www.vaticannews.va/

    ----------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Le Pape François lors de l'Angélus du 15 août 2019, solennité de l'Assomption.Le Pape François lors de l'Angélus du 15 août 2019, solennité de l'Assomption.  (Vatican Media)

    Angélus de l’Assomption: choisir la grandeur du ciel

    En cette solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie, le Pape François a évoqué la Reine des cieux «comme une mère qui nous attend pour l’éternité». Avant de réciter l’Angélus, il a enjoint les fidèles à chercher «les grandes choses de la vie», pour ne pas se perdre derrière «mesquineries et futilités».
     

    Dans l'Évangile de cette solennité de l'Assomption, la Sainte Vierge prie en disant: «Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur» (Lc 1, 46-47).

    Munificences et réjouissances

    Le Pape François propose ainsi de méditer les deux verbes de cette prière: «magnifier » et «se réjouir».

    Marie se réjouit d’abord à cause de Dieu, et nous enseigne «à exulter en Lui», car il fait de «grandes choses». Quant au verbe «magnifier», il équivaut à «exalter une réalité pour sa grandeur et sa beauté», commente le Souverain Pontife.   

    Aspirer à la grandeur du ciel

    Ainsi le Pape se propose d’insister sur le message marial: «Dans la vie, il est important de chercher de grandes choses, sinon l’on se perd derrière tant de petites choses».

    Marie, elle, nous montre que si nous voulons que notre vie soit heureuse, Dieu doit être placé en premier, car lui seul est grand, développe-t-il. Néanmoins, souligne François, combien de fois, au lieu de cela, «nous vivons à la poursuite de choses sans importance: préjugés, rancune, rivalité, jalousie, biens matériels superflus ... Combien de mesquineries dans la vie!», regrette le Pape.  

    Aujourd'hui donc à l’inverse, Marie nous invite à regarder les «grandes choses» que le Seigneur a accomplies en elle. Marie, petite et humble, reçoit au ciel la plus haute gloire, affirme François, ajoutant qu’elle nous attend bien là-bas, «comme une mère qui attend le retour de ses enfants». Pour cela, le peuple de Dieu l’invoque comme «la porte du Ciel».   

    «Au seuil du ciel, une mère nous attend»

     Ainsi, la fête de l'Assomption de Marie est un appel à tous, en particulier à ceux qui sont affligés de doutes et de tristesse et qui vivent les yeux baissés, a relevé le Saint-Père, rappelant qu’«au seuil du ciel, une mère nous attend».

    Elle est la reine des cieux et elle est notre mère qui nous dit: «Vous êtes précieux aux yeux de Dieu; vous n'êtes pas fait pour les petites satisfactions du monde, mais pour les grandes joies du ciel». Et le Pape de s’exclamer: «Dieu est joie, et non ennui».

     «Soyons attirés par la vraie beauté, ne soyons pas aspirés dans la petitesse de la vie, mais choisissons la grandeur du ciel»,exhorte enfin le Pape François en ce 15 août.  

    Après l’Angélus

    Après avoir récité la prière de l’Angélus, le Saint-Père a exprimé sa proximité avec les populations de plusieurs pays d'Asie du Sud, durement touchées par les pluies de la mousson. «Je prie pour les victimes et les personnes déplacées, pour toutes les familles sans abri. Que le Seigneur donne de la force à eux et à ceux qui les aident», a-t-il déclaré.

    Enfin, le Pape argentin a eu un mot pour les pèlerins rassemblés au sanctuaire de la Vierge noire de Czestochowa, en Pologne. En mémoire du centenaire de la restauration des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Pologne, le Successeur de Pierre a tenu à adresser toutes ses salutations aux fidèles de Jasna Gora.

    source https://www.vaticannews.va/fr

    ------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • François: la prostitution est une maladie de l’humanité

    Le Pape François signe la préface du livre « Femmes crucifiées. La honte de la traite racontée par la rue» du père Aldo Buonaiuto, de la communauté Giovanni XXII qui vient en aide aux victimes de la prostitution.
     

    C'est un texte bref que signe le Pape pour souligner l’importance du combat. Pas uniquement celui des membres de la Communauté Jean-XXIII  qu'il a visité à l’occasion d’un vendredi de la Miséricorde, mais du combat de tous. «Il faut une prise de conscience individuelle et collective, comme Église également, pour aider vraiment nos sœurs malchanceuses et pour empêcher que l’injustice du monde ne retombe sur les créatures plus fragiles et sans défense», écrit François.

    Le Pape avoue avoir été choqué lors de sa visite du 12 ao­ût 2016 : «Je ne pensais pas trouver là des femmes humiliées de la sorte… Des femmes réelles crucifiées». Le Saint Père dit avoir ressenti le besoin de leur demander pardon pour les «tortures» subies et supportées à cause des «clients, dont un certain nombre se définit comme chrétien».

    «Aucune personne ne peut être vendue», affirme le Pape louant le travail du père Aldo Buonaiuto et invitant à lire son livre pour mieux comprendre que si l’on ne parvient pas à stopper la demande des clients, on ne pourra jamais lutter efficacement contre «l’exploitation et l’humiliation de vies innocentes».

    La lutte inclue une part de risque admet François ; une exposition «aux dangers et aux rétorsions de la criminalité qui a transformé ces femmes en source de gains illégaux et honteux».

    Pour le Saint Père, toute forme de prostitution équivaut à de l’esclavage. Un vice «répugnant» qui «confond l’acte d’amour avec le défoulement des instincts». La prostitution est une blessure infligée à la conscience collective, poursuit-il, une mentalité pathologique qui exploite la femme comme une marchandise jetable, «une maladie de l’humanité».

    En concluant, François fait appel aux hommes de bonne volonté : «Libérer ces pauvres esclaves est un geste de miséricorde et un devoir». Leur douleur ne peut pas laisser individus et institutions dans l’indifférence et personne ne peut tourner les talons devant «le sang innocent versé dans les rues du monde».

    source https://www.vaticannews.va

    ------------------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Médias : la liberté va de pair avec la responsabilité, rappelle le directeur de L’Osservatore Romano - Zenit

                                                                                                                                                                Andrea Monda © Vatican Media

    Médias : la liberté va de pair avec la responsabilité, rappelle le directeur de L’Osservatore Romano

    Réflexion en Une du quotidien

    La liberté des organes de presse va de pair avec une « énorme responsabilité », assène le directeur de L’Osservatore Romano Andrea Monda dans l’édition du 24 juillet 2019. Les médias ont « des conséquences directes sur la vie concrète, sur la chair et le sang de personnes humaines ».

    Cette réflexion, explique-t-il en Une du quotidien, naît d’une rencontre avec un ex-manager sali par la presse nationale, et dont le blanchiment par la Justice n’eût pas le même écho médiatique : « Le titre d’un journal peut faire très mal, il peut tuer. L’absence d’un titre aussi peut produire le même effet, avertit-il. L’on pense à l’absence (ou à la présence risible) des “démentis”. »

    Et le directeur de souligner « l’énorme responsabilité qui pèse sur les épaules des journalistes », en dénonçant les « hurlements » publiés en Une, et les démentis « chuchotés dans les coins les plus obscurs du journal ». 

    « Il y a un autre principe, qui va de paire avec la liberté, poursuit Andrea Monda : le principe de la responsabilité. Les éducateurs comme les communicateurs accomplissent un rôle public qui implique une grande responsabilité, non seulement parce qu’ils ont affaire avec l’édification de la maison commune, avec la société de l’avenir, mais aussi parce qu’ils vont avoir des conséquences directes sur la vie concrète, sur la chair et le sang de personnes humaines. »

    A la différence de Jésus qui voulait « croiser le visage » des personnes et qui « cherchait à créer une relation authentique, humaine, personnelle » dans les foules, les mass-média peuvent parfois réaliser l’opposé, constate-t-il : ils « désignent un visage dans la foule » pour « le donner en pâture à la masse ».

    Depuis sa nomination comme directeur, Andrea Monda confie qu’il a conscience de son “pouvoir” et formule son questionnement à ce sujet : « Quel est mon regard ? Est-ce celui de quelqu’un qui cherche les infos ou qui cherche des visages qui ne soient pas seulement des corps à exploiter ? Avec quel style est-ce que j’interprète et je réalise mon travail : en revendiquant seulement mes droits et en défendant bec et ongles ma liberté ? Ou est-ce que je cherche à avoir le regard de celui qui, en sentant le poids de la responsabilité, et en connaissant la fragilité humaine, considère le monde et les autres avec des yeux de vérité et de miséricorde ? Mon regard est-il celui de Marie qui regarde comme son Fils regarde, c’est-à-dire à partir du cœur ou bien s’arrête-t-il en superficie et au lieu de servir les autres, finirait par s’en servir ? »

    « J’aimerais que cette question, qui est très laïque parce qu’elle touche le nœud crucial de la construction démocratique de nos sociétés, soit accueillie par mes collègues pour que tous ensemble nous puissions parler concrètement, pour une fois, non seulement du sacro-saint droit de la liberté de la communication, mais aussi du revers de la médaille », conclut-t-il.

    source ZENIT.org

    --------------------

    Articles récents

    1 commentaire
  • Angélus: le Pape François invite à relier l'action et la contemplation

    Lors de l’Angélus de ce dimanche 21 juillet, 16e dimanche du temps ordinaire, le Pape François est revenu sur l’épisode évangélique du jour, tiré du 10e chapitre de saint Luc, qui raconte la visite de Jésus à Marthe et Marie. Cet extrait montre que le Seigneur n’attend pas de nous un zèle volontariste, mais plutôt une sereine disponibilité à Sa Parole.
     

    Cyprien Viet - Cité du Vatican

    «Le Seigneur nous surprend toujours : quand nous l'écoutons vraiment, les nuages disparaissent, les doutes cèdent la place à la vérité, les peurs à la sérénité, les différentes situations de la vie trouvent leur juste place», a expliqué le Pape François.

    «Dans cette scène de Marie de Béthanie aux pieds de Jésus, Saint Luc montre l'attitude priante du croyant, qui sait être en présence du Maître pour l'écouter et pour entrer en communion avec lui», a insisté François. «Il s'agit de faire une pause dans la journée, de se rassembler en silence pour faire place au Seigneur qui "passe" et de trouver le courage de rester un peu "à l'écart" avec Lui, pour ensuite revenir, avec plus de sérénité et d'efficacité, aux choses du quotidien.»

    Ne pas se laisser angoisser par l'intendance 

    «Ne te laisse pas submerger par les choses à faire, mais écoute d'abord la voix du Seigneur, pour bien accomplir les tâches que la vie te donne», semble nous dire Jésus.

    Marthe, elle, est absorbée et stressée par les nombreux services. Jésus le remarque et lui dit : «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses»«Par ces paroles, il n'entend certainement pas condamner l'attitude de service, mais plutôt l'anxiété avec laquelle elle est parfois vécue», a précisé le Pape.

    François a donc conclu en expliquant que Marthe et Marie, à travers ce récit, nous invitent à trouver un équilibre entre la contemplation et l'action. Nous devons «d'une part, "nous tenir aux pieds" de Jésus, l'écouter alors qu'il nous révèle le secret de tout; et d'autre part, être attentif et prêt dans l'hospitalité, quand il passe et frappe à notre porte, avec le visage d'un ami qui a besoin de se restaurer et de fraternité».

    source https://www.vaticannews.va

    ------------------------

    Articles récents

    votre commentaire
  • Angélus: «la miséricorde est le vrai visage de l'amour» - VA

    Angélus Du 14 Juillet 2019 @ Vatican Media sur Zenit

    Angélus: «la miséricorde est le vrai visage de l'amour»

    Ce dimanche 14 juillet, le Pape a commenté la parabole du «bon Samaritain», «paradigmatique de la vie chrétienne» ; un «trésor» qui est devenu «le modèle de la manière dont doit agir un chrétien». François prie la Vierge afin qu'elle donne aux fidèles «la grâce d’avoir et de croître dans la compassion» ; qu’elle les aide à comprendre et, surtout, à vivre toujours plus «le lien indissoluble qui existe entre l’amour pour Dieu notre Père et l’amour concret et généreux pour nos frères».
     

    Marie Duhamel – Cité du Vatican

    «Si en chemin, tu vois étendu par terre un sans-abri (…) ne te demande pas si cet homme est ivre, demande-toi si ton cœur ne s’est pas endurci, s’il n’est pas devenu un glaçon».Commentant la célèbre parabole du bon Samaritain qui aide l’homme tabassé et dépouillé par des brigands, le Pape a appelé chacun à ne pas «se laisser emporter par l’insensibilité égoïste». La capacité de compassion, explique-t-il, est devenue «la pierre de touche du chrétien et même de l’enseignement de Jésus», lui-même manifestant la compassion du Père envers nous. 

    «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux». Voilà l’invitation du Pape pour qui «la miséricorde à l’égard d’une vie humaine dans un état de nécessité est le vrai visage de l’amour». C’est ainsi que l’on devient de vrais disciples de Jésus et que se manifeste le visage du Père.

    Qui est mon prochain ?

    A la demande posée par le docteur de la loi sur ce qui est nécessaire pour avoir en héritage la vie éternelle, Jésus invite à trouver la réponse dans les Écritures : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même». Mais « qui est ce prochain ? »

    Pour lui répondre, Jésus propose cette belle parabole. Il choisit comme figure positive un Samaritain, sachant pertinemment que ces derniers sont considérés comme des étrangers au peuple élu par les habitants de Judée. De cette manière explique François, «il veut dépasser les préjugés, en montrant que même un étranger, un homme qui ne connaît pas le vrai Dieu et ne fréquente pas son temple est capable de se comporter selon sa volonté, en manifestant de la compassion pour son frère dans le besoin et en lui apportant son secours avec tous les moyens à sa disposition».

    Contrairement au prêtre et au lévite qui avaient croisé l’homme avant lui sans l’aider par peur d’être contaminés par son sang, le Samaritain ne place pas une règle humaine liée au culte, avant «le grand commandement de Dieu qui veut, avant toute chose la miséricorde»

    «Être capable de compassion est la clé»

    Jésus choisit donc comme modèle une personne qui n’avait pas la foi. Cet homme «aimant son frère comme soi-même, démontre qu’il aime Dieu – un Dieu qu’il ne connaît pas- de tout son cœur et de toutes ses forces, et exprime en même temps une vraie religiosité et une pleine humanité». Il invite ainsi les fidèles à songer à toutes les personnes qu’ils connaissent et qui sont, peut-être agnostiques, mais qui font le bien. «Être capable de compassion, c’est la clé» affirme-t-il.

    La question n’est pas qui est mon prochain mais qui est le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits. Jésus nous fait comprendre, explique le Pape, que «ce n’est pas nous qui, selon nos critères, définissons qui est notre prochain et qui ne l’est pas, mais c’est la personne dans une situation de besoin qui doit pouvoir reconnaitre qui est son prochain, qui ‘a fait preuve de pitié envers lui’».

    Le Pape qui prie la Vierge Marie afin qu’elle «nous aide à comprendre et surtout à vivre toujours plus le lien indissoluble qui existe entre l’amour pour Dieu notre Père et l’amour concret et généreux pour nos frères ; qu’elle nous donne la grâce d’avoir et de croître dans la compassion».

    SOURCE https://www.vaticannews.va

    ------------------------- 

    Articles récents

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique