• Angélus: la foi en la Résurrection, au cœur de la catéchèse du Pape

    Ce dimanche 10 novembre, le Pape a commenté l'Évangile de Luc, «Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27.34-38), lors duquel Jésus explique qu'il existe une autre dimension que la vie terrestre ; une dimension dans laquelle nous sommes les enfants de Dieu. Le Pape François a invité les fidèles à «préparer par des choix évangéliques» dès aujourd’hui, la vie éternelle qui est «notre destin».
     

    Marie Duhamel – Cité du Vatican

    L’Évangile du jour offre, nous dit François, un «merveilleux» enseignement de Jésus sur la résurrection des morts, ce qui «tombe bien» en ce mois de novembre spécialement dédié aux défunts.

    Dans ce récit évangélique, Jésus est interpellé par des Sadducéens, qui ne croient pas en la résurrection et lui demandent de qui sera l'épouse au moment de la résurrection, une femme qui a eu, suivant la loi de Moïse, sept maris successifs, tous frères, et morts les uns après les autres. «Une question pernicieuse» explique François, mais Jésus «ne tombe pas dans le piège». Il leur répond alors que dans l'au-delà, les ressuscités “ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu”.

    Avec cette réponse, explique le Pape, Jésus invite à penser que «cette dimension terrestre dans laquelle nous vivons n'est pas l’unique dimension», il en existe une autre «qui n'est plus soumise à la mort, et où il sera pleinement manifesté que nous sommes enfants de Dieu».

    Une vie après la mort, une consolation

    Cette parole «simple et claire» de Jésus sur la vie au-delà de la mort est pour François «une grande consolation et une grande espérance». Il estime qu’à notre époque «si riche en connaissance sur l'univers mais si pauvre en sagesse sur la vie éternelle», nous en avons particulièrement besoin.

    Le Pape explique que cette «certitude claire de Jésus» sur la Résurrection est entièrement basée sur «la fidélité de Dieu, qui est le Dieu de la vie». Car derrière la question pragmatique des Sadducéens se cache une question «plus profonde» à qui sera la vie de cette femme, épouse de sept hommes. «C'est un doute qui touche l'homme en tout temps, et nous aussi: après ce pèlerinage terrestre, qu’en sera-t-il de notre vie ? Appartiendra-t-elle au néant, à la mort?»

    Un nouveau genre de vie, fraternelle

    À cette question, Jésus répond aussi: la vie appartient à Dieu, qui nous aime, qui ‘n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui’ dit l’Évangile de Luc.

    «Voilà la sagesse qu'aucune science ne pourra jamais donner !» s’exclame François, car se révèle le mystère de la Résurrection, se révèle le mystère de la vie: «la vie existe là où il y a lien, communion, fraternité; et c'est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité». Au contraire, met en garde le Pape, «il n'y a pas de vie là où l'on a la prétention de n'appartenir qu'à soi-même», alors la mort prévaut.

    Le Pape va jusqu’au bout de sa pensée, en affirmant que la résurrection n'est pas seulement le fait de ressusciter après la mort, «c'est un nouveau mode de vie que nous pouvons déjà expérimenter aujourd’hui». Le Pape appelle ainsi les fidèles à préparer sur terre et dès aujourd’hui «par des choix évangéliques», la vie éternelle qui est «notre destin, l'horizon de la plénitude définitive de notre histoire».
    Il demande l’intercession de la Vierge Marie afin qu’elle aide chacun «à vivre chaque jour dans la perspective de ce que nous disons dans la dernière partie du Credo: ‘J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir’».

    source  https://www.vaticannews.va/fr

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  • Une petit conte mais plein de sagesse ''simple''

    Il  était une  fois, un jeune garçon qui voulait rencontrer Dieu

     

    Il savait que le chemin était long pour se rendre où Dieu habitait; alors, il mit dans son sac à dos des "Jos Louis" et six canettes de "Rootbeer" et il commença sa recherche. 

    Quand il eut parcouru environ trois coins de rue, il rencontra un vieil homme.

    Il était assis dans un par cet observait des pigeons.

     Le garçon s'assoit à côté de lui et ouvre son sac à dos. Il allait prendre une "Rootbeer" (boisson gazeuse au gout de caramel)  quand il s'aperçut que le vieil homme paraissait avoir faim; alors, il lui offrit un "JosLouis". (petit gâteau au chocolat très apprécié et fabriqué au Québec)

    Il  était une  fois, un jeune garçon qui voulait rencontrer Dieu                                                                                  Il  était une  fois, un jeune garçon qui voulait rencontrer Dieu  

                                                                                                                                                         

    Le vieil homme l'accepta avec cœur et lui sourit. Son sourire était tellement extraordinaire que le jeune garçon voulait le revoir; il lui offrit donc une "Rootbeer".

    Encore une fois, il lui sourit. Le jeune garçon était enchanté ! Ils sont restés, assis là, tout l'après-midi, mangeant et souriant, mais ne prononçant jamais un mot. 

    La journée s'achevait et le jeune garçon réalisa qu'il était fatigué. Il se leva pour partir mais après avoir fait quelques pas, il se retourna et couru jusqu'au vieil homme pour lui donner une grosse caresse. 

    Le vieil homme lui sourit de son plus grand sourire.

    Un peu plus tard, quand le jeune garçon ouvrit la porte de sa maison, sa mère fut surprise par l'expression de joie sur son visage.

    Elle lui demanda: "Qu'as-tu fait aujourd'hui qui te rend si heureux? 

    (Il lui répondit :) "J'ai mangé avec Dieu." 

    (Avant que sa mère n'ait pu lui répondre, il ajouta:) "Tu sais quoi? Il a le plus beau sourire au monde, comme j'en n'ai jamais vu !" 

    Pendant  ce temps, le vieil homme, lui aussi radiant de joie, retourna chez lui. Son fil sétait surpris de voir son visage aussi serein et lui demanda: 

    "Papa, qu'as-tu fait aujourd'hui qui te rend si heureux?" 

    (Il répondit:) "J'ai mangé des "JosLouis" avec Dieu dans le parc." 

    (Avant que son fils n'ait pu répondre, il ajouta:) "Tu sais, il est beaucoup plus jeune que je ne pensais."

    Trop souvent, nous sous-estimons le pouvoir d’un sourire, d’un mot doux, d’une oreille

    attentive, d’un compliment honnête ou le plus petit geste d’affection.

    Tous ces gestes ont le potentiel de changer une vie.

    Source :mon ami Pierre, Merci!

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  • Dialogue et réconciliation au Moyen-Orient - Vidéo du Pape - novembre 2019

    Cité du Vatican, le 5 novembre – Dans la Vidéo de novembre, le Pape François met l’accent sur la coexistence entre les communautés du Proche-Orient, demandant à tous les catholiques de prier pour un dialogue authentique entre elles. Pour le Saint-Père, la recherche de l’unité entre chrétiens, juifs et musulmans « se fonde sur des liens spirituels et historiques ».

    Le terme « Proche-Orient » (pour les Européens) ou « Moyen-Orient » (pour les Anglo-Saxons) sert à désigner une zone géographique à l’est de la Méditerranée. Le pape François souligne que de nombreuses communautés chrétiennes, juives et musulmanes « y travaillent pour la paix, la réconciliation et le pardon ». Dans ces contextes, il demande que la recherche du dialogue et de l’unité au sein de chacune de ces communautés se fasse sans crainte des différences.

    La définition exacte du Moyen-Orient n’a pas de frontières précises. Selon certaines sources, ces terres comprennent généralement les pays suivants : Arabie saoudite, Bahreïn, Chypre, Égypte, Émirats Arabes Unis, Iran, Irak, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Oman, Palestine, Qatar, Syrie, Turquie et Yémen. Selon des rapports récents, les musulmans représentent un peu plus de 93% de la population de la région. La communauté chrétienne, par contre, représente environ 5% et la communauté juive, surtout concentrée en Israël, presque 2%.

    Lors de sa visite à Bari en juillet 2018, le Pape François a également souligné l’importance de la réconciliation en s’adressant aux chrétiens du Proche-Orient en ces termes : « La paix ne viendra pas grâce à des trêves soutenues par des murs et des épreuves de force, mais par une volonté réelle d’écoute et de dialogue ».

    Le P. Frédéric Fornos, SJ, Directeur International du Réseau Mondial de Prière du Pape (qui comprend le Mouvement Eucharistique des Jeunes) précise ainsi le message du Saint-Père : « Le Pape François nous invite ce mois-ci à ouvrir notre cœur et notre prière au Proche-Orient. C’est ici que sont nées les trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. C’est la terre d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, la terre des prophètes, c’est là que Jésus-Christ est né de Marie. L’Église y est née. Depuis l’époque de Jésus jusqu’à aujourd’hui, les chrétiens ont toujours été présents sur ces terres. Ce mois-ci nous donne l’occasion de nous intéresser à la diversité des traditions religieuses et culturelles au Moyen-Orient. De nous intéresser aux hommes et aux femmes de ce pays afin de prier pour eux. Nous pouvons aussi faire mémoire et prier avec le Document sur la fraternité humaine, pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé par le Saint-Père et le Grand Imam d’Al-Azhar, qui déclare assumer la culture du dialogue: « Le dialogue entre les croyants consiste à se rencontrer dans l’énorme espace des valeurs spirituelles, humaines et sociales communes, et à investir cela dans la diffusion des plus hautes vertus morales, réclamées par les religions ».

    En dirigeant notre regard vers les terres d’où est venue « la Bonne Nouvelle de Jésus », La Vidéo du Pape appelle « à la naissance d’un esprit de dialogue, un esprit de rencontre et de réconciliation au Moyen-Orient ».

    Communiqué de presse

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    source https://www.prieraucoeurdumonde.net/

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  • Le Pape prononçant son homélie lors de la messe à Sainte-Marthe du 5 novembre 2019.Le Pape prononçant son homélie lors de la messe à Sainte-Marthe du 5 novembre 2019.  (Vatican Media)

    Homélie à Sainte-Marthe: nous devons répondre aux invitations du Seigneur

    Dans l’homélie de ce matin à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a invité chacun à s’interroger sur ses petitesses, et à mieux préparer son cœur à recevoir les dons que Dieu nous offre.
     

    Adriana Masotti – Cité du Vatican

    L’évangéliste Luc, dans l’extrait de l’Évangile proposé aujourd’hui par la liturgie, raconte l’histoire d’un homme qui voulait organiser une grande fête, mais les invités, avec différentes excuses, n’acceptent pas son invitation. Alors il envoie ses serviteurs appeler les pauvres et les infirmes pour qu’ils remplissent sa maison et profitent du dîner. Le Pape François, dans son homélie, a expliqué que ce récit est un résumé de l’histoire du salut et décrit le comportement de nombreux chrétiens.

    Une proposition de joie et de gratuité

    Cet Évangile nous fait comprendre que «le dîner, la fête, est une figure du ciel, de l’éternité avec le Seigneur», a expliqué François, qui a dit qu’on ne sait jamais qui on va rencontrer quand on va à une fête, et qu’on tombe parfois sur des gens qu’on voudrait éviter, mais que toute vraie fête doit être gratuite. «Notre Dieu nous invite toujours comme ça, il ne nous fait pas payer l’entrée. Dans les vraies fêtes, on ne paye pas l’entrée : c’est le patron qui paye, c’est celui qui invite qui paye.»

    Mais il y a aussi ceux qui, face à la gratuité, mettent au premier plan leurs propres intérêts : «Devant cette gratuité, devant cette universalité de la fête, il y a cette attitude qui emprisonne le cœur : “Moi, je n’y vais pas. Je préfère rester tout seul, avec les gens qui me conviennent, fermé.” Et ceci est le péché, le péché du peuple, le péché de nous tous. La fermeture. “Non, pour moi, ça c’est plus important que ça.” “Non, c’est le mien. Toujours le mien.”»

    Le choix entre «mes choses» et la rencontre avec le Seigneur

    Ce refus, a poursuivi François, est aussi une forme de mépris envers celui qui invite, et cela revient à dire au Seigneur : «Ne me dérange pas avec ta fête». C’est se fermer «à ce que le Seigneur nous offre : la joie de la rencontre avec Lui».

    «Et dans le chemin de la vie, tant de fois nous serons devant ce choix, cette option : ou bien la gratuité du Seigneur, aller rencontrer le Seigneur, ou m’enfermer dans mes petites choses, dans mon intérêt. C’est pour cela que le Seigneur, en parlant d’une des fermetures, disait qu’il est très difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Il y a des riches bons et saints, qui ne sont pas attachés à la richesse. Mais la majorité est attachée à la richesse, ils sont fermés. Et donc ils ne peuvent pas comprendre ce qu’est la fête. Ils ont la sécurité des choses qu’ils peuvent toucher.»

    Bons et mauvais : le Seigneur nous attend tous

    La réaction du Seigneur devant notre refus est claire : il veut que toutes sortes de personnes viennent à la fête, qu’ils y soient même contraints, les mauvais comme les bons. «Tous sont invités. Tous. Personne ne peut dire: “Moi, je suis mauvais, je ne peux pas…”. Non. Le Seigneur, justement parce que tu es le mauvais, t’attend d’une façon spéciale.»

    Et le Pape a rappelé l’attitude du père avec le fils prodigue qui revient à la maison : le fils avait commencé un discours, mais lui ne le laisse pas parler et l’embrasse. «Le Seigneur est comme ça. C’est la gratuité.»

    En se référant ensuite à la Première Lecture, dans laquelle l’apôtre Paul met en garde contre l’hypocrisie, le Pape François a affirmé que Jésus avait dit aux juifs, qui se croyaient justes : «Mais moi je vous dis que les prostituées et les publicains vous précèderont dans le royaume des cieux.» Le Seigneur aime les plus méprisés, mais il nous appelle,nous. Mais si nous restons fermés, Il s’éloignera. «Pensons à cette parabole que nous donne le Seigneur aujourd’hui. Comment va notre vie? Qu’est-ce que je préfère, moi? Accepter toujours l’invitation du Seigneur ou me renfermer dans mes petites choses, dans mes petitesses? Et demandons au Seigneur la grâce de toujours accepter d’aller à Sa fête, qui est gratuite.»

    Un prêtre de 96 ans parmi les concélébrants

    Lors de la messe de ce matin à la Maison Sainte-Marthe était présent, entre autres, un prêtre de 96 ans qui célèbre aujourd’hui ses 70 ans de sacerdoce.

    source: https://www.vaticannews.va

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  • Angélus de la Toussaint : tout vivre avec amour, c’est le chemin de la sainteté

    Angélus de la Toussaint : tout vivre avec amour, c’est le chemin de la sainteté

    Lors de l’Angélus de ce vendredi 1er novembre 2019, en la Solennité de la Toussaint, le Pape François a souligné que chacun est appelé à la sainteté, y compris dans les actes les plus ordinaires du quotidien.
     

    «La solennité de la Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appelés à la sainteté, a d’emblée expliqué François. Les saints de tous les temps, que nous célébrons tous ensemble aujourd'hui, ne sont pas simplement des symboles, des êtres humains distants et inaccessibles. Au contraire, ce sont des gens qui ont vécu les pieds sur terre ; ils ont fait l'expérience du labeur quotidien de l'existence avec ses succès et ses échecs, trouvant dans le Seigneur la force de ressusciter encore et encore et de continuer sur le chemin.»

    La sainteté ne peut donc pas être seulement atteinte «par ses propres forces» mais elle est «le fruit de la grâce de Dieu et de notre libre réponse à celle-ci. La sainteté est donc un don et un appel», a expliqué l’évêque de Rome.

    Une grâce qui ne s’achète pas

    C’est une grâce de Dieu que «nous ne pouvons ni acheter ni troquer, mais que nous accueillons, participant ainsi à la même vie divine par l'Esprit Saint qui demeure en nous depuis le jour de notre Baptême». La sainteté est «une réponse au don de Dieu, parce qu'elle se manifeste comme une prise de responsabilité. Dans cette perspective, il est important de prendre un engagement sérieux et quotidien à la sanctification dans les conditions, les devoirs et les circonstances de notre vie, en essayant de vivre tout avec amour, avec charité».

    Même dans les fatigues du chemin de la vie dans la «cité terrestre», nous devons continuer à regarder avec espérance vers «la Cité sainte», c’est-à-dire vers les saints qui nous ont précédé dans le Royaume.

    Ce ne sont pas des êtres lointains dont les vies seraient des légendes abstraites, mais nos frères et sœurs, des témoins d'une sainteté «de la porte d'à côté, de ceux qui vivent près de nous et qui sont le reflet de la présence de Dieu», a-t-il une nouvelle fois souligné en répétant des mots contenus dans son Exhortation apostolique Gaudete et exsultate.

    «La mémoire des saints nous conduit à lever les yeux au ciel : ne pas oublier les réalités de la terre, mais les affronter avec plus de courage et d'espérance», a conclu le Pape.

    Honorer nos défunts avec respect et fidélité

    Après la récitation de la prière de l’Angélus, l’évêque de Rome a remercié «tous ceux qui, dans les paroisses et les communautés, font la promotion d'initiatives de prière en ces jours pour célébrer la Toussaint et commémorer les morts. Ces deux fêtes chrétiennes nous rappellent le lien qui existe entre l'Église de la terre et celle du ciel, entre nous et nos proches qui sont passés dans l'autre vie.»

    Il a annoncé qu’il irait célébrer ce samedi 2 novembre une messe dans les Catacombes de Priscille, «un des lieux de sépulture des premiers chrétiens de Rome».

    Dans une allusion à la triste diffusion de la mode de Halloween dans la culture contemporaine, le Pape a également lancé cette invitation : «En ces jours où, malheureusement, il y a aussi des messages de culture négative sur la mort et les morts, je vous invite à ne pas négliger, si possible, une visite et une prière au cimetière.»

    «Je vous souhaite à tous une bonne fête en la compagnie spirituelle des saints», a-t-il conclu, en invitant tous les fidèles présents Place Saint-Pierre à prier pour lui.

    source

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  • Frère François aujourd’hui

    Éditorial

    Gaston Sauvé

    Aujourd'hui François d'Assise  est plus que jamais une balise sûre pour marquer le chemin et l'attitude à adopter face aux menaces infligées à l'environnement, face aux populations déplacées, déracinées, persécutées et isolées, face aux conflits qui dégénèrent et nous entraînent. Nous avons besoin de retrouver le sens sacré de la dignité de toute forme de vie...

    L'Icône qu'est François d'Assise rayonne sa simplicité, sa pauvreté qui le met en état d'accueil devant les êtres, son amour de la vie et son émerveillement qui jaillissent du plus profond de son être, son action de grâces constante, son sens de la fraternité solidaire devant tout ce qui vit et respire. La vie mystique profonde de François d'Assise, nourrie par l'Évangile,  le met en relation avec le Christ Vivant et le fait accéder à l'unité du ciel et de la terre dans sa vie la plus profonde.

     
     
    Le dossier de ce numéro sur François Aujourd'hui
    vous présente 4 textes, soulignant autant de facettes de François.

    Le premier texte de Mgr Christian Rodembourg décrit la fascination exercée encore aujourd’hui par la figure de François. « Saisi par le Christ pauvre, il est un mendiant de l’Évangile ».  Il nous interpelle dans nos préoccupations pour l'environnement, pour la justice, pour la paix de nos communautés, et cherche à nous « enraciner ...dans l’immensité de la tendresse de Dieu et de sa miséricorde ». lire ICI

    Le deuxième texte de Francine Vincent identifie des parallèles entre les expériences de François et des figures marquantes, pas nécessairement religieuses, de notre société actuelle, comme le Pape François, Dan Bigras, Greta Thunberg, et d'autres. « C’est un homme de paix, intègre, audacieux et bon ».​ lire ICI

    Un troisième texte nous apporte des propos recueillis par le frère Pierre Brunette sur le Café Partage d'Argenteuil. Dans l'esprit de François, comment peut se vivre aujourd'hui une alternative sociale à l’aumône. « Il voyait l'aumône comme l’héritage et la justice dus aux pauvres ». Sur le terrain, face à nos besoins alimentaires, on peut vivre la solidarité au sein de la communauté, des relations basées sur le partage plutôt que sur le rang social ou la hiérarchie. « Une réponse évangélique qui redresse la tête et le cœur ». lire ICI

    Le dernier texte de notre dossier nous provient du frère Gwenolé Jeusset, lui qui a mené depuis des années des relations et des dialogues avec nos frères de foi musulmane. « Rencontrer l’autre, différent de nous », c’est possible. François avait actualisé cette intuition qu’il portait, que nous pouvons dépasser nos conflits, si notre regard se laisse imprégner de l’Évangile. Il était allé à la rencontre du Sultan Al Malik al-Kamil en 1219 alors que les croisés s’étaient massés à Damiette pour un affrontement sanglant. « ...Dieu nous invite et nous aide à faire fraternité ».​ lire ICI

     

    Bonne lecture !

    Gaston Sauvé,

    membre du comité de rédaction

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  • (photo © Vatican Media)

    La déclaration d’Abou Dhabi : entre identité et altérité

    COMPRENDRE - La déclaration d’Abou Dhabi : entre identité et altérité -InterBibleFRANCIS DAOUST
    14 OCTOBRE 2019

     

    Lire le  Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune

    La déclaration d’Abou Dhabi mérite notre attention, car elle a été signée deux leaders des deux plusieurs importantes religions du monde : le pape François et le grand imam Ahmad Al-Tayyeb. Rappelons les deux tiers des croyants de la planète sont chrétiens ou musulmans. Cette déclaration est un appel à la fraternité et au dialogue et a pour but de promouvoir la paix mondiale, la coexistence commune et le respect de la dignité humaine.

    On ne peut faire autrement que de se réjouir d’une telle initiative, particulièrement en ce début de 21e siècle où l’intolérance à tous les niveaux gagne du terrain et où le respect de la dignité humaine en perd. La lecture de la déclaration révèle rapidement et clairement qu’elle s’attaque principalement au fondamentalisme et à l’intégrisme, deux débordements qui dénaturent les fondements mêmes du christianisme et de l’islam.

    Cette résolution est également à louer, dans le monde actuel où les frontières tombent, que ce soit en raison de l’efficacité de la circulation de l’information ou en raison des mouvements de population qui sont en hausse croissante. À la question « Comment allons-nous faire pour assurer un meilleur vivre-ensemble », le pape et le grand imam répondent : « En travaillant à promouvoir la fraternité humaine ».

    Prosélytisme et dialogue

    La déclaration d’Abou Dhabi peut générer deux questions bien légitimes. La première est de savoir si cela signifie que toutes les religions se valent et reviennent au même.

    Il s’avère donc important de faire la différence entre prosélytisme (qui consiste à convaincre l’autre) et dialogue (qui consiste à identifier les points de divergence, puis les points de convergence, pour ensuite miser sur ces points de convergence). Tout dialogue interreligieux doit se faire dans cet ordre, c’est-à-dire qu’avant de s’entendre sur certains points, chaque interlocuteur doit bien affirmer son identité propre. Quand chaque parti sait qui il est et qui est l’autre, un véritable dialogue peut enfin commencer.

    Pour ce qui est des grandes religions, et en particulier pour les trois grands monothéismes que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam, les points de convergence sont beaucoup plus nombreux que les points de divergence. Il n’est donc pas surprenant que le pape et le grand imam se soient facilement entendus sur de nombreux sujets.

    La réponse à la première question est donc : « Non ». Toutes les religions ont leur identité et leur valeur propre.

    Œcuménisme et syncrétisme

    La deuxième question est de savoir si, en signant une telle déclaration, le pape n’est pas en train de diluer le catholicisme dans le grand bassin des religions du monde et s’il n’est pas en train d’assouplir les exigences du christianisme.

    Il faut alors faire la différence entre l’œcuménisme, qui consiste à établir des liens entre les différentes religions, et le syncrétisme, qui cherche à intégrer toutes les religions en un seul système cohérent. L’initiative du pape et du grand imam se situe clairement dans le premier mouvement. Ils ne cherchent pas à créer une nouvelle religion mondiale unique, comme l’affirment certains sites web à sensation, mais à identifier des points de convergence à partir desquels ils peuvent travailler.

    Leur attitude s’avère particulièrement pertinente aujourd’hui, dans un monde où on tend à faire des religions une sorte de supermarché de la foi, où tout un chacun sélectionne ce qui lui convient dans telle ou telle religion afin de se concocter son propre petit système de foi personnel. Cette tendance n’est pas à encourager, car elle permet souvent des amalgames douteux d’éléments qui se contredisent fondamentalement entre eux.

    La réponse à la deuxième question est donc « non » à nouveau. L’établissement de liens, dans le cas présent entre le catholicisme et l’islam, ne constitue en rien un assouplissement des croyances de l’un ou de l’autre groupe.

    Et la Bible dans tout ça?

    La Bible peut cependant sembler s’opposer à toute forme de dialogue interreligieux et d’œcuménisme. Mais on retrouve en fait dans la Bible une tension ou un équilibre entre identité et altérité.

    Du côté de l’identité, il faut d’abord se souvenir qu’à l’époque où la Bible fut rédigée, judaïsme et christianisme n’ont jamais été en position de force. Juifs et chrétiens devaient donc affirmer leur identité avec force afin de survivre dans un monde qui leur était plus souvent qu’autrement hostile. Il faut ensuite reconnaître que les religions environnantes (mésopotamiennes, égyptiennes, grécoromaines, etc.) reposaient sur des bases théologiques plutôt faibles, d’où la critique souvent acerbe et justifiée des auteurs bibliques. À titre d’exemple, les Mésopotamiens croyaient que les humains étaient des êtres inférieurs, purement utilitaires pour les dieux, alors que pour les juifs et les chrétiens, ils sont le sommet de la création. La divinisation des empereurs romains est un autre exemple de pratique qui a suscité des réprobations enflammées de la part des auteurs bibliques.
     
    Du côté de l’altérité, on observe que l’Ancien et le Nouveau Testament sont constamment tournés vers les peuples étrangers et vers l’autre. Pensons aux lois de la Torah qui protègent les étrangers, à Ruth la Moabite, qui devient l’arrière-grand-mère du grand roi David, à Jonas qui convertit la capitale de l’empire assyrien, aux nombreux passages des évangiles qui mettent en scène des Samaritains et aux disciples de Jésus qui sont repoussés par certains juifs et qui se tournent vers les nations païennes.

    En conclusion

    Deux conclusions peuvent être tirées de ces observations. Elles reposent elles aussi sur l’équilibre nécessaire entre identité et altérité.

    Afin de maintenir le pôle identité, il faut éviter de faire des religions une sorte de cafétéria de la foi et comprendre que pour parvenir à une certaine richesse spirituelle, il faut s’engager en profondeur dans un système de foi en particulier ou, du moins, bien savoir ce que l’on fait. Dans le grand concert des religions, une véritable harmonie s’avère possible quand chaque personne joue de son propre instrument et non quand tout un chacun joue d’un peu de tout.

    Et afin de maintenir le pôle altérité, il faut reconnaître qu’il y a danger quand une religion se referme sur elle-même, dans un système de vérité clos. Il faut faire preuve d’humilité par rapport au Divin et à la question de la Vérité (avec un grand V). Les autres religions existent et, dans une perspective de foi, si elles existent c’est que cela est voulu par Dieu. Peut-être serait-il bon de considérer alors que notre meilleure façon d’atteindre l’Autre (qui est transcendant et ineffable) est à travers notre relation à l’autre (qui partage notre nature et est à proximité)?

    Francis Daoust est bibliste et directeur de la Société catholique de la Bible (SOCABI).

    source http://www.interbible.org/

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  • Croire à la paix

    Cathédrale de Bayeux © Pascal Lemaitre
     
    Cardinal Marc Ouellet | 21 septembre 2019

    La Journée internationale de la paix du 21 septembre 2019, a été placée par l'ONU sous la double thématique « action climatique, action pour la paix ». À cette occasion, Aleteia publie le discours prononcé à Caen le 5 juin par le cardinal Marc Ouellet, préfet de la congrégation pour les évêques, dans le cadre des commémorations du 75e anniversaire du Débarquement de 1944. Un discours puissant et stimulant sur les conditions de la paix. Dans un monde en crise, l’Église réaffirme que la paix commence dans le cœur de l’homme et dans la famille. Mais pour construire la paix, une prise de conscience des nations est nécessaire : c’est à partir de leurs racines spirituelles qu’elles assureront leur avenir commun.

    Je suis né deux jours après le débarquement des alliés en Normandie le 6 juin 1944. À seulement y penser à 75 ans de distance, le souvenir du tribut de jeunes vies humaines laissé par mon pays, le Canada, sur les côtes de cette mer, me bouleverse toujours. Mais je sais que ce n’est rien en comparaison des pertes incalculables souffertes en Europe à cause des deux grandes guerres du siècle dernier qui ont ensanglanté son territoire. « Massacre inutile » dénonçait déjà Benoît XV, dès 1915, aux sourdes oreilles des autorités civiles et militaires de l’époque. Ces guerres ont appauvri l’Europe et redéfini à la baisse son influence sur la carte du monde, car le sentiment amer du coût monstrueux de ces conflits reste un lourd héritage que n’efface pas ce qu’il y a eu de réalisations positives et généreuses dans la reconstruction européenne. C’est pourquoi faire mémoire de la fin du dernier grand conflit est un devoir de respect à l’égard des trop nombreuses victimes de ces tragédies et une exigence permanente de réflexion et d’engagement pour éviter que de telles catastrophes se reproduisent dans l’avenir. 

    D’abord un devoir de respect à l’égard des victimes. Le Cardinal Joseph Ratzinger a déclaré ici même il y a quinze ans, avec grande hauteur de vues, que la dernière guerre était tout à fait juste du point de vue de l’engagement des alliés contre la folie hitlérienne, car il fallait rétablir le droit des peuples européens, y compris de l’Allemagne, contre la barbarie nazie. Cependant, quelle que soit la justesse de cette guerre, quels que soient les intérêts en cause et les circonstances qui ont déterminé l’éclatement de ces conflits, quelles que soient les nobles motivations des combattants et les justifications objectives des combats, la seconde guerre mondiale a signifié pour l’humanité l’expérience d’une démesure, tant au plan des moyens employés qu’à celui des conséquences subies par les populations. Qu’il suffise d’évoquer les bombes atomiques qui ont anéanti Hiroshima et Nagasaki pour constater que l’histoire humaine est entrée au XXsiècle dans une phase de guerre totale et sans limite où ce ne sont plus des armées qui s’affrontent mais des populations entières qui subissent destructions incalculables et escalades incontrôlables de violence. Escalade des luttes de tranchées aux bombardements des villes, escalade des génocides arménien et ukrainien aux goulags soviétiques et aux camps d’extermination de la Shoah, folie meurtrière saturée d’innombrables victimes innocentes et de blessés inguérissables du corps et de l’âme. Un tel lot d’horreurs accumulées a laissé une marque indélébile en l’homme, l’homme européen d’abord mais aussi l’homme tout court, en son âme et conscience, au point que d’aucuns ont déclaré ne plus pouvoir croire en Dieu après Auschwitz. Désespérance douloureuse et triste, mais digne de silence et de repentance, comme un épilogue des guerres de religion qui ont érodé la foi chrétienne au XVIIIe siècle et préparé la voie à l’athéisme positiviste et à l’essor des idéologies totalitaires. 
     
    EN PROVENANCE D'UN COURRIEL D'UNE AMIE
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  • Audience : seul ce qui porte la signature de Dieu perdure

    François a poursuivi sa série de catéchèses sur les Actes des Apôtres en se penchant ce mercredi, place Saint-Pierre, sur les critères de discernement du sage Gamaliel. Le Pape a souligné que les projets humains pouvaient faillir au contraire de ceux qui portaient la signature de Dieu, destinés à durer.
     

    Xavier Sartre – Cité du Vatican

    Les Apôtres, de «lâches» quand Jésus fut arrêté, devinrent «courageux» grâce à l’Esprit Saint reçu à la Pentecôte. C’est ainsi que le Pape explique dans sa catéchèse le changement d’attitude des douze Apôtres qui trouvent la force devant le Conseil suprême de prêcher malgré l’hostilité de ses membres.

    Ce «courage impressionnant», nous pouvons nous aussi l’avoir, affirme François «si nous avons à l’intérieur de nous l’Esprit Saint». Il nous permettra «d’avoir le courage d’avancer, le courage de vaincre de nombreuses luttes, non pour nous, mais pour l’Esprit Saint»«Les Apôtres sont “les mégaphones” de l’Esprit Saint, envoyé par le Ressuscité pour diffuser avec promptitude et sans hésitation la Parole qui donne le salut». Ils agissent comme l’ont fait par la suite les martyrs, y compris ceux de notre temps. 

    «Les martyrs donnent leur vie, ils ne cachent pas le fait d’être chrétiens», rappelle le Pape, qui évoque alors le souvenir des coptes égyptiens égorgés par des membres de Daesh sur une plage de Libye. «Ils n’avaient pas liquidé leur foi parce que l’Esprit Saint était avec eux», précise-t-il.              

    Une détermination qui effraie                                                    

     Cette résolution des Apôtres dans la diffusion de la Parole de Jésus ébranle ainsi «le système religieux» hébraïque, constate le Pape. C’est cette détermination qui provoque les persécutions contre les chrétiens, explique-t-il. Le sage Gamaliel, dont il est question dans l’extrait des Actes des Apôtres lu lors de la catéchèse, tranche par sa position, enseignant à ses frères l’art du discernement devant des situations inhabituelles. Il démontre que «chaque projet humain peut recueillir d'abord le consensus puis sombrer, alors que tout ce qui vient d'en haut et porte la "signature" de Dieu est destiné à durer».

    Le Pape cite alors, à valeur d’exemples, les grands empires ou les dictatures du siècle passé qui n’ont pas duré parce que Dieu n’était pas avec eux. «Pensons à l’histoire des chrétiens, à l’histoire même de l’Église, avec tous ses péchés, avec tous ses scandales, avec toutes ces choses affreuses au cours de ces deux derniers siècles. Et pourquoi ne s’est-elle pas écroulée? s’interroge François. Parce que Dieu est là. Nous sommes pécheurs, et nous faisons scandale tant de fois. Mais Dieu est avec nous et Dieu nous sauve nous d’abord, puis eux. Le Seigneur sauve toujours».

    Gamaliel permet ainsi aux membres du Conseil de «voir l’événement chrétien avec une lumière nouvelle» et offre des critères de discernement qui permettent de reconnaitre l’arbre à ses fruits.

    source https://www.vaticannews.va/

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